CHAPITRE III Hinata s'était levée tôt aujourd'hui, comme toujours. Depuis son entrée au lycée, c'était devenu une habitude : dès l'aube, et c'était automatique, elle se réveillait en sursaut, parcourue de frissons, après avoir fait un horrible cauchemard. Au début, c'était effrayant mais elle avait fini par s'y habituer. De toute façon, elle connaissait parfaitement la cause de cet étrange "rituel", mais de ceci, elle n'en parlerait à personne. Elle avait bien trop peur, peur que le fait d'en parler enclenche des représailles. La jeune brune s'activa à préparer le thé ainsi que le riz et la soupe misô -en guise de petit déjeuner, pour les autres membres du clan Hyûga ; Neji, son cousin, Hanabi, sa petite sœur ainsi que Hiashi, son père. Ce dernier, qu'Hinata appelait "Otô -sama" avait beau être un homme imposant et intimidant, portant un amour démesuré aux traditions, cette dernière l'aimait profondément et avait beaucoup de respect pour lui. Autrefois, ce même respect était ponctué de crainte mais, avec le temps semblait-t-il, ça s'était arrangé. La seule chose qu'Hinata lui reprochait peut-être -en secret -était le fait qu'il ne lui montrait pas assez son affection. La jeune brune en venait même, de temps en temps, à croire qu'il ne l'aimait pas. Quant à son cousin, leur relation, autrefois distante et conflictuelle, s'était elle aussi améliorée. Cependant, cette évolution n'était en rien due au temps. Une incroyable tornade de chaleur et d'espoir s'en était chargée. Et cet ouragan d'énergie positive portait le nom d'Uzumaki ; Uzumaki Naruto. Hinata n'oublierait jamais ce qu'il avait fait pour elle mais elle évitait d'y penser, car à chaque fois qu'elle y songeait, une autre pensée venait ensuite : Celle de ne pas l'avoir remercié. En effet, lorsque survint l'incident, une sorte de gros nœud avait obstrué la gorge d'Hinata, trop secouée par les larmes, l'empêchant donc de prononcer quoi que ce soit. En tout cas c'était ce qu'elle se répétait sans cesse pour se donner bonne conscience. « C'est fini, ne pleure plus. » Hinata, soupira en se remémorant ce qu'il lui avait murmuré, un pauvre petit sourire nostalgique tracé sur son visage d'une pâleur lunaire. Cela ne servait à rien de rêver, cela ne servait à rien d'espérer, cela ne servait à rien de lutter. Et tout comme cela ne servait rien de pleurer,... ...cela ne servirait jamais à rien de sécher des larmes qui de toute façon couleraient à nouveau * * * Arrivée au lycée, l'Hyûga s'avança vers la cour de l'école succédant la porte principale, où était inscrites en lettres dorées le nom de l'établissement ; Kishimoto-Gakuen. Une fois qu'elle eut pénétré dans les couloirs -déserts pour le moment, elle se dirigea vers les casiers avec l'intention d'ouvrir le sien mais à l'instant où sa clé rentra dans la serrure, une main empoigna les longs cheveux sombres et soyeux d'Hinata pour ensuite la plaquer violemment contre le mur d'en face. Trois autres lycéennes toisèrent la jeune fille, des sourires malsains accrochés aux lèvres. L'une d'entre elles, qui semblait être la meneuse avait des cheveux ondulés d'une couleur caramel et de petites mèches teintes en blond. Une autre avait des cheveux raides et noirs tandis que celle qui maintenait l'Hyûga les avait blonds. -Nee, Hyûga ; ça te va mieux les cheveux tirés ! lança-t-elle d'un air faussement candide. L'intéressée se tût cependant que l'une de ses persécutrices, celle aux cheveux onyx, dit avec dédain ; -Mihona, tu rigoles ou quoi ? -Hm ? Qu'est-ce que tu dis Akemi ? Répondit ladite Mihona Son interlocutrice, Akemi, sortit un seau rempli d'eau à ras bord de derrière son dos avant de lancer ; -Ils sont affreux ! Elle ferait mieux de les laver, continua-t-elle avant de partir dans un ricanement mesquin. Hinata tressaillit, s'imaginant déjà le contact de l'eau - qu'elle devinait glacée - avec sa peau fine. Elle jeta un regard désespéré à la jeune fille aux cheveux caramels qui n'avait toujours rien dit ; à première vue elle semblait être la plus raisonnable, mais ce n'était qu'une apparence, malheureusement pour la pauvre brune qui le savait pertinemment. Et pourtant elle continuait de la supplier silencieusement, mais la seule réponse qu'elle obtint fut : -Allez-y, qu'attendez-vous ? Les deux autres se regardèrent mutuellement, amusées. -Ne sois pas si impatiente, Hikari ! Plaisanta Akemi, après avoir déplacé une mèche de ses longs cheveux noirs derrière son oreille. Hinata déglutit. Sa voix n'était plus qu'un soupir cristallin, à peine audible. -S-s'il vous plaît... Non... -Ooh, pauvre petite fille fragile et innocente..., minauda Mihona avant de lâcher les cheveux de sa victime pour la pousser aux toilettes des filles. L'Hyûga tomba à terre, s'égratignant les genoux. Elle tenta péniblement de se relever mais c'est à cet instant qu'Akemi choisit de lancer toute l'eau que contenait le seau sur la malheureuse. Tout le liquide fut projeté sur la pauvre Hinata, qui faillit faire une crise d'hypothermie tellement il était glacial. Elle glissa sur le carrelage immaculé, se blessant pour de bon au coude. Il y eut un léger saignement, mais qui suffit à former une petite tâche carmin qui transperça la manche -déjà humide- de sa chemise d'uniforme. Elle sanglota en tremblant violemment, quand cela cesserait-il ? N'aurait-elle jamais la paix ? Elle effleura son médaillon d'or blanc, dont le pendentif était fissuré. « Mère... »Pensa-t-elle au bord du désespoir et de l'humiliation. -Tu savais que les douches froides sont excellentes pour la circulation du sang ? Interrogea Akemi. -On avait vraiment hâte de te le faire découvrir ! Renchérit Mihona avec un sourire mesquin. Des rires fusèrent, tandis que Hinata restait à terre. Celle-ci releva avec peine sa tête et croisa le regard satisfait de Hikari. Ce regard... C'est avec regret et mélancolie qu'elle repensa au fait qu'il n'y a pas si longtemps, il lui semblait empli de générosité et de gentillesse * * * Je suis assis tranquillement -d'ailleurs je pense que c'est la dernière de la journée que j'emploierai ce mot- sur ma chaise accoudé à mon pupitre. Je sais qu'Uzumaki ne manquera pas de rappliquer dès la pause. Il est connu pour son entêtement alors ça m'étonnerait qu'il daigne me foutre la paix. Je soupire -pour la énième fois. Même Itachi, ce matin, s'est risqué à faire une blague pourrie en me sortant :"Dis Sasuke, t'as fini de te dégonfler ?" Pff... En plus ce soir, Kôbayashi, sa copine, débarque à la maison. Autrement dit, je ne suis pas prêt de souffler -sans mauvais jeu de mots. Je jette un coup d'œil à ma montre ; 08:45. Les cours ont donc commencé depuis vingt longues minutes. Cela me laisse à peu près une demi-heure pour somnoler sereinement avant l'intercours. Je m'apprête à me mettre en position lorsque l'on entend toquer. Cela ne m'a pas tracassé, c'est plutôt le silence plombé qui s'est installé lorsque l'on a ouvert la porte qui m'a interpellé. Je me tourne donc vers la fameuse porte, où j'y vois une fille aux longs cheveux noirs. Je ne la connais que de nom mais sa ressemblance frappante avec son cousin, Neji, me permet de confirmer qu'il s'agit bien de Hyûga. Hinata Hyûga. Ce qui me paraît insolite est que cette dernière est trempée et a le contour des yeux rougi et enflé. J'en conclus donc qu'elle a pleuré. -J-je vous prie d-de m'excuser pour mon retard, K-Kurenai-sensei, débite-t-elle. -Ce n'est rien Hinata, tu passeras à l'accueil plus tard pour régler ça, répondit Kurenai-sensei. Dis-moi plutôt, continue-t-elle, comment se fait-il que tu sois trempée ? Les pupilles clairs de l'Hyûga se dilatent un bref instant sans qu'elle ne prononce un mot, j'entrevois même des tremblements quasi imperceptibles la parcourir. -J-je..., hésite-t-elle. Elle jette un bref regard apeuré à un groupe de filles, composé d'une fille au cheveux châtains clair, d'une brune et d'une blonde, avant qu'elle ne finisse par dire ; -Je-j'étais aux toilettes e-et... J-j'ai trébuché sur un seau d'eau que je n'avais pas vu..., finit-elle par dire. -Ce que tu peux être maladroite Hyûga-san ! Intervient, moqueuse, une des filles qu'elle regardait. L'ensemble de la classe se met à rire, sauf moi bien entendu. -Sans commentaire Akemi ! Réprimande Kurenai-sensei. Vas t'asseoir Hinata. La brune aquiesce avant de balayer la salle de classe du regard dans l'espoir, sans doute, de trouver une place. Lorsqu'elle a remarqué que le seul emplacement disponible est la chaise à côté de la mienne, elle se dirige timidement vers moi avant de s'asseoir discrètement. Cela ne m'enchante pas mais comme je la sais timide, je pressens qu'elle ne me dérangera pas trop. Elle s'installe bien vite et ne prononce rien, ce qui m'arrange. Je me remets donc en position et tente de me perdre dans les méandres brumeuses du sommeil. Mais, même après dix bonnes minutes, je n'y arrive pas... Alors je tourne ma tête du côté de Hyûga et détaille cette dernière, qui ne le remarque pas. Son coude gauche est blessé et une tâche rouge transperce la manche de sa chemise. De plus, ses cheveux sont en bataille et elle a un bleu à sa joue droite. Bizarre pour quelqu'un qui n'a trébuché qu'à cause d'un seau non remarqué... -Hey, Hyûga ! siffle une brune, la fameuse "Akemi", pendant que Kurenai-sensei écrit au tableau. L'intéressée sursaute avant de la toiser timidement. Akemi lui jette une feuille de papier que l'on a négligemment roulée en boule avant de se remettre au travail. Mais Hyûga ne réussit pas à l'attraper ; à sa place, c'est moi qui intercepte le projectile. Puis je croise son regard clair. Les Hyûga, ce clan puissant, ont tous hérité de ces pupilles. D'un mauve clair, nacré, avec toujours une pointe de mystère dans le regard. Mais en ce moment je ne décelle que de la crainte dans celui d'Hinata Hyûga... Elle me fixe comme si j'étais un meurtrier qui s'apprêtait à appuyer sur la gachette. Alors, dans un pur élan de générosité -je suis dédaigneux mais pas méchant quand même, je voudrais pas qu'elle meurt d'un infarctus- je lui accorde un regard qui se veut rassurant et range le petit bout de papier dans ma poche. Elle soupire, visiblement soulagée, et se détourne de moi. Nous n'avons échangé aucune parole, mais je sens que cela n'aurait pas été utile. Puis, sans que je n'en saisisse la raison, une larme naquit au coin de son oeil, avant qu'elle ne murmure: -Merci... Je ne réponds pas et me contente de l'observer baisser sa tête, afin de cacher ses larmes avec sa frange pour sanglotter silencieusement. Et, tout en fixant Akemi, je ne peux m'empêcher de penser que ce n'est pas la première fois qu'Hyûga pleure en cours sans se faire remarquer... * * * Quand la sonnerie de midi retentit, je sors de la salle de classe pour me diriger au plus vite sur le toit de l'école. Dès que j'eus pénetré les couloirs, je presse le pas histoire qu'Uzumaki ne me voit pas. Enfin arrivé à destination, je m'allonge et sors une sucette « Lollipop » pour la mettre en bouche. Je soupire d'aise. Il fait beau aujourd'hui. Une légère brise me caresse et fait doucement virevolter le col ma chemise ainsi que ma cravate d'uniforme. Je me sens bien, il faut le dire, quand soudain, une touffe rose sortie de je ne sais où m'obstrue la vue. 'Fais chier... -Saaaasuke-kun ! Chantonne Lollipop -je m'y attendais- en rigolant. -Casse-toi, je réplique clair et net. Elle soupire, avant de sourire niaisement. -Eh bien... Tu n'es pas du matin à ce que je vois, lance-t-elle. -Il est midi passé..., je m'exaspère blasé. J'enfourne ma sucette et tente tant bien que mal de revenir à mon état d'esprit initial. Elle ignore ma réplique et s'assied à côté de moi en enchainant. -Dis, Sasuke ; que sais-tu des Kogals ? Je me tourne vers elle, interloqué. -Pourquoi tu t'intéresses à cette bande d'idiotes ? -Eh bien..., commence-t-elle, mais nous sommes interrompus par un Naruto essoufflé, débarquant de l'escalier de secours. -Aaah Sas'ke ! S'exclame-t-il. Je lève les yeux au ciel, 'manquait plus que ça. -Je te cherchais depuis des heures ! Prétend-t-il. -Ah ouais ? C'est drôle, moi j't'évitais depuis des heures, dis-je. L'idiot s'apprête à riposter mais, à ce moment là, il aperçoit Lollipop. -Ha-Haruno...? débite-t-il, rougissant. -Bonjour ! Tu es Uzumaki, non ? répond d'un ton enjoué celle-ci. La couleur à peine rosée qui a teinté les joues d'Uzumaki est vite remplacée par un rouge pétant. -O-Oui ! Mais tu peux m'appeler Naruto'ttebayo ! Hé,hé,hé ! Enchaîne-t-il, plus vif. Lollipop lâche un petit rire, puis dit : -Dans ce cas, tu peux m'appeler Sakura ! S'exclame-t-elle, d'un air candide. Quelle plaie... J'ai l'impression d'être la cinquième roue du carosse. Ce genre d'impressions ne m'arrive jamais, sauf en compagnie d'Itachi et Kôbayashi, et c'est ça qui m'insupporte. Je n'ai pas envie de changer ma façon de penser et de vivre pour ces deux-là. Je prend enfin la parole: -Sinon, vous pouvez aussi me laisser tranquille et faire connaissance ailleurs, j'ironise -Sasuke ! Je tourne ma tête du côté de l'escalier de secours -là d'où provenait la voix de la personne qui m'a appelé. -Qu'est-ce qu'il y a Tayuya ? je demande. Il est rare que Tayuya et moi nous parlons pendant les cours. Cela signifie que cette dernière a quelque chose de précis à me dire. Elle arrive à ma hauteur, les sourcils froncés. J'aperçois soudain le reste de la bande des Yankees. Génial... J'espère qu'il feront au moins fuir Lollipop et l'idiot blond. -Apparemment ta soeur n'aime pas la copine d'Itachi-kun, explique tout sourire Sakon, qui vient de débarquer, suivi de près par Jirôbô et Kidômaru. -C'est pas ma soeur, je réplique avec lassitude. -C'est pas mon frère ! Bordel ! renchérit plus vivement Tayuya. -Ferme-la Yuyu..., ordonne vaguement Sakon. "Yuyu" est le surnnom que donne Sakon à Tayuya depuis qu'ils se connaissent, le plus souvent utilisé pour l'énerver. -Et puis ne sois pas si vulgaire Tayuya, dit Jirôbô. -Ta gueule, espèce de gros lard ! réplique-t-elle. Jirôbô, cette tapette, ne dit rien tandis que je soupire. Itachi a raison, je vais vraiment finir par me dégonfler. -Bon ! Sasuke, reprend Tayuya. -Quoi ? -Mais laisse-le Yuyu, tu vois bien que 'Suke est avec ses 'tits n'amis, siffle Kidômaru. Je garde un petit moment le silence, abasourdi. "Amis" et "Sasuke" dans la même phrase ? Sérieusement, ça sonne faux. -J'espère que tu rigoles là, dis-je avant de jeter un coup d'oeil à Lollipop et Uzumaki. La rose est souriante tandis que l'autre blond nous observe incrédule. -Et puis, tu ne nous a pas présentés, p'tit frère, remarque Sakon. -Oui c'est vrai ça, réagit Kidômaru en regardant Lollipop avec insistance. -Heu..., hésite-t-elle. -Je suis Naruto Uzumaki ! Hé, hé, hé ! Se présente ce dernier avec entrain. -Et moi c'est Sakura ! Sakura Haruno, dit-elle, se reprenant et tentant de faire abstraction de Kidômaru. -Oh que c'est mignon..., commente Sakon. Kidômaru enchaîne tout en se rapprochant de très près de Lollipop ; -Même si, pour ma part, tu es la seule personne ici que je qualifierais ainsi. Puis, là, je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé. La seule chose que j'ai aperçu avant, est le regard, qui a brusquement changé, de Lollipop. Cette dernière lui fout un coup de poing, d'une brutalité insoupçonnée, avant de crier ; -NE ME TOUCHE PAS ESPECE DE PERVERS ! Hé ? C'est ...bien Lollipop, ça ? Elle qui a toujours eu l'air d'une gamine bien élevée jusque-là... Je suis vraiment choqué ; mais certainement moins que Kidômaru qui, en plus d'avoir le visage déformé par son coup, fait une tête pas possible. La rose clame une sorte de cri de guerre ; -SHANNARÔÔÔôôoÔÔÔÔ ! Hééééé...? Je vois Naruto esquisser une grimace d'horreur, tandis que Sakon et Tayuya affichent des expressions aussi étonnées qu'amusées. Je ne sais vraiment pas quoi penser de tout ça, j'accuse le coup. C'est comme si Lollipop avait changé de voix, de visage... Uh... C'est vraiment bizarre. -Ha-Haruno...? Commence Naruto. -Hey ! Petite ! l'interrompt Tayuya. -Sakura, corrige la "petite", se calmant d'un coup. Ma parole, cette fille est une véritable squiso... 'Y a même pas deux secondes, c'était limite si elle lançait des éclairs avec les yeux...! Tayuya s'approche de Sakura en souriant avant de lui serrer la main. -Toi et moi, à partir de maintenant, on est partenaires ! -Partenaires ? répète, docile, Sakura pendant que Kidômaru se tord de douleur et que Sakon se moque de lui. -Partenaires en débilité, je commente. -Ta gueule Sasuke ! Me rembarre Tayuya. Sakon se moque de moi tandis que je me renfrogne. -Eh bien, hésite la rose, tu pourrais me parler des Kogals ? * * * Les cours, ainsi que cette journée bizarre, sont terminés et je suis sur le chemin du retour. Tayuya m'accompagne, pour la première fois depuis longtemps, et garde le silence. Je sens qu'elle apréhende la soirée à venir étant donné qu'elle détèste Kôbayashi et que cette dernière vient aujourd'hui. Personnellement je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle elle ne l'aime pas, mais une chose est sûre : Ca n'est pas près de changer. Une fois arrivés sur le pas de notre porte, je sors mes clés et l'ouvre avec lassitude. -Je suis rentré, j'annonce, las. -Je suis rentrée, dit à son tour Tayuya. -Bienvenus à la maison ! Répond avec plus de vivacité Itachi. Tayuya et moi nous dirigeons sans lui répondre vers le salon après avoir enlevé nos chaussures et enfilé nos pantoufles quand nous découvrons tout un assortiment d'amuses-gueules. Il y a des petites décorations ainsi que des bougies parfumées dispersées un peu partout sur une nappe brodée de fleurs et de perles. -Argh ! Ca pue le parfum à deux balles ! Se plaint Tayuya. -C'est une blague..., renchéris-je. -Comme Kakashi rentre tôt aujourd'hui, j'ai trouvé que ce serait cool une petite soirée plateau-télé ! Explique avec enthousiasme Itachi. -Ok, ok mais mais à quoi servent toutes ces conneries ? Je demande en désignant le bazar qui s'offre à nous. -Oh ça..., rougit Itachi, Bah c'est pour faire plaisir à notre père adoptif qui est si bon et si généreux envers nous ! Invente-t-il souriant. -Dis plutôt que c'est pour impressionner ton idiote de copine, oui ! Remarque Tayuya. Pour seule réponse, Itachi se gratte la tête en laissant toujours ce même sourire scotché au visage. Pff, c'est pas croyable... Tout ça pour une fille. Au même moment, nous entendons la porte s'ouvrir ; un Kakashi fatigué fait son irruption,... accompagné. -J'ai trouvé cette jeune fille en chemin, 'Tachi-kun, tu m'avais pas dit qu'on avait une invitée ce soir, lance Kakashi amicalement. Itachi et Kakashi sont plutôt proches de par leur différence d'âge pas trop importante. Kakashi a la trentaine -j'avoue que je ne compte plus- tandis que mon aîné a 22 ans. -Bonjour tout le monde ! S'exclame Kôbayashi d'un ton joyeux. Elle se dirige vers moi, en souriant. -Bonjour Sasuke-kun ! Pour seule réponse je lâche un petit "Yo" avant d'aller m'affaler sur le sofa le plus proche. Ensuite, elle s'avance vers Tayuya toujours aussi souriante; -Bonjour Imouto*-chan ! -Pff, grogne Tayuya avant d'aller me rejoindre sur le sofa. Kôbayashi hausse innocemment les épaules avant de s'approcher d'Itachi et de lui sussurer ; -Bonjour Itachi-chan... Je lève les yeux au ciel devant la scène grotesque qui se déroule sous nos yeux. Kakashi proteste ; -Hey, les jeunes ! Et moi vous m'oubliez ? Nous l'ignorons et nous mettons à manger les amuses-gueules tandis qu'Itachi et Kobayashii s'obstinent à nous demander notre avis sur le film que nous voulons regarder. Je ne suis pas d'humeur à me taper un truc niais mais je me tais et me contente de subir. Kakashi a toujours tenu à ce que nous soyons au moins chaque soir réunis. C'est la règle d'or, sa règle d'or -pour des raisons qui m'échappent d'ailleurs. Finalement, Itachi et Kobayashii choisissent un drama nommé "Life". Pff..., rien que le manque d'originalité du nom me déprime. Tout le long des cinq premiers épisodes, Itachi et Kôbayashi ont roucoulé comme des tourtereaux dénués d'intelligence. Mon seul plaisir aura été de ricaner en silence à la vue de Tayuya qui retenait difficilement ses larmes à un moment. Trop soucieuse de sa fierté, elle a prétendu avoir une poussière dans l'oeil. Kakashi, quant à lui, a affiché une moue aussi exaspérée que je ne l'étais moi-même. Et je ne pourrai vous décrire ma joie lorsqu'il a enfin dit ; -Bon Itachi il se fait tard. Tu devrais raccompagner Kôbayashi. -Enfin, j'entends souffler Tayuya. Je n'en suis pas moins heureux d'ailleurs, ce serait totalement hypocrite de prétendre le contraire d'ailleurs. Exténué, je monte en-haut après avoir souhaité une bonne nuit à Tayuya, Itachi et Kakashi, et salué Kôbayashi. C'est alors qu'en me déshabillant, un petit bout de papier chiffonné tombe de ma poche. Mais d'où il sort, encore...? Ah... Oui, je me souviens. C'est le fameux bout de papier qu'Akemi avait jeté à Hyûga tout à l'heure. Pris d'une curiosité anodine, je l'ouvre. Mais ce que j'y découvre... n'a rien d'anodin... "Si tu dis à qui que ce soit un seul mot de ce qui s'est passé tout à l'heure, tu le regretteras. J'espère que cette petite douche t'a tout de même plu. Akemi" .,:;'•*~+Tenshi says{ Oh yeah ! ? Troisième chapitre chers lecteurs ! ? Les fans d'Hinata seront servis je pense :3 Dites-moi ce que vous en pensez surtout ! Il a été long à écrire... J'ai du supprimer certaines scènes même ! Normalement Sasori et Temari devaient apparaître Mince je spoile ! =X A part ça, apparition des Yankees :D Mais vous n'avez pas encore vu Haru u_u & Sakura qui se lâche ! mdr Naruto choqué, Tayuya amadouée... J'espère vivement que vous aimerez, moi en tout cas je me suis éclatée ! Allez mes chers lecteurs, à vos claviers j'ai hâte de connaître vos impressions ! P.S. ; L'image m'appartient, je vous surveille è_é xD _-~*•.•*~-_ Explications [(*) ] ? Imouto-chan ; Littéralement, Imouto veut dire "petite soeur". Kôbayashi appelle ainsi Tayuya en signe d'affection... non réciproque x) mdr Tenshi~
