Lemon! (ouais, c'est ma salutation du jour ;P)
Comme on vient de vivre plein de merveilleuses aventures, on va relaxer un chapitre ou deux. Voici donc ce que je vous propose :
-Retour des bloopers
-Retour des lemons (je me suis rendue compte… ça fait un méchant bout qu'il n'y a pas eu de VRAI lemon !! :O Je me rattraperai !! Je vous promets de vous faire DEUX beau lemons dans un chapitre prochain! :P)
-Retour de Mike (bah oui, il ne faut pas l'oublier !)
-Retour de… heu… des remerciements !
Je commence donc : Merci beaucoup-beaucoup-beaucoup à Tori Ki qui écrit (lentement mais sûrement) la suite de cette histoire (non, non, on n'a pas encore fini u.u') et merci aussi beaucoup-beaucoup-beaucoup à Lys9191, ma super bêta qui me fait de la pub sur ses propres fics et me corrige mes textes en plus de me donner le coup de pied au derrière dont j'ai besoin pour continuer, les reviews étant plutôt peu nombreuses.
Place au théâtre !
Le lendemain matin, Reno se réveilla en douceur. Il avait très bien dormit, bien mieux que ces trois derniers jours où son sommeil était léger et troublé de visions horribles. Non, cette nuit, il avait bien dormit, sans craintes, sans entendre Vincent s'étouffer violement dans son sommeil. Non, il était bien, en sécurité, protégé par des bras puissants qui le réchauffait et… Bras puissants ? Et cette odeur ? Vincent ! Tout près… Et ses jambes aussi, bien emmêlées aux siennes…
Reno fut alors prit d'une seconde montée de colère. Certes, il était bien là, le nez dans son cou et bien serré à son corps mais… Il n'avait pas encore digéré ni ses agissements, ni ses cachoteries des derniers jours, que le rouquin considérait maintenant comme les pires de sa vie.
Que faire ? Rester là comme si rien ne s'était passé ? Comme s'il dormait toujours ? Non ! Et si Vincent voyait qu'il ne dormait plus, il croirait qu'il avait tout oublié, et ça pas question. La tentation fut plus forte : le tireur était-il réveillé ou non ? Le rouquin se risqua à ouvrir un œil. Il ne voyait pas le visage de son amant, mais il était persuadé que ce dernier avait repéré son mouvement furtif de paupière, trahissant son état d'éveil !
Le rouquin ne perdit pas une seconde et tenta de se libérer de l'emprise des bras de son amant. Aucune réaction de la part du brun mais Reno n'arrivait pas à sortir de l'étreinte serrée. Mais il ne pouvait pas laisser tomber non plus ! Il commença donc à lui marteler la poitrine avec ses poings. Pas fort, mais juste assez pour qu'il le lâche. Toujours rien.
-Mais lâche-moi ! Je suis toujours fâché ! Fit agressivement le captif.
En réalité, Vincent dormait profondément. Les derniers jours avaient été épuisant pour lui aussi et si la cuve guérissait les maux physiques, elle ne rendait pas le sommeil perdu. Quand il sentit les coups sur sa poitrine, il se réveilla mais prit un moment avant de réaliser ce que Reno lui demandait. Il ouvrit finalement les bras en douceur et se mit sur ses pieds avant de se pencher sur le rouquin pour déposer un baiser sur sa tête.
-Bon matin, dit-il d'une voix morne.
Le regard du tireur glissa sur le cadran qui indiquait qu'il était passé midi. Avec un soupir, il se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche. Il n'y resta pas longtemps et dès qu'il en sortit, le brun alla s'étendre sur le divan en fixant le plafond. Il lui semblait attendre quelque chose, mais quoi ? Il avait beau chercher, il ne voyait pas… Il repassa tout dans sa tête mais rien ne lui vint, que ce pincement au cœur, ce malaise grandissant, ce vide.
Le rouquin avait attendu un peu et s'était levé pour manger quelque chose malgré l'heure plus qu'avancée. Il tourna en rond un moment dans l'appartement et se décida à aller s'habiller. Après un autre moment, le silence lui devenait insupportable alors il alluma la télévision. Non, finalement, ce n'était pas le silence qui le gênait, c'était l'atmosphère. Il ne voulait plus rester là, c'était trop… vide.
-Je vais prendre l'air, laissa-t-il tomber à l'adresse de Vincent alors qu'il sortait de l'appartement.
Il hésita un instant puis, opta pour les escaliers. Un peu d'exercice lui ferait du bien… Et puis le deuxième toit n'était pas si loin, au soixante et onzième alors qu'il était déjà au soixante-cinquième. Il monta les cinq étages sans se presser. Il ne croisa personne hormis une infirmière qui paraissait trop pressée pour attendre l'ascenseur.
-Elena a son congé d'hôpital ? Parfait, j'arrive, disait-elle au téléphone.
D'ordinaire, personne n'empruntait les escaliers. D'ailleurs, à quoi servaient-ils si personne ne s'en servait ? Probablement aux claustrophobes… Quoique en y repensant, quelqu'un ayant peur des petits endroits fermés ne viendrait pas travailler pour la Shinra. D'abord parce que c'était une sorte de prison psychologique, c'est très difficile d'en sortir sans séquelles… D'en sortir tout court en fait… Et deuxième raison, c'était risqué car Hojo aurait sans doute voulu comprendre d'où venait cette peur des endroits fermés et n'aurait sans doute pas hésité à disséquer le cerveau le cette pauvre personne pour arriver à ses fins… Hojo… Quelle horrible chose qui souillait cette planète… Un jour, le rouquin le tuerait.
Reno arriva finalement sur le toit, assez grand pour loger une seconde ville, et marcha sans se presser vers la rambarde, jetant un œil vers son précieux hélico. Il aurait bien aimé en faire un tour mais il n'avait pas envie d'aller demander les clés à Rufus, ni de courir après Rude pour qu'il accepte de faire son copilote. De toute façon, les deux le connaissaient trop bien et ils auraient voulu le faire parler, qu'il se vide le cœur… Il n'avait pas envie de parler ni à l'un, son ami de toujours qui prenait la vie comme un jeu du haut de son statut présidentiel, ni à l'autre, qui l'avait sortit de la bande de jeunes délinquants des bas quartiers, lui évitant la mort et lui offrant tout en échange de rien, il y avait de cela des années. Il voulait être seul… Non, pas seul… avec Vincent.
Il s'accouda à la rampe et regarda en bas, la désolation de la ville.
Il frissonna alors que le souffle frais de ce premier jour d'octobre caressait son visage et rendaient ses cheveux fous.
La barre de fer était rouillée et Reno sentait le froid passer à travers le tissu de sa chemise… il n'avait pas mit sa veste mais ne voulait pas descendre aller la chercher.
Tous les bruits métalliques qui étaient dus au souffle du vent se heurtant à la compagnie, à l'hélico et à tout ce qui l'entourait lui parvenaient à demi étouffé par ce même souffle qui chantait à ses oreilles.
Tout autour était gris et sentait mauvais, les bruits le faisait grincer des dents et le froid lui semblait polaire. Si seulement Vincent était là…
Il se donna une gifle mentale. Il n'allait tout de même pas commencer ça ! Et il ne lui donnerait pas tout cuit dans le bec les paroles à lui dire. Non. C'était à lui de venir s'expliquer, de venir se faire pardonner, pas à Reno d'aller le voir pour le réconforter ! Réconforter de quoi d'ailleurs ?
Le bruit caractéristique des portes d'ascenseurs se fit entendre mais Reno ne bougea pas. Le toit était assez grand pour deux… Ce n'est que quand une rafale porta l'odeur du savon de Vincent à ses narines qu'il tiqua légèrement. Les pas métalliques se rapprochaient. Il voulait fuir mais son corps ne lui obéissait plus. Il voulait… il souffrait, oui, mais par-dessus tout, voulait être apaisé et une seule personne pouvait le faire. Et c'était à cette personne de trouver quoi dire pour lui redonner le sourire. Il ne lui mettrait pas les mots en bouche, il voulait que ça vienne de lui.
Vincent marchait lentement. Il avait eu besoin de prendre l'air et ce n'est qu'à moitié chemin qu'il s'était rappelé de la présence de Reno sur le toit. Tant pis… ils pourraient… discuter. À cette pensée, il se sentit devenir très nerveux. Il était si mauvais en relations humaines, tellement… Son regard glissa sur sa main métallique. Et si Reno avait tout simplement déchanté ? S'il avait comprit qu'il n'était qu'un monstre, une bête que l'on doit contrôler ?
Il tenta de maitriser ses tremblements et sa peur et finit par rejoindre le rouquin, se maudissant de n'avoir toujours pas récupéré ses vêtements et son col de cape si réconfortant. Il passa précautionneusement de l'autre côté de la rambarde et s'y assis en regardant lui aussi en bas. Il tentait de mettre de l'ordre dans sa tête, dans ses questions … qui étaient soudainement bien nombreuses et la réponse à l'une d'elle le terrifiait plus que tout. Toutefois, quand il ouvrit la bouche, ça ne sortit pas exactement comme il l'aurait voulu…
-Hum… Tu dois me trouver collant… te suivre partout…
Il repassa rapidement de l'autre côté et se dirigea vers l'ascenseur.
-Attends ! S'écria malgré lui le rouquin en se retournant.
Son souffle s'accéléra alors qu'il se mordait la lèvre. Il voulait tant se réconcilier mais… C'était à Vincent d'arranger les choses ! Quel dilemme difficile.
-Reste… il faut qu'on parle, finit par dire le rouquin, son regard désespéré s'accrochant vainement à celui de Vincent.
Le brun revint sur ses pas et posa ses mains sur la barre de fer, fixant le vide de ses yeux terrifiés. Il avait sentit son sang se glacer dans ses veines à la dernière phrase de Reno. Il y eut un petit moment de silence.
-Est-ce que… j'inspire si peu confiance ? Articula enfin Vincent.
Voilà, la partie était lancée et le brun sentait qu'elle ne serait pas aisée.
-Que veux-tu que je réponde ? Demanda le rouquin, réellement surprit. Je n'hésiterais pas à me jeter en bas de la Shinra si tu étais là. Mais je ne peux pas lire tes pensées. Je crois que c'est notre dernier moment ensemble et tu ne pense qu'à te battre…
-Je ne voulais pas te donner de faux espoirs, fit piteusement Vincent.
-Je te crois. Mais si tu savais à quel point tu es difficile à déchiffrer et toutes les suppositions que j'ai pu faire.
-Je sais, je ne suis pas très expressif…
-Alors comment voulais-tu que j'interprète ton envie de te battre ?
Vincent ne répondit pas. En y repensant, c'est vrai qu'il avait laissé Reno de côté, mais c'était pour lui qu'il faisait tout cela, pour pouvoir rester avec lui… Cela pouvait paraître égoïste mais c'était par amour qu'il l'avait fait…
-Tu avais l'air… de simplement te foutre de moi, continua le rouquin en baissant la voix.
-Jamais! Répondit vivement le brun en levant la tête vers Reno.
Le rouquin ne le regardait pas et il ne vit pas ses yeux passer au jaune un moment. Vincent ne s'en aperçut pas non plus et rebaissa les yeux vers le sol gris soixante et onze étages plus bas. Il y eu un instant lourd de silence. Reno n'avait pas encore entendu ce qu'il voulait entendre et son amant voulait en finir au plus vite.
-Y as-tu vraiment cru ? continua le ténébreux.
-… ?
-Que je ne t'aimais pas ?
La respiration du rouquin s'accéléra imperceptiblement et son cœur également quand il sentit une main douce saisir son menton pour le tourner délicatement vers son amant. Reno croisa ses yeux un instant avant de baiser les siens. Il avait pu y lire une détresse infinie et sans nom, surement aussi grande que la honte qu'il ressentait.
-Je… s'étrangla le pauvre rouquin, les yeux toujours baissés.
-Tu es… la seule personne pour qui j'accepte encore de vivre, pour qui mon cœur se met de nouveau à battre, tu es ma seule raison de continuer.
Il y eu un petit silence et Reno releva finalement les yeux vers le visage tourmenté de son amant.
-Je n'imagine plus rien si ces moments ne sont pas en ta présence, termina le brun.
Une larme, une impuissante goute d'eau salée roula sur la joue du rouquin. Il baissa de nouveau les yeux.
-Si tu savais comme je m'en veux…
Et il se colla à Vincent, cachant son visage honteux dans son cou odorant. Pour lui, la conversation était finie. Si Vincent semblait si troublé que Reno ait pu croire qu'il ne l'aimait pas, cela prouvait bien le contraire.
-Je suis tellement désolé Chaton…
Le rouquin resserra ses bras autour de son corps et Vincent fit de même avec un petit sourire bienveillant. Ils restèrent enlacé un long moment. Reno n'avait plus froid et, il en était sûr maintenant, il aimait Vincent et c'était réciproque. Hojo allait lui payer de l'avoir fait douter, Reno le tuerait et le ferait souffrir, même s'il devait aller le chercher au fond de la rivière de la vie, il le tuerait et s'assurerait qu'il ne pourrait plus jamais revenir hanter personne. Il avait déjà fait trop de mal.
-Tu sais, si tu pouvais me le démontrer autrement qu'en me mettant à quatre pattes, ça serait bien aussi, proposa timidement le rouquin. Pas que je veux que t'arrête, loin de là ! Mais tu sais… Ça peut ne rien vouloir dire aussi et…
Vincent avait sa bouche tout près de l'oreille de Reno. Il prit le temps de respirer encore une fois son odeur. Il ne s'était jamais rendu compte à quelle point l'arôme du rouquin était une drogue indispensable pour lui.
-Chaque fois que tu douteras, pose ta tête ici, murmura-t-il en pointant son cœur. Tant et aussi longtemps qu'il battra, je t'aimerai.
Oui, il en était certain, il l'aimerait toujours. Toute sa vie et même après, il l'aimerait.
-Je n'aurai pas besoin si tu me dis d'aussi belles choses, confessa le rouquin en reniflant.
Il releva la tête et l'embrassa longuement, faisant s'envoler le poids qui pesait sur les épaules de Vincent. La discussion était finie. Elle avait été plus courte qu'il ne l'aurait cru et c'était parfait comme cela. Le baiser en était la conclusion, un pacte, une promesse. Les deux hommes le sentaient et le faisait durer comme si c'était leur premier depuis des lunes. Quand leurs lèvres se séparèrent à regret, Reno retourna se cacher dans son cou sous le regard amusé de Vincent.
Le souffle automnal glissa une nouvelle odeur jusqu'au nez de Vincent, ou deux plutôt. Il tourna son regard vers l'autre côté du toit et vit deux silhouettes enlacées s'embrasser passionnément. Apparemment, Tseng et Elena avaient trouvé un terrain d'entente eux aussi… Vincent ferma les yeux et serra Reno plus fort contre lui.
-Ça fait quatre jours maintenant, murmura le brun, simplement heureux d'être encore avec Reno.
-Et ça va continuer, toute la vie… et après…, soupira Reno contre ses lèvres. Tu aimeraiIAAH!
Sans trop savoir comment ou pourquoi, Reno se retrouva projeté au sol d'un violent coup de pied à l'épaule.
-Ça t'apprendra à me tomber endormit dessus espèce de crétin ! Hurla Yuffie, menaçante avant de se tourner vers Vincent et de continuer d'une petite voix d'écolière. Salut Vincent, ça va bien ?
-Ça allait, lança-t-il avec une voix aussi froide que son regard pouvait être noir.
-Bien ! Rufus veux tout le monde dans son bureau pour mettre quelques points au clair, mais avant, c'est Shalua qui m'envois, elle a les résultats de tes tests.
-J'imagine qu'elle veut me voir…
-Oui, toi et Reno, répondit la petite ninja en lançant un regard courroucé vers le rouquin. Bon ! Je dois aller avertir ces deux là aussi, fit-elle en désignant Tseng et Elena qui s'embrassaient toujours de l'autre côté du toit.
-Laisse, je m'en occupe, fit rapidement Vincent en lui saisissant l'épaule.
Tseng et Elena n'aimerait surement pas se faire interrompre par la jeune femme ! Vincent prit son cellulaire et composa le numéro de Tseng. D'où ils étaient, ils virent le couple sursauter et se décoller légèrement alors que l'un d'eux décrochait. Vincent dit rapidement à Tseng de se rendre au bureau de Rufus et raccrocha. Le brun prit la main de Reno dans la sienne et le traîna littéralement jusqu'à l'ascenseur. Juste à temps car le rouquin s'apprêtait à répondre de son poing à Yuffie. Le couple entra dans l'ascenseur et appuya sur le bouton du soixante-troisième étage, soit l'étage de l'infirmerie. Yuffie les avait suivit en gambadant mais Vincent lui barra la route.
-Yuffie… ce n'est pas très galant mais… prend les escaliers.
-Hein?
-Prend les escaliers, répéta froidement le brun alors que les portes métalliques se refermaient. Ouf ! Un peu plus et…
-Et elle m'arrachait l'épaule ! Explosa le rouquin. Je te jure que quand je la croise la prochaine fois… On en était où?
Il ne perdit pas une seconde et l'empêcha de répliquer en capturant ses lèvres. Ils avaient huit étages à descendre, autant en profiter… À peine deux étages plus bas, les lourdes portes s'ouvrirent et quelqu'un entra. Reno se serra plus à Vincent de peur qu'il ne le repousse par pudeur. Mal à l'aise, l'homme qui était entré appuya sur le bouton du prochain étage et ressortit. Reno décolla ses lèvres de celles de Vincent pour lancer une moquerie mais il remarqua quelqu'un d'autre au fond de l'ascenseur. Deux personnes devaient être entrées alors…
-Hey ! Salut Mike ! Ça va mon pote ? Demanda le rouquin à… à qui au fait ?
Vincent jeta un bref coup d'œil dans la direction où Reno regardait, stupéfait.
-Elle a dû frapper vachement fort, commenta Vincent pour lui-même. Reno, on est seul…
Il posa sa main sur son front, s'inquiétant de la santé mentale de son rouquin. Sa température était normale…
-Tu vois combien de doigt ? Demanda-t-il en lui en montrant deux.
-Deux… mais qu'est-ce que tu raconte ? C'est Mike ! C'est le soldat qui surveillait l'infirmerie qui m'avait donné son jeu de carte ! C'est la cuve qui te laisse des effets secondaires ? Dis lui bon sang ! S'exclama le rouquin en se tournant vers l'homme qu'il était le seul à voir.
-Heu… Reno, c'est que… commença timidement le soldat.
-Mais oui, dis lui!
-Très bien… je… Mike, soldat de deuxième classe, monsieur, fit-t-il en se mettant au garde-à-vous.
-Tu vois bien ! s'exclama le rouquin avec de grands yeux ébahis en se tournant de nouveau vers Vincent.
Vincent continuait de regarder Reno comme s'il était fou.
-La cuve… des effets secondaires… Mais qu'est-ce que tu raconte ? C'est impossible que je ne remarque pas la présence de quelqu'un dans le même ascenseur que moi ! Explosa Vincent.
Les portes s'ouvrirent sur l'étage de l'infirmerie. Vincent agrippa fermement le bras de Reno et le traîna derrière lui.
-Shalua veut nous voir, Mike vient avec nous, fit le brun, autoritaire, ne faisant pas attention à Reno qui marmonnait tout seul.
Vincent poussa violement la porte du bureau sans avoir été invité à entrer, faisant violement sursauter la scientifique.
-Les résultats et ensuite, tu lui feras passer des tests, je crois qu'il hallucine sévèrement, cria presque Vincent sans autre forme de salutation.
-Heu… d'accord… Répondit Shalua, encore un peu surprise de l'intrusion. Pour toi, Vincent, tout a l'air en place. Je n'y croirais pas si je n'avais pas les résultats sous les yeux. Il faut dire que c'était très juste mais tout est en ordre.
-Enfin une bonne nouvelle, murmura-t-il.
-De quel genre d'hallucination parles-tu ? Demanda alors la médecin en reposant ses feuilles pour s'approcher de Reno.
-Il imagine quelqu'un.
-Je l'ai pas imaginé ! S'emporta le rouquin en se dégageant de la poigne de Vincent sur son bras. Il était là ! Mais il est partit, tu lui as fait peur, bravo…
-Et… à part ça Reno, tu as vu d'autres trucs bizarre ou que les autres ne voyaient pas, demanda Shalua en regardant l'œil de Reno, tenant la paupière avec son pouce.
-Non ! Mais je vais bien je vous dis ! S'exclama-t-il en chassant la scientifique. Rufus nous attend, venez.
Et il tourna les talons pour sortir, irrité de se faire prendre pour un fou. Shalua interrogea Vincent du regard mais ne dit rien. Alors qu'ils s'apprêtaient à sortir pour rejoindre le rouquin cependant, ils entendirent distinctement sa voix.
-Mike ! Faut pas t'en faire, il est un peu spécial tu sais... Mais non !... Attends de la connaître… je te jure qu'il blaguait… hahaha !
Shalua fronça les sourcils sans quitter les yeux de Vincent. L'autre était muet ? Elle n'entendait pas sa voix. D'un pas décidé, elle sortit dans le corridor. Reno était là… et il fixait le mur en riant.
-Le voilà ! Chaton ! T'as fait peur à Mike ! Shalua, viens que je te présente ! C'est le soldat qui m'avait donné le jeu de carte ! clama joyeusement le rouquin.
Il y eut un petit silence alors que Shalua était tout simplement ahurie.
-Bah réponds-lui… c'est pas très gentil de fixer le mur à côté sans écouter ce qu'il te dit…
Vincent lui lança un regard désolé. Il échappait à la mort et Reno se mettait à halluciner… rien n'irait donc jamais ? C'était moins pire que mourir, se dit-il, mais tout de même !
-Je suis désolée Reno, mais il n'y a vraiment personne. Viens avec moi, je vais te faire passer quelques tests. Vincent, combien de fois l'a-t-il fait devant toi ?
-Deux ou trois.
-Bien, suis-moi, Reno, c'est une affaire d'une dizaine de minutes…
-Si tu as besoin d'aide pour le tenir tranquille, appelle-moi, lança le brun.
Vincent s'assit dans le bureau de Shalua alors qu'elle disparaissait derrière d'épais rideaux où elle avait une sorte de petite chambre où était tout son matériel et un lit d'hôpital. Reno laissait parfois échapper quelques protestations ou exclamations qui flottaient jusqu'aux oreilles de Vincent, laissant un petit sourire sur son visage. Il penchait inconsciemment la tête vers l'avant, comme il l'aurait fait pour se cacher derrière le col de sa cape… qui n'avait pas survécu à l'incident du mako.
Reno revint quinze minutes plus tard et s'assit en bougonnant sur la chaise à côté de Vincent.
-Un test de prostate, n'importe quoi ! C'est pour les vieux ça ! Et j'ai jamais entendu que ça pouvait causer des hallucinations ce truc ! T'as beau me faire ça tous les soirs, c'est moins plaisant quand ça vient d'un autre !
Reno ressemblait tellement à un petit enfant à ce moment qu'il en aurait été difficile pour n'importe qui de ne pas se mettre à rire de lui. Toutefois, Vincent étant Vincent, il ne fit que lui sourire moqueusement… Enfin, Reno le voyait son petit sourire mais n'importe qui d'autre n'aurait vu que son air neutre. Reno se sentit fondre intérieurement à ce sourire et se colla tout contre l'épaule de Vincent en lui faisant de petits yeux de chiot larmoyant.
-J'aurai droit à une récompense pour avoir été gentil ? Demanda-t-il piteusement.
-Reno, j'ai les résultats ! Intervint alors la scientifique en sortant de cette espèce de chambre aux murs de rideau.
-Minute papillon ! Fit-il avec brusquerie en se retournant, le regard soudain dur. Chacun son tour ! Alors ? Continua-t-il en se replaçant contre Vincent, tout mignon, comme s'il n'y avait pas eu d'interruption.
Le brun lui ébouriffa tendrement les cheveux en élargissant un peu son petit sourire.
-Ce soir, si tout se passe bien, lui confia-t-il tout bas avant de se tourner vers la scientifique.
Quoi ! Et c'était tout ! ? Reno aurait au moins voulu un petit bisou, quelque chose ! D'accord, il avait sentit une chaleur aussi brève qu'intense se répandre dans son corps aux quelques mots de Vincent mais… même pas un bisou !
-C'est mon tour ? Demanda Shalua, mi-amusée, mi-impatiente. Reno, je ne sais pas pourquoi, mais ton cerveau présente des courbes d'activité anormales.
Vincent fronça les sourcils, déjà inquiet.
-Ce n'est donc pas un problème physique mais parfois… la psychologie interfère étroitement avec le reste du système… Mais comme tu m'as dis qu'il t'avait donné un jeu de cartes et que Vincent l'a vu, je pencherais plus vers une faculté nouvelle…
Reno fronça les sourcils. Une nouvelle faculté… tu parle d'un lot de consolation ! Maintenant il pouvait faire apparaître des jeux de cartes ! N'importe quoi !
-Une nouvelle faculté ? Sans matéria ? Ouais, génial, fit-il avec mauvaise fois. Maintenant je peux faire apparaitre des jeux de carte ! Et seulement quand je rencontre par hasard mon ami imaginaire ! Je ne comprends pas pourquoi une matéria ''jeu de carte'' n'existe pas, après tout, c'est vrai que c'est pratique !
-Allons Reno, tu ne nous aide pas beaucoup… réfléchit à ce qui se passait autour de toi à chaque fois que tu le voyais, le sermonna Shalua.
-La première fois, se remémora le rouquin, j'étais dans mon lit à l'infirmerie. Je trouvais le temps long et j'étais irrité de me faire espionner par… par lui en fait… Ensuite, on revenait du cratère nord et Vincent venait de m'annoncer qu'il agissait en salaud parce qu'il connaissait un moyen de se sauver.
Vincent grimaça brièvement à la mention du souvenir. Reno disait ce qu'il pensait mais le souvenir était encore frais dans la mémoire de Vincent et il s'en voulait, souffrait encore de leur dispute… Ils ne s'étaient réconcilié il n'y avait que quelques minutes après tout…
-Je courrais parce que Vincent mourrait mais je l'ai bien vu dans le couloir, continuait le rouquin avec son air boudeur. Et puis tout à l'heure dans l'ascenseur alors que j'allais proposer à Vince d'aller… enfin, c'est pas important…
-Yuffie venait de le provoquer, renchérit Vincent en regardant intensément Shalua, l'interrogeant du regard pour voir si elle aussi faisait le lien.
-Ouais et il y a quelques minutes, quand vous me croyiez fou, conclu le rouquin avec mauvaise volonté. Je ne vois vraiment pas le lien.
Reno croisa les bras et regarda ailleurs.
-Concentre toi Reno, essais de le faire revenir, tenta Shalua avec douceur comme s'il s'agissait d'un petit enfant sauvage.
Reno essaya vaguement, se demandant comment on appelle un ami imaginaire, mais rien. Shalua échangea un nouveau regard entendu avec Vincent.
-C'est bien ce que je croyais ! S'exclama-t-elle. Tu es fou et tu ne peux plus être Turks.
-QUOI ! ? Rugit le rouquin en se relevant d'un bond, aussi rouge que ses cheveux. MAIS JE NE SUIS PAS FOU !
Il était tellement enragé. On le prenait pour un fou, puis un magicien, et de nouveau un fou ? Elle lui disait ça comme ça, qu'il allait… Mais il n'était pas fou ! ! Mike existait vraiment ! Il serra les dents pour retenir le flot d'injures qui menaçait de se déverser sur la scientifique quand une voix le figea.
-Calme toi, on t'entend probablement jusqu'en bas.
Reno devint blanc comme la neige et se retourna lentement, les yeux ronds et terrifiés. Étrangement, son ami lui semblait moins sympathique maintenant qu'il le faisait passer pour un fou.
-Alors il apparait quand tu es fâché, en conclu Shalua. Intéressant.
Reno n'écoutait pas. Il était en transe et fixait le soldat avec un mélange de peur, de curiosité et d'incompréhension. Le guerrier lui renvoyait avec timidité son regard, comprenant que Reno savait maintenant qu'il était le seul à le voir. Lentement, le Turks leva la main et toucha le bras de Mike comme pour s'assurer qu'il était réel.
-Tu es glacé, murmura Reno.
-Je suis mort, répondit simplement Mike en tentant de fuir son regard.
-QUO I ? S'exclama le rouquin en reculant de plusieurs pas.
-Oui, pendant la guerre… je suis… mort. J'ai été tiré de la rivière de la vie quand le serpent t'a attaqué.
Reno se calma un peu mais resta loin du fantôme. Vincent et Shalua, qui ne pouvaient ni voir, ni entendre Mike, se regardèrent, inquiet, mais n'osèrent pas interférer.
-Et c'est par son intermédiaire que tu… enfin… es arrivé… ici ? Fit timidement le rouquin.
-Oui. En fait, ce qui s'est passé, déclara Mike en se tordant nerveusement les mains, c'est que ce scientifique… Hojo… est…
-Encore ce salaud, commenta le rouquin, les dents serrées de rage.
-Calme-toi ! Fit Mike en se prenant la tête à deux mains, visiblement souffrant.
Reno obéit aussitôt et l'homme lâcha sa tête et soupira. Reno fronça les sourcils mais ne posa pas de question. Une à la fois.
-Pardon. Alors, que… comment ?
-… Pour prendre le contrôle d'une de ces créatures qu'il a créé, il doit en déloger l'âme qui y est présente, commença à toute vitesse Mike. La première fois qu'il l'a fait, c'était avec ce serpent qui t'a presque tué. Il savait toutefois qu'une fois l'âme retirée de son enveloppe, elle mourrait s'il ne la mettait pas quelque part. Et il a beau être fou, il ne peut pas tuer chaque fois qu'il change de corps un de ces étranges animaux ! Il a donc mit l'âme temporairement à la rivière de la vie de sorte qu'elle puisse revenir dans son corps d'origine quand il changerait et ainsi de suite. Seulement, la rivière de la vie a un nombre bien défini d'âmes. Quand une âme arrive, une autre doit partir, habituellement dans le corps d'un bébé naissant. En faisant cela, Hojo a déséquilibré... Calme toi ! s'exclama-t-il soudainement en se crispant.
-Désolé, fit le rouquin en prenant une grande inspiration.
-Donc, pour se protéger, la rivière a donc éjecté une âme au hasard, moi, vers le serpent dont Hojo avait prit possession. Mais il n'était pas fou, il s'attendait à cette réaction de la part de la rivière et s'est protégé pour ne pas s'encombrer. Et donc pour survivre, j'ai dû m'attacher à toi.
-Pourquoi moi?
-C'est toi qu'il touchait lors de son tout premier changement alors c'est à toi que je me suis accroché…
-Mais ça n'a pas de sens ! S'exclama finalement le rouquin. S'il ne fait qu'échanger de place avec une créature, l'équilibre est maintenu!
-Non ! Car il doit garder une partie de lui à la rivière pour pouvoir continuer à changer de corps. Sinon il ne ferait que revivre dans le corps de la bestiole.
Reno en avait complètement oublié la présence de son amant et de la scientifique. Un moment de silence passa puis, il hocha la tête, fataliste… avant de prendre un élan et de se jeter sur Mike, l'écrasant au sol de son poids.
-ÇA NE T'ES PAS VENU À L'ESPRIT DE M'EN PARLER AVANT!?
-Je… J'avais peurhgg… de dé… ranger, articula le mort, à demi suffoqué sous l'assaut du rouquin.
De nouveau, Vincent et Shalua échangèrent un regard. Ils n'avaient rien entendu de ce qu'avait dit Mike et redoutait le pire, mais en attendant… Shalua pencha la tête de côté en fixant le rouquin.
-Tu nous fait un nouveau tour de magie? Demanda-t-elle.
Reno flottait nettement au dessus du sol de quelques centimètres.
-Hug ? Fit-il stupidement en relevant la tête vers elle, se fichant bien d'étouffer à demi Mike.
-R… Reno… Intervint Vincent, ce n'est pas très poli de sauter sur… il sembla chercher un qualificatif… Mike.
Il attrapa Reno par le collet et le tira vers le haut pour le remettre sur pied. Il aurait bien tendu la main à Mike mais il doutait de pouvoir le toucher comme il ne le voyait ni ne l'entendait.
-Et si tu nous disais pourquoi tu lui a sauté dessus proposa Vincent.
-C'est à cause de cette merde de l'humanité, commença Reno. J'insulte la merde… HOJO ! Finit-il par crier en réponse au regard interrogateur de la rousse.
Il leur expliqua ce que venait de lui dire Mike avec un certain dédain même pas caché. Mike grimaçait sous la violence de la colère du rouquin. Pourtant, il n'était pas quelqu'un de très rageur durant les derniers jours… Mike supporta néanmoins la douleur que lui causaient les émotions du Turks. Ça devrait bien sortir un jour ou l'autre non? Et il avait raison. Mike avait, ces derniers jours, lu tous les rapports possible sur les derniers événements et devait avouer que Reno avait de bonnes raisons d'être furieux.
-Tu n'es pas très gentil Reno, fit remarquer Shalua. Alors Mike, as-tu des aptitudes spéciales ou un truc du genre ? Demanda-t-elle gentiment en fixant un point légèrement à côté de Mike.
-Ouais, autre que faire apparaître des jeux de cartes rose et m'utiliser, bougonna Reno, qui fut aussitôt foudroyé du regard par la rousse et Vincent.
-Tiens, ça me rappelle, il est réapparut dans ma poche quand tu as cessé de t'en servir, fit-il, rêveur.
-Mais ça ne sert à rien ça ! s'emporta le rouquin. Si tu pouvais me donner des armes quand je combats, ou faire des croche-pied à mes adversaires, fit le rouquin en se mettant en garde et en envoyant un coup de poing à un ennemi imaginaire devant lui avant de baisser les bras et la tête avec découragement.
-Eh bien… j'ai tout ce que j'avais quand je suis mort, tenta de le réconforter Mike en sortant un fusil haut de gamme, deux petites dagues et trois grenades.
Ébahit de la soudaine utilité que son ami imaginaire pouvait avoir, Reno prit l'une des dagues, au grand étonnement des spectateurs qui virent apparaître le petit couteau dans la main de Reno.
-Je ne comprends plus rien, commenta Shalua.
Reno leur répéta distraitement ce que Mike venait de lui apprendre en admirant la lame brillante au double tranchant parfait d'une quinzaine de centimètre, appréciant le manche confortable en cuir noir qui se terminait sur un bout argenté et discret, parfait pour le combat. Le rouquin était presque en admiration devant l'arme. Elle semblait simple et ordinaire mais pour un connaisseur, il s'agissait d'un bijou.
Le regard de Reno glissa alors vers la poche de Mike où était disparut le jeu de cartes. Prit d'un élan soudain, le Turks lança la lame vers l'autre bout de la pièce. Shalua eu peur pour son mur, Mike pour son arme et Vincent pour son rouquin qui semblait étrangement en transe. Mais rien ne se produisit, le couteau n'atteignit jamais le mur. Il disparut en plein vol et réapparut dans la main du mort.
En fronçant les sourcils, Reno la reprit dans le silence de mort qui régnait dans le bureau. Les deux spectateurs étaient complètement perdus alors que Reno et Mike découvraient les possibilités que leur permettait leur lien spécial. Le rouquin mordit dans la poignée et relança le poignard… qui revint dans la main de Mike, comme un neuf. Ça pouvait être pratique ça! Des armes qu'il ne pourrait jamais perdre ou se faire voler et impossible à briser? Intéressant… Cela signifiait-il que les grenades étaient à l'infini? Ils verraient plus tard, ce n'était pas le moment de détruire le bureau pour un simple test.
-Tu peux tirer des balles invisibles et frapper les autres? Demanda le rouquin, soudainement emballé.
-Non, mes balles et mes coup n'atteindraient que les âmes comme moi, or, je suis probablement le seul à me promener hors de la rivière. Mais je peux toucher les objets par contre.
Reno se lança alors dans une conversation animée avec Mike, en oubliant totalement tout le reste, y comprit la réunion pour laquelle ils étaient à présent, plus qu'en retard. Une toux sèche les ramena à la réalité alors que Vincent posait sa main sur l'épaule de Reno.
-Je suis vraiment content que tu n'hallucine pas mais ce n'est pas dangereux cette cohabitation? Tu disais que deux âmes ne pouvaient partager…
Vincent s'interrompit en réalisant que lui-même était deux… Enfin… Chaos n'était qu'une substance au départ, il avait prit vie par la faute de ce maudit scientifique qui les avaient mutés.
-Toutes ces questions me semblent très intéressantes, coupa Shalua, mais peut-être pourrions-nous en parler en se rendant à la réunion ?
Ils hochèrent la tête et sortirent dans le couloir, prenant le chemin de l'ascenseur.
-Non, répondit Reno à Vincent, répétant les paroles de Mike. Mike n'est pas dans mon corps comme Hojo le fait avec ces cobayes, il est seulement rattaché à moi pour survivre... enfin, pour que son âme survive. Comme par une corde invisible et élastique. Il pourrait s'en aller mais ça lui serait inutile puisque je suis le seul à le voir, expliqua le rouquin. Nous somme seulement connecté, en quelques sortes.
Tout en continuant de discuter, ils longèrent les couloirs et les escaliers pour finalement se retrouver devant la salle de réunion où tout le monde les attendait déjà, manifestement.
-La ponctualité est une valeur que j'apprécie, commenta Rufus avec un sourire qui n'allait pas avec ses paroles.
-Pardon, petits soucis à l'infirmerie… Non, non, pas Cid, il est toujours dans le coma, fit Shalua en réponse aux regards inquiets qui s'étaient fixés sur elle. C'est… heu…
-Mon nouvel ami, déclara Reno en voyant son hésitation, pointant par-dessus son épaule le vide derrière lui.
Mike était devenu rouge malgré le fait que personne ne pouvait le voir. Les regards allèrent de Reno à une Shalua exaspéré, puis, de nouveau à Reno. Son ami ? Mais il n'y avait personne là ! Il était devenu fou ?
-Ne lui dites pas bonjour surtout ! Vous allez le vexer !
-Reno, arrête tout de suite, je ne suis même pas censé être ici, paniqua l'ami en question.
-C'est ça qui est drôle ! Lui répliqua le rouquin, persuadant tout le monde qu'il était complètement fou.
-J'ai frappé trop fort ? Fit timidement Yuffie.
-Reno… ça… ça va ? S'inquiéta à son tour Barret.
-Très bien ! Et Yuffie, tu n'as qu'à bien te tenir, mon ami a des arguments plutôt convainquant pour ta force, répondit le rouquin avec une lueur machiavélique dans les yeux, ignorant les protestations de l'ami en question.
-Tu vas nous expliquer à la fin Shalua ? S'impatienta Rufus avec son éternel sourire un peu niais.
-Pas la peine ! Clama Reno, assit sur les épaules de Mike.
L'incrédulité et la stupéfaction se lisait sur les visages des autres Turks, membres d'Avalanche (comprenant Denzel et Marlène) et autres employés de la Shinra (Rufus, Reeves, Shelke et même Shalua).
-Reno, descends de ses épaules, ce n'est pas le moment de faire le clown, soupira Vincent en se passant la main dans les cheveux avec exaspération.
-Il semblerait que Reno aurait hérité d'un ami imaginaire lors de sa première bataille avec Hojo, expliqua Shalua.
-Rien de dangereux ? S'enquit Tseng.
-Selon ses dires, non.
-Est-ce qu'il y a autre chose ? Demanda Rufus sans quitter Reno des yeux alors qu'il retournait au sol.
-Comme vous le voyez, tout le monde a eu son congé de l'infirmerie sauf bien sûr Cid, fit Shalua en regardant les blessés tour à tour de la dernière attaque, Elena restant la plus marquée de traces de brûlures. Et même Vincent, se réjouit-elle. Soyez rassurés, il n'est pas prêt de nous quitter !
Un soulagement général gagna l'attroupement alors que les nouveaux venus prenaient place. La réunion débuta donc. Rufus aborda le dernier combat, dévoilant l'identité de la fameuse Dame Noire et la réjouissante nouvelle de sa mort. Il y eut une pause pour manger alors que le troisième repas leur était apporté directement dans la salle de réunion et le président poursuivit avec des détails pas très intéressants et finit par aborder le sujet de la nouvelle cachette de Jenova et son abject assistant.
-Donc, nous avons eu droit à un vieil entrepôt, une trappe dans le sable et le cratère nord, résuma Tseng. D'autres suggestions ?
-La grotte de Lucrecia ? Tenta Elena.
-Non, trop grande concentration de mako et espace trop petit, répliqua Cloud en fixant un point invisible de la table, comme s'il était dans la lune.
-La forêt des anciens ? Fit alors Tifa.
-Même chose, manque d'espace et trop grand nombre de créatures sauvages, expliqua Barret.
-Les montagnes au sud alors ? Proposa Yuffie. S'ils en nettoient un certain périmètre et le surveille avec leurs bestioles…
-Ce n'est pas bête, fit Rufus après un petit silence. Tifa, Rude et Nanaki, vous partirez demain avec quelques soldats. N'attaquez pas, ne faites que vérifier s'ils y sont.
-Bien, répliquèrent-ils en cœur.
Les paupières commençaient à se faire lourdes. Après tout, certains n'étaient pas encore rétablis et il se faisait tard.
-Donc allez voir et… Reno, tu es exaspérant, soupira Rufus.
-Désolé Boss, j'apprenais seulement des trucs intéressant, s'excusa-t-il sans vraiment le penser.
-Tu insinue que ce que je dis ne l'est pas ? Demanda le président en le défiant amicalement.
-Effectivement, approuva Mike, Reno se retenant à grandes peines de rire.
-Non! non… C'est seulement que si on doit se battre durant la nuit je saurais comment me servir de mes nouvelles armes et communiquer avec mon fournisseur, expliqua le rouquin.
-De quoi tu parle? S'énerva Shelke, qui avait vraiment hâte de retrouver son lit.
-Eh bien… de ça! Fit Reno comme si c'était évident, faisant apparaître un fusil dans sa main à la surprise générale.
-Co… comment? Articula Barret devant la merveille.
-Il a ça aussi… Fit Shalua, pensive.
-Ouais ! Fit fièrement Reno.
Il la lança par-dessus son épaule, faisant se lever tout le monde dans un geste vain pour rattraper l'arme… qui avait disparut. Tout le monde la cherchait du regard sous celui, amusé, du rouquin.
-C'est ça que vous cherchez ? Demanda-t-il en la reprenant des mains de Mike où elle était réapparue.
-Arrête tes enfantillages et montre-nous ce que tu peux faire ! Grogna Nanaki, découragé.
Reno fit donc une jolie démonstration de ses nouveaux ''tours'', sous les regards jaloux et impressionnés. Puis, Rufus mit finalement fin à la réunion. Chacun se leva, souhaitant une bonne nuit à tout le monde et quitta, se dirigeant vers leurs appartements.
-Je ne veux pas déranger, je me suis trouvé une chambre de soldat libre, j'y vais, bonne nuit ! Et Mike s'en alla.
-D'accord!... Quoi ? Ne me regarde pas comme ça, il est partit, fit moqueusement le rouquin à l'adresse de Vincent.
Ils marchèrent quelques secondes en silence vers leur appartement et ce fut finalement Vincent qui coupa le silence.
-Je ne sais pas si tu te souviens, mais je te dois une récompense, dit-il en lançant un regard complice vers Reno.
Il poussa la porte de l'appartement et entra. Il commença par retirer ses bottes métalliques, puis sa veste de Turks et commença à déboutonner la chemise immaculée.
-Je ne sais pas pour toi, mais moi, rester assis des heures me bloque les muscles du dos… continua-t-il innocemment.
Il lança sa chemise sur le divan et commença à retirer son pantalon.
-Que dirais-tu d'une bonne douche chaude ? lança-t-il au rouquin avec un regard invitant.
Reno l'observa avec envie, se demandant vaguement si son amant serait fâché s'il lui sautait dessus là, dans le salon. Reno ne remarqua qu'à ce moment qu'il avait oublié d'enlever la cravate. Il n'était pas habitué à en avoir une probablement… Une fois nu, Vincent sembla remarquer la cravate en question et voulu la retirer mais Reno l'agrippa solidement et l'attira à lui pour l'embrasser.
-Garde-la, ça te donne un air de bureaucrate, murmura-t-il contre ses lèvres.
-Je croyais que tu n'aimais pas les bureaucrates, répondit Vincent de la même façon.
-Effectivement, alors me dire que je vais en violer un me fait un effet… Tu ne peux même pas imaginer, répondit le rouquin en dirigeant la main humaine de Vincent vers son entre-jambe déjà dure.
Reno retira rapidement ses propres vêtements, les abandonnant au sol, et tira son amant par la cravate jusqu'à la salle de bain sans détacher ses lèvres des siennes. Il posa son front contre le sien un instant alors qu'il tournait les robinets et fermait le rideau de la douche. Il recommença à l'embrasser innocemment, le laissant prendre le contrôle du baiser, lui laissant croire qu'une fois de plus, ça serait lui qui le prendrait. Erreur.
Le rouquin emmêla ses doigts à ceux de Vincent et remonta lentement leurs mains le long de leur corps emplis de désir. Puis, d'un geste rapide, il amena les mains de Vincent au dessus de sa tête et tira la cravate de son cou pour la passer autour de ses poignets et les attacher solidement au pommeau de la douche.
-C'est MA récompense, expliqua-t-il simplement en s'écartant un peu pour avoir une meilleure vue d'ensemble.
L'eau tombait directement sur la tête de Vincent, transformant les cheveux en rideau de jais qui cachait en partit son visage, son petit sourire gourmand et ses yeux pervers. Le voile noir s'arrêtait un peu plus bas que ses épaules et laissait s'écouler sur son corps des sillons d'eau qui suivaient les courbes de sa fine musculature. Et plus bas, sa virilité fièrement dressée, prête à recevoir toutes les attentions que le rouquin voudrait bien lui donner…
-Ça, c'est ce que j'appelle une récompense, commenta le rouquin.
Reno releva les yeux et croisa ceux de Vincent, joueur et… qui le mettait au défi ? Mais au défi de quoi ? Reno leva encore les yeux et vit qu'il s'acharnait à défaire le lien qui l'entravait. Bien sûr, il le pouvait, Reno n'est doutait pas, c'était un Turks, mais… il aurait pu accepter de jouer le jeu, non ? Reno ne perdit pas une seconde et se jeta sur ses lèvres pour le distraire de sa tâche.
Les mains du rouquin remontèrent le long des bras de Vincent, le faisant frissonner, et vérifia l'état de ses liens. Ils étaient toujours bien serrés. Du bluff ! Il voulait seulement le provoquer ! Reno sentit une vague de désir le submerger alors qu'il quittait ses lèvres pour son cou, se frayant un passage entre les mèches dégoulinantes avec son nez. Il voulait l'embrasser partout, le lécher, le mordre, le griffer, le caresser…
Vincent émit un petit soupir de contentement quand Reno se décida enfin à faire quelque chose. Il préférait dominer. Il ne pouvait pas se le cacher, il préférait être celui qui faisait subir plutôt que celui qui subit. Ce n'était pas parce qu'il n'aimait pas se faire prendre, au contraire, il était seulement trop fier pour se laisser bêtement dominer. Mais comme c'était Reno, curieusement, ça ne le dérangeait pas. Il l'aimait probablement assez pour surmonter son orgueil de mâle dominant et lui faire plaisir. Il laissa tomber un nouveau soupir alors que Reno descendait sur son épaule, sa clavicule, son torse, en une douce torture et un tourbillon violent de sensations. Après tout, c'était très loin d'être désagréable…
Reno s'arrêta aux petits boutons de chair rosé et n'est qu'à les frôler de son nez doucement pour qu'ils se durcissent. Satisfait, il les prit tour à tour entre ses dents et tira doucement dessus, les taquinant de sa langue. Il continua son chemin sadiquement vers le nombril de Vincent, qui se crispa violement alors que Reno le dessinait de sa langue. Le rouquin continua son chemin en passant pas l'aine de son amant et alla mordiller l'intérieur de ses cuisses musclées.
Vincent avait beau tenter de contrôler les sons qui sortaient du fond de sa gorge, une autre partie de son anatomie démontrait bien son évident plaisir. Il avait décidé de jouer la victime impuissante… pas si impuissante quand on y repense… et commençait à apprécier son rôle. Reno se débrouillait… très bien. Une caresse soudaine lui fit violement relever la tête, manquant de peu de s'assommer sur le pommeau de la douche.
-Re… Reno !
Le rouquin délaissa des dents les testicules de Vincent pour se remettre sur ses pieds, à sa hauteur, un sourire innocent aux lèvres.
-Oui, mon amour ? fit-il mielleusement.
Autrefois il avait tenté de lui affubler ''Chaton'' comme surnom ridicule mais c'était devenu son vrai petit surnom, il avait donc choisit le ''mon amour'' qui faisait tout à fait ridicule et ''fille possessive'' pour l'énerver, mais il doutait qu'il ne l'ait vraiment entendu. Ses yeux voulaient parler, mais il semblait paralysé. Le rouquin pencha la tête et alla chatouiller le creux de sa clavicule de sa langue. Ses mains continuaient de caresser sensuellement sa taille, son ventre, son torse et son dos. Mais bon, s'il voulait une réponse, il devait lui laisser une chance ! Il délaissa donc son point de torture favori, à savoir le creux de la clavicule, et ramena son visage à la hauteur de celui de son amant… sans pour autant ranger ses mains !
-Que ce passe-t-il Chaton ?
Le ''chaton'' en question réprima un couinement et tenta de renvoyer les mèches collées à son visage par l'eau vers l'arrière.
-Le Chaton veut plus que des caresses, minauda-t-il en le fixant avec désir et tendresse de son regard carmin.
Il laissa ses yeux parcourir le corps de Reno. Aie aie aie… vision qui incitait carrément au viol ! Son sexe rougit qui frôlait le sien, son corps mouillé, ses yeux rieurs et si… pressés de poursuivre…
-Et il veut savoir à quoi tu pense aussi le Chaton, ajouta Vincent sur le même ton suave.
-Impatient ? Humm… Et curieux en plus !
Reno colla son corps au sien avec sensualité et se rendit à son oreille.
-Je me disais que j'avais eu de la chance de t'avoir eu comme prof de sexe entre homme, confia le rouquin. Et aussi que… je voulais te torturer le plus longtemps possible mais là, maintenant, je veux juste t'avoir, le plus vite possible alors je vais te dévoiler mon super plan machiavélique que j'ai imaginé moi-même.
Sa voix baissa encore pour se devenir qu'un souffle à l'oreille du brun. Un souffle terriblement chaud et remplit de promesses toutes aussi chaudes.
-Comme j'ai perdu beaucoup de temps à te chatouiller, je vais en économiser dans ta préparation. Il en dit quoi mon Chaton ? Demanda Reno avec un sourire sadique que Vincent ne pouvait voir.
Vincent eut un long frisson le long de la colonne vertébrale. D'accord, un peu moins préparé, ça risquait de tirer, mais l'eau chaude jouerait en sa faveur, non ? L'inconfort ne devrait pas durer trop longtemps…
-Qu'est-ce que tu attends mon Renard ? Ne fais pas attendre ton prof, chuchota à son tour le ténébreux.
Ses réactions impatientes lui amenèrent l'image d'une nymphomane en grave manque. Ou du moins, assez en manque pour se faire traiter de la sorte… Après tout, ça faisait quoi ? Deux ? Trois jours qu'ils ne faisaient rien ? C'était assez pour être en manque, non ? Et Vincent savait qu'il aurait de nombreuses chances de se reprendre, alors pourquoi ne pas profiter de l'ardeur que lui proposait son amant. Le ténébreux fit lentement bouger son bassin contre celui de Reno, gémissant doucement pour l'exciter encore plus.
Reno n'avait pas vraiment eut l'intention de le pilonner sans préparation, mais comme il insistait, semblait en manque et masochiste par la même occasion, pourquoi se priver ? Il desserra à peine ses liens, le fit tourner dos à lui et les resserra aussitôt.
-Puisque tu insistes…
Et il s'introduit en lui lentement mais le plus loin possible, serrant les dents de l'étroitesse de l'endroit où il venait de s'immiscer. Si étroit quand non détendu…
Vincent eut un choc et banda tous les muscles de son corps. Ça tirait. Beaucoup plus qu'il ne l'aurait pensé. Et la douleur lui déchirait le bas du dos.
Reno voulait commencer ses vas-et-viens tout de suite mais voyant la pression qui s'exerçait sur lui et celle qu'il imposait à Vincent, il se résigna à attendre un peu. Il attrapa le menton de Vincent et le fit tourner pour poser ses lèvres sur les siennes et étouffer le cri qui en sortait. Quand il se fut calmé un peu, il descendit sur l'épaule et la mordilla doucement… épaule qui, il s'en doutait, serait à sang plus tard.
-Dis moi ce qui tu ressens, fit Reno en fermant les yeux.
La raison revenait lentement à Vincent et il reçu la question du rouquin avec quelques instants de décalage. Il dû faire un effort pour pouvoir en comprendre le sens et encore plus pour y répondre.
-Ce que je ressens ! ? Bon sang… C'est… ça doit être comme quand je t'ai prit avec Chaos la première fois, articula-t-il, la voix plus défaillante qu'il ne l'aurait cru.
Parler semblait l'aider à se détendre et lentement, la douleur reflua.
-Commence, dit le brun, espérant que Reno avait comprit le ''doucement'' silencieux qui suivait sa requête.
Reno se retira lentement et revint plus profondément en Vincent, doucement, ne souhaitant pas le faire souffrir encore plus. Il recommença et toucha avec satisfaction un point particulièrement réceptif à l'intérieur de son amant, qui se cambra violement.
-Je vois que ça se détend un peu, s'amusa le rouquin. Maintenant, tu ressens quoi ? Continua le rouquin en tentant d'avoir une voix le plus neutre possible.
D'une main, il écarta les mèches de Vincent de son visage, et de son autre bras, il entoura sa taille, dessinant des cercles autour de son nombril, s'enfonçant parfois à l'intérieur.
Le rouquin toucha de nouveau le point sensible et Vincent ne put retenir un gémissement. Ses jambes devinrent tremblantes et ses mains s'accrochaient fermement à la cravate. Une partie de lui voulait qu'in accélère et une autre lui disait que plus il prenait son temps, plus le plaisir durerait… Et ses pensées ne répondaient plus de façon très cohérente…
-Je haAA ! Je… du… chaleur, de la… de… du…, tenta Vincent avec difficulté. Toi, finit-il par réussir à dire. Toi dans mon dos… toi dans moi…
Reno dissimulait son amusement. Vincent se forçait à lui répondre et c'était… fort excitant. Il était là, mouillé, tout à lui… et attaché en plus !
-C'est forçant de répondre à ce que je vois… mais tu le fais alors un récompense pour mon Chaton…
Et Reno augmenta la cadence. Une de ses mains griffait le ventre et le flanc du dominé alors que l'autre s'accrochait fermement à son bassin, y plantant ses ongles. Il avisa alors son l'omoplate à porté de dents… et il prit une jolie mordée, tirant durement sur la peau. De plus en plus rapidement…Un plainte rauque échappa au rouquin alors qu'il sentait le plaisir monter, encore et encore… Et sentait le pouls de son cœur battre, du sien et de celui de Vincent…
Les pensées du rouquin s'embrumaient lentement mais une chose persistait. Reno le possédait. Il était à lui, lui était à il et il était en lui. Seulement, il aurait voulu plus. Il l'aurait mangé, respiré, n'importe quoi pour l'avoir plus qu'il ne l'avait, n'importe quoi d'assez grand pour démontrer l'amour qu'il ressentait, mais tout lui paraissait tellement superficiel… Il l'aimait tellement, il l'aimait à lui faire mal, il ne se contrôlait plus, ne voulait plus se contrôler, il voulait Vincent, tout simplement. Et qu'il sache… qu'il puisse le sentir car les mots ne suffisaient pas… qu'il le sache.
La main du rouquin cessa de griffer le corps de son amant pour aller saisir sa virilité sans aucune délicatesse et lui administrer le même rythme qui ne cessait d'accélérer. Une nouvelle plainte échappa au rouquin alors qu'il mordait plus fort et resserrait sa prise sur son bassin avec ses ongles.
Vincent ne se plaignait pas. Il laissait le rouquin le mordre et le griffer comme il en avait envie. Pas vraiment le choix de toute façon… Et il aimait bien cette espèce de brutalité sensuelle que possédait le rouquin lors des ébats. Il ne s'était jamais plaint… Ou bien oui… une fois, il l'avait mordu à son tour…
Le brun ne retenait plus ses cris, gémissements ou grondements, il n'y arriverait plus de toute façon. Les griffures du rouquin le chatouillaient et lui brulaient délicieusement la peau alors que ses dents le caressaient douloureusement dans leurs féroces morsures. Comment tant de choses pouvaient-elle s'assembler pour devenir si excitant?
Vincent pensa un instant à défaire ses liens pour toucher le rouquin à son tour mais renonça. Il n'y serait pas arrivé de toute façon, pas à un moment pareil. Il haletait bruyamment et l'eau qui lui coulait directement sur la tête remplissait sa bouche et plaquait ses cheveux sur son visage. Il avait si chaud qu'il sentait l'eau qui balayait sa sueur plutôt tiède, malgré le fait qu'elle ait été bouillante.
Une douleur aigue lui apprit que Reno venait de vaincre la peau son omoplate. La langue habile du rouquin lécha la plaie qu'avait causée ses dents mais il s'en désintéressa rapidement pour aller mordre férocement l'autre omoplate. L'eau avait balayé rapidement le sang mais la souffrance piquait toujours le ténébreux… Et elle l'excitait tellement…
Et Reno continuait. Il sentit ses membres commencer à trembler mais s'accrocha plus fort, redouble d'ardeur, de vitesse, de profondeur, de violence. Il déchira sans mal la peau de l'autre omoplate et, n'ayant même plus conscience des son qui montaient de sa gorge, s'attaqua au cou et à la nuque du brun, ignorant ses cris.
Vincent aurait voulu mordre. Simplement mordre. Mais comme il n'avait rien outre un mur de tuiles devant lui, il se contenta de serrer les dents. C'était diablement bon. Divinement n'aurait pas convenu avec les traitements dont il héritait, mais diablement avait un petit côté…
Il sentit Reno atteindre cette espèce de septième ciel et se déverser en lui. Cette sensation… celle de sa semence en lui… C'en était trop pour le ténébreux et il se vida à son tour contre la paroi. S'en suivit alors une scène à laquelle il s'attendait. Ses genoux ne lâchèrent et le pommeau de la douche ne survécu pas à son poids soudain. Il s'arracha du mur, tombant sur la tête de Vincent qui tomba lui-même dans le fond de la baignoire, entraînant Reno dans sa chute.
Le jet d'eau se mua en un jaillissement féroce. Vincent se dépêtra de la cravate et du reste de douche et se releva péniblement pour fermer l'eau avant de se laisser retomber et se blottir tout contre Reno en riant doucement. Ses yeux débordaient d'une tendresse infinie l'égard de son rouquin. Après avoir voulu mordre, il voulu un câlin. Un câlin et s'endormir dans les bras de Reno.
-C'est incroyable que tu puisses me regarder comme ça après… ça ! Fit le rouquin lui aussi avec tendresse.
Il déposa un baiser sur ses lèvres avant de se relever difficilement et de s'asseoir sur le bord du bain.
-Viens là, fit-il en aidant Vincent à s'asseoir au fond. Je te mets quelque chose là-dessus avant d'aller dormir, je ne crois pas que le grille pain supporterait que je lui fasse manger d'autres draps.
Il banda rapidement ses omoplates, gardant ses yeux ouverts à grandes peines. Il tendit finalement la main à Vincent pour l'aider à sortir et lui tendit une serviette, s'essuyant lui-même sommairement.
-Dodo maintenant ?
Le ténébreux sourit et, chancelant légèrement, suivit le rouquin à la chambre. Il se laissa tomber sur le lit à sa suite et se blottit tout contre lui. Il lui mordilla gentiment l'oreille avant de murmurer un bonne nuit.
Reno était heureux. Il serra fort Vincent contre lui, quitte à l'étouffer. Il voulait vivre ça tous les jours, on ne peut rêver mieux pour une fin de journée !
-Je t'aurais bien dis de faire de beaux rêves, mais j'ai peur que tu les prennes pour la réalité et que tu m'empêche de dormir toute la nuit... Murmura Reno dans un demi sommeil. Ya que moi qui ai le droit de t'abuser quand tu dors... Toi tu te contente de subir et... Reno s'endormit, épuisé et bien.
Eh bien! Moi qui voulais faire un petit chapitre, je crois que c'est le plus long de ma fic! XD Alors on va faire comme Reno: on va économiser dans le blabla et on passe tout de suite aux…
Bloopers!
+ J'ai inventé un mot! Oui, oui! C'est: Avalanchien ! Et il a même deux définitions ! C'est soit un membre du groupe Avalanche, soit quelqu'un qui avale un chien ! XD
++ Existe-t-il un masculin à nymphomane ? (C'est sérieux là ! Si vous le savez, dites-le moi !)
+++ Juste avant la douche:
- Une bonne douche devrait aider à se détendre, lança Vincent avec un sourire invitant.
-Ah ouais... tu crois ça... J'en serais pas si sur à ta place... Demain c'est toi qui pourras plus t'asseoir, fit Reno, le menaçant avec un sourire pervers.
++++ Quand Reno demande à Vincent ce qu'il ressent et qu'il a de la difficulté à répondre quelque chose de cohérent:
Reno riait sous sa cape (façon de parler, il est nu !)
+++++ Et le dernier, alors que Reno est tout proche d'atteindre le sommet de son plaisir il fait un ''mouvement d'hystérique''. (Je l'ai trouvé très drôle celle là XD)
Voilà voilà !
Deux mots: Vengeance et re-vengeance! XD XD Vous ne pouvez même pas imaginer la vengeance vous! Et la re-vengeance! Ouf!
J'espère que ce chapitre vous a plu! Review? (A)
Shoku
