Zo to demoiselles,

J'ai remarqué que ça fait quelques chapitre que j'en ai pas parlé (ça vous donne un break, chanceuses!) Mais merci à Tori Ki (qui a d'ailleurs commencé à publier sur ce site même sous le nom de… ben Tori Ki) pour toutes les réponses au forum et la relecture (bon, je dois faire un peu de chantage pour les rep mais je t'aime pareil! :D)

Je m'excuse également, les prochains chapitres se feront désirer un peu. Comme c'est les examens de fin d'année pour pas mal beaucoup de monde, ça va vous (et me) donner une occasion de réviser. C'est très difficile pour moi de suivre le rythme, n'ayant plus d'ordinateur les fins de semaines, sur ce, bonne lecture.


Vincent ignorait depuis combien de temps il dormait, le temps passé depuis la mort d'Hojo. Une chose était certaine, il se sentait calme, reposé. Et surtout, en paix. Il savait qu'enfin, l'horrible scientifique ayant fait tant d'atroces expériences était mort et ne pourrait plus en faire d'autres.

Il ne rêva pas, ne fit pas de cauchemar. Il dormit profondément. Il se demanda même à un moment s'il replongerait dans un sommeil sans fin comme ces trente années dans son cercueil. Il dormait… simplement et paisiblement. Il dormait… mais une pensée le réveilla soudain.

Reno…

Un léger sourire orna ses lèvres avant qu'il n'ouvre les yeux. Lui, il avait pu le protéger. Il reconnu immédiatement la pièce où il se trouvait. Murs blancs à demi cachés dans l'obscurité, minuscule et bordélique, les rideaux sombres tirés… la chambre de Reno. Ça devait faire un sacré bout de temps qu'il dormait, d'après ce qu'il voyait du contour lumineux des rideaux, le jour était plutôt avancé. Il passa sa main droite dans ses cheveux emmêlés, s'étira et se leva péniblement en s'enroulant dans la couverture multicolore. Où étaient passés les draps d'ailleurs? Il ouvrit la porte de la chambre et fut aveuglé par le soleil qui pénétrait par les fenêtres découvertes du reste de l'appartement.

-Reno?

Pas de réponse. Le brun se dirigea vers la salle de bain et se regarda dans le miroir. Ce qu'il vit le surprit quelque peu. Combien de temps avait-il dormit pour avoir cette mine blanche de malade? Sans parler des plis de la couverture sur son corps. Il se doucha et mangea des céréales… curieusement, le grille-pain ne fonctionnait pas.

Il partit finalement du logement en se demandant où pouvaient bien être les autres. Il se rendit à la salle de réunion habituelle mais il n'y avait personne. Il continua jusqu'à la prochaine mais elle était déjà occupée par des bureaucrates. Il dû continuer ses recherches un peu plus avant de tomber sur Elena, une pile de feuilles dans les bras.

-Elena, fit-il d'une voix neutre autant en salutation qu'en signe de sa présence.

La femme sursauta et se retourna vivement.

-Vincent! Tu t'es enfin réveillé? Demanda-t-elle, plus ou moins assurée.

-Enfin? J'ai dormit combien de temps?

-Du moment où Reno t'a ramené, toute la journée d'hier et tout ce matin, l'heure du diner vient de passer.

-Bon sang… Où sont les autres? Demanda-t-il.

-Au bureau de Tseng, j'allais justement les rejoindre.

-Un coup de main pour les documents?

Vincent prit la moitié de la pile, soulageant la femme du poids énorme que représentait la montagne de papier. Ils marchèrent ensemble en silence, Vincent étant fidèle à ses habitudes, Elena, toujours un peu intimidée et mal à l'aise avec lui, surtout depuis l'épisode de l'ascenseur.

-On a un revenant, annonça la blonde en poussant la porte du bureau après une courte marche.

Tous levèrent la tête avec un sourire, particulièrement large pour Reno. Vincent se sentit quelque peu gêné d'être ainsi le centre d'attention mais n'en laissa rien paraître.

-Viens t'asseoir, l'invita Tseng, on allait commencer, Reno vient juste d'arriver lui aussi, dit Tseng en perdant son sourire en parlant du clown roux. Il ne voulait pas te quitter mais il n'en a pas eu le choix quand Rufus s'en est mêlé, continua l'Utaien en regardant Reno dans les yeux comme un morceau de glace.

Vincent alla s'asseoir à côté de Reno en lui adressant un sourire en se plaçant de sorte que seul lui le voit. Le roux mit immédiatement sa main sur sa cuisse et sourit en regardant ses yeux carmins… mais Vincent fixait déjà Tseng en attendant qu'il commence la réunion, de nouveau impassible. Cela n'affecta pourtant pas Reno, sa joie qu'il se soit enfin réveillé le rendant trop heureux. Il prit encore quelques secondes avant de se retourner vers son chef. Ce dernier était rouge de colère. Il venait de faire comprendre clairement à Reno que ça allait chauffer pour lui et il ne lui prêtait aucune attention.

-Très bien, on va commencer puisque tout le monde est là, fit Tseng avant que ses yeux ne se posent sur Reno qui –jugeant les informations inutiles- s'était reporté à la contemplation du profil de son amant. Reno! Je parle! Fit-il au bord d'éclater. Bien, écoute, on va commencer par ça puisque tu semble y tenir! Tu n'as pas respecté les ordres que je t'avais donné, accusa-t-il froidement.

-J'avais plus important à faire que d'aller nettoyer un étage, répondit Reno sans animosité.

-Ah oui? Et bien moi, quand je donne un ordre, je m'attends à ce qu'il soit respecté, peu importe ce que tu en pense! Ragea Tseng en tentant de contenir sa colère vis-à-vis de la remarque du rouquin.

-Eh ben moi, je n'abandonnerais pas quelqu'un comme tu l'as fait en l'envoyant directement à la source de danger, seul. Cette fois, Reno avait croisé les bras sur sa poitrine et défiait Tseng du regard. Non pour le mettre en colère, mais pour appuyer sa position.

-C'est un Turks, il sait se débrouiller! Explosa Tseng en grinçant des dents.

-Même les meilleurs ont besoin d'un appui, surtout devant DEUX ennemis aussi dangereux, répondit le roux du tac au tac, la voix aussi glacée que son amant pouvait l'avoir, figeant tout le monde de surprise sur sa chaise.

-RENO, JE T'INTERDI DE CONTREDIRE MES ORDRES! Tseng avait crié, faisant sursauter les autres Turks, sauf Reno, trop indigné et en colère pour laisser paraître une faiblesse d'une quelconque manière. EN PLUS TU T'ES PERMIS DE M'EN DONNER ALORS QUE TOI, TU ES REPARTIT VERS LA SHINRA EN EMPORTANT VINCENT! EN MISSION, TU NE DOIS PAS LAISSER TES SENTIMENTS PRENDRE LE DESSUS!

-Alors, selon toi, on aurait dû tout ranger l'entrepôt et ENSUITE, s'occuper des blessés. Je ne trouve pas cela très professionnel... Commenta Reno, toujours de glace, l'atmosphère s'épaississant de seconde en seconde.

-IL N'ÉTAIT PAS EN DANGER DE MORT! Hurla Tseng en se levant de sa chaise pour accentuer sa colère et sa supériorité.

-Je suis désolé si pour toi la vie de quelqu'un n'est pas importante, mais moi, j'écoute ce que me dit mon bon sens, et il me dit que si l'un des nôtre tombe, je l'éloigne et l'aide à se relever! Reno s'était levé à son tour, déterminé à ne pas se laisser dominer.

Dans sa voix commençait à percer un peu d'agressivité et ses yeux, rivés dans ceux de son chef lançaient des éclairs. Chacun resté assit se renfonçait dans son siège en sentant la pression de l'air les étouffer. Finalement, Reno se dirigea vers la porte mais s'arrêta pour siffler une dernière réplique amère et emplie de hargne dans le but unique de rendre Tseng encore plus furieux.

-C'est ce qui fait la différence entre un pro et un imbécile, fit-il, rappelant douloureusement à Tseng le clone de Vincent qui lui avait tenu les mêmes propos.

Puis il partit, laissant la réunion en plan.

-QU'EST-CE QUE VOUS ME VOULEZ? Fit agressivement Tseng en remarquant les trois paires d'yeux fixés sur lui. Pardon, je… on prend une pause… Déclara-t-il en s'asseyant et en portant sa main à son front pour masser ses tempes avec son pouce et son majeur.

Elena et Rude se levèrent prestement et coururent presque jusqu'à la porte, trop heureux de quitter la pièce, ne se sentant nullement concernés dans l'engeulade. Vincent hésita un moment. Suivre Reno ou tenter de convertir les certitudes de Tseng en quelque chose de plus vivable? Il choisit la deuxième option, non de gaieté de cœur, et resta assis dans la pièce à l'ambiance toujours aussi lourde.

-Je ne comprends rien à cette histoire de pro et d'imbécile, mais si je peux te donner mon avis…

-Tu le feras pendant la réunion comme tout le monde, coupa froidement Tseng.

Vincent soupira, exaspéré et prit de pitié à la fois pour cet homme qui tentait d'endosser le difficile rôle de chef.

-Ce n'est pas de cette façon qu'on obtient le respect Tseng, crois moi…

-Tu avais ta façon de gérer, j'ai la mienne, continua sur le même ton son sans réplique l'Utaien… qui ne découragea pas Vincent.

-Le problème c'est que tu applique la même à tout le monde. Il y a une certaine façon d'interagir avec les autres et c'est différent pour chaque personne. La mission est une réussite, je ne vois pas pourquoi tu t'en fais tant. Nous avons la blondinette, Hojo est mort et ne peut plus nous nuire et nous n'avons aucun blessé.

Sur ce, Vincent se leva et se dirigea vers la porte dans l'intention de laisser Tseng réfléchir mais se figea en fronçant les sourcils alors que celui-ci répondait.

-Vincent, la mort du professeur Hojo n'a fait plaisir qu'à toi, il avait parlé toujours avec ce même ton froid et cinglant et cette fois, Vincent ne put l'ignorer. Aucune raison ne valait la préservation d'Hojo. Aucune.

-La terre s'en portera mieux, crois moi… fit-il en serrant les dents pour se contrôler.

Puis Vincent partit rapidement pour ne pas entendre une autre réplique du genre. Il avait sentit un faible coup à la poitrine, signe de la présence de Chaos, plus près et dangereuse. Il devait se changer les idées. Vincent marcha vivement, sa cape tourbillonnant autour de ses chevilles et frôlant les murs quand il tournait. Mais où pouvait bien être Reno? Un sourire étira ses lèvres et il se rendit à la distributrice préférée de Reno. Celui-ci y était justement, finissant sa canette de bière en maugréant pour lui-même. Il était seul.

Vincent s'approcha de lui alors qu'il jetait le contenant vide. Il entoura sa taille de ses bras et déposa un baiser sur sa nuque.

-Merci Reno… Merci d'exister. Le ténébreux posa sa tête sur l'épaule du roux et appuya son front dans son cou, juste sous l'oreille.

Reno fut surprit de la détresse dans la voix de son amant. Il se retourna et l'embrassa passionnément en passant ses bras autour de son cou. Il ne savait toujours pas pour Lucrecia, il avait demandé aux autres Turks de le laisser le faire. Ils avaient compris et acquiescé. Il devait lui dire maintenant… Ses yeux rencontrèrent ceux troublés couleur de rubis de son amant… Plus tard décida-t-il en lui volant un autre baiser.

-Avant de perdre connaissance avant-hier tu m'as dit qu'on en reparlerait… Fit gravement Reno avec une lueur amusée au fond des yeux. C'est le moment. Tu vas enfin me dire à quoi tu as pensé en me laissant un mot sur la table? Même pas foutu de venir me voir! Dit le rouquin avec un air faussement vexé avec une petite moue craquante sur le visage mais toujours étroitement enlacé à Vincent.

-Quand j'ai une idée, je suis mieux d'y aller tout de suite… pas que j'oublie mais j'ai tendance à repousser, expliqua Vincent en haussant les épaules, un air gêné sur le visage. Si ça n'avait pas été de ça, je serais resté déjeuner avec toi mon renard…

Se sentant d'humeur câline, Vincent remit son nez dans le cou de Reno et lui mordilla tendrement le lobe d'oreille. Reno laissa échapper un petit soupir discret, savourant l'ambiance calme et amoureuse qui les enlaçait et les détendait.

-Autre chose? Demanda innocemment le brun en continuant ses légers mordillements.

-Ou… oui… je… ARGH! C'est injuste, je ne peux pas me plaindre quand tu fais ça! Se plaignit le roux en ne faisant cependant rien pour se détacher.

Vincent cessa mais laissa sa tête en place dans le cou tendre de son amant où il voyait les fines marques de deux dents animales, les siennes. Il sourit. Encore une fois, avec Reno, il souriait.

-T'a un sourire trop sexy et ça te vas vraiment bien, tu devrais sourire plus souvent, continua Reno sans le voir, se souvenant qu'il voulait lui en glisser un mot l'autre soir. Nouveau mordillement. Ahhh… Et… et puis quand je veux t'aider et que tu es seul, je t'en pris, laisse moi t'accompagner, on ne sait pas ce qui peut arriver… s'il te plaît… Je tiens trop à toi pour te perdre bêtement, tu le referas plus hein? Promet-le moi s'il te plaît, ronronna Reno contre les cheveux de son amant en le serrant plus fort pour lui communiquer la détresse qu'il ressentait à la seule idée de le perdre.

-Promis, chuchota sensuellement Vincent alors que sa langue s'aventurait sous le lobe d'oreille de son partenaire. D'autres plaintes monsieur Montague?

De son doigt doré, le ténébreux écarta le col de la chemise blanche pour lui permettre de continuer son exploration bucale, tout en douceur, en descendant en de légers coups de dents vers le cou, le trapèze, le début de la clavicule.

-Hummmouii! Je t'aime et je te veux! Maintenant! La réunion va attendre! Fit Reno avec empressement en saisissant les bras de Vincent tout en se collant encore plus à lui, si c'était possible, le faisant reculer d'un pas. Et je t'interdis de dire qu'il faut aller à la réunion, t'a pas le droit de faire ça et de me laisser en plan aprèèèèès! Reno serra les dents pour retenir ses gémissements douteux et posa un doigt sur les lèvres de Vincent alors que celui-ci venait pour parler. Et si tu t'enfuis, je te rattrape et je te viol, fit-il un rien menaçant, sourire aux lèvres, tout à fait sérieux.

Reno conduisit Vincent à la petite pièce juste à côté de sa distributrice préférée, manœuvre difficile vu l'espace quasi inexistant entre leurs corps. Il referma soigneusement derrière eux, plongeant la pièce dans le noir presque total.

Vincent laissa tomber la fuite, de toute façon, il aurait été incapable de refuser à Reno les attentions charnelles qu'il quémandait, et pour être honnête, lui aussi avait besoin de sa chaleur. Il n'avait pas repensé à Lucrecia et son esprit ne semblait pas le vouloir. Il embrassa passionnément Reno tout en faisant sauter un à un les boutons de sa chemise.

-Cette pièce me rappelle vaguement quelque chose, fit-il, taquin et heureux d'y revenir pour faire la même chose que la première fois… la toute première fois…

Mais cette fois, de réels sentiments abritaient les deux hommes. Leur amour semblait fragile au début et plutôt physique mais à cet instant, il semblait si grand, avait grandit si vite, à chaque heure, chaque minute.

Vincent voulait Reno parce qu'il l'aimait, parce qu'il lui avait manqué durant son sommeil, parce que le quotidien était dur sans lui et pour le consoler. Il avait en effet remarqué une sorte de détresse au fond de son regard… il était probablement le seul à l'avoir vue d'ailleurs…

Reno, lui, voulait Vincent parce qu'il le chérissait plus que tout au monde, il voulait lui prouver par n'importe quel moyen pour qu'il reste toujours avec lui, pour qu'il ne le rejette jamais. Durant tout son sommeil des deux jours précédents, il n'avait pas prononcé le nom de Lucrecia une seule fois. Si ses cauchemars le laissaient enfin, Reno, lui, en avait fait. Cette femme le hantait depuis deux jours et il espérait que Vincent resterait auprès de lui en apprenant qu'elle… Il voulait seulement garder Vincent et l'idée qu'il s'agissait peut-être de la dernière fois, ici, dans cette pièce, le terrifiait.

Mais il tentait de repousser ses sombres pensées et de se concentrer à défaire toutes les foutues attaches des vêtements de Vincent. Malgré ces idées, Reno débordait d'amour en cet instant si précieux. C'est pour toutes ces raisons que Reno, pour une fois, était doux dans ses mouvements, tendre, sans sa presse habituelle, se contentant d'embrasser Vincent en le léchant doucement par coup sans le mordre ou le griffer.

Vincent le remarqua et à son tour, s'attendrit encore plus, sentant que quelque chose n'allait pas et que Tseng n'en était pas la cause. Ses mouvements devinrent caressant et sa bouche, encore plus aimante, construisant autour de son rouquin et de lui-même une bulle enveloppante de sentiments trop forts pour les mots.

Une fois la chemise de Reno au sol, Vincent profita du fait que Reno se bagarrait toujours avec ses propres vêtements et s'en donna à cœur joie à lécher et embrasser doucement les épaules musclées, les pectoraux frissonnant, les abdominaux biens dessinés qui s'offraient à lui.

Reno rejeta la tête en arrière en s'accrochant mollement aux vêtements presque retirés de Vincent tout en laissant un long soupir franchir ses lèvres. Il dû faire un effort de volonté extrême pour réussir à retirer les derniers remparts qui couvraient encore le corps couleur de neige de son amant. Un dernier effort pour son pantalon et il serait enfin complètement nu.

Les doigts du plus jeune se posèrent sur les épaules de son amant et il sentit les marques d'ongle qu'il y avait laissé deux jours plus tôt. Il eut un sourire triste que Vincent ne vit pas dans le noir. Du moins, Reno supposa qu'il ne le voyait pas, ses propres yeux n'étant pas encore habitués à la noirceur. Lucrecia. Était-il possible qu'elle voit ces blessures lors d'une étreinte semblable à celle qu'il partageait avec Vincent en ce moment dans un avenir rapproché? Si Vincent partait… Il savait qu'il devait croire en lui mais une partie de son être ne pouvait que craindre, la vie, la mort, la lumière, la noirceur, tout ce qui se rapportait à elle… Tout.

Il ramena sa tête rousse dans le cou de Vincent et lui fit un suçon énorme, se disant qu'il s'agissait d'une autre marque d'appartenance. Il chassa ses idées noires et se concentra sur ce qu'il ressentait. Son pantalon venait de toucher le sol et il s'afférait à faire chuter celui de son amour.

-Vincent, murmura-t-il tendrement, telle une caresse verbale au plus profond de l'âme de son amant, une supplication, non d'aller plus vite, mais de rester.

Le ténébreux répondit à l'appel en se collant un peu plus à Reno, cherchant sa chaleur. Il sentit sont dernier vêtement chuter et s'en débarrassa à coup de pieds, faisant valser ses chaussures par la même occasion. Il fit reculer Reno jusqu'à un bureau, ou peut-être était-ce une table, et l'y assit en frottant son bas-ventre contre le sien tout en douceur, couvrant chaque parcelle de ses épaules de baisers amoureux. Des bras entourèrent ses épaules et une bouche se saisit de la sienne. Caressante.

-Hum… Encore dessous, dit Reno. Ça n'était pas une plainte, mais plutôt un ronronnement appréciateur… qui sonnait moins enjoué qu'à l'habitude. J'aime quand tu prends les devant… par derrière…

Le roux soupira, retenant à grandes peines un gémissement douteux qui aurait résonné dans le corridor, et entreprit de laisser un autre suçon sous la clavicule de son amant.

La main droite de Vincent descendit vers un endroit sensible alors que l'autre, sa griffe, parcourait lentement le corps du roux de façon à lui procurer d'agréables frissons. Une plainte mourut sur sa clavicule humide de salive alors qu'il léchait habillement le cou du rouquin jusqu'à remonter à son oreille pour y déposer un mot.

-Reno… sa voix était si tendre, si aimante… et son bassin qui continuait son doux vas-et-viens contre celui de son amant…

Le roux avait laissé sa tête penchée de côté pour laisser le champ libre à son amant. Il s'accrochait à ses épaules désespérément telles une bouée de sauvetage. Reno répondait doucement aux coups de basin, sans tenter d'y aller plus vite, à son habitude. Puis, un déclic sembla se faire dans sa tête. Vincent… avait dit son nom? C'était inhabituel… mais tellement bien! Tellement… Reno eu un fort frisson malgré le fait qu'il semblait brûler de l'intérieur et resserra sa prise. Il l'aimait tant! Et Lucrecia qui… non, il ne devait pas y penser, pas y penser…

-Encore, je veux encore entendre ta voix, supplia Reno dans son désespéré besoin de tendresse.

Vincent s'amusa des réactions de Reno tout en s'attendrissant, voir s'attristant, voyant grâce à ses yeux hors normes le visage troublé de Reno, dénichant dans sa voix les plaintes douloureuses dont il n'arrivait pas à identifier la cause. Il continua à murmurer à l'oreille de Reno, douces paroles semblables à une prière où le nom de Reno y revenait souvent telle une louange. Il ne réfléchissait que pour le roux; quoi lui dire, comment, qu'avait-il, pourquoi, à cause de qui…

Reno le sentait présent. Pour une fois, il était vraiment là et ne semblait pas perdu dans ses émotions antérieures. Il était là, avec lui… qui à son tour, pensait à elle. Décidément, elle était toujours là pour lui pourrir la vie! Mais Vincent, lui, était présent et murmurait tendrement son nom, s'arrêtait pour le laisser soupirer de plaisir et continuait son monologue, s'assurant qu'il ne perde pas une miette de ce qu'il disait.

Doucement, Vincent descendit sa main droite le long du dos de son amant et fit pénétrer en douceur un doigt à l'intérieur de son orifice. Reno eut un fort spasme qui amusa le brun. Au deuxième, Reno gémit, et au troisième, il attrape entre ses lèvres le lobe d'oreille de son amant pour étouffer les bruits suspects qui lui brulaient les lèvres. Après tout, ça n'était ni le lieu, ni le moment pour faire ça…

Les yeux à présent un peu plus habitués à l'obscurité, il distinguait les traits fin de Vincent près de lui, retirant ses doigts pour les remplacer par quelque chose de plus gros et désirable. Ses traits si doux et humains, aimant quand ils abandonnaient leur air froid et inébranlable. Reno attrapa le poignet droit de son amant et en lécha doucement l'intérieur. Il ne le laisserait jamais partir, jamais.

*Pas crier, pas crier… pas mordre non plus* se répétait-il en pensées.

Puis, Vincent cessa son discours pour se pencher sur la bouche de Reno et y étouffer ses propres grondements de plaisir quand il pénétra en lui, tout en s'avançant plus au-dessus de son partenaire, le faisant pencher par derrière.

Vincent retourna finalement à son oreille pour continuer ses douces paroles en haletant légèrement, étant donné le lent mouvement de vas-et-viens qu'il avait entreprit. Il fut d'ailleurs surprit de ne pas sentir de dents ou d'ongles s'enfoncer dans sa peau.

Reno avait fermé les yeux et collé sa bouche à l'épaule de son amant pour étouffer ses plaintes. C'en était trop. Ces mouvements de bassin, ces douces paroles à son oreille, ces mains qui parcouraient son corps… tout semblait contre lui, tout voulait l'emporter sur sa raison. Ses mains s'étaient perdues dans la crinière de son partenaire et sa tête peinait à rester soudée à l'épaule devenue bleuie à force de succion, épaule qui absorbait les sons incontrôlables qui dansaient jusqu'aux lèvres de Reno. Mais à bout, Reno laissa sa tête tomber vers l'arrière et une longue plainte monta dans la pièce.

*Ah non… ne faut pas que ça… dans le corridor… humf… Il… il a dit ça?... Oh le petit pervers* délirait Reno à force de douces attentions. Une nouvelle plainte résonna bruyamment dans la pièce, plus forte.

Vincent avait lui-même de la difficulté à contenir gémissements et soupirs qu'il laissait échapper dans l'oreille de Reno, ses paroles étant de plus en plus saccadées. Il accéléra ses mouvements et plaqua sa bouche sur celle de Reno pour étouffer les plaintes érotiques du Turks. Sa main droite descendit pour saisir le sexe dur de Reno pour lui faire parvenir au point culminant de son plaisir plus rapidement… quoi qu'il en semble déjà proche.

En effet, Reno, qui tentait de se retenir pour faire durer le moment, poussa un réel cri alors que la main de Vincent ne l'avait que frôlé, l'aspergeant de sa semence. Il sentit également celle de Vincent en lui et bien que leurs bouches soient soudées, les deux cris de jouissance se mélangèrent et résonnèrent sur les murs du local.

-Vincent, Vincent… Vincent…

Leurs bouches se collèrent de nouveau mais Reno se recula, semblant vouloir apprécier les dernières traces de plaisir, dernières traces de son amant qui s'écoulaient lentement hors de lui.

Au bout de quelques secondes, il prit une grande inspiration et posa son front sur l'épaule de Vincent.

-Vincent, murmura-t-il, je... avant qu'on retourne là bas, je dois te dire quelque chose d'important. Tu... te rappelle d'hier n'es ce pas? Hojo, la blonde et... et Lucrecia.

Reno resserra sa prise sur Vincent, il avait peur de sa réaction et n'osait pas regarder son visage, de peur d'y lire de la colère envers lui, de l'inquiétude, ou pire, de la tristesse pour l'avoir reperdue, ou encore de la détermination...

-Elle... a disparu. On ne sait pas si elle est vivante ou morte, enfuie ou enlevée, avec ou contre nous... elle a juste... disparu.

Sous ses doigts, il sentit les muscles se raidir et lentement, très lentement, il leva la tête.

Pectoraux, clavicule, épaule, cou, mâchoire, menton... Et enfin son visage. Plus expressif qu'à l'habitude... Reno ferma les yeux pour retenir ses larmes.

Vincent afficha un air surpris. Il baissa le regard sur Reno et prit délicatement son visage dans sa main gauche l'autre étant maculé de la semence du Turks. Délicatement et du mieux qu'il pu, il tenta d'essuyer les larmes sur les joues du rouquin, ce qui n'était pas évident avec sa griffe. Vincent avait néanmoins compris le résonnement de Reno.

On le considérait comme un éternel amoureux de Lucrecia, ce qui était vrai… Du moins jusqu'à l'autre soir. Quand il l'avait vue dans son bocal, étrangement, il n'avait rien ressenti. Seulement l'amour de Reno, près de lui. Il avait accomplit sa rédemption envers elle et ne lui devait plus rien. Il avait compris que ce qu'il ressentait pour elle n'était plus qu'un besoin de pardon, plus de l'amour, plus depuis qu'il avait Reno. S'il parlait d'elle avec douceur, c'était parce que de son avis, elle avait suffisamment souffert et méritait de reposer en paix, non parce qu'il l'aimait, mais à cause de ses remords. Maintenant, il le savait... Depuis deux jours seulement et se sentait coupable de ne pas l'avoir comprit avant, coupable envers Reno.

-Hey là… shhh, calme toi mon beau… tu saisis de travers, si elle est partie, c'est son choix, ça ne me concerne pas… Ce qui me concerne est ici, dit le ténébreux en appuyant son front contre le sien, ses yeux, tels ceux des chats, reflétant le peu de lumière dans la pièce.

-On doit la retrouver sans quoi l'histoire du traître de la Shinra ne sera pas complète, et... je...

Reno fut incapable de continuer, sa voix rauque mourut dans sa gorge sèche et une autre larme roula sur sa joue. Il tendit les lèvres et entraina son amant dans un long baiser désespéré. Ses craintes n'étaient pas vraiment apaisées. Peut-être que Vincent changerait d'idée en la voyant... Il mit fin au baiser sans s'écarter et planta ses yeux dans ceux de Vincent.

-S'il te plaît, dis-moi en me regardant dans les yeux, dis-moi pourquoi tu dis que je te concerne, dis-moi ce que tu éprouve pour moi, dis-moi... trois mots Vincent... Jure-le-moi... Vincent... Murmura-t-il contre ses lèvres semblant au bord de l'évanouissement.

Il embrassa doucement Reno, ne pouvant s'en empêcher.

-Reno tu me concernes, parce je t'aime, ta simple présence m'apaise, tu as été celui qui ma véritablement réveillé, tu as été l'étoile dans ma nuit interminable, celui qui ma guidé pour mieux revenir...

Vincent tenta de nouveau d'essuyer les larmes salées de Reno avec sa griffe, très doucement pour éviter de le marquer par erreur.

Il lui avait dit… il lui avait dit qu'il l'aimait. Reno se remit à pleurer sans pouvoir s'arrêter, trop heureux qu'il lui dise enfin, pour la première fois. Reno tenta d'arrêter ses larmes mais il n'en était pas capable, se traitant mentalement d'idiot avec des manies de fille.

-Moi aussi je t'aime Vincent, je t'aime tellement, finit-il par dire avec un sourire soulagé.

Reno se leva du bureau sur lequel il était toujours assis et mit tout son poids sur Vincent pour atteindre ses lèvres et le pousser au sol par la même occasion. Totalement perdu dans un baiser passionné. Amoureux. Charnelle. Tellement emporté par ce dernier qu'il n'entendit pas les pas et les voix des autres Turks dans le corridor.

-En retard pour la réunion... Reno, je veux bien, mais Vincent... non mais où ils sont! Maugréait Tseng, apparemment suivit par les pas de deux autre personnes, surement ceux d'Elena et Rude.

Touché et attendrit par la réaction de Reno, Vincent se sentait privilégié. Il entendit néanmoins les pas dans le couloir et mit doucement fin au baiser en posant doucement un doigt sur les lèvres du rouquin.

-Ils sont juste à côté, on ferait mieux d'y aller, je te promets qu'on continu après, chuchota-t-il avec un petit sourire et un clin d'œil que Reno perçu malgré la noirceur des lieux.

Vincent se releva et s'habilla en vitesse, attachant les milles et unes attaches avec adresse. Reno fit de même et l'entraina dans un placard juste à temps alors que la porte s'ouvrait, suite à un bruit de clé dans la serrure. Si Tseng les découvraient, ils étaient morts. La porte se referma. Reno remercia Vincent de l'avoir avertit d'un baiser chaste et ils sortirent de la salle.

Ils coururent un moment en passant dans divers couloirs pour parvenir aux trois autres Turks par un chemin qui reliait directement leur emplacement et le bureau de Tseng. Ils firent un face à face et avant que quiconque ne puisse parler, Reno prit une expression surprise totalement réussite, en parfait comédien.

-Mais vous étiez où bordel!? On vous attend devant la porte du bureau depuis super longtemps!

Son ton allait parfaitement avec son expression exaspérée tout à fait crédible. Tseng fut un peu désarçonné mais répliqua qu'ils les cherchaient depuis cinq bonnes minutes.

-Ça alors! On a du se manque de peu dans ce cas! Quelques secondes à peine! Continua Reno en excellent comédien.

Tseng sembla se calmer et ils retournèrent ensemble à son bureau sou les regards soupçonneux d'Elena, que Reno et Vincent ignoraient parfaitement.

De retour au bureau, tous prirent calmement la même place que plus tôt et Tseng prit la parole.

-Reno t'a mit au courant? Fit-il sans introduction à l'adresse de Vincent.

-Oui, répondit-il, Reno admirant son impassibilité, si contrastante avec les émotions qui avaient envahies son être à peine une dizaine de minutes plus tôt.

-Parfait, alors suite à la mission nous avons interrogé la Dame Noire mais elle n'a rien dit à aucun de nous quatre, d'ailleurs impossible de trouver sa véritable identité, aucun papier, permis, photo ou document se rapportant à elle.

-Tout le monde a essayé de l'interroger? fit Vincent, suspicieux

-Oui tout le monde à tour de rôle, dit Elena

-Et elle n'a rien dit..., continua Rude.

-Mais, il reste toi. Selon les informations de Reno, tu ferais parti de son projet, continua Tseng.

-Effectivement, elle voulait la proto Matéria, mais sans Hojo je vois mal ce qu'elle pourrait en faire.

-Oui... bien sur... Parlant de Hojo est-ce que s'était vraiment nécessaire?

-De mon point de vue oui, il était totalement corrompu, il ne servait plus à rien, qu'une épine dans le pied, et puis avec toute les horreurs qu'il a fait il n'aurait même pas mérité de moisir en prisons, fit durement Vincent.

-Hum, grogna Tseng en serrant les dents, mais il n'ajouta rien, de toute façon, il était trop tard, on ne ramène pas les morts. Dans une heure, Vincent, je veux que tu sois prêt à interroger la jeune femme à ton tour. D'ici là vous pouvez partir, tous sauf Reno...

Vincent lança un regard compatissant vers Reno et lui serra l'épaule en passant près de lui, suivant Rude, Elena derrière lui ferma la porte.

-Vous avez remarqué s'ils étaient armés? demanda-t-il avec un sourire en coin.

Les deux autres eurent un sourire amusé et surpris; Vincent qui fait de l'humour ce n'est pas tous les jours!

-Eh bien dis donc t'a bien dormis on dirait, fit Elena amusé avant de se dirigé vers son bureau.

Vincent partit vers le toit pour prendre de l'air en souriant derrière le col de sa cape. Non, ça n'était pas le sommeil qui le rendait de bonne humeur.

-*=*=*-

Reno serra les dents et regarda ses mains sur ses genoux, attendant la tempête... qui ne venait pas. Il se risqua au bout d'une minute à lever les yeux vers Tseng. Il le regardait et semblait chercher ses mots. Une veine palpitait dans son cou et ses dents grinçaient.

-Reno... Sa voix était calme mais semblait y être forcée. Quand je donne des ordres, je m'attends à ce qu'ils soient respectés. Tseng pris une grand inspiration pour se forcer au calme avant de continuer. Et...

-Je suis désolé, marmonna Reno pour qui il s'agissait aussi d'un effort surhumain. Seulement, un Turks seul face à deux adversaires aussi puissant ne p...

-Je sais, le coupa son chef. J'aurais dû lui envoyer quelqu'un pour le seconder, admit Tseng.

Reno n'en croyait pas ses oreilles; Tseng avouait qu'il s'était trompé? Sans même donner d'excuse pour dire qu'il ne s'agissait pas ENTIÈREMENT de sa faute? Mais que lui était-il arrivé?

-Cependant (me semblait aussi), je sais que toi et Vincent êtes ensemble mais il n'a pas besoin que tu le couve comme sa mère, surtout en mission.

-J'aurais agit de la même façon avec n'importe quel Turks, affirma Reno. J'ai seulement moins hésité puisque c'est Vincent et que je sais des choses que vous ne savez pas sur Hojo et lui... Et… je ne voulais pas qu'il soit seul face à… enfin, disons que ça aurait pu très mal ce passer…

Tseng semblait s'être calmé un peu, finalement, Vincent n'avait peut-être pas tort quand il lui avait dit d'approcher les gens différemment. Il acquiesça et fit signe à Reno qu'il pouvait partir. Surpris, Reno se leva et sortit.

-Ah et Reno, suit mes ordres la prochaine fois... Tu diras merci à Vincent de ma part.

-Heu... ouais...

Reno ferma la porte, convaincu que Tseng était fou.

*Mais qu'es qu'il a mangé non d'un chocobo!? Faut dire que de m'excuser c'est pas dans mes habitudes non plus mais je ne fais que suivre les conseils qu'on m'a donné, j'ai une excuse! Lui, il admet qu'il s'est trompé, reste calme et me demande de dire merci à Vincent pour... pour quoi au fait? Peu importe, il est étrange!*

Puis Reno alla se chercher deux bières et se rendit à son bureau en se demandant où il cacherait bien les formulaires du jour.

-*=*=*-

Vincent regardait le ciel, assit à même le sol, une jambe étendue devant lui, l'autre repliée vers lui. Comment pouvait-elle sortir de la cuve? Il se questionnait depuis un moment. Il poussa un soupir et retourna finalement à son bureau.

Il fit le plus de document qu'il le pouvait, un nombre incalculable s'étant empilé sur le bureau en seulement deux jours, avant de se rendre à la salle d'interrogatoire. Il entra dans la pièce derrière le miroir. La blonde était déjà installée dans la salle de l'autre côté, un pansement sur le crâne d'où s'échappaient quelques mèches de blé. Il regarda l'horloge… les autres arriveraient bientôt.

-*=*=*-

Satisfait de sa création; un ''arbre à feuilles déchiquetés'', que Reno avait placé dans un coin oublié de la Shinra, il repartit en se disant que c'était un œuvre d'art et qu'il en ferait beaucoup d'autre... un moyen comme un autre de se débarrasser des documents indésirables en les réutilisant, et d'avoir un nouveau passe temps: coller les languettes de papier une à une sur de vieux bouts de bois. Reno regarda sa montre et se dirigea vers la salle d'interrogatoire en pensant à son souper après.

Il arriva un peu en avance et entra, s'attendant à être le dernier comme d'habitude, car tout le monde arrive une demi heure à l'avance et fut surprit de voir seulement Vincent. Il s'approcha silencieusement derrière lui et lui saisit chaque côté de la taille brusquement dans le but de le chatouiller.

-BOU!

Vincent n'eut qu'un sourire.

-Bien essayer, mais je t'ai entendu arriver depuis le bout du couloir. Pas très discret, surtout que tu te parlais tout seul… Et puis j'ai entendu ce que tu disais… je ne suis pas sur que Tseng apprécie que tu ne remettes pas les formulaires… Si j'étais encore chef des Turks, tu aurais droit à certaines représailles.

-Bah... Je me suis occupé de ceux vraiment important... le reste... C'est fou ce qu'il peut y avoir des choses inutiles parfois! Je suis sur que vous n'en aviez pas autant vous! Des dossiers que des personnes inférieures à nous on fait suite à une mission, corrigés par leur chef, puis, le patron du chef, puis, envoyer à nous en copie et Rufus... ou encore des sondages bidon sur la machine à café... Je ne vois pas à quoi ça sert alors disons que j'en saute... quelque uns... De toute façon, Tseng va me dire la même chose que d'habitude et je recommencerai demain et ainsi de suite... Reno réfléchi un instant. Si c'était toi le chef, je sais que tu ne me ferais rien... enfin, à part me faire marcher en canard... Tu ne pourrais pas résister à mon charme... Reno fit des yeux de chiot irrésistibles à Vincent comme pour le défier de dire le contraire.

-Tu te souviens surement, il me semble l'avoir déjà mentionné que je traitais mes collègues comme de bon amis... Vincent passa quelque chose sous silence très DISCRÈTEMENT, et j'avais beau traiter mes collègues en égales lorsqu'un ne faisait pas son travail, je n'hésitait pas à le remettre à sa place... J'imagine que Tseng ne fait que te parler ou te menacer hein? Et bien dit toi que celui qui n'écoutait pas la première fois, la deuxième fois ne voulait revenir une troisième fois.

Un léger sourire sadique étira ses lèvres pâles.

-Peut-être, mais Tseng me fait la morale tout les deux jours depuis plus de 8 ans alors... Et moi, je ne suis pas n'importe quel de tes collègues, en plus, tu n'as pas répondu directement à ma question, ce qui me donne raison. Et pour le truc de la deuxième et troisième fois que je n'ai pas trop suivi, sache qu'avec toi, j'irai n'importe où... Et même si je marche en canard quelques jours, ce n'est pas cela qui va m'empêcher d'y retourner une troisième fois...

Reno afficha son sourire charmeur et pervers mais dans ses yeux se lisait une grande tendresse. Il fit une petite grimace et vola un baiser à Vincent alors que leurs collègues les rejoignaient.


Voilà! Je rappelle que je ne sais pas quand je sortirai le prochain chapitre et que le seul moyen de l'avoir plus vite, ben c'est de reviewer :P Et pour les lectrices qui attendent la suite de Mon étoile, patience, j'ai commencé à l'écrire!! Je vous dis donc à bientôt, j'espère!

Rien de mrrant pour ce chapitre... Pardon!

Deux mots : C'est vraiment très dur parce qu'il y aura de l'action dans le prochain chapitre… j'opterai donc pour ''pieuvre'' ainsi que ''Mako''. Le lien? Absolument aucun! Le seul but est de vous torturer à savoir ce qui va se passer durant cet interrogatoire du prochain chapitre… ou ce qui ne se passera pas… ou alors Hoj… AÏE! Mais pourquoi tu frappe!? –Ferme-la pauvre tache!- Hein? Qui a parlé!?

Je ne sais pas encore : 31/58 pages (Et le nom original que j'attends arrive pas vite!! (je rappelle que c'est la page où je suis rendue à réécrire sur le nombre total de pages sur le forum)) (Ouf, j'allais oublier de fermer ma deuxième parenthèse!! :O)

Shoku