Junjô Romantica - Dix années plus tard

Auteur : Mena Jack

Titre : Dix années plus tard

Genre : Romance, Familial, Shonen-Ai

Pairing : Junjô Terrorist

Rating : M (Lemon)

Disclaimer : Les personnages du manga comme Miyagi & Shinobu ne sont pas de moi, mais de Shungiku Nakamura. Pour les autres, toujours pas de copyright ^^

Note : Bon, j'ai réécris le chapitre 2 de façon plus moderne et plus dans l'esprit du manga. Étant majeure et vaccinée, j'ai pris la peine de rajouter une petite (grosse) scène d'amour entre nos Terroristes. Sinon, je rechignais à l'idée de faire un Shinobu adulte qui avait perdu son caractère d'adolescent, j'ai préféré ne pas trop y toucher, tout simplement car il ne serait plus le même personnage que dans le manga. Par contre, il a un esprit plus rationnel qu'auparavant. Pour ce qui est de Miyagi, c'était beaucoup plus facile, étant donner qu'il était déjà un adulte accompli dans Junjô Romantica.


Chapitre 2 : Rien ne se passe comme prévu


Rien ne se passe comme prévu. Que se soit les plans les plus loufoques et inventifs ou un simple mariage avec une femme, il y a toujours des imprévus. Cela est dû au genre humain lui-même qui ne cesse d'évoluer de manière imprévisible. Beaucoup serait choquer de savoir que Shinobu est amoureux d'un homme avec dix-sept printemps de plus que lui et qu'il a épousé une étrangère pour avoir la paix avec sa famille. Ce plan marchait plutôt bien, cependant, toute bonne chose à une fin.

- De quoi s'agit-il ? avait-il demandé.

- Ta sœur m'a téléphoné. Je crains que notre mariage ne peut plus continuer ainsi.

Ah… le mariage. La situation n'était pas aussi simple qu'elle ne paraissait l'être. Mais, Shinobu ne la voyait pas aussi dramatique. Même si, visiblement, Judy était à cran. Comme si elle supportait la situation depuis bien longtemps.

- Shinobu..., murmura Judy.

- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

- Pardon ?

- Ma sœur. Tu viens de me dire qu'elle t'avait téléphoné. Alors ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? répéta Takatsuki d'un ton sec.

- Elle souhaite… nous inviter ce week-end chez elle. Il y aura toute ta famille, répondit doucement la jeune femme.

La conversation allait durer plus longtemps que prévue. L'avocat en herbe se dirigea vers le centre de l'appartement, là où canapé et téléviseur trônaient sans se soucier de la tournure qu'avaient pris les évènements. Shinobu s'assit dans un canapé de cuir noir. Il était froid et puait la matière, quelle sensation désagréable. Judy préféra restée debout, appuyer contre un de ces murs blancs. Décidément, c'est appartement était peut-être le sien ainsi que celui de sa femme, mais il préférait largement vivre chez son homme.

- Pour quelle raison cette fois-ci ? demanda Shinobu une fois bien installer. Il me semble que Risako ne décide de genre de réunion que lors de grands évènements ?

- Justement, Shinobu, fit Judy d'une voix étrangement émue. Ta sœur m'a avoué être de nouveau enceinte.

Ah, c'est vrai. Risako avait une vie bien remplie, désormais. Elle s'était trouvé un nouvel époux, qu'il lui avait déjà fait une gosse. La panoplie de la famille parfaite ; des parents aimants (ainsi qu'hétérosexuels) qui avaient déjà un enfant et n'allaient pas tarder à en avoir un second.

- Quel heureux évènement, fit-il presque hypocrite. Eh, tu ne veux plus jouer la petite épouse parfaite, n'est-ce pas ? ajouta-il.

- La question n'est pas là, Shinobu ! Avec ta sœur enceinte, ton père va revenir à la charge pour savoir quand moi je le serais !

- Ah ! Cela ne risque pas d'arriver, puisqu'il faudrait déjà pour cela qu'ont aient des rapports intimes ! ironisa le jeune homme, n'imaginant même pas une seconde ce qu'il venait de dire.

Judy bougea de son mur, pour venir s'assoir auprès de Shinobu. S'il était à une extrémité du canapé, Judy en fit de même pour se calée le plus possible à gauche. Elle était tellement tendue, qu'elle ne s'installa pas convenablement, et s'assit plutôt sur ses genoux.

- Tu te souviens ? dit-elle. Il y a trois ans, quand tu es revenu temporairement en Australie. Tu m'as tout de suite contacté pour ensuite me demander ma main.

- Oui, sourit anormalement Shinobu comme s'il s'agissait d'un moment agréable.


Les souvenirs du jeune Takatsuki étaient intacts. Il avait rencontré Judy il y a bien longtemps, avant même d'avoir pris l'habitude de terroriser un certain professeur.

Ça c'était passé en Australie, loin des tracas du Japon. Shinobu en était partit pour fuir son destin maudit. Là-bas, au lycée anglophone, il avait réussi à bien si adapter. Pourtant, il était très déprimé par sa malchance en amour. C'est alors que tout allait mal, qu'une jeune fille vint l'aidé à commencer une nouvelle vie en Australie. Cette jeune fille ; c'était Judy. Shinobu se souvint très bien de leur première rencontre.

A l'époque, elle avait les cheveux plus courts, coiffés à la garçonne. Néanmoins, elle était ravissante et se faisait très souvent solliciter par les garçons du lycée. De même pour Shinobu avec les demoiselles. Ce point commun les incita à se fréquenter comme amis. Ce couple était souvent sujet de ragots, mais le duo les ignoraient royalement (même si part moment ça leur tapaient sur le système).

Shinobu et Judy apprirent à se connaître. Il lui dévoila pourquoi il avait fui son pays d'origine. Et elle lui confia qu'elle rêvait de vivre au Japon et d'en devenir citoyenne. (1)


- J'ai tout de suite compris que tu n'étais pas comme les autres garçons. Que tu avais quelque chose de spécial. Cette sincérité avec cette mine renfrognée. Il n'a pas été facile de t'abonner aux éclats de rire. Mais les copains et moi-même, nous y sommes parvenus.

- C'est vrai, souffla Shinobu, heureux de se remémorer de tels souvenirs.

- Ce qui déboucha plus tard à notre mariage blanc, en conclut Judy, en triturant une de ses mèches blondes. Je souhaitais vivre et demeurer au Japon via le mariage et tu voulais d'une couverture pour continuer à vivre avec ton compagnon.

- Ça ne te gênes pas de t'être unie avec quelqu'un comme moi ? demanda Shinobu, honteux.

- Hein ? fit-elle, surprise. Non. Le fait que tu aimes cet homme ne change rien pour moi. Je t'apprécie énormément. Tu es mon ami, Shinobu. Je suis très fière de pouvoir t'apporter mon aide, lui répondit Judy, le sourire aux lèvres.

Ces quelques mots emplirent le cœur du terroriste d'une joie certaine. Le fait qu'ils soient amis et qu'aucun des deux ne s'intéressaient à l'autre rendait la situation beaucoup plus vivable. Pourtant, Judy avait avoué autre fois, qu'elle avait eu des sentiments pour lui. Au début de leur amitié, alors qu'elle ne connaissait pas encore le secret de Shinobu.

- Merci.

- D'un autre côté, parler du passé n'est pas le meilleur moyen de régler cette affaire.

- Qu'est-ce que tu proposes, alors ? Tu désires divorcée ?

- Non, je peux encore jouer le jeu, si tu veux. Je ne suis pas pressée.

- Sauf que c'est hors de question !

La jeune femme sursauta de stupeur.

- Ce petit jeu a assez duré. Sur ce point-là, je suis d'accord avec toi. Cela dit…

Le regard abaissé, le jeune avocat hésita.

- La question est : est-ce que ton compagnon est prêt à courir le risque. Il peut perdre beaucoup dans cette histoire si ta famille réagit mal, en es-tu conscient ?

- Évidement ! C'est d'ailleurs ce qui est compliqué ! Pourquoi rien ne se passe comme prévu ? Pourquoi faut-il se cacher, se mentir ?

- Il faut se battre pour s'imposer et garder ce qui nous est le plus précieux. Dans la vie, rien n'est jamais servi sur un plateau d'argent. Crois-moi, je sais que quoi je parle.

Shinobu lui sourit faiblement. Son amie était restée fidèle à elle-même ; elle n'avait pas changé. Le jeune homme se demanda si lui-même avait changé au fil de ces années. Il ne le savait pas vraiment. Seuls ses proches pourraient le dire. Mais l'avis qui comptait le plus était celui de .

Judy était une femme très ouverte. Elle avait cependant craint que cette discussion avec Shinobu ne soit impossible, car son mari pouvait se montrer terriblement peu communicatif. Elle s'étira les bras puis les jambes avant de croisées ces dernières. Elle abordait une sourire charmeur et un regard intenses avec ses yeux verts mais qui ne fit ni chaud ni froid à au jeune avocat. (2)

- Alors, beau gosse ! ria-telle. Quel est le plan pour ce week-end ?


De retour dans l'appartement de Miyagi, Shinobu semblait encore plus crevé qu'auparavant. Tout de suite, il alla s'effondrer sur le canapé. Celui-là sentait si bon, pas l'odeur régulière du cuir de celui de son appart.

- Tu as l'air… assommé, commenta Yô, qui était assis à table.

Naturellement, il avait fini de préparer le dîner depuis longtemps.

- Désolé. Ça été plus long que prévu, soupira le cadet la tête dans un coussin.

- Alors ? Que te voulais ta… femme ?

Miyagi butait tout le temps sur ce mot. Il apprécie beaucoup Judy, c'est une femme très aimable et coopérative, mais il n'arrivait jamais à la considérer comme l'épouse de son amant. C'était bien trop dur pour lui de savoir que Judy, aux yeux de la Loi, était une personne officiellement liée à son amant.

- Judy a reçu des nouvelles de la part de ma famille.

Comme à son habitude, le professeur eut une sensation désagréable dans tout le corps. Ce n'était pas bon signe. Si la famille Takatsuki se manifestait, cela allait encore créer plus de galère avec les mensonges, les demi-vérités et les cachoteries.

- Quelles genres de nouvelles ? se risqua l'aîné, sentant qu'il pouvait le regretter.

- Je suis navré, Miyagi… Mais, je ne serai pas libre ce week-end. Ma sœur est à nouveau enceinte.

Yô ressentit un pincement au cœur. Il n'allait pas pouvoir passer un peu de bon temps avec son cher et tendre ce week-end. Déjà qu'il ne l'avait pas vu cette semaine. Le savoir d'avance éloigné de lui avait un goût horrible. Combien de temps ce petit jeu allait-il encore durer ? Yô en était fatigué. Shinobu était encore jeune, mais Miyagi avait atteint ses limites. Il ne supportait plus la situation actuelle. Shinobu s'en doutait, et, avec les distances régulières et prolongées, il avait peur de le perdre à jamais. Cette peur était réciproque sans qu'il ne le sache pour autant.

Miyagi s'autorisa à imaginer une vie qu'il aurait vécue autrement qu'avec le jeune terroriste. Une vie où il serait toujours marié à Risako. Il serait le père de ses enfants. Peut-être même qu'il serait amoureux et heureux. Ces deux derniers cas lui semblaient totalement impossibles. Oui, il penserait encore à cette femme, sa professeure principale du lycée. Risako n'a jamais fait tourner autant la tête de Miyagi que son petit frère. Quelle pensée lamentable, quand il y songea.

- Ce n'est pas grave, mentit-il, j'irai squatter chez Kariga et Kamijô.

Shinobu réagit immédiatement. Il se leva violemment, complétement crispé sur lui-même. La voix tremblante et des prunelles grises déjà humides de larmes.

- Non, ce n'est pas possible ! Je veux… rester avec toi ! Je me débrouillerai pour ne pas mis rendre, peut m'importe ma famille !

Miyagi s'étonna même d'être encore surpris pas les sauts d'humeurs de son jeune compagnon. Cependant, il en était heureux. Shinobu avait gardé les réactions puériles de son adolescence. Comment ne pas trouver ça... adorable ? Cela le comblait de joie de s'apercevoir que Shinobu pensait encore et toujours à lui. Une flamme d'amour qui animait le jeune terroriste depuis très longtemps.

Néanmoins, le professeur ne pouvait pas lui dire ce qu'il ressentait, là, en ce moment. Ça ne serait pas correct. Shinobu doit respecter ses engagements ; il est adulte maintenant. Adulte certes, mais encore bien naïf… Et c'était à Miyagi - qui en était déjà passé par là - de l'aider dans cette voie.

Sous l'attention de Shinobu, il se leva de table pour aller le rejoindre, le força à se rassoir et il s'assit juste à côté de lui.

- Tu sais, ça ne serait pas raisonnable si tu n'y aillais pas, consola l'aîné. Et puis, tu ne seras pas tout seul. Judy sera avec toi. Je suis sûr que vous trouverez une solution, tous les deux.

- Alors, commença faiblement Shinobu en évitant tout regard, tu serais d'accord pour que nous révélions la vérité à ma famille ? Que toi et moi vivons ensembles depuis dix ans ?

Miyagi ne sut trop quoi lui répondre dans l'immédiat. Il réfléchit un instant, essaya de raisonner logiquement, puis parvint à prendre sur lui-même avant de reprendre et d'ajouter :

- C'est en partie ma faute si tu as dû épouser ton amie et que nous avions dû vivre cachés » reconnu difficilement Miyagi. « Avec mon indécision et mes craintes. Vivre avec toi me paraissait tellement dangereux. Pourtant, quelque chose me dit que, même si la vérité aurait été révélée il y a dix ans, trois ans ou maintenant, le résultat resterait le même. (3)

- Et pour ce qui est de ton travail ?

- Tu rigoles ou quoi ? Ton père ne peut pas se passé de moi. Qui nommera-t-il comme chef du département de littérature ? Kamijô peut être ? Certainement pas ! s'exclama Yô avec un sourire blagueur.

- Sois plus sérieux que ça, Miyagi ! tonna Shinobu. Ton travail ; c'est toute ta vie !

Le professeur observa l'avocat en herbe. Il était complètement crispé. Les mains sur les genoux, les épaules haussées. Mais surtout, Shinobu regardait Miyagi d'une étrange lueur dans les yeux. Comme s'il y avait beaucoup plus en jeu. Et Yô comprit. Et d'un coup vif de sa part, il attira une nouvelle fois le jeune homme à lui.

- Je t'aurais toujours toi. Quand bien même si le Doyen me retirait mon emploi, il ne peut nous interdire de nous voir. Tu n'es plus un gamin, maintenant. Tu es un homme.

Shinobu fut un peu secoué d'être attiré comme ça. La tête en avant, logée contre le torse de Miyagi avec les bras autour de sa taille, il ne pouvait distinguer les expressions que pouvait avoir le dite Miyagi. Ce dernier était tout à fait sérieux dans ses déclarations.

- Je te demande juste, continua-t-il, de ne pas me trahir si cela devait se passer ainsi.

Takatsuki enfonça encore plus sa tête dans la chemise de son amant. Délicieuse odeur, même si derrière, il y avait celle de la cigarette.

- Je promets de t'aimer uniquement toi, Yô. Je ne t'abandonnerai pas, fut la réponse du jeune homme.

L'intéressé parut amusé. Shinobu prononçait son prénom que lors de moments intenses, comme celui-ci. (4) Ce qui est donc rare. Le professeur aimerait bien que le jeune avocat l'appelle continuellement ainsi, histoire d'être un peu terroriser. Mais le cadre était trop romantique pour laisser passer une chance d'être avec Shinobu. Comme réponse, il utilisa le langage corporel. Renversant le jeune homme, le faisant s'allonger sur tout le long du canapé. Il vint après, se lover contre lui. Shinobu étouffa sa surprise quand il comprit les intentions de Miyagi.

- Et le dîner ?

- Ouvrons-nous d'abord l'appétit, d'accord ? fut l'unique réponse de l'aîné.

Takatsuki obtempéra sans mécontentement. La vérité, c'est qu'il en avait envie tout autant que Miyagi. Cela faisait trop longtemps qu'ils ne s'étaient pas touchés. Qu'ils ne s'étaient pas aimés. Oh que oui ! Et Miyagi ne laisserai pas passer cette chance de déposer sa marque sur Shinobu. Que ce soit sur son corps ou au plus profond de son âme, partout où le jeune homme laisserai sa porte ouverte à Miyagi.

Shinobu était toujours allongé quand Yô vint lui offrir des baisers langoureux, donnant l'impression que leurs lèvres étaient avides et affamées. Les joues du terroriste s'empourprèrent à l'idée de connaître les délices que son homme lui réservait. C'était comme se remémorer un lointain souvenir charnel. Les baisers chauds et humides s'intensifièrent à tel point que leurs bouches ne suivaient plus la cadence de leur propre fantasme. C'est en haletant que ces débats s'arrêtèrent.

Miyagi admira l'air égaré que les yeux de Shinobu lui transmettaient. Les cheveux ébouriffés, le regard enivrant, les joues rougies, un filon de bave coulant sur son menton, la respiration courte, les habilles débraillés... tous ces petits détails - qui mettait Shinobu dans une position affreusement provocante - ne le rendaient que plus désirable. Yô se laissa subjuguer par cette incarnation sensuelle. Son jeune amant avait peut-être grandi et prit de l'âge, mais cela n'avait pas effacé son aspect innocent, qui se mélangeait maintenant avec le corps parfait d'un jeune adulte. Le cadet savait dès lors qu'avec cette façon dont Miyagi le contemplait, ce dernier allait abuser de lui jusqu'aux bords de l'épuisement total. Toutes ces années passées ensembles pouvaient aussi lui certifier qu'il n'était pas considéré comme un morceau de viande par de son amant. Car ce comportement signifiait tout bonnement qu'il était fou d'amour pour lui.

Shinobu ne fut que plus heureux quand Miyagi reprit l'envie folle de l'embrasser. De toute façon, il était bien le premier à se jeter sur l'autre, étant plus impulsif que Yô en temps normal. Le jeune homme rabattu ses bras derrière la nuque de Miyagi, approfondissant encore plus ce nouveau baiser. Yô aimait que Shinobu prenne des initiatives, pimentant encore plus l'amour. Pourtant, subitement, le cadet brisa leur échange dans un gémissement. Miyagi ne comprit cela que lorsque l'avocat vint lui lécher l'oreille, lui offrant de chaleureuses sensations.

Agréablement surpris par la nouvelle initiative de Shinobu, le professeur n'en voulu pas rester là. Alors que le jeune homme lui faisait cadeau de délice en haut du corps, Miyagi lui offrit ceux du bas. Il lui ôta les quelques vêtements débraillés qui lui restait sur le dos, ce qui gêna un temps Shinobu. D'une main, Miyagi était en train d'exciter sa virilité, tandis qu'avec l'autre, il titillait l'orifice de Shinobu, lui arrachant quelque gémissement au passage. Satisfait de la réaction de ce dernier, Yô le fit basculer une nouvelle fois sur le canapé.

- Qu'est-ce que tu fais ? s'indigna le cadet, qui avait été interrompu.

- Laisse-moi faire, s'il-te-plaît, Shinobu.

Ce dernier aurait bien aimé protester, mais Miyagi ne lui laissa même pas le temps d'agir. Il parsemait de baiser tout son corps jusqu'à arriver à l'entre-jambe.

- Qui... qui y a-t-il ?

- D'après ce que je constate, tu es déjà bien exciter...

A cela, Shinobu prit la mouche.

- Évidement, c'est de ta faute après tout !

- Je le sais bien, termina Miyagi en passant sa langue sur la verge de son amant.

Bien qu'il s'était retenu pendant quelque instants, le jeune homme ne parvint plus à se contenir plus longtemps face à cette délicieuse caresse où son amant l'avait enfin prit entièrement en bouche dont ses va-et-vient n'en finissaient plus. Shinobu lui offrit des gémissements érotiques qui ne manquèrent d'exciter aussi Yô.

- Mi... aaah, Miya-gi, articula le plus jeune entre ses dents, Je... je n'en... peux... Aaaah... plus...

- Déjà ? Je n'en ai pourtant pas fini avec toi, lui susurra ce dernier.

A cela, Miyagi ôta lui-même ces derniers vêtements et revint se lover contre le jeune Takatsuki. Leurs corps se rencontrèrent, et le jeune homme continuait perpétuellement à toiser son amant de ses prunelles grises, sans pour autant que ce regard soit haineux. Alors que Miyagi lui caressait le visage d'une main, l'autre se posa sur la cuisse de l'avocat en herbe.

Pendant qu'ils se fixaient inlassablement de leurs yeux, Yô s'immisça lentement en son amant. Les corps de Shinobu frémit tout entier à ce contact et ne put s'empêcher de gémir une fois de plus. Miyagi bougea lentement puis accéléra la cadence. Les cris d'amour ne tardèrent pas à s'éveiller dans tout l'appartement. Les tremblements de Shinobu, son visage rougissant de gêne. Les coups de reins de plus en plus rapide de Miyagi lui donnaient un tel plaisir, qu'il crut que son cœur en allait fondre tellement qu'il était submergé de sensation.

- Tu es... Aaah, un vrai... volcan ce soir... Aaah... Je n'en peux déjà plus...

- Je suis désolé, mais je t'aies tellement attendu, que je ne maitrise plus mes envies de toi...

Miyagi lui souleva un peu plus les jambes, afin pouvoir intensifier encore plus son amour en Shinobu. L'action était d'une telle force, que le terroriste craignait d'être entendu par Judy, dans l'appartement d'à côté. Ça ne serait pas la première fois, d'ailleurs. Quelle honte pour lui de témoigner ainsi à sa femme les compétences physiques qu'avaient son amant.

- Yô... Aaah... laisse-moi t'en donner aussi... Argh !

- Pas question... Te faire l'amour... hum... me suffit amplement, souffla l'intéressé pendant qu'il titillait la tendresse de Shinobu tout en le ravageant de l'intérieur.

- A charge de revanche, alors, gémit le cadet qui ne parvenait plus à se contenir.

- Fais comme tu le sens, conclut Miyagi en venant chahuter son oreille avec sa langue, qui ne tarda pas à faire manifester Shinobu de cette nouvelle marque d'amour.

Après l'oreille se fut au tour de la bouche. Mêlant un baiser chaud et langoureux jusqu'à la fin de l'activité, qui, dura inlassablement à en oublier le dîner déjà froid qui fut pris à l'heure du souper. (5)


Lendemain, en fin de matinée, Miyagi bossait sur ses examens depuis qu'il avait fini ses cours du matin. Il était courbaturé, et la nuit fut très courte pour lui. Bien que son corps proteste, il était tout de même vif d'esprit et s'acharnait à finir son travail. Ce qu'il avait fait à Shinobu l'avait vraiment remis d'aplomb.

Cependant, Yô détestait être dans son retard. Mais malgré cela, il fit tout de même une petite pause spirituelle où il imaginait ce qu'allait donner la réunion de Shinobu ce week-end. Si Judy et lui expliquèrent aux Takatsuki que leur mariage était un faux et que leur fils s'était follement éprit de son ex-beau-frère, cela tourna vite de la discussion posée à la boucherie verbale.

Le professeur rougit lorsqu'il pensa à son bien aimé. Il n'y était pas allé de main morte hier soir. Déchainant sa passion pour lui, Yô avait complètement ravagé Shinobu. Quelle honte. Incapable de pouvoir se maitriser comme ça, mon Dieu.

Mais le professeur Miyagi fut tiré de sa rêverie lubrique par une main s'agitant devant lui. Il cligna plusieurs fois des yeux avant…

- Houa !

...de basculer en arrière et de tomber.

- Ah ! Professeur Miyagi, vous allez bien ?

Une silhouette féminine s'était penchée au-dessus de lui. Des cheveux longs noués de couleur noir, de grosses lunettes laissaient transparaître des yeux félins d'un bleu abyssal. Une taille fine mais petite. Des habits modestes. Aya Kariga, 22 ans, la maladresse incarnée, avait réussi à faire tomber le professeur Miyagi de son siège. Un exploit !

- Kariga, trésor, que faites-vous ici ? demanda Yô en se massant la nuque.

- Oh ? rougit-elle. Je suis navrée d'être entré dans votre bureau sans votre permission… mais, c'est le professeur Kamijô qui m'envoie vous dire que M. Takatsuki demande à vous parler.

Ah. Kamijô utilisait enfin intelligemment son assistante, même si, en réalité, c'était plutôt vache de sa part. Yô se releva :

- Et... Que me veux le grand patron ?

Aya haussa des épaules. Elle l'ignorait. Mais ce n'était pas bien grave, Miyagi le serra bien assez tôt. Le regard perçant, il profita qu'Aya soit seule pour lui demander comment se passaient ses journées avec Kamijô Hiroki, son insupportable supérieur démoniaque.

- C'est terrible ! gémit la jeune femme. Il n'arrête pas de hurler sur tout le monde, moi y comprit. Je crois bien qu'il me déteste...

- Je vois, fit Miyagi légèrement amusé. « Ne vous en faites pas, ce n'est qu'une apparence. Je pense qu'il vous apprécie tout de même. Et s'il vous malmène, venez m'en parler, histoire de le sermonner à mon tour. Il ne faut pas ennuyer les jolies jeunes filles.

- Oh, professeur Miyagi ! Si seulement vous pouviez... !

- D'un autre côté, je ne suis pas sûr que cela puisse changer quoi que ce soit, en fin de compte, ajouta-il pour lui.

Malheureusement, cette réplique acheva sauvagement le faible moral de Kariga de manière définitive. Yô fit mit de s'excuser puis s'éclipsa vite fait en direction du plus grand bureau de l'université, celui du Doyen. Kariga lui fit signe avant qu'il ne parte, que "ça allait" et "qu'elle avait l'habitude".

- Pauvre petite, pensa-t-il.

Dans les couloirs, Miyagi croisa quelqu'un de ses collègues et élèves qui lui firent des drôles de signaux. Un genre tout nouveau entre l'encouragement et "Foncez dans le tas !" L'un des professeurs eut même le temps de dire :

- Kamijô nous a raconté. Je suis sûr que tout va bien se passer !

Mais qu'est-ce cet imbécile d'Hiroki avait bien put ragoter ? Yô en fulminait. Est-ce qu'il se vengeait ? Pourtant, le professeur ne lui avait rien fait comme mignonnes taquineries dont il en avait le secret. Le fait de ne rien comprendre à la situation, rendrait fou Miyagi. Et si s'était à propos de Shinobu ?! Impossible ! Pas si rapidement. Il en venait à avoir un pense honteuse. Et si la Terre entière avait entendu les exclamations de plaisir de la nuit dernière ?! Non. Il devenait complètement paranoïaque ! Personne ne les avait entendus. Du moins, l'espérait-il...

Arrivé devant la porte, Miyagi sentit sa gorge se nouée. Il desserra un peu sa cravate, pour ne plus à supporter cette gêne. Puis, il toqua. Une voix forte et grave, résonna à travers, lui fit signe d'enter.

A son habitude, Yô se tenait droit, devant le bureau du Doyen. L'endroit était spacieux, où la lumière naturelle s'exprimait à travers trois grandes fenêtres PVC situer dernière le bureau du Doyen. Des colonnes et les colonnes de bibliothèques recouvraient les murs à n'en plus quoi faire.

Contrairement à Miyagi, ce dernier avait mal vieillit pendant ces dix dernières années. (6) Des rides plus profondes, des cheveux grisonnants, bref il n'a plus trop la grande forme. Des lunettes ajustées sur le bout du nez, et derrières celles-ci, un regard des plus sévère.

- Merde ! se dit le professeur.

- Miyagi, prononça M. Takatsuki.

- Oui ?

- Tu sais sûrement que ma famille organise une réunion ce week-end, continua le vieil homme.

- Euh…, oui, bien sûr ! Shinobu et Judy m'en ont déjà parlé.

- Tu t'entends relativement bien avec notre famille, particulièrement avec mon fils et ma belle-fille, avec qui tu passes un peu de temps.

- Oui, ça m'arrive, ria nerveusement Yô.

- Vois-tu, j'ai quelque chose d'important à t'annoncer et je n'ai également rien dit à ma famille. Tu es un peu comme un fils aîné pour moi. Tu m'as aidé à de nombreuses reprises. Aussi, Risako et toi, vous ne vous êtes pas quittés fâchés.

- Où voulez-vous en venir, M. le Doyen ?

- Je sais que je mis prends à la dernière minute… mais, j'aimerai t'inviter spécialement pour ce week-end. Ta présence pourrait faciliter bien les choses.

- Oh, vraiment. Je n'en suis pas certain. Je ne voudrais pas m'imposer au clan Takatsuki et puis j'ai pas mal de travail avec les préparatifs d'examens...

- Ne t'inquiète pas pour la gêne, tu ne nous en as jamais causé et ce n'est pas aujourd'hui que cela arrivera. Pour ce qui est du travail, tu peux le confier à Kamijô et Kariga.

Miyagi prit un air songeur. Il était comme prit au piège. D'une certaine façon, il sera auprès de Shinobu et pourra l'épauler en cas de pépins mais d'un autre côté cela pour s'avérer risquer pour lui. En y réfléchissant, il n'était pas question de se mettre à dos la famille Takatsuki.

- Alors, es-tu disponible ?

Ce genre d'action est complément imprévisible. Miyagi s'était attendu à se faire engueuler par le Doyen. Au contraire, ce dernier veut l'invité à la petite fête de famille à titre spécial. Le vieil homme lui a confié qu'il souhaitait que Miyagi soit de la partie, car apparemment il avait quelque chose à partager aussi bien avec lui qu'avec sa famille.

Cependant, une pensée terrifia le professeur. Et si jamais le Doyen était au courant de la relation qu'il y avait entre Yô et Shinobu, et que, pour se venger, il souhaitait partager la nouvelle avec le reste de la famille : comment se faire haïr rapidement…

Non, impossible. Le Doyen n'était pas aussi fourbe. Là, Yô divaguait complètement.

Décidément, rien ne se passe comme prévu.


Memento :

(1). J'ai un peu la honte de dire que je ne sais plus combien de temps il faut être marié pour acquérir la nationalité (du moins, en France) Mais comme c'est une fanfic, je m'en suis contre foutue.

(2). Judy est très glamour, mais voyez à quel point Shinobu préfère un vieil homme plutôt que sa magnifique femme.

(3). Oui, c'est de sa faute. Enfin pas vraiment, mais c'est à cause de Miyagi si Shinobu n'a rien dit à sa famille pendant dix longues années. Voyez où ça les a menez.

(4) Quand je dis intense ce n'est pas au niveau du sexe, hein ? Mais lors de grandes déclarations.

(5). Je n'ai absolument pas honte d'avoir écrit un lemon, au contraire ! J'ai beaucoup aimé le rédiger. C'est mon premier, j'espère juste qu'il est à la hauteur car il y en aura d'autres dans les chapitres à venir.

(6). Là, je me suis amusée. Car, malgré les années, Yô doit rester un beau gosse. Entre autre, le temps n'est pas son ennemi. xD