Je sais, je sais…

Pardon pour le retard seulement, j'ai passé une semaine à préparer mon voyage : dix jours en voyage et une semaine à reprendre mes examens -.- Donc, je suis encore plus en retard que d'habitude, je m'en excuse ! Voici votre chapitre, toujours corrigé par Lys9191, Merci ;) Et! Androxyque! (Je ne t'ai pas oublié, t'inquiète!) Qui pleure devant mes fautes XD Pardon, je vais tenter de me corriger! (À tous: n'oubliez pas vos espaces devant les tirets! :O)

Pour fêter mon retour, je vous ai préparé deux autres jolis oneshots ! Vous n'avez qu'à cliquer sur mon nom d'auteur en haut de la page pour voir mes autres fics. Il s'agit d'un nouveau Reno x Yazoo et d'un autre Reno x Rude(à venir dans pas très long) (ouais, Reno m'inspire !)

Et aussi merci à Edenvy d'aimer autant ma fic et de la reviewer. Je suis vraiment désolée de te faire cruellement patienter de la sorte. C'est que pour me lancer, j'ai besoin d'un coup de pied aux fesses (ou d'une review !) et comme c'est assez rare… Mais merci beaucoup pour les tiennes, je suis contente que ma fic te plaise à ce point Ce chapitre est pour toi, pour m'excuser d'être aussi lente !

Bonne lecture


Les fins rayons du soleil réussirent à forcer le passage des paupières closes de l'amoureux endormi. Il s'éveilla en douceur et leva les yeux vers le profil qui le surplombait. Des mèches d'ébène lui chatouillaient avec douceur les joues et des bras puissants l'enserraient. Contre sa joue, l'éveillé sentait les muscles au repos de l'épaule qui lui servait d'oreiller et contre sa hanche nu, à peine cachée sous un fin drap blanc, quelque chose de dur, doux et chaud : la main métallique de l'autre.

Le moment était magique. Les particules de poussière qui volaient dans les premiers rayons du soleil ajoutaient à l'ambiance calme et féérique.

Avec une douceur toute calculée, l'éveillé allongea le cou jusqu'à l'oreille de son amant. Il la frôla doucement au passage avec le bout de son nez et quand sa bouche fut à la bonne hauteur… il enfonça profondément sa langue dans l'oreille de son pauvre amant.

L'amant en question s'éveilla alors qu'il éloignait brusquement sa tête de cette langue sans pitié. Les yeux à présent grands ouverts de surprise, il vit le visage à demi éveillé de celui qu'il aimait tant, ainsi que son habituel sourire.

- Tu m'as fait faire un de ces saut ! s'exclama Vincent, encore surpris.

Il soupira de résignation, un petit sourire en coin, et se laissa retomber sur les oreillers. Tiens, il avait mal aux omoplates… Ah oui, la douche de la veille…

- Je ne voulais plus être tout seul, minauda le rouquin en frottant sa joue tout contre l'épaule-oreiller.

Attendri par cet air enfantin décidément impossible à ignorer, Vincent ne put que le serrer plus fort. Il voulu bouger mais… il se rendit compte qu'en plus de ses omoplates, un autre endroit, beaucoup plus personnel, le faisait aussi souffrir. Il n'y était pas allé de main morte, son rouquin… Et si…

- Viens là…

Le brun l'embrassa chastement puis, descendit au cou pour mettre sa langue de la partie. Reno se laissa bien vite emporter et s'abandonna, le laissant faire. Il se rendait à peine compte qu'il avait totalement perdu le contrôle et que Vincent en avait profité pour se hisser sur lui. Quand le brun se recula un peu, Reno constata sa position.

- Tu veux me faire payer la douche, c'est ça ? Demanda-t-il, son sourire provoquant et aguicheur aux lèvres.

Vincent l'embrassa de nouveau avant de répondre.

- Hum… pas de la manière que tu crois…

Sans laisser le temps à Reno de répondre, il captura de nouveau ses lèvres alors que ses mains caressaient langoureusement le corps nu sous lui. Il s'attardait volontiers aux points sensibles de sa victime et quand il sentit un membre se durcir contre sa cuisse…

…il se leva, enfila sa robe de chambre et sortit de la pièce.

- Je vais déjeuner, déclara le brun en se rendant à la cuisine.

- C'est... c'est pas juste ! T'as pas le droit ! cria Reno en s'assoyant dans le lit. Je ne t'ai jamais fait ça moi ! Enfin, oui… mais je ne te laisse pas comme ça après !

Il était sortit. Frustré, Reno se leva à son tour et le suivit, ne prenant pas la peine de se vêtir. Il rejoignit le fautif et se plaça devant lui pour l'empêcher de préparer son déjeuner, croisa les bras et planta son regard boudeur dans le sien.

- Regarde ce que t'as fait ! T'es content ? Je refuse que tu me laisses comme ça, s'exclama le rouquin, à demi fâché car il ne croyait pas que Vincent le laisserait réellement comme cela.

- Pour une fois que je peux me venger, déclara avec amusement le brun.

Il ébouriffa la crinière enflammée qui tenait lieu de chevelure à son amant avec un sourire franc.

- Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? se désola-t-il faussement, ne se gênant pas pour fixer l'entre-jambe du rouquin. Ah ! Je viens de me souvenir ! Je dois leur parler avant qu'ils ne partent dans les grottes ! s'exclama soudain Vincent. Tu devras te débrouiller seul, mon grand.

Il laissa tomber le déjeuner et alla se vêtir de son complet veston-cravate typique des Turks, passa trente secondes dans les toilettes et ressortit prêt pour la journée.

- Tu devrais faire quelque chose pour ça, nargua une dernière fois Vincent en pointant le membre toujours érigé du rouquin. À plus tard mon beau.

Et il referma la porte derrière lui.

Reno ne le croyait pas. Il lui avait vraiment fait ÇA ? Il ne perdait rien pour attendre ! Rageusement, il retourna à la chambre et se laissa tomber sur le lit. Il attendit un peu, mais des images de ce que Vincent aurait pu lui faire hantaient son esprit et son sexe refusait de se calmer. Presque avec violence, il se résigna à l'empoigner et lui appliqua un mouvement déterminé et rapide. C'était un moyen comme un autre de faire sortir la rage, songea-t-il. Il venait tout juste de commencer que…

- Qu'est-ce qui se passe bordel ? fit une voix faible, mêlée entre la gêne et la souffrance.

- Dégage Mike, fit le rouquin, las, au nouveau venu dans sa chambre.

- Pardon, je… je te dérange, articula le mort avec plus de force en entrant dans la chambre, voyant le rouquin qui s'amusait seul.

- Normalement, on frappe avant d'entrer, s'écria le rouquin, pris de fureur à nouveau. Ce n'était pas vraiment la faute de Mike, mais c'était en quelque sorte la goutte qui faisait déborder le vase.

- Je… je suis désolé, fit-il en se prenant la tête à deux mains, en proie à une intense douleur. Mais comme… comme tu étais fâché, je suis venu voir… J'attends à côté si… si tu veux… parler.

Mike ressortit de la chambre et ferma la porte derrière lui et sentit la colère du rouquin diminuer. Il s'assit sur le divan et attendit. La douleur dans son crâne refoula rapidement et il entendit finalement un gémissement sourd venir de la chambre de Reno. Il attendit encore quelques minutes et le rouquin sortit, vêtu d'un simple pantalon.

- Tiens, t'es encore là ? s'étonna le rouquin en penchant la tête de côté, curieux.

- Heu… oui, répondit l'intéressé, gêné. Quand je me suis rattaché à toi, je crois qu'un lien s'est créé directement avec ton cerveau et quand tu te fâches… enfin… expliqua timidement Mike. Tu veux parler ? risqua-t-il, prêt à sortir en courant dès que Reno lui en donnerait l'ordre.

- Nah… ça va, c'est rien de très important… fit le rouquin, désolé de l'avoir fait souffrir malgré lui. C'est seulement Vincent qui me trouve trop brusque au lit, déclara-t-il comme s'il s'agissait d'une terrible vérité.

- Heu… tu… lui en a parlé ? demanda Mike, incertain, qui s'attendait à tout sauf ça, et surtout, très mal à l'aise.

- Parlé de quoi ? C'est impossible de garder ton calme quand tu fais ça avec lui ! fit le rouquin comme s'il parlait de la météo, catégorique.

- Eh bien… heu… je ne sais pas, je n'ai jamais…

- Et en plus c'est tellement… Il s'interrompit en se rendant compte qu'il dérivait un peu trop et s'apprêtait à rentrer dans trop de détails. Ça te dirait de faire quelques tests ?

- QUOI ! s'exclama le fantôme qui ne désirait vraiment pas se faire initier.

- Pas ça idiot ! ria le rouquin. Tu peux toucher aux objets et les déplacer ?

- Ou… oui ! répondit Mike, soulagé que le rouquin ait simplement changé de sujet. Mais pas les humains à l'exception de toi. Regarde.

Il saisit la télécommande de la télévision et l'alluma.

- Génial… commenta le rouquin d'un ton machiavélique plutôt inquiétant. On va être les meilleurs amis du monde toi et moi, déclara-t-il en le saisissant par les épaules. Je vais te présenter mes autres meilleurs amis. Tu viens? Tout d'abord Yuffie… ricana-t-il en se dirigeant vers la porte.

- Tu… tu y va comme ça ? En pantalon ? s'enquit timidement Mike.

- Ouais… On s'en fiche, dans le pire des cas, quelques filles vont s'évanouir et ça va emmerder Vincent, répliqua-t-il avec indifférence.

Ils sortirent de l'appartement et se dirigèrent vers les cartiers d'Avalanche. Comme par hasard, ils tombèrent sur la jeune ninja… qui ne perdit pas une seconde pour sauter sur Reno en l'injuriant, lui disant de laisser Vincent tranquille. Reno réussit à l'éloigner et voyant bien qu'elle avait perdu l'atout de la surprise, se contenta de rester devant lui et de lui dire des bêtises. Reno l'écoutait, étrangement attentif, raconter qu'il s'agissait de l'amour de SA vie et que le rouquin n'avait rien à faire entre eux… Comme si la jeune femme pouvait comprendre le bonheur du vrai amour…

De loin, ils semblaient discuter, mais au moment où elle voulut prendre son élan pour sauter de nouveau sur Reno, une matéria rouge vola devant ses yeux. Les chevaliers de la table ronde. Elle s'immobilisa. Reno se demandait même si elle avait oublié de respirer. Elle tendit le bras. La matéria vola plus loin.

- Ma… matéria… marmonna-t-elle. Donne-la moi ! Je la veux… fit-elle sans quitter la boule des yeux, de peur qu'elle ne disparaisse, comme hypnotisée.

- Te donner quoi ? Il n'y a rien, répondit le Turks avec un air innocent, à peine entaché par ce petit sourire malicieux en coin.

- M… matéria, répéta-t-elle en tentant de l'attraper, ayant presque de l'écume aux lèvres.

L'invocation décrivit d'abord des cercles tout autour de la pièce en flottant à deux mètres au-dessus du sol et Yuffie la suivit. Elle s'engagea ensuite dans un couloir et toujours sans la quitter des yeux, la jeune femme la suivait. Reno, plus discret à l'arrière, suivait aussi, ne cachant même plus son sourire.

La boule continua jusqu'à une vaste sale qui semblait être le point central de l'étage, l'endroit d'où partait la majorité des couloirs. Au centre, presque incongrue, une petite fontaine. C'était Elena qui en avait fait la demande à Rufus, avoir un point de vie sur l'étage de leurs appartements. Il y avait donc une petite fontaine ronde avec quelques poissons et fleurs au centre de l'endroit…

Reno regarda Mike tourner autour de la fontaine, tenant bien haut la matéria, et enfin, monter sur le rebord du bassin et avancer la boule lumineuse le plus loin possible vers le centre. Ni une, ni deux, Yuffie, qui ne regardait même plus où elle mettait les pieds, buta contre le marbre de la fontaine et tomba tête première dedans.

Mike redescendit et lança la matéria à Reno, l'incertitude étant lisible sur son visage pâle. Le rouquin regarda Yuffie émerger de l'eau avec un sourire victorieux. Elle cracha un long jet d'eau et secoua sa tête pour chasser ses cheveux de devant ses yeux. Que s'était-il passé? Encore toute surprise, elle sursauta en entendant le rouquin parler.

- Ça t'apprendra à me sauter dessus, pauvre folle!

Il tourna les talons et se dirigea vers l'ascenseur en félicitant Mike, plus rouge que jamais. Ça viendrait, il comprendrait que personne ne le voyait ! Il prit la direction de l'ascenseur dans le but d'aller piquer de la cire ou de la graisse à l'étage d'entretien… un truc qui glisse, quoi ! Il avait vu Vincent du coin de l'œil… mais bon…

Vincent avait rejoint le toit où l'hélico était déjà en marche. Il interpela Nanaki en lui faisant de grands signes et le canin le rejoignit en courant.

- Faites attention, je ne sais pas si vous le saviez, mais Hojo peut prendre possession de n'importe quel animal et changer de corps, fit Vincent.

-Nous seront prudents, assura le canin. Je vais le dire aux autres, les soldats ne le savent probablement pas.

Et puis c'était surtout pour se échapper à Reno car au fond, Rude, Tifa et Nanaki devait bien être au courant. Il regarda Nanaki monter à la suite des deux autres, ainsi que de quatre soldats et du pilote. L'engin décolla sous le regard enviant du brun qui aurait bien aimé voler à nouveau.

Il retourna à l'intérieur dans l'intention d'aller travailler un peu pour reprendre son retard malgré le fait que Rufus ne dirait probablement rien s'il prenait une autre journée de repos. Passant à l'étage des logements, il vit une drôle de chose loin devant lui… Yuffie qui se pratiquait à plonger dans la fontaine ! Non, impossible ! Il s'approcha et vit un éclair roux tourner dans un autre corridor… Un éclair roux et… Mais il… non, Vincent avait certainement mal vu ! Il s'approcha un peu et vit plus loin… mais oui ! Il n'avait pas mit de chemise l'espèce de…

- Hug ?

Vincent se retourna. Oh oui… Yuffie… Presque avec réticence, il s'approcha et lui tendit la main, cachant son amusement et sa désapprobation derrière son air neutre. Il la sortit de l'eau. Elle s'ébroua un peu et fit quelques pas en remerciant Vincent. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour insulter le rouquin, elle réalisa que… Elle venait de remercier Vincent!

- Oh ! Ma cheville ! s'exclama-t-elle en faisant mise de tomber, se rattrapant ''de justesse'' au bras de Vincent.

Soupirant intérieurement, il se força à rester poli et lui demanda si elle voulait qu'il l'accompagne à l'infirmerie.

- Je ne crois pas arriver à marcher, fit-elle en portant sa main à son front avec exagération.

Vincent était sans doute trop gentil car il la prit dans ses bras et la transporta jusqu'à l'infirmerie, ignorant le fait qu'elle dégoulinait d'eau, qu'elle battait exagérément des cils, qu'elle se collait un peu trop à son torse pour que ce soit innocent. Il la laissa tomber avec douceur, mais soulagement sur un lit en disant à Shalua qu'elle avait été victime de Reno et de son nouvel ami. La ninja choisit ce moment pour recommencer à insulter son amant. Oh, elle avait raison, il était parfaitement stupide et n'avait pas dépassé le stade d'enfant… Mais elle énervait tellement Vincent avec sa petite voix, son air de je-sais-tout et surtout, la manie qu'elle avait à tenter de le ''séduire''…

Shalua l'examina rapidement, lui donna un flacon de comprimé banal pour la douleur et lui dit de revenir la voir si elle avait encore mal dans deux jours. La jeune brune sauta du lit et détala en courant sous le regard blasé de Vincent. Mal à la cheville hein... ?

- Il fait quoi au juste Reno avec son ami? demanda alors la rousse.

- J'en sais rien… Il a l'air de s'être lancé dans les tours enfantins… Et je crois que je suis sur sa liste de victime…

- Raconte, parler avec quelqu'un est excellent pour MA santé mentale…

En effet, la pauvre scientifique semblait à bout. Fatiguée et ennuyée aussi. Sans doute ne faisait-elle plus que s'occuper de Cid et des soldats qui encombraient encore l'infirmerie… Elle ne devait pas avoir beaucoup de temps pour s'amuser… Ça expliquait sa ressemblance soudaine avec Tseng.

- Bien sûr, fit Vincent avec un petit sourire compatissant à peine perceptible.

- Voilà ! J'ai trouvé ! fit victorieusement le rouquin en montrant bien haut un petit pot de super-extra cire à plancher. On va chez Tseng et tu mets ça sous ses souliers pendant que je lui parle ! Ensuite…

- Mais Reno, l'interrompit Mike. C'est écrit qu'il faut le diluer dans l'eau. Regarde ! Ils disent de mélanger avec des proportions de 50 millilitres d'eau pour un seul de…

- C'est ça qui est drôle! fit remarquer le rouquin, les yeux brillants de malice face à tous les coups qu'il pouvait maintenant faire.

Un sourire en coin étira les lèvres de Mike qui, après l'épisode de Yuffie, avait semblé comprendre que personne ne le voyait. Et malgré ses airs gênés et son petit regard angélique de garçon innocent et bien élevé, il avait aussi une part de cette stupidité propre aux garçons qui se développait lentement sous les yeux du rouquin.

- C'est vrai, admit le fantôme en laissant échapper un rire discret.

Plus tard, après que Tseng eut fait plusieurs pas de danse disgracieux pour s'éviter une chute, ou pire, le grand écart, que Elena se soit mise à hurler que quelque chose lui avait chatouillé le cou sans se douter qu'il s'agissait de son propre pinceau à maquillage, que Cloud se soit retrouvé avec une feuille plantée dans ses cheveux où on lisait : « Attention, la gravité va dans l'autre sens », que Cid se soit retrouvé avec une bonne quantité d'eau dans la figure à chaque fois qu'il s'allumait une clope, Reno rentra chez lui. Il n'était que midi. Il se fit un rapide repas et mangea avec Mike en lui expliquant que, étant donné que l'expédition ne revenait que le soir, ils auraient encore tout l'après-midi pour s'amuser… S'en suivit les plans du rouquin, que Mike approuvait avec un amusement évident. Il n'avait jamais été quelqu'un de drôle ou un joueur de tour, mais sous les ordres du rouquin, et invisible en plus, c'était vachement amusant.

Après avoir parlé deux heures et prit son deuxième repas de la journée avec Shalua, Vincent s'était rendu à son bureau pour remplir quelques documents. À peine avait-il commencé qu'il mit tout de côté pour sortir de son bureau. Inconsciemment peut-être voulait-il fuir les documents ennuyant, mais il avait une bonne raison. La cravate des Turks qu'il portait au cou l'étouffait royalement! Il se rendit au bureau de Rufus pour lui dire qu'il allait rentrer chez lui chercher ses effets personnels. Ainsi, il pourrait cesser d'emprunter tout ce dont il avait besoin à Reno ou à la Shinra. Après tout, ça faisait deux semaines qu'il travaillait pour la compagnie !

- Tu ne peut pas partir seul, répondit Rufus avec un sourire niais au coin des lèvres. On ne sait pas s'ils en ont encore après la protomatéria… Je vais te faire escorter, tu as une demande spéciale ?

- Tout ce que je veux c'est aller chercher mes effets, répondit Vincent, ignorant le clin d'œil du président.

Celui-ci parut surprit que le brun ne demande pas Reno, mais ne releva pas.

- Bien… je fais venir quelqu'un.

Rufus décrocha son téléphone pour appeler sa secrétaire. Il se dit néanmoins que faire venir Reno sans lui dire pourquoi pourrait être amusant.

Vincent regarda le blond décrocher avec une certaine exaspération. Il n'aurait su dire pourquoi, mais il avait l'impression que ce « quelqu'un » serait une véritable petite tornade rousse.

Doucement, il ne fallait pas faire de bruit… Mike était en position et Reno devait s'avancer silencieusement. Il était presq…

- I'M TOO SEXY FOR MY LOVE, TOO SEXY FOR MY LOVE, LOVE'S GOING TO LEAVE ME…

- HAAAAA ! Saleté de téléphone! s'écria Reno en le sortant de la poche de son pantalon, ignorant royalement Barret qui avait autant sursauté que lui et l'interrogeait du regard. Yo ? fit le rouquin dans le combiné.

- Reno? C'est Angel, répondit une voix féminine qui n'avait pas l'air particulièrement contente de faire cet appel. Tu peux venir voir Rufus tout de suite ?

- Heu… pourquoi? s'inquiéta-t-il soudainement, aillant peur que ses coups de la journée soient en cause.

- Je n'en sais rien, il veux seulement que tu te ramènes immédiatement.

Reno coupa la communication et remit son cellulaire dans la poche de son pantalon avant de tourner les talons, ignorant tout à fait Baret qui se grattait la tempe. Il ne fut cependant convaincu que Reno était fou que quand il se mit à parler dans le vide.

- Rufus me veut dans son bureau, expliqua-t-il à Mike.

- C'est à cause… de ce qu'on a fait ? demanda le mort avec une certaine honte mélangée à la joie enfantine d'un enfant qui est si content d'avoir réussit son coup.

- 'sais pas… Mais aie pas peur, Rufus est pas méchant. D'ailleurs, je veux qu'il te donne un cellulaire et qu'il marque ta chambre comme occupée.

- D'accord… Mais… tu es sûr qu'il n'est pas fâché?

- Non. On se connait depuis qu'on est tout petits et il a tendance à rire en privé et faire comme si rien ne s'était produit en public, ria le Turks. Tourner autour du pot en réunion et prendre la gestion de sa compagnie et la vie en générale comme un grand jeu dont il est le maître… Je le connais comme ma poche et t'as vraiment pas à t'inquiéter, assura le rouquin en souriant.

Les autres employés de la Shinra se retournaient sur leur passage. Un rouquin torse nu se promenait dans les couloirs en pleine après-midi en parlant tout seul… Intéressant… Ce n'était pas l'insupportable rouquin qui passait son temps à courir et à draguer ? Probablement… peu importe alors…

Reno entra dans le bureau d'Angel et lui envoya un clin d'œil avec un grand sourire charmeur et tout sauf subtile. La femme aux cheveux noirs lui répondit en lui faisant un grimace. Elle n'appréciait pas vraiment le Turks qui lui avait déjà fait des avances pas très subtiles lors d'une soirée où il avait un peu - beaucoup - trop bu.

- Salut boss ! Si c'est à cause de Cloud qui n'est pas capable d'enlever la feuille…

Puis, son regard en croisa un autre, de braise. Son attitude décontractée de fissura pour laisser place à un petit air confus et inquiet d'en avoir trop dit.

- Cloud? interrogea suspicieusement la voix pourtant rieuse de Rufus.

- Non ? Heu… NON ! Il… Il n'a rien Cloud ! Non ! Tout le monde va très, très bien ! Et particulièrement Cloud ! Non, tout va bien ! s'exclama-t-il, les bras en l'air en faisant des grands signes incohérents. Heu… Pourquoi je suis ici ? demanda-t-il finalement en se frottant l'arrière de la tête.

Et il alla s'asseoir SUR Vincent, entourant son cou de ses bras dans le simple but de l'énerver. Après son coup du matin, il pouvait bien se le permettre !

- Bien, en fait… commença Rufus avant de se faire interrompre par un fou rire de Reno. Quoi ?

- Non, rien… pouvez pas comprendre, fit-il en fixant un point derrière Rufus. Pendant que j'y pense, tu peux donner à Mike un cellulaire et mettre la chambre qu'il a prise à son nom ?

- Mike?

- Mon ami imaginaire, soupira le rouquin avec exaspération.

Rufus sembla chercher un moment puis, sembla se souvenir de la réunion.

- Oui ! Ton hallucination !

Son regard glissa sur Vincent comme s'il cherchait du soutient. Comment devait-on agir face à un fou ?

- Bien sûr, mais quand tu reviendras car il faudra remplir un…

Vincent se racla la gorge devant l'inutilité des paroles de Rufus.

- Pardon. Tu vas devoir accompagner Vincent chez lui pour qu'il aille chercher ses effets. Vous devez revenir pour le souper et s'il arrive quelque chose, vous…

- Merci Rufus, mais si nous voulons revenir pour souper, mieux vaut se mettre en route, coupa Vincent en se levant, forçant Reno à faire de même.

- Bien sûr, au revoir.

Reno se planta alors devant lui et croisa les bras, fixant son ami d'enfance avec un regard accusateur.

- C'est pas très gentil de le traiter d'hallucination, fit dédaigneusement Reno, qui était resté sur le sujet. Je te donne la permission de le hanter, Mike, cria Reno alors qu'il sortait du bureau et retrouvait instantanément le sourire.

- Et puis quoi encore… soupira le blond quand la porte fut refermée.

Une feuille vola sous son nez avec dessus, écrit en grosses lettres, le mot « BOO ! » Le pauvre président sursauta violemment et laissa même échapper un petit cri.

- C'est vrai ? Je veux dire… ce n'était pas truqué ? Je… tu… vous ?

Une autre feuille vola vers lui, plus délicatement : « Bonjour, je m'appelle Mike. Je suis fort désolé de vous déranger. Pourrions-nous régler l'histoire de la chambre et du téléphone? Cela évitera à Reno de s'en occuper. »

- Ouais… ça me fera une pause en même temps, fit Rufus en poussant une pile de feuilles vers le crayon volant, l'air de se demander s'il ne rêvait pas.

Reno marchait silencieusement aux côtés de Vincent quand, dans le simple but de l'agacer, il lui sauta sur le dos.

- Chaton avait envie de me voir ? minauda le rouquin

D'abord déstabilisé par le soudain poids de Reno, le ténébreux tituba un instant avant de se rétablir et de continuer sa marche avec le rouquin sur le dos, mais ne l'aidant pas à se tenir.

- Reno… t'es lourd. Tu devrais arrêter la bière.

Il prit les escaliers, n'ayant pas envie d'attendre l'ascenseur pour un seul étage, et les gravit sans paraître dérangé par le poids de son insupportable amant.

- Au moins tu me sers à faire de l'exercice, se moqua gentiment Vincent en arrivant près de l'hélico.

- Et tu as raté une très bonne occasion d'en faire ce matin… Une chance que Mike soit arrivé, fit le rouquin, rêveur.

Il nicha son visage dans son cou. Il cherchait un moyen de l'emmerder pour lui faire payer, mais il ne trouvait pas. Un humiliation ou un tour à lui jouer… Mais tout lui semblait trop cruel. Il l'aimait sans doute trop pour lui infliger un truc chiant… c'en était pathétique. Et si…? Reno ricana mentalement. Vincent n'avait qu'à bien se tenir ! Dès qu'il en aurait l'occasion…

Vincent ne répondit rien à sa tirade. Il savait bien qu'il ne s'était rien passé entre le rouquin et le mort. Il déposa son fardeau près du côté pilote de l'hélico et contourna l'engin pour monter de l'autre côté. Il prit son élan et sauta, mit un pied à l'intérieur et l'autre dans le vide. Il ne se rattrapa que de justesse en utilisant sa main métallique. En maugréant contre ses vêtements de Turks, il s'assit sous les éclats de rire de Reno.

- Pas de ma faute, se défendit le brun, ce sont ces foutus vêtements qui me bloquent…

Reno rit de plus belle tout en faisant ronronner la bête de fer.

- Et je te trouve beaucoup moins gracieux sans ta cape… C'est pour ça que tu la mets, hein ? Tu veux donner l'impression d'être sexy dessous !

- C'est pas le cas ? s'étonna Vincent, embarquant dans le jeu de son rouquin pour une fois.

- Sous ta cape ? Pas vraiment… Mais sous tes vêtements…

Reno prit un petit air rêveur sous le regard découragé de Vincent.

- Aller, plus vite on part, plus vite on revient et plus vite tu pourras continuer à jouer des tours à tout le monde, s'impatienta Vincent pour montrer à son amant qu'il en avait assez de ses gamineries sur son apparence.

Avec lui les blagues ne duraient pas très longtemps déplora le rouquin en décollant. Puis Reno… Minute là, jouer des tours?

- Moi ? Jouer des tours ? C'est tellement immature ! Tu peux me dire d'où te vient un tel renseignement ?

- Je suis déçu que tu me crois à ce point idiot… Pour ton information, c'est moi qui ai repêché Yuffie dans la fontaine, j'ai vu Tseng patiner dans les couloirs et tu t'es presque enfuis devant Rufus, content ?

Reno étira soudain un sourire prédateur et se tourna vers Vincent. Il se pencha jusqu'à son oreille qu'il caressa tendrement du bout de son nez.

- Et le plus beau, c'est que tu es le prochain sur la liste, mon amour, chuchota le rouquin.

Et il enfonça sa langue dans son oreille, faisant sursauter Vincent. Déjà, le sourire prédateur, le surnom ridicule et la menace pouvaient passer, mais le rire satisfait de Reno couronnant le tout, ça en devenait inquiétant.

- Tu ne m'en voudras pas hein, Chaton ? Tu m'aimes trop ? demanda-t-il avec un sourire pervers.

- Je verrai à ce moment, marmonna l'amant malmené.

- Chaaaaton ! Mon aaaaamour ! Et Reno continua ainsi jusqu'à ce que Vincent tourne la tête vers lui. Tu dois avouer que ce que tu as fait ce matin n'était pas très charmant non plus, mais tu vois, je ne te boude pas moi, je suis gentiiiil ! Tout ce que je fais, c'est de rendre la pareil à ceux qui ne le sont pas… Yuffie a bien faillit me tuer plus d'une fois, Tseng a menacé de me renvoyer plus d'une fois… Ils l'ont mérité ! Tout comme tu le mérites, fit-il, charmeur et joueur, en se penchant pour avoir un baiser.

Vincent l'embrassa doucement. Il savait que s'il ne le faisait pas, il n'aurait jamais la paix, et de toute façon, ce n'était pas une corvée, il aimait embrasser Reno… même quand il était insupportable, même quand il le menaçait d'une quelconque vengeance.

- Je ne sais pas pourquoi mais je ne me sens pas si content que ça d'être aussi méritant…

Il tourna ses yeux de braise vers le paysage gris plus bas. Il semblait encore plus gris qu'à l'habitude… sans doute à cause du ciel, lui aussi gris. Après tout, ils étaient la deuxième journée d'octobre, les feuilles des rares arbres de Midgar commençaient à tomber et les pluies d'automne allaient bientôt s'abattre sur eux. Puis, Vincent sortit de sa transe et remarqua que Reno terminait ses manœuvres d'atterrissage.

Il descendit avec précaution de l'hélico pour ne pas s'attirer les railleries du rouquin. Encore quelques secondes et il aurait ses propres vêtement ! Il regarda Reno descendre avec souplesse. Comment faisait-il avec ces vêtements ?

Le rouquin s'approcha du bord du toit où il s'était posé, celui de la maison de Vincent, et regarda en bas. Ce n'était pas haut, un peu plus que deux étages. Il repéra quelques prises et se jeta en bas, contrôlant habillement sa chute à l'aide de minuscules prises presque invisibles.

Reno atterrit avec souplesse sur la pointe du pied, comme s'il descendait simplement une marche, silencieux et léger. Vincent atterrit à son tour. Lui, il s'était carrément jeté du toit en la réception, bien que tout aussi gracieuse et silencieuse, avait été moins délicate et c'est accroupit au sol qu'il s'immobilisa et se releva.

Il trouva la clé cachée dans une jardinière suspendue près de sa porte. La pauvre plante ne semblait jamais avoir reçu la moindre attention de son propriétaire, mais son style sauvage allait bien avec les grillages rouillés aux fenêtres et des rampes d'escalier.

Vincent entra, suivit par Reno qui regardait un peu partout et traînait derrière lui, et monta au deuxième. Sa maison n'avait pas changé. La poussière s'était accumulée et ne faisait que rendre son appartement encore plus terne et gris. Il sortit une valise qu'il entreprit de remplir, puis, en vint à ses vêtements. Se disant qu'il pourrait enfin enlever les vêtements qui n'étaient pas les siens, il retira sa veste, sa cravate, sa chemise. Puis au moment où il retirait son pantalon, Reno entra dans la chambre. Dos à lui, Vincent lui exposait ses jolies fesses car le sous-vêtement avait descendu avec le reste.

Reno ouvrit de grands yeux, la mâchoire pendante. Vision terrible ! Terriblement excitante oui ! Reno fit un pas vers lui. Il l'avait fait exprès ou…! Non! Pas question qu'il se rhabille !

- STOP ! Tu ne bouges plus, je ne me ferai pas avoir deux fois ! s'écria le rouquin en se jetant sur Vincent pour l'empêcher de remettre ses vêtements, son excitation déjà bien présente.

Reno retira rapidement ses propre pantalon et sous-vêtements et se colla à Vincent, l'écrasant en sandwich entre lui et le mur. Il frotta son bassin au sien de façon suggestive et dès que son amant fut aussi excité que lui, il se retourna dos à lui sans jamais se décoller.

- Je ne mordrai pas, promis, mais je veux un câlin ! implora le rouquin d'une voix enfantine.

Dans un sourire, Vincent accepta de jouer le jeu. Il pencha sa tête de côté, embrassant doucement le cou de son rouquin avant de le mordiller avec douceur. Puis, du creux du cou jusque sous l'oreille, il promena la pointe de sa langue avant de déposer un petit baiser, caressant de son nez l'oreille. Sa main gauche se promenait sur le torse, le ventre, la hanche et la cuisse du rouquin avec douceur, les griffes dorées laissant sur leurs passages de fines marques rouges. Alors que sa main droite descendait au membre gonflé du rouquin, ce dernier ne put s'empêcher de soupirer en se collant encore plus à lui, constatant seulement à ce moment à quel point Vincent était doux lors des ébats, et lui, rude.

Le rouquin se rendait bien compte que Vincent voulait le faire languir, comme à chaque fois. Il ne faisait que frôler son membre et Reno devinait le doux sourire qu'il cachait dans son cou. Et alors ? Reno était sur le point d'exécuter sa vengeance, il pouvait bien le laisser s'amuser un peu, non ? D'accord, mais pas trop longtemps. Avec douceur, il saisit la main de Vincent qui torturait son membre et la dirigea plutôt vers son dos, lentement, sans rien brusquer, et la fit descendre. Il saisit alors son propre sexe sous le regard intéressé de Vincent et y appliqua un rythme soutenu.

Le brun continuait d'embrasser le cou du rouquin, nullement gêné par le collet de la chemise qu'il portait toujours. Ses lèvres ne quittaient pas la peau brulante du rouquin, sa griffe avait trouvé refuge sous sa chemise où elle s'en donnait à cœur joie, ses yeux rivés sur la main du rouquin qui caressait son membre désireux d'avoir la suite… Avec douceur, il inséra le majeur entre des fesses de son amant, se délectant du léger raidissement de ses muscles dorsaux. Il fit des mouvements lents et quand il sentit le muscle plus détendu, il passa également son index dans l'anneau de chair. Il prit son temps pour bien détendre son amant malgré ses plaintes. Il fit de lents mouvements de ciseaux et de vas et viens avant d'ajouter un troisième et dernier doigt.

Il poussa gentiment Reno jusqu'au lit sans se décoller de lui et l'y fit monter à quatre pattes. Il s'amusa encore un peu à la faire languir, touchant parfois ce point si sensible à l'intérieur de lui, tirant de son amant les sons mélodieux qu'il aimait tant entendre. Enfin, il retira ses doigts et les remplaça par son membre alors qu'un grognement de plaisir montait dans sa gorge.

Reno poussa un cri de pur plaisir. Il n'avait pas lâché son sexe et le caressait toujours. Il avait un sourire victorieux que Vincent ne voyait pas et quand il se fut habitué à sa présence, il bougea lentement pour lui communiquer son désir de plus en plus ardent. Il ne retenait aucun cri, aucun gémissement. Il était trop heureux. Ici, personne ne les entendait, il avait Vincent juste pour lui, sentait le plaisir monter… et l'heure de sa vengeance arriver.

Vincent avait son rythme, Reno le sien. Sa main allait beaucoup plus vite que Vincent derrière lui et, alors qu'il sentait le sommet de son plaisir arriver, il se laissa tomber sur le lit, roula hors de la portée de Vincent et cria de plaisir, jouissant sur sa main. En un clin d'œil, il essuya sa main avec un papier mouchoir de la boite qui était posée sur le bureau, se rhabilla et se dirigea vers la porte sans que Vincent n'ai réalisé ce qui s'était passé.

- Aller, on doit rentrer ! fit joyeusement le rouquin en regardant Vincent par dessus son épaule, se délectant de son expression.

Et il sortit de la pièce. Vincent cligna des yeux, toujours debout à côté du lit, son membre palpitant toujours de désir. Avait-il vraiment osé…? Un grognement qui n'était pas le sien sembla faire tremble les murs de sa chambre et ses yeux devinrent jaune et luminescent durant un court instant. Pour une fois, il était en accord avec la colère du démon. C'était un coup bas et bas, c'était le cas de le dire !

Avec frustration, il se laissa tomber sur le lit et empoigna rageusement son sexe pour lui appliquer une cadence rageuse. Il ne fut pas long que la jouissance vint et il se mordit les lèvres pour étouffer son cri.

Il ramassa sa valise après avoir revêtit ses vêtements et sortit, rejoignant le toit en un bond, puis Reno dans l'hélico où, cette fois-ci, il ne perdit pas pied.

- Je n'ai pas dis mon dernier mot, grogna-t-il à l'intention de Reno, l'œil noir.

- Si tu le dis, moi je croyais qu'on serait égaux après ça, mais si tu ne veux pas que ça s'arrête… répondit le rouquin, encore plus joyeux qu'à l'habitude.

L'hélico décolla et prit la direction de l'imposante compagnie. Chaque fois que Reno regardait Vincent, celui-ci tournait un peu plus la tête vers l'extérieur, regardant le paysage qui défilait en bas. Et chaque fois, Reno éclatait de rire.

Quand ils se posèrent à la Shinra, l'expédition du matin était de retour. Depuis un petit bout de temps, semblait-il, car il n'y avait personne sur le toit. Reno sauta en bas de l'engin et courut pour rejoindre Vincent, déjà en direction des ascenseurs. Il se plaça devant lui et, profitant du fait qu'il avait sa valise dans une main et qu'il ne voudrait pas le blesser de sa griffe, passa ses bras autour de son cou et colla son corps au sien.

- Alors, finalement, tu es fâché ou tu m'aimes trop? réussit-il à demander sans éclater de rire, utilisant son arme secrète en renfort : les yeux de chiots.

Vincent soupira bruyamment, question de bien démontrer son exaspération.

- Les deux, c'était des coups bas, trancha-t-il.

Puis, ses yeux tournés vers le ciel gris bleu de ce début de soirée se baissèrent vers le rouquin et il lui sembla recevoir un coup au cœur, comme lorsque Chaos tentait de prendre le contrôle, et son irritation orgueilleuse sembla fondre devant ce petit animal qu'était son amant.

- … mais j'imagine que ma frustration va bientôt retomber…

- Ouais ! C'est le meilleur, mon Chaton ! s'écria le rouquin. Attends que je raconte ça à Mike ! Mais non, je blague, s'empressa-t-il d'ajouter face au regard d'avertissement de Vincent.

Quand l'ascenseur arriva, il était évidement vide. Pour la quasi-totalité des employés, le boulot était terminé, pour les autres, c'était l'heure du souper. Une fois à l'intérieur, Reno força Vincent à lâcher sa valise et à le prendre dans ses bras.

- Tu crois qu'ils vont les avoir trouvés ? demanda le rouquin, soudainement sérieux, écoutant le cœur battre dans la poitrine de Vincent où reposait sa tête.

Reno craignait le combat à venir. Non pas à cause de la force de l'ennemi, mais plutôt pour Vincent. Il avait bien faillit y rester la dernière fois et un autre coup bas du genre pourrait lui être mortel. Ils avaient eu de la chance une fois, mais les dieux ne seraient sans doute pas de leur côté une seconde fois…

Et puis ce Hojo de malheur… Il avait fait si peur au rouquin, lui avait brouillé l'esprit et joué dans sa tête comme avec une simple poupée.

Le réel combat n'était pas physique, il se déroulait ailleurs. Dans un endroit où chacun est seul, et le combat serait féroce pour plusieurs, dépendant de leur implication…

C'était sans doute le plus redoutable des combats, et personne ne pouvait y échapper. Que ce soit dans leur passé, leur présent ou leur avenir, tout le monde y passerait.

Inconscient des craintes profondes de son amant, Vincent le serra un peu plus contre lui, caressant ses cheveux de sa main humaine.

- Je ne crois pas… Rufus nous aurait appelés, non ?

Il embrassa ses cheveux de feu et les lissa de ses lèvres. Plus que jamais, il avait l'impression de tenir un petit renard entre ses bras. Bon, d'accord, un gros renard capricieux et particulièrement turbulent, mais adorablement dépendant affectueux et mignon.

L'ascenseur sonna, mettant fin au doux moment. Reno prit la valise de Vincent dans une main et captura la main humaine de Vincent dans l'autre. Il laissa l'énorme valise dans l'entrée de ce qui était devenu leur appartement et non plus celui de Reno uniquement et ils repartirent vers l'ascenseur, trop paresseux pour descendre les six étages qui les mèneraient à la salle de réunion.

Le nouveau ding annonçant le cinquante-neuvième étage brisa un second moment de douceur et c'est avec plus de difficulté que Reno prit la main de Vincent dans la sienne. La salle de réunion était déjà pleine. Ils prirent place avec les Turks.

- Alors ? demanda Vincent à Rude.

- Rien.

- C'était vide, spécifia Nanaki. Nous avons placé des détecteurs et d'autres moyens de les repérer, mais c'était vide.

- Alors on est de retour à la case départ, résuma Tseng.

Plusieurs hochèrent la tête.

- Y aurait-il un autre endroit ? demanda Barret. Avec espace, eau, énergie mako…

Un silence suivit ses paroles.

- Je crois que nous avons assez parlés de ça pour aujourd'hui, s'interposa Rufus avec un sourire niais, inconscient de la situation. Si quelqu'un a une idée plus tard, qu'il en fasse part aux autres, pour l'instant, mangeons !

Des assiettes furent servies et, bien que chacun était un peu réticent à laisser tomber quelque chose d'aussi important, les conversations joyeuses prirent rapidement le monopole et une atmosphère légère et rieuse s'installa bien vite, faisant oublier les terribles événements passés et à venir.

Yuffie tenta de lancer des projectiles comestibles à Reno, mais il évita le premier, qui se retrouva sur le mur derrière lui et le deuxième atterri sur Reeves. Reno s'apprêtait à répliquer, mais face au chef de la WRO et à l'homme d'entretien, presque aussi bien bâtit que Rude, Reno ne fit rien d'autre que rire silencieusement et elle préféra rester tranquille pour le restant du repas, jetant des regards assassins au rouquin qui lui envoyait des regards supérieurs au message clair : « Tiens-toi tranquille, sale gamine, fait comme les grands. »

- Je te le jure ! Chaque fois ! Dès que j'allumais ma clope, je recevais de l'eau en plein visage ! faisait Cid tout étonné.

- T'as pensé aux détecteurs de fumé? demanda Reno en prenant un air surpris, essayant de ne pas éclater de rire.

Vincent, qui préférait écouter que participer à la conversation, ne pouvait s'empêcher de trouver le coup drôle, même s'il désapprouvait les comportements immatures de Reno… Mais sans cela, Reno ne serait pas Reno et il ne l'aimerait sans doute pas autant…

- Oui, mais il n'y en avait pas où j'étais !

- Ça me rappelle, Rufus, tu peux donner un cellulaire à Mike ? fit soudainement Reno en se retournant vers son patron qui écoutait la conversation avec un petit sourire, se doutant de la provenance de la mystérieuse eau.

- Oui, on s'est arrangé, tiens, c'est son numéro de téléphone et celui de sa chambre, fit Rufus en tendant un morceau de papier à Reno.

- Comment ? Tu ne peux pas l'entendre ni le voir...

- Non, mais il a une belle écriture et fait moins de fautes d'orthographe que toi...

- Ah d'accord... Merci, fit Reno, ignorant la tirade...

- Je crois qu'on ferait mieux d'y aller, déclara Rufus après un petit moment, on doit tous être en forme et en tout temps.

Tout le monde se leva et se divisa en petits groupes, rejoignant leurs appartements. C'est avec un soupir de confort que Vincent rejoignit les draps, Reno se glissant entre ses bras, collant son dos contre le torse musclé de Vincent, s'emboîtant parfaitement.

Calme, chaleur, confort.

Sommeil.


Ouais! Je suis venue à bout de le finir ! J'espère que vous avez apprécier !

Bloopers!

+ Dans la première version, Vincent quittait Reno le matin pour aller voir Tifa avant son départ. Voici un extrait (parce que c'était vraiment trop long et pas intéressant comme intervention XD) :

Tifa regardais les derniers préparatif du départ. Il s'approcha et posa sa main sur son épaule pour attirer son attention.

- Je peux te parler ou ton départ te préoccupe?

- Euh.. non non, on peut discuter, fit Tifa mal à l'aise et tendue à l'extrême, fixant la main de Vincent.

- J'aimerais simplement... savoir ce qui t'énerve le plus dans ce qui ce passe entre Reno et moi, car enfin c'est plutôt évident que tu sembles... allons droit au but, homophobe.

- Mais non!, fit nerveusement Tifa.

[…]

- C'est simplement que je comprends pas! Enfin...

- Continue, l'encouragea Vincent.

- Comment... enfin je suppose que ça s'explique pas...

- Pose ta question et je verrais.

- Je veux dire... comment un homme et un autre homme...

- Sur le plan sentimentale ou physique?

- Restons en au plan sentimentale, grimaça Tifa

[…]

- Mais... non je vais me taire ça doit être personnel..

- Dis toujours.

- Les Femmes ne t'attirent plus?

[…]

- Alors les femmes t'attirent? dit Tifa avec confusion.

[…]

- Donc tu es bisexuel..., fit Tifa encore plus confuse.

- Pas plus, tu rapporte tout au sexe de l'individu... dit Vincent avec une certaine exaspération, Shalua, tu l'apprécies n'est-ce pas?

- Oui...

- Si elle serais un homme tu l'apprécierais autant.

- Il serais vraiment efféminer...

- C'est pas la question.

[…]

- Donc tu aimes Cloud simplement parce qu'il est du sexe opposé?

- NON! je l'aime parce qu'il est plein de qualité parce que...

- Tu vois, tu ne peux pas vraiment trouver d'autre excuses, tu l'aime parce que c'est ainsi et tu l'aimerais probablement autant même si il serait une femme.

Les yeux de Tifa s'arrondir un peu ayants quelques «images». Puis les autres personnes du vol l'appelèrent.

++ À la fin de la journée, alors que tout le monde est réuni pour le souper, Reno commence à avoir… quelques soupçons.

Le repas fini la table se vida peu à peu. Vincent fit signe à Reno qu'il allait à l'appartement et pris la direction de celle-ci.

-Profite en pendant qu'ils n'ont pas fini de préparé leur coups...

Reno releva la tête et eu quelques soupçons. Il se doutait que les autres voudraient lui faire payer mais... il ne s'allieraient tout de même pas pour... Et pourquoi Vincent partait? Pour les rejoindre?

-Attends! Même s'il se passe rien, on doit pas rester seuls pas vrai? On a échoué à garder le labo et à cacher ce qu'il voulaient, mais ils vont surement revenir attaquer! Tu t'en va pas tout seul chaton! Fit Reno, sérieux mais heureux de trouver un prétexte pour être sur qu'il n'irait pas préparer un plan chieux avec les autres...

Et oui, il commençait à être nerveux face à la réaction de autres... Il se leva donc de table dans l'intention de suivre Vincent.

Tifa et Cloud se levèrent en faisant signe à Reno de se rassoir.

-C'est correcte Reno tu peux rester on va a notre chambre de toute façon et la votre est sur notre chemin alors.

Vincent eu un sourire moqueur vers Reno et quitta avec le couple.

Reno fit le tour de la table des yeux, suspicieux. Non, ils n'oseraient pas…

-Et toi, tu… commença Cid avant que Reno ne le foudroe du regard. Un problème?

-Tu ne m'auras pas!

-Pardon?

-Je ne dirai rien! S'exclama le rouquin.

Du coin de l'œil, il vit Tseng lever sa fourchette.

-Pourquoi tu prends ça toi? Attaqua-t-il. Tu as terminé de manger! Je t'ai à l'œil!

Puis, Shelke éclata de rire à l'autre bout de la table.

-JE SAIS CE QUE VOUS VOULEZ! cria le rouquin, créant un silence et s'attirant le regard des autres. VOUS NE M'AUREZ PAS!

Sur ce, il se leva et courut vers la porte, se servant de son assiette comme pseudo-bouclier.

-Quelle mouche l'a piqué?

-Aucune idée…

Et les discutions reprirent.

+++ La troisième admin du forum n'est pas vraiment (pas du tout) fan de yaoi ou de lemon et donc quand on a eu un membre sur notre forum désert, elle a voulu… enfin…

STOP ! bon les deux déséquilibrées en chef du forum arrêter vos lemon et votre super histoire que je veux pas lire et ON COMMENCE le RP IMMÉDIATEMENT sinon on commencera jamais !

(C'était vraiment terrifiant avec le jaune et le rouge et les écritures de différentes grosseurs! :O On t'aime Tifolle! (Adrénaline Cornue) Non mais je vous jure, ça vous coupe une histoire ça!)

Shoku