Re-yo.
Annonce à toutes!
Je me cherche une bêta. De cette façon, les chapitres arriveront plus rapidement (une seule relecture au lieu de deux pour moi) et le travail me sera plus aisé. De préférence quelqu'un qui ne laissera pas traîner le chapitre trop longtemps et qui accordera autant d'importance à la qualité du français qu'au fil conducteur de l'histoire. Pourquoi je n'en prends pas une au hasard? C'est bien mieux si elle a déjà suivit l'histoire et qu'elle a de l'intérêt non? (Ou il… ce dont je doute...)
Merci! Envoyez moi un message privé ;)
Le chapitre est vraiment court et il ne se passe pas grand-chose, c'est un chapitre de transition pour vous laisser le temps de pleurer un peu… J'ai eu beaucoup de difficulté à l'écrire, j'espère qu'il vous paiera.
Reno se réveilla le lendemain vers quatre heure de l'après-midi. Il avait bien dormit et longtemps, Vincent dans ses bras, il s'était sentit comme un enfant qui sommeille sur sa peluche favorite. Il regarda Vincent dormir un moment. Son deuxième jour, leur deuxième jour, était bien entamé. Il fini par se glisser hors du lit comme une ombre et prit une douche brûlante. Il tourna en rond un moment, n'osant rien faire pour ne pas réveiller Vincent, et finit par quitter l'appartement.
Il fit un tour à l'infirmerie et eu l'heureuse confirmation que personne n'était mort durant la nuit… sauf les infirmières qui était toutes mortes de fatigue et ne se reposait que quelques minutes sur les lits inoccupés entre un bandage à refaire et un arrêt cardiaque.
La pire de toutes était sans doute Shalua, dont les patients conscient refusaient les soins, de peur qu'elle ne s'endorme sur eux. Le rouquin apprit que seul quelques soldats, Cid et Rude, à son grand désarroi, n'étaient pas encore stables. Il obligea gentiment Shalua à aller se reposer, la menaçant de prévenir Rufus, et sortit de l'infirmerie.
Il se retrouva au hasard à la cafétéria où il fit un arrêt pour manger un peu, et continua sa route jusqu'à sa machine distributrice préférée… qu'il avait un peu négligée depuis l'arrivée de Vincent. Il la frappa violement à un endroit précis plusieurs fois et, à chaque coup, elle éjecta une bière sous l'œil calculateur de Reno. Il les prit et pénétra dans la pièce à débarra d'à côté.
Cette ancienne salle de réunion… Celle où il avait put caresser Vincent pour la première fois, toucher sa peau pâle et douce, où il l'avait embrassé fiévreusement, goûté à ses lèvres avides et joueuses, où il… Il sourit en se remémorant ces heureux souvenirs. Ça ne faisait… Reno calcula rapidement, que onze jours, et pourtant, c'était si loin… Il se perdit dans ses mémoires et dans ses bouteilles jusqu'à ce qu'il se demande quelle sensation cela ferait d'avoir un mini chocobo avec des bottes dansant le ballet sur son bras. En levant son bras pour joindre une image à ses pensées embrouillées, son regard dévia sur sa montre. Huit heures. Déjà si tard, la deuxième journée touchait à sa fin.
Il se leva et chancela un peu partout dans la Shinra en tournant en rond à la recherche de son logis. Il le trouva un peu plus tard, batailla avec la clé et entra en titubant. Il passa directement à la salle de bain, fit couler l'eau froide de la douche et, sans se déshabiller, se glissa dessous. À quoi bon rester saoul s'il n'oubliait pas? C'était bien la première fois que son fidèle amis l'Alcool ne parvenait pas à effacer ses troubles.
Il laissa ses vêtements froissés et mouillés dans la salle de bain, en ressortit un peu dégrisé, et retourna auprès de son amour. Il gémissait dans son sommeil mais cessa quand Reno se colla à lui, refroidissant son corps brûlant du sien, glacé par l'eau.
Reno posa sa tête sur lui et ferma les yeux. Il espérait seulement ne pas se réveiller en pleine nuit en quête de chaleur pour se rendre compte qu'en fait, Vincent était froid et n'avait pas attendu de pouvoir lui donner un dernier baiser avant de partir.
À cette pensée, Reno laissa couler une larme de ses paupières closes. Un sanglot silencieux le secoua, faisant bouger les couvertures comme une mer déchaînée au passage d'un orage. Reno blottit son visage au creux du cou de Vincent, respirant son odeur, laissant ses cheveux de nuit lui caresser le visage, détruit sans son beau sourire. Et s'il ne se réveillait plus? Reno s'endormit en tentant de cacher ses larmes, de se fuir lui-même, l'alcool n'ayant pas réussit.
-*=*=*-
Vincent se réveilla brusquement un peu plus tard. Il avait chaud. Très chaud. Sans bruit, il se coula hors de la chambre, ferma la porte, puis traîna les pieds jusqu'à la salle de bain. Il avisa les vêtements humides sur le carrelage mais n'y porta pas attention. Il mouilla un linge d'eau froide et se l'appliqua sur le visage. Puis, un étourdissement le saisit et il s'appuya sur le mur. Son visage était plus pâle que la mort dans le miroir, les suçons de Reno paraissaient inusités sur cette peau de craie et ses yeux rouges ressortaient plus que jamais, lui donnant l'air de pleurer du sang.
Puis, un haut-le-cœur. Il se précipita à la toilette et régurgita de la bille et du sang. À quoi s'attendait-il après tout, Shalua n'avait-elle pas prévu son décès dans quelques heures? Il se rinça de nouveau le visage et la bouche avant d'aller s'étendre sur le divan dans le salon. Au cas où…
Ses yeux firent le tour de l'appartement sans le voir. Petit sans l'être, décoré sans fioritures… Moderne et sans technologies. L'appart ne comprenait que trois pièce. Salle de bain, chambre et la salle principale qui servait de salon, de cuisine et de salle à manger.
La cuisine était bien équipée, les armoires d'un bois foncé, presque noir veiné de pourpre contrastaient bien avec le mur beige et les comptoirs rouge foncé. Le mur du fond était réservé au réfrigérateur et au four ainsi qu'au comptoirs. Ils continuaient sur celui droite où se trouvait l'évier. Un comptoir-lunch à un mètre et demi de ceux du fond au milieux de la pièce délimitait la cuisine du reste de l'appartement.
Sur le mur de gauche se trouvait une toute petite table ronde utilisées dans certains cafés avec deux chaises en métal travaillé pour former des spirales.
Un peu plus loin sur le long du même mur, le divan sur lequel reposait Vincent. Rouge foncé. Une table basse au milieu dans le même style spiralé que les chaises de cuisine, un meuble télé sur le mur d'en face, toujours avec le discret enchevêtrement de métal, une télévision et c'était l'autre mur, le seul peint en rouge, celui qui séparait la chambre du reste de l'appart.
Vincent ne voyait rien. Il laissait errer son esprit… Longtemps.
-*=*=*-
Reno se réveilla en sursaut, réveillé par l'absence de la chaleur réconfortante de son amant. Il fut rassuré de voir qu'il n'était simplement plus là, puis, s'inquiéta de nouveau; il était où alors?
Reno s'enroula dans une couverture pour protéger sa peau nue du froid et sortit de la chambre, remarquant tristement l'odeur acre qui s'échappait de la salle de bain. Aucun doute. Vincent était loin de récupérer, et lui, Reno, ne pouvait rien faire, rien d'autre que de le regarder mourir.
Il avisa la masse de son amant étendue sur le divan dans la pénombre de la chambre. Il s'attendait tellement au pire qu'il allait se mettre à pleurer mais il remarqua que l'abdomen de Vincent se soulevait doucement à un rythme régulier. Le rouquin s'approcha à pas feutrés et s'assit en tailleur au sol devant le corps de son amant, mettant son visage à la hauteur du sien.
Avec douceur, il posa son menton sur l'épaule blanche et douce comme la soie et frotta doucement le bout gelé de son nez dans son cou et contre son lobe d'oreille pour signaler sa présence. Devant l'absence de réaction de Vincent, le Turks lui souffla légèrement sur sa peau pour le chatouiller avant de déposer des petites baisers papillons dans son cou et sur ses épaules.
-Qu'est-ce qui se passe Chaton? Demanda Reno avec une tendresse infinie qui ne lui était pas coutumière.
Le surnom fit presque rire Vincent. Presque. Il l'avait nommé ainsi alors qu'il était partit avec Rude fouiller la caverne de Lucrecia dans le but de le gêner. Puis pour l'exaspérer… Mais au fond, le ténébreux aimait bien le fait d'avoir un petit surnom, même s'il était ridicule. Il prendrait n'importe quel nom que Reno voudrait bien lui donner. Mais il ne bougea pas.
Reno recula son visage et observa le mourant. S'il ne voulait pas lui répondre, c'était son choix, mais il n'avait pas l'intention de bouger de là. Lui et sa tête de mule… Il croyait qu'il allait faire comme les chats et s'éloigner de son maître pour mourir? Eh ben, il allait avoir une surprise, le rouquin avait d'autres plans…
-Tu meurt devant moi ou tu ne meurt pas, s'entêtait-il à penser avec amertume.
Reno décida finalement de grimper sur lui. Faisant bien attention à ne pas lui occasionner plus de douleurs qu'il ne pouvait déjà en ressentir, le rouquin s'étendit sur son corps, la tête sur son épaule de façon à voir son visage, plus résigné que jamais à attendre qu'il parle. Distraitement, il se mit à dessiner des ronds imaginaires sur la poitrine plus blanche que la mort.
Vincent laissa Reno faire sans protester. Il baissa lentement les yeux sur lui. Peut-être que sa chaleur allait lui faire du bien. Curieusement, la présence du rouquin semblait calmer peu à peu ses symptômes. Sa main normale se posa dans son dos et il le frictionna doucement sous la couverture qu'il avait traîné avec lui et qui les recouvraient à présent.
-Rien, répondit-il enfin. Je suis étourdit, c'est tout… j'essais de ne pas être malade… encore…
Vincent laissa le silence planer un instant avant de cesser les mouvements circulaires dans le dos de Reno.
-Il faut les retrouver rapidement, déclara-t-il sur le même ton neutre. Je vais pouvoir vous aider à vous en débarrasser.
En fait, il avait autre chose en tête mais ne voulait pas faire de fausse joie au rouquin et ne disait rien, perdu dans ses pensées… Rouquin qui fronça violent les sourcils.
-Te battre? Mais pourquoi? Tu n'est pas obligé! C'est ta dernière nuit, ta dernière journée! Et si tu mourrait en plein combat?
Un boule se forma dans la gorge du rouquin et il se tut, incapable de continuer, la gorge trop irritée. Il cacha son visage contre le torse de Vincent.
-Tu sais, reprit-il la voix éraillé et saccadée, je n'arrête pas de me dire qu'il va arriver… quelque chose à la dernière minute et que finalement, tu vas rester. J'imagine toujours un remède miracle ou… mais je sais bien que c'est impossible. Je me sens tellement idiot, rit-il amèrement en essuyant les larmes sur son visage. Je me sens comme un enfant qui attend le père-noël. Je t'en pris, on ne sais pas quand tu peux partir et je sais que tu va de plus en plus mal. Ne va pas te battre demain… reste avec moi… toujours… voilà, je me remet à croire au remède miracle!
Reno dissimula de nouveau son visage pour cacher le torrent de larmes dans lequel il se noyait. Il se sentait si mal, son cœur était compressé, sa salive pâteuse et un goût amer emplissait sa bouche. Il tremblait et ses mains étaient crispées sur les épaules de Vincent.
Il se sentait si seul et abandonné.
Si mal.
Et Vincent ne semblait même pas s'en rendre compte.
Le noir total, le froid traître, la tristesse blessante.
Vincent ferma les yeux et remonta sa main normale jusqu'aux cheveux de Reno pour appuyer plus fortement sa tête contre lui, sa main métallique dans le bas de son dos. Devait-il lui dire… Est-ce que…? Et s'il avait tout faux? Il lui donnait une fausse joie et c'était cruel, peut-être même pire. Non, il ne devait rien dire, du moins, pas avant d'être certain de son idée.
-J'aimerais y croire moi aussi à ce miracle, murmura Vincent, mais si on reste ici, rien ne risque de survenir. Et j'ai envi de bouger, si je reste immobile, je me sens encore plus mourir peu à peu.
Le ténébreux se redressa, gardant Reno dans ses bras, assis sur ses cuisses, le visage dans son cou. Il resta fixe un moment car un étourdissement l'avait saisit sournoisement avant de forcer Reno à se relever.
-Allez, allons voir les autres à l'infirmerie, vas t'habiller, lui chuchota-t-il comme s'il réveillait un enfant en pleine nuit.
Reno se releva à regret et alla passer des vêtements dans la chambre, ceux de veille ayant été abandonnés sur le plancher de la salle de bain. Il revint vers Vincent qui l'attendait dans l'entrée, sentant de plus en plus la tristesse monter en lui. Non, il ne serait pas capable. Le barrage céderait avait qu'il ne meurt et ça serait tellement horrible. Non! Il devait se reprendre! Il pleurerait… après… dans quelques heures.
Il leva un regard triste vers lui. Avait-il vraiment envi de mourir au combat? Faisait-il cela pour que ses dernières heures passent plus rapidement? Se sentait-il redevable envers Lucrecia… encore? Pourquoi voulait-il absolument sauver tout le monde en oubliant le plus important? Lui-même.
Reno tenta de croiser le regard de son amant mais il semblait l'éviter. Il s'agissait peut-être de leur dernier moment ensembles, tout les deux. Le rouquin s'appuya contre la porte, bloquant le passage et attendit. Un mot, une parole douce, sans qu'il n'aie besoin de le demander, les derniers mots peut-être qu'il lui dirait.
Toute la tristesse du monde et bien plus semblait concentrée dans les yeux de Reno.
Yeux qui cherchaient à rencontrer ceux de Vincent pour trouver des réponses à ses questions.
Yeux si tristes, si voilés, si humides, si remplis d'incompréhension, si bleus, si magnifiques.
Deux perles pour les quelles Vincent aurait donné sa vie, donnait sa vie.
Deux océans où vivait un monde, son monde.
Des saphir trempés par une marrée salée… méconnaissables.
Vincent prit son courage à deux main et leva les yeux vers son rouquin. Il faillit flancher. Il aurait préféré milles fois Jenova que de voir cette si profonde tristesse. Avec une douceur infinie, il caressa la joue de Reno du bout de ses doigts et l'embrassa amoureusement sur les lèvres avant de le serrer contre lui, évitant par la même occasion de revoir son visage torturé.
-Crois-y encore Reno, crois-y à ce miracle, je ne veux pas me faire de faux espoirs et encore moins à toi, mais crois-y, moi j'y crois toujours, j'espère encore que rien ne pourra nous séparer.
-Ne vas pas plus loin, tu risque de t'échapper, se dit-il intérieurement en le serrant plus fort.
Reno crut que le miracle dont parlait Vincent concernait la défaite de Jenova et n'en ressentit qu'un goût plus amère sur sa langue. Le ténébreux croyait-il vraiment que le rouquin s'occupait plus de l'avenir du monde que de sa survie?
Puis, le brun se crispa violement dans les bras de Reno. Il le sentait. L'appel. Il venait de lui et de partout mais seul lui sentait cette… onde. Si étrange. Il repoussa inconsciemment Chaos plus loin au fond de lui jusqu'à ne plus l'entendre, ne plus le sentir. Et cessa de respirer un instant, trop compressés par sa propre volonté. Il ne savait comment ou pourquoi mais il avait besoin de ses pouvoirs pour comprendre l'appel. Soudain, il relâcha toute la tension dans ses muscles et prit une grande inspiration douloureuse en même temps que son démon intérieur gémissait. Ils avaient bien faillit y passer tous les deux!
-Mais c'est quoi ton… commença le démon.
-Un appel, haleta Vincent. Je sais où ils sont. Au nord. Au cratère, réussit-il à articuler.
Reno le retint jusqu'à ce qu'il se remette sur ses pieds et tienne seul avant de lui jeter un regard inquiet. Il ne posa pourtant pas de question et se dégagea de Vincent avant de sortir dans le couloir. S'il désirait tant ce combat, il ne lui enlèverait pas… c'était un peu comme sa dernière volonté non?
Ils sortirent dans les couloirs sombres. Les lumières étaient faibles en raison de la nuit inachevée et les couloirs parés d'ombres immobiles. Seul les deux silhouettes sombres agitaient la tranquillité de l'espace silencieux, se préparant à combattre, souillant les sereins couloirs de leur rages meurtrières, de leur chagrins, de leur angoisses.
Ils rejoignirent l'infirmerie et firent rapidement le tour pour recruter ceux prêts à combattre et passèrent au bureau de Rufus pour quémander des soldats. Reno fit semblant de ne pas remarquer les soubresauts de Vincent, sa main qui se crispait sur son ventre, sa démarche moins souple, ses épaules affaissées… À quoi cela aurait-il servit? Il ne pouvait rien faire et Vincent ne voulait pas entendre raison. Tant pis, la fin était près, trop près…
Ils se retrouvèrent sur le toit, prêt à embarquer dans un des quatre hélico. Ils avaient cinquante soldats ainsi que Nanaki, Shelke, Tifa, Tseng, Reeves en plus de Vincent et Reno ainsi que Rufus qui avait tenu à venir malgré les protestations de tou. Ainsi, Reno monta dans l'appareil à la suite de son amant et se laissa tomber sur une banquette. Il n'avait même pas envi de piloter, de ressentir cette ivresse, ce bienêtre.
Pas envi de se sentir libre et merveilleusement heureux, pas envi de faire peur à tout le monde en faisant des pirouettes aériennes, pas envi de rien…
Il voulait Vincent mais il le perdait peu à peu.
Il voulait vivre mais mourrait peu à peu.
Ce qui le rattachait à la vie s'effaçait… peu à peu.
Depuis trois jours, il disparaissait…
Peu à peu.
On ne frappe pas l'auteure! Le prochain chapitre aura plus d'action.
Vous saviez que toute chose a un prix? Trois chapitres sans review c'est pas chouette pour moi, aussi, pas de chapitre si je n'ai pas une review.
Shoku
P.S. Les bêta, manifestez-vous :P
