Je suis de retour pour vous jouer de mauvais tours! Heu… Vous poster d'EXELLENTS chapitres!!
Et oui, je suis revenue de mon voyage et je vous concocte dès maintenant de nouveaux chapitres, voir de nouvelles fic.
Avant, je voudrais remercier énormément Lyzianor pour ses reviews assidues. Je suis vraiment heureuse que mes écrits te plaisent et c'est toujours un plaisir de lire tes commentaires, surtout en rentrant de vacances! Si tu as été touchée à ce point par Mon étoile, j'ai vraiment hâte de voir tes commentaires pour la suite de Tout pour tes bras! Je ne veux pas dévoiler de punch mais la suite sera forte en émotions et ma façon d'écrire est sans cesse en amélioration (une chance!), le tout promet pleurs, dégout, indignation… mais surtout beaucoup d'amusement! :P
Également merci à ma nouvelle fan, Lune. Pour répondre à ta question, Vincent a le contrôle presque total sur Chaos dans ma fic mais parfois… On ne sait jamais… Il pourrait bien y avoir un viol en effet… plus tard… et pas dans le sens que tu l'imagine XD (Je suis diabolique!) Merci de me reviewer, c'est hyper apprécié! Et t'en fait pas, je ne te trouve pas bizarre… Et pour le perverse… je suis mal placée pour juger :P
Encore et toujours merci à ma Tori Ki qui approuve mes textes, elle qui m'aide à forger l'histoire!
Merci aussi à toutes mes autres fidèles lectrices à qui je peux répondre individuellement aux comm' ou qui ne me review pas, je suis vraiment heureuse de vous faire passer un bon moment et d'éclairer votre journée!
Assez de blabla, place à la fic! (Ça promet, il est 18h15 et à cause des ma coutre nuit de 4h (U.U) et du décalage horaire, je pique déjà du nez…
**Je suis québécoise et ici on dit : déjeuner, diner, souper et j'écris ma fic selon ce modèle. Je veux simplement éviter la confusion avec petit déjeuner, déjeuner et diner (en Europe). Merci**
Le lendemain matin, Reno se réveilla doucement sans raison particulière. La nuit avait été courte mais il se sentait reposé et bien. Les yeux fermées, il sentait contre lui le corps brulant de son amant. Un léger sourire étira ses lèvres chatouillées par les mèches d'ébènes de Vincent. Les jambes emmêlées avec celles possessives de son ténébreux, la tête bien callée dans son cou où la peau y était douce comme la soie, sentant ses bras protecteurs autour de son corps presque nu… Reno était bien.
Pour une fois, il voulait rester là sans bouger. Le roux sourit. Habituellement, il ne tenait pas en place et se levait ou alors il aurait fait tout et n'importe quoi pour réveiller Vincent et ne pas être seul. Mais là, il était bien.
Il calla un peu plus son visage sous la crinière de Vincent, faisant tout pour avoir plus de contact avec cette peau si tendre et désirable. Les lèvres appuyées sous l'oreille, où l'os de la mâchoire cesse de définir la forme du visage, il appuya légèrement, tel un effleurement de papillon et déposa un petit baiser chaste et silencieux. Inconsciemment, perdu entre la folie du sommeil et celle de sentir Vincent contre lui, Reno déposa une seconde fois avec une douceur insoupçonnée, un baiser invisible sur la peau pâle à sa portée. Puis un autre, et encore un, toujours aussi doux et léger, couvrant le petit périmètre de chair d'amour instinctif et naturel, totalement non calculé et irréfléchi, juste d'amour, simplement.
Après une multitude de baisers discrets, l'inconscient du rouquin voulu plus, voulu offrir plus à Vincent et se contenter soi-même avec cette nouvelle caresse. Doucement, Reno pointa le bout de la langue pour goûter la peau de son amant. Avec une tendresse infinie, il décrivit de petits cercles et fit de légères léchouilles dans son petit coin derrière la mâchoire. Soudain, un léger bruit accompagné d'un petit remuement sous lui le tira de sa rêverie, se rendant compte avec horreur de ce qu'il faisait avec sa langue expérimentée.
Il se mordit la lèvre et ouvrit les yeux de quelques millimètres même s'il ne distinguait que des cheveux, s'en voulant. Pour une fois qu'il se réveillait avant Vincent et restait coucher à profiter!
-Pourvus qu'il ne se soit pas réveillé! On est bien là! Dors…Pensa-t-il de toutes ses forces encore endormies. Allez, dors… MAIS DORS J'AI DIS! J'espère que je ne pense pas trop fort!
Reno entendit une grande inspiration lente alors que lui, cessait de respirer. Les bras puissants autour de son corps resserrèrent leur étau comme s'ils protégeaient un secret et le rouquin sentit également le nez et la bouche de Vincent lisser doucement des cheveux puis s'éloigner un instant –pour regarder l'heure probablement- et recommencer faiblement, devenant de moins en moins convainquant à chaque caresse.
Puis, ce fut le calme. Le silence. L'immobilité.
Respiration lente et régulière. Reno se risqua à respirer et attendit un peu. Il s'était rendormit. Quelle chance!
Soulagé, Reno se détendit. S'il se réveillait, il se lèverait, prendrait sa douche, déjeunerait… finit de traîner au lit! Et il était si mignon à dormir comme ça… et à le serrer contre lui, serrer sa peau nue contre son pyjama à la chaleur volcanique…
Reno ne put s'en empêcher, sa langue se fraya se nouveau un chemin hors de sa bouche, consciemment cette fois, et vint caresser le cou blanc offert, sa tête rousse y étant toujours enfuie.
Il le lécha consciencieusement jusqu'à ce qu'il arrive au point du réveil, où il s'arrêta, attendant quelques minutes pour s'assurer que son amour repartait bien voir à quoi ressemblait ses rêves avant de recommencer. Il s'amusa ainsi un long moment, se libérant lentement des bras du sommeil qui restaient accrochés à lui. Reno continua en écartant un peu le chandail de Vincent et descendit sur le trapèze, puis la clavicule. Il passa sur la pomme d'Adam en roulant centimètre par centimètre sur le corps de son amant afin de se retrouver complètement dessus alors qu'il remontait la jugulaire de l'autre côté du cou jusque sous son lobe d'oreille. Le tout en continuant son manège pour le tenir à demi inconscient.
En voyant du coin de l'œil l'heure sur le cadran, il redescendit vers le menton de son amant en petits baisers câlins et moins discrets, cessant ainsi de rappeler le sommeil au brun. Il aurait pu continuer un moment mais il voulait un peu de temps avec Vincent avant le boulot. Reno posa son front et son nez taquin contre ceux de son amant tout en le chatouillant gentiment. Il ouvrit finalement les yeux de quelques millimètres avec un léger sourire, nullement surprit de la présence de son amant sur, et non à côté, de lui.
-Bon matin chaton, fit le rouquin en volant un baiser chaste et espiègle à Vincent. Tu m'as manqué, tu sais? Je n'ai même pas pris de pause hier soir en revenant, ronronna-t-il en se blottissant dans les bras consolants de Vincent, cachant de nouveau son visage dans son cou.
-C'est gentil… répondit Vincent encore ensommeillé. Il frictionna le dos de son amant en savourant sa présence qui lui avait également, il ne le dirait pas bien-sur, manquée, tout en prenant une grande inspiration. Tu sens bon, murmura-t-il, toujours aussi ensommeillé et peu poétique à cette heure.
-Hummm… et toi tu goute bon… minauda de nouveau Reno en laissant encore sa langue vagabonder sur la peau lisse et déjà humide de salive.
Reno s'accrocha à Vincent et se laissa glisser sur le côté, inversant mollement leurs positions. Se forçant à ouvrir les yeux pour contempler son amant, il posa ses mains sur les épaules encore faiblement marquées de traces d'ongle et de suçons.
Ils étaient si bien… Chacun souhaitaient que ce moment dure toute leurs vies et encore… mais voilà, s'ils voulaient s'habiller et se préparer lentement, sans se presser et aller déjeuner avec tout le monde comme prévu, ils devraient se lever… Encore cinq minutes, décida Reno en refermant ses paupières plus que lourdes. Juste cinq… petite… minutes… juste…
Quinze minutes plus tard, le réveil sonna bruyamment dans la pièce. Reno ouvrit de grands yeux surpris mais réagit rapidement en se retournant avec l'intention d'éteindre la sonnerie. Trop rapidement apparemment car il tomba du lit avec un bruit mat et une exclamation étouffée ressemblant à un sac d'air qui s'ouvre brusquement. Il se releva difficilement en se frottant la tête et tira haineusement le fil du cadran pour le débrancher. Le mépris sur son visage devenait du coup plutôt comique quand on savait que l'objet de ses tourmentes était un pauvre réveille-matin.
Vincent sourit et tendit la main à Reno pour qu'il l'aide à se sortir du lit si accueillant. Reno l'attira à lui et le serra dans ses bras en retrouvant son sourire. Ils se rendirent à la douche et se lavèrent plus ou moins mutuellement avant de sortir pour finir leur toilette.
Les tourtereaux partirent du petit appart main dans la main et prirent le chemin de la salle à manger où tout le monde devait se retrouver. Une seconde avant d'entrer, Vincent lâcha la main de Reno pour ouvrir la porte. Le rouquin remarqua qu'il avait de nouveau son visage impassible. Résigné, il entra dans la pièce à sa suite sans reprendre sa main et s'assit à ses côtés et lançant un «Yo, bon matin tout le monde!» plutôt bruyant. Les autres convives saluèrent les nouveaux arrivants en souriant.
Tout le monde parlait joyeusement avec leurs voisins, qu'ils aient été ennemis ou non dans le passé et l'ambiance était plutôt plaisante. Reno et Vincent s'étaient servis des toasts et joints aux conversations.
-C'est génial que tu aie pu quitter tes fonctions pour venir te joindre à nous! Disait Reno à Reeves de l'autre côté de lui.
-Oui, Rufus a reconnu que sans Cait, Avalanche n'était pas le même groupe… quoi qu'il ne fasse pas grand-chose… Et puis pour moi, c'est toujours plus intéressant que des documents! Répondit-t-il en riant. Shalua et Shelke sont moins chanceuses, elles vont participer mais doivent quand même rester pour s'occuper de l'infirmerie, c'est pour ça justement qu'elles ne sont pas là ce matin… Tu es revenu tard hier? Rufus nous avait dit que toi et Rude ne seriez peut-être pas encore rentrés ce matin…
-En fait, je suis revenu ce matin, vraiment très de bonne heure, rit Reno en posant sa main sur la cuisse de Vincent sous la table, le sentant se raidir un peu. Je me suis endormi aussitôt que je suis arrivé, mais je ne voulais pas dormir tout seul dans l'hélico, je n'aurais pas laissé Vincent mourir de froid! Déclara Reno avec un petit sourire entendu avant de se retourner vers son amant, laissant Reeves incertain d'avoir bien comprit sa dernière remarque. Hein mon amour! Continua Reno à l'intention de Vincent sans que personne ne l'entende réellement, sauf Reeves qui se demandait encore s'il avait bien comprit la première phrase. Tu en a partout! Déclara Reno en riant, faisant allusion au Nutella qu'il s'était étalé sur la figure.
Vincent leva la main pour tenter de se nettoyer la bouche mais ne réussit qu'à étendre le chocolat. Il regarda Reno dans les yeux, non en avertissement comme le rouquin s'y attendait, mais plutôt avec résignation… comme s'il disait «bon vas-y puisque je n'ai pas le choix, mais fait ça vite».
Tout en riant du Nutella aux coins de la bouche de son amant ainsi que de son expression légèrement confuse, Reno se pencha et l'embrassa passionnément tout en léchant subtilement le chocolat. Heureux et dans leur petit cocon intime, oubliant tout autour d'eux, le couple ne se rendit pas compte du silence qui se fit progressivement autour de la table, ni des paires d'yeux de plus en plus nombreuses qui les dévisageaient.
Se souvenant au bout de longues secondes de l'endroit où ils étaient, Vincent mit fin au baiser doucement en se reculant. Ses yeux firent rapidement le tour de la pièce silencieuse avant de se baisser sur son assiette pour prendre sa tranche de pain à demi mangée et d'en prendre une bouchée pour cacher le semblant de sourire qui tentait d'apparaître sur son visage. Il n'avait pas sa cape pour se cacher, il l'enlevait pour manger, et ne pouvait donc se cacher derrière son col. Tant pis, il se cacherait derrière son déjeuner.
Reno prit le temps d'observer les diverses expressions tout en riant aux larmes intérieurement. Reeves semblait si confus et incapable de faire ou dire quoi que ce soit qu'on se demandait s'il avait encore un cerveau. Cid avait échappé sa cuillère dans son bol de céréales et Cloud était bouche-bée avec de grands yeux, plus étonné par la candeur des deux amants que par leur liaison. Les autres Turks avaient levés les yeux au ciel et avaient continué de manger alors que Rufus riait discrètement, se disant que le repas allait devenir intéressant. Barret avait les sourcils froncé en parodie moins exagérée que Reeves et Nanaki semblait peu intéressé. Tifa par contre était bien calée dans sa chaise, accrochée à celle-ci en les regardant avec de grands yeux terrifiés et dégoutés.
Un bruit brusque et métallique les fit tous sursauter.
-Par Da Chaos! Vous êtes ensembles!
C'était Yuffie qui venait de poser brutalement sa cuillère sur la table. Elle regardait Vincent avec incompréhension et Reno avec hargne.
-Et oui… répondit simplement Reno, un peu rêveur. Je suis chanceux hein? Ajouta-t-il sur un ton excité de confidence.
Yuffie ouvrit grand la bouche.
-Mais… Vincent…! Je croyais qu'on était ensembles moi!
Le brun arqua un sourcil, parfaitement synchronisé avec celui de Reno. Les deux partageait la même pensée, quoique modifiée par leurs tempéraments, l'un interrogateur et surpris à la fois, l'autre un peu frustré et protecteur, à la limite du jaloux que les mots «être ensembles» soit sortit de la bouche de quelqu'un d'autre en parlant de son amant. Caprices d'adolescente…
-Et oui… c'est ça qui arrive quand on est une petite morveuse, ne put s'empêcher de répondre Reno devant le mutisme de Vincent, encore étonné de la déclaration.
-Quoi? Moi? S'écria la plus jeune. Tu vas voir!
Elle se leva de sa chaise et fit le tour de la table circulaire sous les regards confus des autres présents. Reno se leva de la sienne et croisa les bras comme le faisait si souvent son amant en l'attendant. Arrivée, elle se planta devant lui et le toisa du regard sur un air de défi. Reno la regardait également de toute sa hauteur, mais plus comme s'il s'agissait d'un insecte particulièrement répugnant.
-Il est à moi, menaça Yuffie entre ses dents le plus menaçant possible, ce qui était peu pour Reno, un Turks.
-On paris, petite? Demanda Reno en insistant sur le surnom.
-T'a pas le droit, carotte! Répliqua Yuffie, sortant le premier nom insultant qui lui venait en tête. Il est à moi, je vais l'avoir! Je… je l'avais presque! Criait-elle en perdant de plus en plus son assurance, se rendant également compte des yeux scrutateurs de l'assistance.
Les deux donnaient l'impression de deux enfants entrain de se chamailler. Le malaise qu'avaient créé les deux hommes en était quelque peu atténué mais le public restait silencieux, incertain. Denzel et Marlène continuaient de manger, ne comprenant manifestement rien à la situation et Barret semblait remercier le ciel que sa petite Marlène soit plus sage que Yuffie. Reeves par contre, semblait encore plus perdu que plus tôt et Tifa, la surprise passée, réellement dégoutée.
-Et moi je te dis qu'il est à moi, répliqua Reno, au bord de l'explosion. Et si tu me crois pas, t'a qu'à venir écouter à notre porte ce soir, tu risque plus de douter après! Gamine ninja sans envergure! Je paris que t'auras jamais entendu des cr…
À ce moment, Vincent sembla se rendre compte qu'il était l'objet de la dispute et il se leva pour éloigner les deux adversaires l'un de l'autre.
-Du calme, c'est flatteur Yuffie, mais Reno a raison et puis, je ne suis pas pédophile…
Le visage de la jeune femme devint rouge de rage alors qu'elle serrait encore plus les dents. Vincent comprit son erreur un peu trop tard. À l'époque, elle avait seize ans et déjà, cela l'insultait de se faire traiter d'enfant. Maintenant, elle devait avoir quoi? Vingt ans? Peut-être plus…
-Je-ne-suis-pas-une-enfant! S'écria-t-elle, les dents crissant, les yeux réduits à deux minces fentes.
À toute vitesse, son pied décolla et fusa vers le visage de Reno. Il n'eut même pas le temps de réagir qu'une main doré attrapa la cheville de la jeune ninja. Sans aucune délicatesse, le visage de nouveau glacial et même plus encore, Vincent tourna violement la cheville, faisant perdre l'équilibre à sa propriétaire qui se rattrapa à la dernière seconde en posant ses mains au sol.
-N'essaie même pas, murmura Vincent, menaçant avec sa voix grave et sa poigne de fer sur la cheville de sa victime.
Il lâcha la jeune femme sans brusquerie et la laissa se remettre sur pied. Elle leur tourna le dos, rouge de honte et retourna à sa place d'un pas raide. Les deux amants firent de même, Reno en bougonnant, Vincent plus froid que jamais.
-Des commentaires? Demanda-t-il en parcourant ses amis et collègues du regard.
-Je n'ai pas dit mon dernier mot, souffla Yuffie.
Vincent l'ignora et le repas reprit, un peu moins animé que précédemment. Reno s'attrista de voir que Vincent avait retrouvé son masque impassible et se terrait de nouveau dans son mutisme. Il semblait plus heureux avant l'épisode de Yuffie et moins… renfermé. Ce début d'ouverture sur les relations sociales semblait avoir disparut, encore une fois enfermé au fond de son être glacé que seul lui, Reno, réussissait à son grand bonheur à dégivrer un peu. Vraiment, Yuffie lui paierait!
-Bon, alors comme prévus… Commença Rufus quand Barret eu terminé ses quatre bol de céréales et ses dix-huit toasts.
Et il démarra son récit du moment où Vincent avait réintégré les Turks jusqu'au jour de ce déjeuner, parfois interrompu par de légères toux d'Elena ou de Tseng quand il s'égarait du sujet.
Les membres d'Avalanche écoutaient avec attention sans l'interrompre. Tifa lançait parfois des regards dégoutés au couple lorsqu'ils étaient mentionnés dans le récit. Marlène et Denzel s'étaient éclipsés, trouvant les conversations des adultes fort ennuyeuses et ne comprenant rien aux histoires de clones informatisés ou de cellules mutées. Tout cela était trop scientifique pour des enfants même pas encore rendus à l'adolescence et ils partirent explorer les étages de la Shinra. Yuffie, elle, n'avait rien écouté, elle était trop occupée à jeter des regards meurtriers à Reno… qui lui rendait bien.
-… ainsi qu'elle est sortie de sa grotte, termina Rufus au bout d'un long, très long moment, en particulier pour ceux connaissant déjà l'histoire. Donc on va prendre une pause, histoire de se dégourdir les jambes et tout le monde revient ici dans vingt minutes pour parler stratégie d'action.
Reno et Vincent sortirent et se mirent à marcher dans un couloir désert, le rouquin parlant de tout et de rien. Trop joyeux, il ne vit pas une petite masse cachée sur le haut d'une armoire lui sauter dessus. Sans comprendre ni pourquoi, ni comment, il se retrouva affalé sur le sol avec une jeune fille assise sur son dos.
-Je t'avais dis que je ne ta lâcherais pas, fit-elle, victorieuse à son oreille.
Vincent avait sursauté violement en voyant Reno s'effondrer subitement. Avant qu'un combat ne soit engagé, il saisit Yuffie pas le collet et la tira en arrière.
-Yuffie bon sang! Ça suffit, laisse-le tranquille! J'ai parfaitement le droit d'être avec lui et puis… tu m'écoute?
Apparemment pas, elle avait les yeux fixés sur Reno et le dévisageait rageusement.
-Je t'aurai la prochaine fois, menaça-t-elle.
Vincent la lâcha et elle tourna les talons, puis disparut. Légèrement déboussolé, Vincent la regarda partir avant de se tourner vers Reno et de lui tendre la main pour l'aider à se relever.
-Je compte sur toi pour ne pas embarquer dans son jeu. Ça va aller? Lui demanda-t-il.
-Mais c'est quoi son problème à cette espèce de… hein? Oh heu… oui, oui, ça va aller je… j'ai rien… fit-il en comprenant les parole de son amant et en croisant ses yeux sévères. Mais t'as vu hein, ce n'est pas moi, c'est elle qui a commencé! Ne me regarde pas comme ça!
Reno fit une moue d'enfant disputé avant qu'ils ne se remettent à marcher, le rouquin guettant les recoins et le plafond d'un air nerveux, étant beaucoup moins virulent que précédemment.
-Ok, arrête de regarder autour de toi comme un paranoïaque, fit alors Vincent. Je n'ai pas l'intention de vous laisser vous bagarrer, tu l'encourage en répondant à ses caprices, on doit coopérer et ça ne nous aide pas ça! Ensuite, arrête d'essayer de la tuer du regard, tu n'as rien à lui prouver. Et puis sache que je n'ai pas oublié ce que je t'ai dis hier à la pause et pour rien au monde je n'enfreindrai cette promesse.
Un léger sourire flotta sur le visage de Reno mais intérieurement, il avait envi de pleurer. C'était la deuxième fois que Vincent lui parlait de «ce qu'il lui avait dit à la pause». Était-ce si dur de le répéter?
-Reno, je t'aime, ta simple présence m'apaise, tu as été celui qui ma véritablement réveillé, tu as été l'étoile dans ma nuit interminable, celui qui ma guidé pour mieux revenir-
Avait-il été si difficile de prononcer ces mots pour Vincent? C'était pourtant si doux de dire je t'aime…
Reno baissa la tête et regarda ses souliers de peur que ses yeux ne laissent transparaitre sa détresse. Il ne voulait pas que Vincent voit sa tristesse, son ''vide''. Il ne voulait pas le brusquer, prêt à se sacrifier et porter sa douleur. Pourtant, il savait que Vincent l'aimait, cela ne devrait-il pas suffire? Lui-même se retenait pour ne pas lui répéter à toutes les cinq secondes pour ne pas l'ennuyer… Pourquoi lui ne le faisait pas?
-Mais pour l'instant, on devrait y retourner, il nous reste cinq minutes, fit la voix grave et neutre de Vincent, le tirant de ses songes.
Il se pencha, releva son menton et l'embrassa chastement, ne voyant pas l'eau salée qui emplissait les yeux de Reno peu à peu. Il fit trois pas vers la salle de réunion où ils avaient tous mangé et, ne sentant pas Reno à ses côtés, se retourna.
-Tu viens?
Reno se tenait au milieu du corridor et ne bougeait pas d'un pouce, les yeux grands ouverts, il fixait Vincent. Autour de son cou, ses poignets et ses chevilles, des serpents gluants, ressemblant plus à des vers de terre géants et élastiques, bougeaient légèrement en se contractant. La surprise était visible sur son visage alors que sa gorge était de plus en plus à l'étroit dans l'étau du corps visqueux.
-Animaux du labo… Hojo… J… Jenov… Fut tout ce qu'il put dire avant que le reptile étrange ne resserre suffisamment sa prise pour l'empêcher de respirer.
Un éclair de peur traversa les yeux de Vincent. Entre lui et son amour, un nuage verdâtre flottait d'un bout à l'autre du corridor, bloquant le passage tel un écran. Il était gazeux mais semblait avoir une texture, il en émanait une odeur faible et métallique alors qu'il flottait paresseusement. Du mako. Dangereux d'entrer à l'intérieur, suicidaire en fait… Il s'agissait d'une substance particulièrement acide et toxique.
Immobile, Reno tentait de garder le peu d'espace qu'il lui restait dans la gorge pour respirer mais le serpent resserrait sans cesse. Le rouquin garda sa respiration et resta calme, espérant rester conscient le plus longtemps possible… ou du moins en vie.
Avec un peu plus de temps, il aurait pu se libérer mais les idées lui tournaient. Par le manque d'oxygène et aussi les hypothèses qu'il se faisait à une vitesse folle.
S'ils attaquaient, c'étaient pour les inquiéter et les empêcher de faire des plans… Leur faire perdre du temps et… ça marchait bordel! Minute, cela voulait dire… que les deux femmes avaient peur d'eux?
Reno voulait tout dire à Vincent mais ne pouvait rien faire, seuls ses yeux pouvaient bouger… Il voyait la tête munie d'une crête hideuse du reptile muté fixer Vincent avec provocation au travers du nuage vert… Comme s'il voulait lui dire que…
-Alors Valentine, ça fait quoi de voir la personne qu'on aime mourir une deuxième fois? Demanda une voix hideuse de vieil homme.
Minute, cette… chose… pouvait parler? S'inquiéta Reno en commençant à voir des points noir plus vite qu'il ne l'avait prévu. Tout cela était arrivé trop vite. Il ferma les yeux.
Affolé et crispé à l'extrême, Vincent entendit un corps tomber au sol suivit d'un ricanement. Cette voix…
Tant pis, le brun se protégea le visage de sa cape, retint son souffle et pénétra dans le nuage acide.
-Que comptes-tu faire? Il est déjà mort! Fit le serpent avec contentement.
N'écoutant rien, Vincent repéra la masse de cheveux de Reno rapidement et le tira de l'autre côté de l'écran glauque meurtrier, protégeant la peau nue de son visage et de ses mains avec ses vêtements. Il se fichait bien de ce qui pouvait l'attaquer, son seul objectif était de sortir Reno de là.
Il l'étendit rapidement au sol et vit un serpent s'éloigner en sifflant furieusement. Avec empressement, le brun vérifia les battements de cœur de son amant. Faible, débalancé. Il se pencha pour voir s'il respirait. Rauque, saccadé. Sans attendre, il pinça le nez de Reno et commença une manœuvre de réanimation.
-Reno! Vincent! S'exclama la voix d'Elena
Des pas de course retentirent de l'autre côté du nuage de mako. Vincent n'eut pas le temps de dire quoique ce soit que la silhouette floue de la jeune femme pénétra dans le brouillard dense.
-Mais… Qu'est-ce que kof kof… kof…
Les autres pas s'arrêtèrent net en entendant Elena s'effondrer au sol en poussant un cri, accompagné de celui de Vincent leur ordonnant de s'arrêter. Une seconde d'incompréhension plana sur les autres Turks, le président et les membres d'Avalanche avant que chacun ne fasse un bond de côté en poussant un léger cri. Les serpents leur passèrent entre les jambes en sifflant alors que l'un deux se retournait vers Vincent, retourné à sa tâche de premiers soins sur Reno.
-Comme c'est triste, deux Turks morts au lieu d'un seul, commenta la voix hideuse. Au fait, tu n'as toujours pas répondu à ma question, spécimen 6… réfléchit-y bien, je te le demanderai la prochaine fois qu'on se verra avant de te tuer à ton tour… À moins que tu ne décide de le faire toi-même plus tôt, conclu le reptile en ricanant avant de s'enfuir entre les jambes des nouveaux arrivants.
Le nuage de mako devint alors plus opaque et plus petit, sans doute plus concentré, et suivit les serpents, obligeant chacun à se coller au mur pour ne pas être touché. Tous purent alors voir Elena au sol, inanimée, les vêtements en charpie laissant voir de grandes parcelles de restant de peau, le sang coulant abondamment des nombreuses plaies couvrant son corps brulé à l'acide.
Les regards glissèrent alors un peu plus loin vers le couple au sol. La cape rouge n'était plus qu'un souvenir ainsi qu'une bonne partie du reste de leurs vêtements mais ils ne semblaient pas avoir subit de blessures graves. Le cuir, plus épais que l'uniforme des Turks, de Vincent l'avait protégé plus longtemps et Reno n'avait fait qu'un rapide passage dans le gaz.
Tseng fut le premier à réagir. Il saisit vivement le corps inerte d'Elena, faisant fit du sang coulant sur lui, il en avait déjà vu d'autre, et courut vers l'infirmerie, suivit par Tifa, qui avait lié des liens avec la jeune femme la veille et le matin même et Cait Sit qui transmettait des informations à Shalua directement au téléphone de son bureau, Reeves lui ayant ajouté un dispositif de communication amélioré.
Les autres se rongeaient les ongles en retenant leur respiration, priant pour que Reno revienne à lui. Ils ne savaient pas ce qu'il avait mais le simple fait de ne pas le voir sauter partout en hurlant des chansons sans queue ni tête les paniquaient.
Enfin, au bout d'un moment, Vincent eut un léger sursaut et la main tremblante de Reno vint se poser sans conviction sur sa nuque alors que le ranimé enfonçait tendrement un peu plus sa langue dans la bouche de son amant.
-Merci, réussit-il à chuchoter faiblement contre ses lèvres.
-J'l'emmèn' à l'infirm'rie, déclara Barret en prenant un Reno alarmant dans ses bras, les yeux à demi fermés, la bouche entre-ouverte. Ça va? Tu peux marcher tu' seul? Demanda-t-il à Vincent qui tendait la main vers Reno. Pense-y mêm' pas! Tu l'prendras pas, fit sèchement Barret en se tournant dos à Vincent qui ouvrait la bouche pour protester. T'es pas beau à voir, toé non plus!
Et ce fut de nouveau le trou noir pour Reno.
-*=*=*-
Bip… Bip…
Reno entendait vaguement du bruit qui résonnait dans sa tête tel un tambour. Difficilement, il entre-ouvrit les yeux. Tout était blanc et il y avait beaucoup de monde…
Bip… Bip…
Il y avait de l'agitation autour. Et le bruit était plus fort. Le rouquin était perdu, il ne savait pas où il était, ni pourquoi, une seule chose persistait dans le brouillard de ses pensées. Une voix. Au fait, tu n'as toujours pas répondu à ma question, spécimen 6… Cette voix qu'il connaissait et détestait et pourtant qu'il n'arrivait pas à identifier…
Bip… Bip…
Et puis tout tambourinait. La tête lui tournait tellement qu'il avait l'impression que son cerveau allait exploser sous la pression… Il avait de la difficulté à avaler et à respirer et ce truc qui lui couvrait la bouche et le nez, le bombardant de trop d'air…. Et ce foutu de mal de gorge!
Bip… Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…
Pourquoi tout le monde courrait tout d'un coup? C'était Elena sur l'autre lit? Quelqu'un, dépêchez-vous… Il y a quelque chose qui crie sur le feu…
-On la perd, s'écria une voix. Vite!
On perd quoi? La…? Reno avait un de ces maux de crâne… et ce bip aigu qui n'arrêtait pas!
Voilà! Mon record, en deux jour le chapitre :D
J'espère qu'il vous plaira même si je l'ai écrit en dormant à demi sur mon clavier. J'aurais voulu le continuer un peu plus mais j'ai hâte de poster et je sais que plusieurs attendent alors voilà!
Je ne vous met pas de bloopers, il n'y en a pas et c'est trop long, je veux poster :P
Deux mots : (Vraiment très très grosse immense) Mauvaise nouvelle (Qui n'a pas rapport avec Elena… ou peut-être que oui… si je vous le dis, ça sera plus drôle… mais ce n'est pas nécessairement Elena… mais comme je veux rien vous dévoiler, je vous dis rien…)
Où je suis rendue : 33/63
Shoku ;D
