De retour!

Voici -enfin- un nouveau chapitre de Tout pour tes bras… bien que le nombre de review en un mois soit plus que décevant… une seule pff… Pour un grand moment d'émotion… rattrapez-vous sinon…!

P.S. Certains points de la fic pourraient changer, rien de dramatique, seulement des détails, tel que l'emplacement de chaque endroit sur les étages de la Shinra, l'âge ou des truc du genre.


-Reno, il me reste trois jours et je veux les passer avec toi, peu importe l'heure ou l'endroit… Ensuite… je… je continuerai de… de veiller sur toi mais je…

Reno resta immobile, assis sur le lit, à contempler les yeux éteints et voilé de larmes qui lui faisaient face. Le message peinait à trouver son chemin et les mots perdaient leur sens dans l'esprit du rouquin. Dans la petite chambre, tout ce qui existait était Vincent agenouillé devant lui, serrant ses mains dans les siennes.

-Trois jours…?

Ces mots résonnaient dans la tête de Reno. Trois jours… Trois tout petits jours… dans lesquels ils devraient arrêter Jenova au meilleur, ses ''fils'' au pire… Trois jours… Trois…

Incapable de rester assis plus longtemps, il sauta sur Vincent, le faisant basculer par derrière. Il pleura dans son cou toutes les larmes de son corps en serrant contre lui son amant tremblant. Il sentait les mains du brun dans son dos qui tentait de le consoler mais c'était impossible, aucun mot, aucun geste ne l'aurait réconforté.

Trois jours seulement…

Reno pleura encore et encore en pensant à ses parents qui étaient morts alors qu'il n'était encore qu'un jeune adolescent. Il ne pleurait pas souvent et se ressaisissait, se disant que d'autres auraient besoin de lui, besoin qu'il soit fort.

Seulement, en perdant Vincent, il perdait tout. Ses repères, son amour, son soutient.

Il s'arrêta de pleurer à demi déshydraté et épuisé, il ferma les yeux dans le cou humide de larmes de Vincent et l'écouta respirer, s'emplissant son odeur, gravant la couleur de sa peau à son esprit, le poids de ses mains dans son dos.

Vincent ne pouvait rien faire et s'en voulait en quelque sorte de faire subir cette tristesse à Reno. Impuissant, il embrassa ses cheveux, le berça doucement jusqu'à ce que ses sanglots diminuent. Il nicha son nez dans les cheveux roux de son amour et ferma les yeux. Il sentit alors un larme tiède franchir le barrage de ses paupière et rouler paresseusement en dévalant sa tempe pour aller se perdre dans ses cheveux. Elle semblait irréelle, superflue. Depuis si longtemps Vincent n'avait pas pleuré… avant même son entrée dans les Turks, même pour Lucrecia, il n'avait jamais pleuré. Et pourtant... il n'avait pas peur de la mort, seulement de perdre Reno.

Son cœur se serra… Cette peur, cette douleur… Encore? Non, c'était bien pire.

Reno finit par s'endormir quelques minutes. Il était bien et mal à la fois. Avait chaud, mais tellement froid. Il lui semblait ne jamais avoir été aussi triste… Et pourtant, il était quand même heureux…

-Vincent? Risqua Reno, presque à regret de briser le moment si particulier. Qu'est-ce qu'on va faire? Je veux dire… En trois jours on peut trouver et détruire Jenova ou si on s'éclipse quelque part et on disparaît pour être ensemble jusqu'…

Sa voix encore fragile se brisa dans sa gorge irritée par les sanglots alors que des larmes silencieuses continuaient de couler. Lentement, il leva la tête vers le visage de son amour. Il vit une trace humide, le sillon d'une larme. Avec tendresse, il approcha sa main tremblante du doux visage de Vincent et essuya l'eau salée de son pouce.

Le rouquin eu alors l'effet d'un choc électrique. Ce n'était pas lui de pleurer ainsi! Et puis à quoi cela servait-il? Il pourrait être triste dans trois jours, pas là, il n'avait pas le temps! Il se remit brusquement sur ses pieds en tirant Vincent avec lui.

-Mais qu'est-ce que tu fais? Il reste trois jours! Trois jours, t'as compris? Cria-t-il, les yeux exorbités. Trois! Et le premier, c'est aujourd'hui! Et moi j'ai décidé que les autres trouveraient Jenova et que pendant ce temps, nous, on ferait l'amour toute la journée. Demain on va la chercher et on lui en fait voir de toutes les couleurs! Et le troisième jour, je ne sais pas encore… on verra, mais moi je dis qu'on refait l'amour toute la journée… Il n'y a pas une seconde à perdre! S'écria-t-il avec son sourire séducteur des grands jours.

Vincent resta surprit du changement soudain. Il finit par esquisser un sourire attendri, c'était bien pour cela qu'il aimait Reno… Tout allait être si difficile… après…

-Il vaut mieux en profiter, se dit Vincent, c'est peut-être… Non, ne pas y penser, il n'y a rien de perdu…

Puis, Vincent se rendit compte qu'il était étendu sur le lit et déjà à moitié nu, un Reno à cheval sur son ventre avec un air gourmand, pervers et sadique à la fois.

-Et pour la cause, c'est toi qui subis aujourd'hui! Chantonna-t-il mi-joyeux, mi-menaçant.

Le rouquin observa sa proie un instant, puis fondit sur le torse de son aimé à la manière d'un aigle. Ses léchouilles avaient beau être rapides et précipitées, elles n'en étaient pas moins pleines de tendresse et d'amour. Il descendit précipitamment en retirant le reste des vêtements de Vincent et arriva rapidement à son entre-jambe, ou il savait qu'il trouverait à lui changer les idées… comme la première fois… À cause d'elle

-*=*=*-

Deux étages plus bas, au cinquante-troisième, une réunion à l'infirmerie fut organisée entre les membres d'Avalanche et des Turks. Ils ne voulaient pas laisser Elena seule, ni tenir Shalua et sa sœur à l'écart.

Le silence plana quelques secondes puis des hypothèses toutes plus improbables les unes que les autres furent échangées. Ils n'avaient aucune piste.

Puis, un bruit étrange leur parvint. Ils firent le silence en s'interrogeant du regard. Cela ressemblait à des cris… Mais ils venaient de loin. En tendant l'oreille, ils se rendirent compte que les cris semblaient… de plaisir?

-Je crois que c'est Reno cette fois, commenta Shalua en tentant de maitriser son fou rire. Il a l'air vachement performant!

Un malaise général suivit, confirmant les pensés de chacun. Tifa particulièrement. Elle dégluti péniblement avant de briser le silence.

-Je… peux poser une question?

-Bien sur, acquiesça Rufus, qui dirigeait –ou avait l'air de diriger- la discutions.

-Pourquoi… Pourquoi ne sont-ils pas à la réunion avec nous? Demanda timidement la femme, évitant d'utiliser des termes concrets sur leur activité du moment.

-J'imagine qu'on n'pourra pas r'tarder la mauvaise nouvel' indéfiniment… marmonna Barret.

-La mauvaise nouvelle? Reprit Cloud avec inquiétude.

-Nous avons reçu les résultats sanguins de Vincent, expliqua la scientifique, l'ensemble des personnes présentes pendues à ses lèvres. Il ne lui reste que trois jours… celui-ci est le premier.

Pour ceux qui n'avaient pas été présent à l'infirmerie, cela fit l'effet d'une gifle, certains retinrent avec peine exclamations et protestations, les autres baissèrent les yeux.

-Voilà pourquoi il est entrain de s'envoyer en l'air pendant que nous, nous cherchons le repère des deux femmes, continua tristement la médecin. Vous connaissez Vincent, il ne manquerait pas une réunion… à moins d'avoir la meilleur des raisons…

Un silence suivit, brisé par Cid.

-Bordel, aussi bin le faire partir en paix et s'assurer que la p'tite demoiselle soit morte avec toute sa bande!

Le courage du groupe sembla se ranimer, chacun cherchant où aurait pu se cacher deux femmes projetant de recréer les terreurs.

-*=*=*-

Vincent haletait, tentant de reprendre son souffle, voyant dans les yeux et le sourire déterminé de Reno qu'il visualisait déjà le deuxième round.

-Pas question! S'écria le rouquin, la voix à présent presque normale. Tu te reposeras dans trois jours!

Il releva son menton et déposa de petits baisers rapides sur ses lèvres humides. Ses mains étaient déjà reparties en exploration alors que les deux hommes respiraient toujours difficilement entre leurs baisers. Reno cessa bientôt pour laisser sa langue redécouvrir le cou de Vincent… encore…

-Et si tu pouvais hurler plus fort, je ne suis pas sur que tout le monde à la Shinra t'aie entendu, fit le rouquin, moqueur, contre son oreille avant d'y enfoncer sa langue.

-*=*=*-

-Tiens, on dirait qu'ils ont fini! Dit Yuffie, pleine d'espoirs et presque malade de savoir son Vincent avec Reno.

Tous tendirent l'oreille…

-Eh non, c'est juste un début! Fit Shalua en éclatant de rire quand les hurlements étouffés reprirent.

-On ne peut pas descendre plus bas? Demanda Tifa, écœurée au plus haut point de cette relation qui, selon elle, était contre-nature.

-Non, on doit rester avec Elena, répliqua Tseng, un peu en retrait au chevet de la femme toujours inconsciente.

-C'est pas si grave… c'est que… du bruit, fit Rude à la surprise générale, un sourire à peine perceptible étirant ses lèvres, le même que Rufus.

-Si on revenait au plan? S'interposa Cloud pour sortir les deux hommes de leurs rêveries perverses.

-Oui, acquiesça le président, on a rien. Pas de piste, même pas une hypothèse qui ne tienne la route… Mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'une question de minutes… Jenova ne doit pas pouvoir faire revenir ses fils si vite… je me trompe? Demanda-il en se tournant vers les deux sœurs scientifiques, encore avec un demi-sourire, comme s'il jouait aux échecs.

-Plus ou moins… Répondit Shelke. Pour faire renaître ses fils, elle a besoin de corps, d'ADN et de différentes substances chimiques qu'elle trouverait au laboratoire du professeur Hojo. Pour les corps, elle a la blonde qui faisait des clones, l'ADN, elle peut prendre le sien et le faire muter, notre seule chance est de surveiller le labo, expliqua-t-elle en parfaite scientifique.

-Mais pourquoi ne pas faire des centaines de clones alors? Intervint Reeves.

-C'est différent, ils ne sont pas de vrais humains et un clone ne copierait pas leurs aptitudes ou leurs souvenirs comme ceux d'un humain. C'est complexe… Ce qu'elles vont faire selon moi est de créer artificiellement une âme et l'implanter dans un des corps que la blonde fabrique, répondit Shalua sans entrer dans les détails compliqué. Seulement, puisque l'entrepôt où elle se cachait a été vidé, la blonde n'aura pas le choix de venir ici chercher les éléments pour les corps…

-Dans c'cas, surveillance intense au labo, déclara Barret. Moi, Cloud, Tifa et Yuffie au premier tour de garde. Le deuxième sera Tseng, Rude, Shelke et Cid. Cait Sit fera le messager en cas d'attaque. Rouge, tu …

-C'est Nanaki! Intervint-il.

-Oui, toi… tu reste à l'infirmerie, et Rufus, restez avec Reeves, conclu Barret comme s'il n'avait pas été interrompu. Quant à Reno et Vincent pourront se greffer à nous en cas d'attaque mais peut-être est-ce mieux de les laisser ensemble pour le moment…

Tous furent estomaqué de la rapidité avec la quelle Barret avait pensé son plan de défiance, néanmoins, le premier groupe se leva et suivit le géant jusqu'au labo, montant quatre étages plus haut.

-*=*=*-

Couvert de sueur, Vincent poussa un cri puissant avant de se laisser tomber sur le lit. Cherchant son souffle, il se retourna en couchant Reno sous lui, tentant de l'occuper à son tour… question d'égalité.

-*=*=*-

Au soixante-septième étage, Tifa, Yuffie, Cloud et Barret venaient de pénétrer dans le vaste laboratoire.

-Vous croyez qu'ils vont se reposer? Demanda Tifa. Toute une journée ce n'est pas… excessif?

-À eux de voir, répliqua Cloud, peu intéressé par la question.

-Vous ne trouvez pas que les cris on changés de tonalité? Interrogea Yuffie.

-S'il pouvait ne plus y avoir de cris j'aurais moins de difficulté à me concentrer, dit Tifa d'un ton mi-ferme, mi-plaintif.

-Te concentrer sur quoi? On doit juste attendre de se faire attaquer! S'exclama Cloud. Dis plutôt que ça t'écœure!

Un magnifique coup de pied de Tifa cueillit Cloud au menton. Il s'envola, roula un moment dans les airs, un moment au sol, avant de s'écraser contre un mur, à quelques centimètres d'une fenêtre.

-Les enfants, intervint Barret, exaspéré. Arrêtez. Prenez chacun un poste d'où vous voyez au moins deux autres personnes et taisez-vous si c'pour vous chamailler!

-*=*=*-

Deux étages plus bas, Reno hurlait à en perdre la voix.

-V…VinCENT!!!

Il n'avait jamais crié ainsi, ni avec Chaos, ni avec n'importe qui d'autre, même en combat il n'atteignait pas ce niveau sonore. Il criait et ça lui faisait un bien fou. Il criait ce qu'il ne pouvait dire, exorcisait le trop plein d'émotions. Rage, haine, peur, souffrances, plaisir, mais surtout son amour.

À quatre pattes sur le lit, il poussa un dernier hurlement déchirant de pur plaisir avant de s'effondrer. À plat ventre sur le lit, il chercha Vincent de sa main, le saisit à la nuque et l'attira pour qu'il s'étende sur lui. Les yeux déjà fermés, Reno tourna son visage vers celui, maintenant tout près de sien, de son amant.

-Je… Vincent… je… Tenta le rouquin dans un ultime effort, à cour de force et de souffle. Fatigué, réussit-il à articuler, se préparant pour une sieste. Bisou…

Vincent sourit victorieusement et l'embrassa doucement avant de fermer les yeux à son tour et de déposer sa tête au creux du dos de Reno sous lui, entre ses omoplates. Finalement une pause! Après tout, il avait presque soixante ans, il n'était plus tout jeune contrairement à Reno…

Sa dernière pensée avant de sombrer fut pour le rouquin, dont il s'emplissait de l'odeur, de la texture de sa peau, de sa fine musculature au repos, de la lenteur de sa respiration, la façon dont son dos se soulevait à chaque inspiration, des petits bruits qui lui échappaient dans ses expirations.

-*=*=*-

-Ah! Enfin, soupira Tifa.

-C'est exaspérant Tifa, ce n'est pas pire qu'une femme et un homme! S'exclama Cloud.

-Tu dis? Fit-elle, menaçante.

-Rien, rien! S'empressa de banaliser le blond en se frottant la mâchoire.

-*=*=*-

Vincent se réveilla quelques heures plus tard, la gorge fortement irritée. Avec précaution, il se détacha de Reno, couché en boule mais les bras étirés en croix, et sortit du lit brûlant. Il se rendit à la salle de bain pour se rafraîchir la gorge et le visage et se redressa, regardant sa figure pâle dans le miroir, se détachant à peine du mur blanc derrière lui. Il fut alors prit d'une quinte de toux violente et, prenant appuis au lavabo devant lui, d'un étourdissement. Quand le moment fut passé, il sentit sur ses lèvres et sa langue un goût bien familier, métallique et étouffant par l'illusion de son épaisseur. Du sang.

En jurant tout bas, il cracha dans l'évier et ouvrit le robinet pour se rincer la bouche. Il ne vit pas Reno dans l'embrasure de la porte. Il s'était levé en ne sentant plus sa présence rassurante et regardait à présent le triste spectacle, ne sachant que faire.

Quand Vincent referma le robinet, le rouquin s'approcha et l'enlaça par derrière, cachant son visage abattu et larmoyant dans la chevelure foncée et emmêlée du brun pour qu'il ne voit pas son reflet triste dans le miroir. L'heure du souper était proche maintenant. Reno eu un sanglot silencieux, la journée était presque terminée... le temps passait trop vite. Il restait moins de trois jours à présent. Moins de trois jours durant lesquels Reno regarderait l'homme qu'il aimait mourir un peu plus chaque minute sans qu'il ne puisse rien faire.

Il se força au calme, il pleurerait dans trois jours... enfin, moins de trois... Mais pas maintenant, il n'avait pas le temps. Il s'accrocha un sourire au visage en prévision du moment où il devrait quitter le doux confort de la chevelure de son amant.

-*=*=*-

Deux étages plus haut, au labo.

-On devrait aller les chercher non? Demanda Cloud en regardant sa montre.

-Tifa n'a qu'à y aller, répondit Barret d'un ton banal.

-NON! Cria-t-elle, catégorique, avec une grimace.

Tous retinrent un petit rire.

Le deuxième tour de garde devait arriver une demi-heure plus tard à la grande salle à manger improvisée à l'étage sous le labo avec le souper. Ils mangeraient tous ensembles, même Elena, à la demande de Tseng, qui dormait toujours mais respirait à présent seule, ce qui était une très bonne nouvelle. Elle n'avait pas été intoxiquée au mako et se réveillerait sous peu selon Shalua.

-Je peux y aller! Intervint Cait Sit de sa voix la plus affreuse, écorchant les oreilles de tout le monde.

-C'est sur que ça va les réveiller, blagua Cloud alors que le chat robotisé galopait joyeusement jusqu'à la sortie du laboratoire.

-*=*=*-

Toc toc toc.

-Hé ho! Fit une voix horrible de l'autre côté de la porte.

Vincent sursauta et grogna de mécontentement.

-Ils n'auraient pas put envoyer quelqu'un d'autre? Se plaignit-il alors que Reno était partagé entre rire de Vincent et se plaindre lui aussi.

-Messieurs, le repas va être prêt, dépêchez-vous, continua la voix mécanique.

-On a compris! Cria Vincent d'une drôle de voix.

Il porta la main à sa gorge qui, manifestement, avait souffert des cris qu'il avait poussé un peu plus tôt et envoya un regard amusé à Reno dans le miroir, celui-ci toujours accroché dans son dos.

-Je crois que c'est encore pire que la sienne... dit le brun, plus bas.

Reno répondit par un sourire en montrant toutes ses dents.

-J'adore quand tu souris... encore plus quand tu m'embrasse, mais j'aime vraiment ton sourire, fit le rouquin dans un murmure, tout près de l'oreille de son amant. Tu crois qu'ils nous en voudraient de les faire patienter encore un peu? Demanda-il d'un ton innocent tout en léchant consciencieusement l'oreille de Vincent. Mais non, je blague... Allez, viens...

Sans desserrer son emprise autour de l'abdomen de Vincent, Reno le fit marcher -quelque peu en canard- jusqu'à la chambre où ils s'habillèrent rapidement alors que le chat robotisé leur écorchait les oreilles en criant inlassablement dans le couloir. Vincent dû revêtir l'uniforme des Turks, ses vêtements n'ayant pas résistés au mako. Il sortirent quelques minutes plus tard et suivirent Cait Sit au soixante-huitième étage, serrant chacun la main de l'autre dans la sienne.

À leur entrée, les réactions furent variées: salutations joyeuses, regards curieux, d'autres plus gênés, Elena resta indifférente (évidement!) alors que Tifa et Yuffie lancèrent un salut inconfortable et partirent au fond du labo.

Le repas commença joyeusement, chacun s'employant à éviter de parler de la mort imminente de Vincent, qui, conscient des pensées que chacun tentait de cacher, serrait fortement la main de Reno sous la table.

Vers le milieu du repas, Tseng s'arrêta brusquement de parler. Il était assis au bout de la table pour être plus près d'Elena -bien qu'il ne l'ai pas avoué-. Il lui avait semblé entendre un bruit. Progressivement, le silence se fit autour de la table.

-Elena? Fit Tseng en se retournant.

Il se leva et rejoint le chevet de la jeune femme. Sa respiration lente se modifiait et elle commençait à s'agiter dans son lit. Certains se levèrent de table pour rejoindre Tseng.

-Que... Tseng...? Fit la voix faible de la blonde.

-Du calme! Intervint Shalua. Laissez-la respirer! Vous pourrez tous la voir à tour de rôle, vous aurez dix minutes chaque et premier arrivé, premier servit! Tseng, prends le temps dont tu as besoin pour lui expliquer la situation. Allez, retournez manger! Ouste!

Sur ce, Shalua poussa les autres vers la table et ferma les rideaux épais pour offrir un peu de calme et d'intimité aux deux Turks.

Chacun avait un grand sourire sauf Vincent, qui tendait l'oreille. Quelque chose n'allait pas, il avait entendu un autre bruit... plus mou, comme si... Il s'excusa et se leva de table, prétextant devoir aller à la salle de bain, et quitta silencieusement la pièce.

Reno le couvrit d'un regard soupçonneux et inquiet alors qu'il le voyait s'éloigner.

Vincent passa devant la salle de bain mais continua jusqu'aux escaliers, il calcula que s'il se dépêchait, il serait de retour rapidement, avant que les autres ne s'aperçoivent de sa disparition. Il monta les escaliers au pas de course, main sur la crosse de Cerberus.

En arrivant devant la porte, il la fit silencieusement tourner sur ses gonds de quelques centimètres et glissa son regard carmin vers l'intérieur du labo. Un soldat était appuyé au mur, ruisselant de sueur et haletant, désarmé. Il n'en fallut pas plus au ténébreux pour dégainer et se montrer.

Le spectacle avait de quoi surprendre... et exaspérer. Un autre soldat se tenait en garde face à celui au mur alors que les autres formaient un cercle et les regardaient s'entrainer. Vincent prit un air sévère alors que tous s'étaient tournés vers lui.

-Votre travail est de surveiller le labo, pas de vous amuser! Tonna-t-il.

-Je... nous sommes désolés Monsieur, marmonnèrent-ils après un sursaut violent dû à la force dans la voix du Turks.

-Que ça ne se reproduise plus! Il y a une raison pour laquelle la sécurité a été augmentée et c'est vous qui devez l'assurer!

-Oui...

-Je ne veux plus vous entendre, retournez à vos postes... et restez-y.

Vincent tourna les talons et s'éloigna, soulagé que ses sens l'aient trompé pour une fois. Mais cela ne devait pas se reproduire. Alors qu'il descendait les escaliers à toute vitesse, sautant de palier en palier, Vincent s'arrêta net et soupira bruyamment.

-Je sais que tu me suis Reno... Dit-il d'un ton neutre.

Le rouquin sortit de sa cachette avec une expression dure, Cait Sit sur ses talons.

-Tu m'avais promit Vincent, promit que tu n'irait plus au front seul, encore moins sans le dire à personne. Si on a mit des mesures de sécurité, c'est pour tout le monde, toi y compris. On doit être en groupes de trois. Tu croyait faire quoi tout seul devant on-ne-sait-même-pas-quoi? Il te reste deux jours Vincent, soupira Reno, tiens-tu vraiment à les écourter?

Le rouquin sentit les larmes revenir à ses yeux en prononçant ces mots mais il ne les laissa pas couler, il savait que Vincent ne le prendrait pas au sérieux dans ce cas.

-Tout à fait! Commenta le chat robotisé de sa voix criarde, faisant grincer des dents les deux hommes.

-Je t'ai pas demandé ton avis, fit brusquement Reno. Je ne suis même pas sur que tu compte pour un, pour moi, t'es qu'une demi, alors la ferme.

En fait, Reno l'avait emmené pour qu'il puisse faire le message aux autres en cas de problème. Il préférait être seul avec Vincent.

-C'est vrai, j'ai été idiot, je...

-Si ça ne te dérange pas de mourir, continua Reno en le coupant, je suis heureux pour toi, mais si tu nous aimes vraiment, moi, Avalanche, les Turks et tous les habitants de la planète, alors reste en vie encore ces deux jours. Est-ce trop demandé? Deux jours ensemble et après, tu est libre de te reposer le restant de l'éternité.

La voix de Reno se brisa. Il n'aurait jamais voulu dire cela, parler de sa mort prochaine. Incapable de se retenir, il se retourna dos à Vincent et Cait Sit et pressa ses mains sur son visage, se forçant au calme, mais incapable de retenir ses larmes.

Vincent s'en voulait terriblement. C'est vrai, il avait promit de ne plus partir seul face à tous, et c'est vrai, il était idiot, il agissait toujours sur un coup de tête, espérant que ça marcherait.

-Je suis désolé Reno, si je refais quelque chose du genre, frappe moi, fit Vincent, abattu de faire pleurer l'homme qu'il aimait avant qu'il ne disparaisse.

Doucement, le ténébreux s'approcha du rouquin et posa sa main normale sur son épaule. Il le contourna et releva son menton pour planter ses yeux dans les siens, ses magnifiques yeux dont les larmes avaient fait ressortir la couleur turquoise, ces mêmes yeux féériques qu'il aurait voulu voir tout les matins en se réveillant, et tout les soir jusqu'à s'endormir, épuisé des les avoir trop contemplés... tous les jours, l'éternité.

-Reno, je t'en pris, ça fait un moment que j'y pense... Je suis inquiet de ce que tu vas faire quand... après... Je t'en pris, fais ce que je n'ai jamais fais, vit, Reno. Vit toute ta vie et vit sans regret. Reste en vie, vieillit... je vais t'attendre, des décennies, tout ce qu'aurait été ma vie.

Reno se laissa tomber sur Vincent en passant ses bras autour de son corps, ayant besoin de réconfort.

-Comme si je pouvais te frapper... idiot, marmonna le rouquin en reniflant. En plus tu fais exprès pour me faire pleurer, continua-t-il en reniflant. C'est promis, je vivrai... et pour nous deux. Et quand je te rejoindrai, je te raconterai tout, déclara-t-il en le regardant dans les yeux. Quand mes parents sont mort, j'ai gardé le sourire pour les autres... ça n'a pas été facile, tu sais... J'essaierai de faire la même chose pour toi... j'essaierai...

Reno l'embrassa sur le bout du nez et se recolla à lui, le serrant de toutes ses forces. Impossible de rester fâcher contre lui... impossible...

-L'uniforme des Turks te va plutôt bien, tu sais, susurra Reno en descendant imperceptiblement ses mains vers les fesses musclées de son amant. En plus, il y a moins d'attaches que tes vêtements habituels... c'est un plus pour moi ça, murmura-t-il en offrant son sourire le plus pervers à Vincent.

-Je pleurerai quand tout sera terminé... Se rappela Reno.

Vincent s'autorisa lui-même un sourire et ouvrit la bouche pour répondre, tout près de l'oreille à demi dissimulée dans les mèches rousses de Reno.

-Messieurs, les autres vont s'inquiéter! Intervint alors le Cait Sit.

-Comment on l'éteint? Soupira Reno, exaspéré.

Vincent se pencha alors, posant un genoux au sol, et fit un signe du doigt au chat robotisé lui intimant de s'approcher. Timidement, le chat avança, curieux et intimidé par ce géant qui prenait la peine de se mettre à sa hauteur. Quand il fut suffisamment près, Vincent l'attrapa par la peau du cou, tirant un miaulement furieux et craintif au petit animal, et le tira à lui, le mettant très près de son visage.

-Tu vas aller porter un message aux autres de notre part, fit-il, plutôt menaçant. Vas leur dire qu'on est fatigués et qu'on va se coucher.

-Mais je...

-T'en fait pas, on va rentrer rapidement... aller, va!

Vincent lâcha sa victime, qui détala à toute vitesse, pour se tourner vers sa prochaine proie, qui avait regardé la scène avec ravissement, encore plus la fuite du chat.

-Allez, viens... je suis réellement fatigué, fit le ténébreux en saisissant la main de Reno.

Ils partirent au pas de course vers leur appart, Reno inquiet pour Vincent, qui ne se plaignait jamais, et Vincent, légèrement distant, à l'écoute de son corps.

Il commençait à ressentir des douleurs anormales et cela le troublait. De plus, sentant probablement sa faiblesse, Chaos semblait mettre plus de poids pour prendre le contrôle, et cela, Vincent le sentait, l'entendait. Tout au fond de lui, il entendait ses ricanements, ses promesses de retour... étrangement cependant, il ne parlait pas de destruction du monde comme à son habitude, seulement de contrôle, de pouvoir.

Reno ferma la porte à clé derrière lui en entrant. Il se mit aussitôt à insister pour aller prendre une douche avant d'aller dormir. Ils avaient fait un grosse sieste l'après-midi... et puis il voulait une gâterie. Vincent ne fut pas difficile à convaincre et il se laissa tirer vers la salle de bain avec un petit sourire.

Il se retrouvèrent bien vite sous la douche, les cheveux plaqués au visage, se cherchant l'un l'autre. Reno tenta de prendre le dessus -en apparence- mais se retrouva bien vite plaqué au mur, ondulant sensuellement contre Vincent, la tête dans son cou.

-Les suçons disparaissent quand on meurt? Parce que sinon, ils vont avoir un sacré job de maquillage à te faire, murmura Reno entre un soupir et une magnifique marque bleutée sur sa nuque, déjà surchargée de cette couleur qui contrastait tant avec sa peau pâle.

Vincent répondit par un sourire amusé.

-Si tu ne m'en fait pas d'autres, ceux là devraient avoir disparut, répondit-il.

Il vit le regard déçu de Reno et cela le fit rire... et se termina en toux creuse. Il fit un petit sourire à son amant pour cacher son malaise et continua de le caresser tendrement aux endroits les plus sensible.

-*=*=*-

-QUOI? Ils sont allés se coucher? Fit Tifa, incrédule.

-Il ne faut pas oublier que la situation de Vincent se dégrade peu à peu, il ne mourra pas d'un coup, expliqua calmement Shalua.

-J'ai plutôt l'impression qu'ils vont faire autre chose, marmonna la brune.

-Shalua, intervint Cloud, la santé de Vincent, elle se dégrade à quel rythme?

-Rapidement, demain déjà, nous devrions voir des changements plutôt alarmant.

-C'est-à-dire?

-Toux plus creuses et plus fréquentes, fièvre, indigestion... la liste est plutôt longue...

-Mais on ne peux pas le laisser se battre dans cet état! Cria Yuffie.

-Essais de l'en empêcher, la méprisa Shalua. Tu le connait, il est têtu comme dix.

-Mais c'est inhumain! S'indigna le blond.

-Cloud, si la dernière chose qu'il veux faire c'est se battre, le mieux, c'est de le respecter... Il ne nous regardera pas les bras croisés. Son cas est irréversible, il a beau se reposer autant qu'il veux, cela ne changera rien. Crois moi, j'ai cherché une solution toute la journée, et je continuerai demain, mais je ne crois pas... Shalua s'interrompit.

Elle ne croyait pas trouver, il n'y avait rien à faire et elle cherchait dans le seul but de ne pas rester les bras croisés. Cependant, elle ne croyait pas vraiment en ses recherches et l'avouer à voix haute l'attristait encore plus.

-*=*=*-

Plaqué contre le mur de la douche, Reno luttait pour rester debout alors que Vincent était dans son dos. Le rouquin tira son bras de chair au niveau de son visage, de sorte que Vincent garde un appui contre le mur avec son coude.

Dans un gémissement, Reno plaqua sa bouche contre ce bras à la peau si douce, si tendre, et fit un nouveau suçon pour étouffer les bruits érotiques qui dansaient sur ses lèvres.

Soudainement, Reno se crispa, mordant légèrement le bras de Vincent. Il sentit couler en lui un liquide chaud, cette sensation délicieuse dont laquelle il ne pouvait plus se passer à présent. Chancelant, respirant rapidement, il savoura pleinement cette sensation alors que déjà, il sentait la semence de Vincent couler hors de lui.

L'orgasme passé, il se retourna en s'aidant du mur pour se laisser aller dans les bras de Vincent, l'embrasser à nouveau, encore et encore.

Ils sortirent de la douche un moment plus tard, se séchèrent en silence et se trainèrent jusqu'à la chambre où ils se laissèrent tomber sur le lit, nu, les cheveux encore humides.

Aucun mot n'avait était échangé, les deux hommes étaient face à face et se dévoraient du regard, les yeux à demi fermés, enlacés. Reno n'arrivait pas à s'endormir, à détacher son regard de lui, son amour. Il manquait... quelque chose.

-Je t'aime... tellement, mon amour, murmura-t-il de façon à peine audible.

Lentement, le rouquin ferma les yeux et s'enfuis pour le pays les rêves. Vincent attendit encore quelques minutes, observant son amant pour s'assurer qu'il dormait réellement.

-Je t'aime aussi, formèrent ses lèvres sans laisser sortir un seul son.

Le brun ferma les yeux, une larme s'en écoulant tranquillement, comme au ralenti. Le bruit du cœur de Reno résonnant à un rythme doux et régulier finit par le détendre complètement et il s'endormit à ce son.

Boum Boum... boum boum... boum boum...

Vincent cligna des yeux, se réveillant après quatre heures de sommeil.

Boum Boum... boum boum... boum boum...

Il se releva brusquement dans le lit, les yeux ronds d'horreur et tendit l'oreille.

BOUM!

-Reno! Réveille-toi, ils sont au labo!


Voilà! Je m'excuse du temps que j'ai pris à écrire ce chapitre mais durant l'été, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour m'amuser et puis j'ai dû tout donner pour écrire ce chapitre: la motivation me manquait vraiment.

Je vous met tout de même des bloopers... gang de chanceuses...

J'ai coupé des bouts avec Yuffie mais sachez qu'elle est plutôt exaspérante... vous verrez plus loin (à cet endroit de la fic, c'était assez déplacé)

Barret fait des plans pour les équipes de surveillance en donnant de petits noms affectueux à chacun.

-Dans ce cas, surveillance intense au labo, déclara Barret. Moi, le Chocobo (il pointa Cloud -Hey!-), l'Homophobe (Tifa -Quoi? moi!?-)et l'hystérique (Yuffie -Pff...-)on s'en charge, deuxième tour de garde c'est l'amoureux (il désigna Tseng -Je m'occupe de sa santé, c'est tout-) et t'a besoin de lui tenir la main pour ça? L'obsédé (Rude renifla dédaigneusement), Le fœtus de scientifique (il pointa Shelke -Je vais t'en faire un fœtus moi!-) et l'inutile (Cid - Quoi? comment ça!-) Je te trouvait pas de petit nom affectueux... La bestiole robotisée (Cait -HEY!- *grincement de dents général*) fait la navette pour communiquer les infos; s'il y a attaque d'un côté ou de l'autre. Des questions?

(J'ai copié tel quel et sans les couleurs pour chaque perso, c'est moins clair, mais toujours aussi drôle quand on vient à bout de comprendre)

Ici c'est Tifa, Cloud, Barret et Yuffie qui arrivent au premier tour de garde...

-S'il pourrait ne plus y avoir de cris, j'aurais moins de difficulté à me concentrer... se plaignit Tifa.

-Te concentrer sur quoi? Tout ce qu'on à faire, c'est attendre, dis plutôt que ça t'écœure! Fit alors Cloud

Tifa envoya un magnifique coup de pied au menton de Cloud. Celui-ci roula un moment dans les airs, un moment par terre et.... s'écrasa contre le mur.

-Tu dis n'importe quoi!

Les autre lui jetèrent un regard surpris et se retinrent de rire en voyant la tête que faisait Cloud face à Tifa. On aurait dis qu'il venait de voir un fantôme...

-Dit le....

-Quoi?

Elle saisit Cloud par le Collet et le releva pour l'épingler au mur.

*Mais quelle force!*

-Tu vas t'excuser.

-Quoi! Jamais!! je te ferais remarquer que c'est toi qui m'a frapper !

-J'ai dit... elle leva le poing.

-D'accord je suis désolé!

-Mais encore?

-Mais...? Qu'est-ce que tu veux que je dise de plus? fit-il avec un air de total incompréhension.

-*=*=*- (Coupure avec Vincent et Reno en plein extase) -*=*=*-

Tifa ouvrit la bouche pour répondre mais lâcha brutalement Cloud pour écraser ses mains sur ses oreilles avec une grimace. Le cri cette fois était si fort qu'elle ne put cacher sa réaction.

-Tu vois, je le savais! Tu trouve juste ça dégelasse!

-Et alors!? J'ai le droit non! Fit-elle en hurlant agressivement. Argh! Faites-les taire!

-Hey les enfants, vous allez arrêter oui? Prenez un poste pour voir au moins deux personnes et taisez vous si c'est pour vous chamailler! Fit Barret à bout.

(Et me dis pas merci d'avoir corrigé tes fautes To! C'est presque plus long qu'écrire ma fic! Non mais...)

Voilà... le deux mots, c'est Offensive et Défensive. Je suis à la page 36/78.

N.B. Si vous voulez votre prochain chapitre RAPIDEMENT, ya qu'un seul moyen de motiver l'auteure... je l'ai assez répété, je crois que vous le connaissez...

Shoku