Youpla, sixième chapitre... le suivant sera pas là avant quelques temps, je vais avoir moins de temps pour écrire les jours qui viennent. Cependant, pas de panique, je trouverai toujours un moment dans la soirée (ou la nuit) pour continuer les aventures d'Anthony :p
vibrasax : Merci pour les... 5 review ! Voir le nomrbe doublés en une journée m'a potentiellement choqué, mais je me suis vite remis xD En ce qui cocnerne le destin des différents peronnages, je n'en sais rien moi-même. Enfin, je vois déjà ou A nthony va se retrouver, mais Darren, Theredun et Eodan... morts, pas morts ? L'avenir nous le dira ^^
Chapitre 6 : Léger problème
Le paysage défilait lentement, fidèle à lui-même. La plaine succédait à la plaine, et Anthony en vint à se demander si la Terre du Milieu n'était pas simplement une immense prairie, contrairement à ce qu'il avait lu. Bon d'accord, il apercevait de temps en temps la lisière d'une forêt éloignée, mais à part ça… c'était saoulant, quand même. Et puis, il s'ennuyait. Eodan s'était lié d'amitié avec un gars de leur âge, et Theredun s'était éclipsé à l'avant du convoi pour parler au fameux seigneur… machin, là, celui qui rentrait à Osgiliath.
Ah, Osgiliath ! Comment allait être cette ville ? Si elle existait encore, c'était qu'elle avait été reconstruite après la guerre, sans doute sous les ordres d'Aragorn… qui existait vraiment ! C'était incroyable, tout de même. Le Transféré se surprit à espérer le rencontrer un jour.
-Qui sait ? lâcha-t-il à haute voix. Peut-être bien…
Plusieurs personnes se tournèrent vers lui, intriguées. Personne ne le comprenait, ce qui le lui valait d'être considéré comme une bête de foire. On le prenait pour un homme du nord ou du Harad, ou même pour un de ces sans-parole dont avait parlé Theredun. C'était gênant, mais au moins on ne l'ennuyait pas.
Un cheval s'arrêta à sa hauteur, calquant son allure sur celle du chariot. Il adressa quelques mots à ses occupants puis repartit vers l'avant. Anthony se tourna vers ses compagnons, qui paraissaient légèrement effrayés.
-Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il inutilement.
Son interrogation dut se ressentir, car Eodan s'approcha de lui et marmonna quelques mots incompréhensibles, sauf un :
-Wargs…
Le Transféré écarquilla les yeux. Non, quand même pas ? Il se leva et se dirigea vers l'avant du chariot en tentant de garder son équilibre ce n'était pas facile avec un seul bras valide. Le conducteur ne le regarda même pas, ses yeux fixé sur la vingtaine de cavaliers qui partaient vers le nord, à gauche de la route. Ils étaient armés jusqu'aux dents et avançaient en une formation serrée. Quelques secondes plus tard, Theredun arriva au galop.
-Une meute de Wargs sauvages se dirige vers nous, expliqua-t-il à son protégé. Ne t'en fais pas, les soldats de la garde du seigneur Elgarian font partie de l'élite, et moi aussi.
-Quoi ? s'écria Anthony. Vous n'allez pas…
-Je suis soldat avant tout, mais ne t'en fait pas, je reviendrai.
Sur ce, il contourna le véhicule et rejoignit les autres cavaliers. Le jeune homme le regarda partir avec un pincement au cœur, priant pour qu'il revienne. Il avait déjà perdu Darren à cause des monstres de ce monde, il ne voulait pas perdre quelqu'un d'autre.
Et d'ailleurs, qu'est-ce que ces créatures faisaient ici ? Affiliées à Sauron, elles avaient aussi du être pourchassées par les Gondoriens… c'était comme les Orcs, pourquoi entraient-ils dans le royaume ? Ca n'avait aucun sens.
L'attente fut terrible. Le convoi avait accéléré pour mettre autant de distance possible entre la bataille et lui, mais tout le monde savait que, si les hommes perdaient, les fauves seraient bien assez rapides pour rattraper la caravane. Installé à l'arrière du dernier chariot, Anthony se savaient en position de faiblesse, et voyait bien que les autres voyageurs en avaient conscience. Tous ces gens étaient là car le convoi assurait un minimum de sécurité pour aller jusqu'à Osgiliath, mais il s'agissait de la sécurité du nombre les soldats étaient presque tous rassemblés autour du chariot du seigneur Elgarian.
Les premières silhouettes apparurent à l'horizon, et les occupant du dernier véhicule purent constater avec horreur qu'il ne s'agissait pas de chevaux, ni d'hommes. Une dizaine de Wargs terrifiants fonçaient sur eux, mais le pire, c'était qu'ils étaient chevauchés par des Orcs. Ce fut tout de suite la panique, trois personnes sautèrent du chariot pour s'enfuir aussi vite que possible, les autres se terrèrent au fond, serrés les uns contre les autres. Anthony resta assis les jambes dans le vide, fasciné par les mouvements brutaux et gracieux des énormes fauves. Ils avaient l'air enragés, et les créatures sur leur dos les frappaient pour entretenir leur haine et leur fureur.
Le premier arriva à sa hauteur, mais continua sans lui accorder un regard. D'autres le dépassèrent également, et le jeune homme put sentir leur odeur sauvage et pestilentielle, leur rage et leur envie de tuer. Et soudain, le chariot fit un écart, faisant perdre son équilibre au Transféré qui tomba en avant sur la voie pavée. Cela lui rappela désagréablement son premier accident, mais en moins douloureux. Il avait amorti le choc avec sa main valide et seul son côté intact avait touché le sol, occasionnant plus de peur que de mal.
Un Warg sauta au dessus de lui, l'éclaboussant de bave et le terrifiant. Anthony regarda le chariot s'éloigner, Eodan crier en s'avançant vers le bord du véhicule, se lever à moitié, puis être transpercé par une lance grossière mais bien aiguisée. Le frère d'Hedan baissa les yeux sur l'énorme pique qui dépassait de sa poitrine puis s'effondra en avant, sur la route. Quelques secondes plus tard, le chariot fit une embardée et s'écroula. Le Transféré, horrifié parce qu'il avait vu, ne fit pas attention aux flammes qui s'échappaient de certains véhicules et tenta de se relever, sans succès.
Toute la caravane s'arrêta, et les Wargs revinrent bientôt sur leurs pas, évitant les coups de lance et d'épée de soldats restants de la garde du seigneur Elgarian. Ces derniers n'étaient cependant pas assez nombreux et furent vite submergés.
Anthony, qui s'était redressé sur un coude et admirait l'horrible spectacle sans pouvoir en détacher les yeux, comprit que c'était peine perdue. Theredun était sûrement mort, Eodan aussi, et il allait finir dévoré par un de ces trucs. La grande classe, quoi.
Enfin, c'est ce qu'il crut, jusqu'à ce que les Orcs et les Wargs ne commencent à s'écrouler les uns après les autres, leurs corps criblés de flèches. Les projectiles venaient de derrière le jeune homme qui, en se retournant, vit s'avancer cinq silhouettes presque identiques, même taille, mêmes vêtements, même coiffure. Armées de leurs arcs, elles continuèrent à tirer tout en marchant et anéantirent les monstres restant.
L'un d'eux s'arrêta à sa hauteur.
-… ?
Anthony ne répondit pas tout de suite, son regard fixé sur les oreilles pointues de son interlocuteur. Bon sang, c'était un elfe ! Son visage parfait et son expression terriblement blasée le rendait un peu irréel, mais il était bien là, penché vers lui.
-Je… ne comprends rien…
L'autre parut surpris.
-…, murmura-t-il.
Le Transféré ne fit pas attention, attiré par un cri déchirant. Il se retourna et vit avec horreur et soulagement un des nouveaux venus retirer la lance de la poitrine d'Eodan. Ce dernier hurlait à la mort, mais l'elfe avait assez de force pour le retenir d'une main et enlever l'arme de l'autre. Il le fit, ignorant les protestations sonores de la victime, dans un bruit écœurant de chair écartée et de sang jaillissant.
-Il est vivant, soupira Anthony. Dieu merci.
-…
-C'est ma faute…
-…
-S'il a été blessé, c'est parce que j'ai a…
Le jeune homme s'interrompit, hébété. Il n'avait pas compris un traître mot de ce que lui avait dit l'elfe, et pourtant… il avait saisi le sens général ! Comment était-ce possible ? Et ça voulait aussi dire que le grand… truc pouvait le comprendre aussi. Un nouveau hurlement de douleur retint son attention. Eodan n'avait pas tourné de l'œil malgré la douleur et gémissait sur place, au beau milieu de son sang. Par contre, voir tout ce liquide écarlate rappela de très mauvais souvenir à Anthony.
Cheval, monstres… C'était encore trop vif.
Anthony ferma boutique et s'écroula en arrière.
Un enfant sans visage jouait avec de petites figurines. Il y avait des humains, des chevaux, des chariots… Un tapis vert sur lequel il avait posé des cailloux et des arbres en papier servait de décor. Assis dans un fauteuil, non loin de là, Anthony le regardait par-dessus ses lunettes. Au bout d'un moment, il fronça les sourcils.
-Mais enfin, fais attention, tu vas les casser !
-Sont que des jouets, répondit le môme.
-Mais tout de même.
L'enfant haussa les épaules et retourna à son jeu. Il renversa un chariot et planta un cure-dent dans une des figurines qui s'y trouvait. Le Transféré commença à lire son journal et ne remarqua pas l'apparition de Peter, installé sur l'accoudoir du fauteuil.
-Tu vois, fit le blond en croisant les jambes, ce n'est qu'une histoire. Un jeu.
-La douleur est réelle, répondit le brun sans quitter son papier des yeux.
Il n'y avait rien d'écrit, aucune nouvelle.
-Ou imaginaire.
-Non.
-Allons ! Au fond, peut-être n'es-tu qu'une histoire, inventée par un enfant ?
-Dans ce cas, toi aussi !
Peter sourit, indulgent.
-Mais moi, susurra-t-il, ça ne me dérange pas.
Anthony se redressa, donnant un coup dans le vide où s'était tenu son ami. Le gosse ne leva même pas les yeux vers lui, continuant à jouer cinq nouvelles figurines étaient arrivées, et d'autres étaient encore rangées dans une boîte, prêtes à être utilisées.
Il faisait noir. Seules les étoiles se détachaient dans le ciel sombre, brillant plus qu'elles n'avaient jamais brillé. C'était peut-être une impression, en fait, mais c'était quand même vachement joli. Anthony se redressa sur son bras gauche et se mit debout sans réelle difficulté. Au moins, il ne s'était pas cassé une jambe ! Après s'être habitué à la pénombre ambiante, il constata qu'il se trouvait près d'un feu de camp éteint, à proximité de la voie romaine et des lieux du drame de nombreuses flaques sombres tâchaient les pavés blancs éclairés par la lune.
-Eodan, murmura-t-il.
Il le chercha du regard, mais ne vit qu'une rangée de morts recouverts de tissu. C'était horrible, mais son inquiétude pour son compagnon prit le dessus sur son dégoût. Il s'éloigna des cadavres et tomba nez à nez avec… Theredun.
Il y eut un blanc, puis le Transféré se jeta à son cou.
-Vous êtes vivant ! s'écria-t-il, soulagé.
-Du calme… Tu as l'air d'aller mieux.
Le jeune homme s'écarta et acquiesça en essayant de retenir ses larmes. C'était stupide de pleurer pour quelqu'un qu'il ne connaissait que depuis quelques jours, mais il ne pouvait s'en empêcher.
-Quand j'ai vu les… trucs arriver, j'ai cru que vous étiez morts.
Theredun fronça les sourcils, ennuyé.
-C'est une longue histoire. Nous avons été piégés et retenus loin du convoi.
-Et Eodan…
-Il va bien, je crois. Enfin, c'est ce qu'ils disent. Si tu veux le voir, il est quelque part par là.
Il désigna une tente, un peu plus loin. Anthony le remercia et courut presque pour s'y rendre, étonnamment soulagé. Dire qu'ils les avaient crus morts ! Au final, tout pouvait s'arranger. Un élan de culpabilité le submergea lorsqu'il repensa à tous les cadavres qu'il avait vus, mais il l'écarta de ses pensées. Pour l'instant, il avait le droit d'être un minimum content, même si ça faisait de lui un monstre.
Le Transféré s'arrêta devant un feu de camp, allumé cette fois. Un elfe y était assis et discutait avec un homme qu'il identifia comme le seigneur Elgarian : beaux habits, bijoux et air supérieur typique des gens de la haute. Il n'avait aucune blessure, évidemment, vu que tout le monde s'était acharné à le protéger. L'elfe leva les yeux vers le nouveau venu, bientôt imité par le noble.
-Ah, le sans-parole ! s'écria ce dernier dans un français assez correct. Il paraît que tu es le fils d'Edouard Westwood ?
-Euh… oui, répondit l'intéressé, surpris.
-Je suis heureux que tu t'en sois sorti, ton père n'aurait jamais pardonné ta perte.
-Vous le connaissez ? s'étonna Anthony.
Comment autant de gens pouvaient-ils connaître son père ? Était-il tellement important, alors qu'il n'était arrivé ici que depuis une dizaine d'années ?
-Bien sûr, sourit Elgarian. Tout le monde le connaît, à Osgiliath, c'est un homme très influent.
-A ce point ?
Le noble acquiesça.
-Je ne pense pas être la personne la mieux placée pour t'expliquer ça… il le fera lui-même lorsque vous vous retrouverez.
Le jeune homme sourit à son tour, involontairement. L'idée de retrouver son père était de plus en plus réelle, malgré tout ce qui lui arrivait. Il se rapprochait de son but, d'Osgiliath, de l'homme qui avait disparu sans laisser de traces. Mais pour l'instant, l'important était de retrouver Eodan. Le Transféré remercia le seigneur Elgarian, s'inclinant maladroitement devant lui, puis repéra la tente que lui avait indiquée Theredun et y entra.
Une dizaine de personnes étaient couchées sur des sortes de couvertures posées à même le sol. La plupart d'entre elles dormaient ou étaient inconscientes, ceux qui étaient éveillés gémissaient doucement ? Deux hommes, sans doute des médecins, s'occupaient d'eux et ne le regardèrent même pas. Le Transféré s'agenouilla auprès d'Eodan, casé près de l'entrée.
-Je suis désolé, murmura-t-il à son compagnon endormi. J'aurais dû refuser dès le début.
Il commença à pleurer silencieusement, sans vraiment savoir pourquoi. Pour tout, en fait. Depuis qu'il était arrivé, il enchaînait les catastrophes… il en avait marre. Comment supporter tout ça ? Il n'avait pas le temps de se remettre d'une tragédie qu'une autre le touchait. Au final, il accumulait encore et encore toute cette douleur et ce mal être.
-Je veux rentrer, lâcha-t-il en s'essuyant le visage.
Il se releva, renifla deux ou trois fois et frotta vigoureusement son visage avant de sortir de l'abri. Il n'avait vraiment pas envie de retourner près des cadavres il lui fallait un endroit où il pourrait réfléchir tranquillement.
Le jeune homme se mit en quête d'un tel endroit, s'éloignant sensiblement du camp de fortune. De nombreux feux étaient allumés un peu partout, entourés de voyageurs traumatisés ou de soldats légèrement blessés. Trois chariots intacts avaient été traînés hors de la route, un quatrième était gardé par deux hommes. Sans doute celui du seigneur Elgarian. Anthony ne vit pas de trace des autres elfes, mais finit par les trouver en train de monter la garde, face à l'immense plaine.
-… ?
Ils l'avaient vu, évidemment. L'un d'eux s'était approché en moins d'une seconde, silencieux comme la brume, et lui parlait dans une langue incompréhensible. Et pourtant, le Transféré saisissait l'essentiel… quel étrange sensation !
-Je vais bien, répondit-il. Vous savez qui je suis ?
-…
-Oh… donc je suis un sans-parole ? Je croyais que c'était une sorte de muet…
-…
-Je… mais si personne ne me comprends, comment Theredun et le seigneur Elgarian peuvent-il connaître ma langue ?
L'elfe regarda un de ses compagnons, encore à l'écart. L'intéressé soupira et les rejoignit, visiblement ennuyé, en traînant presque les pieds.
-Je me nomme Ferindel, sans-parole, dit-il dans un français parfait, sans aucun accen. De nombreuses personnes connaissent ta langue.
-Comment ? s'étonna Anthony.
-Les sans-parole apportent souvent des connaissances qui nous sont inconnues… Quand l'un d'entre eux se fait une place dans la société des Hommes, sa langue si étrange devient une marque de progressisme et d'érudition.
Le jeune homme écarquilla les yeux. A ce point ? C'était incroyable ! Mais ça expliquait pourquoi le seigneur Elgarian savait parler français… c'était une sorte de mode locale. En fait, c'était assez logique, les gens avaient dû vouloir d'attirer les faveurs des Transféré en apprenant leur langage. Allait-il lui aussi être confronté à des personnes avides de connaissance et de pouvoir ?
Cependant, une chose restait obscure.
-Comment puis-je vous comprendre ? demanda-t-il aux deux elfes. Même quand vous ne parlez pas français, je saisis ce que vous dites.
-…
-Nous faisons passer nos émotions, c'est tout, expliqua Ferindel.
-C'est aussi simple ?
-Cela suffit à nous faire comprendre, mais nous ne pouvons exprimer que des idées vagues, des phrases incomplètes dont ton esprit comble les trous.
-Je comprends… Et vous, pourquoi parlez-vous ma langue, alors ? Vous n'en avez pas besoin.
L'elfe eut un rire un peu sec et rejeta ses longs cheveux noirs en arrière, dans un geste très gracieux mais terriblement, et sans doute involontairement, prétentieux.
-Je l'ai apprise au fil des siècles, et je le regrette.
-…Pourquoi ? s'enquit me Transféré, légèrement vexé.
Ferindel sembla réfléchir.
-Vois-tu… lorsqu'un sans-parole apparaît ici, il brise l'harmonie de ce monde, au même titre que la création d'une créature malfaisante par la magie. Pour y remédier, notre… comment dire… notre « réalité » effectue une opération inverse et malheureuse.
-Je ne comprends pas…
-Elle envoie une personne de ce monde vers le vôtre, tout simplement. Un humain, pour être précis. Quelqu'un qui répond aux mêmes caractéristiques physiques et spirituelles que le sans-parole.
-Vous voulez dire qu'en arrivant ici, j'ai condamné quelqu'un à être envoyé chez… moi ?
-Exactement.
Anthony sentit soudain son estomac se nouer. Il pensa à sa mère, à sa sœur, au reste de sa famille, à ses amis… Ce qu'ils ressentaient envers sa disparition, ce que lui-même avait ressenti lorsque son père avait disparu, des gens avaient les mêmes sentiments dans ce monde, tout ça à cause de lui ?
Non, ce n'était pas sa faute, il n'avait pas choisi de venir ici.
Il n'y était pour rien.
