Premier chapitre posté, et déjà un com' de la fan N°1 de cette histoire. Je poste donc la suite.
N'oubliez pas les commenatires qui vont avec ;-)
Et là… Je dirige mon regard sur quelque chose que je n'avais jamais observé auparavant. A l'instant même où je m'aperçois de ce que je fais, c'est trop tard… Je suis en train de mater mon collègue. Mais pourquoi je fais ça ? Et puis zut… pas envie de réfléchir… Je réfléchis déjà bien assez en temps normal. Je m'approche donc lentement de Scotty, et je comprends donc un peu mieux les regards appuyés de la gente féminine sur mon co-équipier. C'est vrai, il est séduisant, un sourire qui ferait fondre une banquise, un regard de braise… Il est vêtu différemment de d'habitude. Je n'ai pas le souvenir de l'avoir vu habillé de la sorte… Mais cette allure sportswear lui va également très bien. Sa veste en cuir, son jean qui… Et… Mais ça ne va pas Lilly ! Arrête ça tout de suite ! Reprends vite conscience ! Il s'agit de Scotty Valens, ton collègue ! Pas de ton rencard de ce soir ! Mon dieu… Je ne me souviens même plus de l'homme qui m'a accompagné le temps de ce repas. Et, Scotty me fixe maintenant, et je me sens bizarre… Je me sens rougir.
- Quoi ? Demandé-je timidement.
- Home sweet home Rush. Ta porte est ouverte.
- Merci… Merci Scotty !
Je passe devant lui, et rentre chez moi, le tout en calculant le moindre geste que je fais. Mais, je reviens sur mes pas. Je me place juste devant lui, me hisse à sa hauteur tout en le fixant sans ciller.
- Je sais que j'ai dû gâcher tes projets…
- Quels projets ?
- On est le 14 février, ne me dis pas que…
- Bonne nuit Lilly Rush ! Vous êtes ivre !
Il soutient mon regard, et je ne résiste pas. Je lui dépose un baiser sur la joue.
- Merci Scotty, mais je ne suis pas ivre.
Je recule, et croyant m'adosser contre la porte, je m'étale au sol à la renverse. Une fois par terre, j'éclate de rire. Un rire incontrôlable… Scotty m'aide pour me relever et me soutient, je suis chancelante, aussi bien à cause de l'alcool que de ma chute. C'est en riant, que je rentre chez moi, suivie de Scotty.
- Je n'ai pas besoin de baby sitter !
- La preuve que oui, tu es tombée… Tu ne tiens plus debout, continue t'il en me taquinant doucement.
- Et, je ne t'ai pas invité à rentrer… fis-je avec une moue dubitative et pour masquer mon trouble, en fixant les mains de mon collègue sur mes hanches et ma taille.
- J'ai toujours ton sac à main, il faut bien que je le pose quelque part… Fit-il en enlevant ses mains précipitamment.
- J'ai envie de champagne…
- Pardon ? S'étrangle-t-il presque. Lilly ! Tu n'as pas assez bu !
- Je n'en ai pas… Mais j'ai de la bière ! Beaucoup de bière… Ou du vin…
- Tu veux me faire boire ?
- Moi ? Commencé-je innocemment. Non, je suis choquée que tu imagines…
- A moins que tu ne t'écroules là tout de suite, je pense que tu es en sécurité chez toi. Je vais te souhaiter une bonne nuit.
Je n'avais pas envie de me retrouver seule. Il était là, et… Lilly ! Arrête ça tout de suite ! Arrête de fantasmer sur ton collègue ! Non, je n'ai réellement pas envie de me retrouver seule ! J'ai besoin d'un ami. Voilà ! Scotty est un ami !
- Un café ? Proposé-je, avant qu'il ne franchisse le seuil.
- Lilly…
- Un café, c'est tout !
- Ok. Je vais…
- Non, tu es mon invité… Laisse-moi m'occuper de ça.
Cinq minutes plus tard, je reviens avec une tasse de café et une bière. Je dépose le tout sur la table et ouvre la bière. Mon co-équipier me fixe avec un regard étonné.
- Je n'ai pas envie de café, j'en bois suffisamment, me justifié-je sur un ton innocent.
- Lilly, tu crois…
- Mais oui… j'en ai pour toi aussi !
Et là, je ne comprends toujours pas comment on est arrivé là, mais cette fin de soirée restera longtemps gravée dans ma mémoire. Finalement, Scotty s'était laissé tenter par cette boisson ambrée. Je jette un rapide coup d'œil à la table basse… cinq bouteilles ! La sixième, toujours dans les mains de mon collègue. J'ai la tête qui tourne, mais je lutte contre l'étourdissement. Nous sommes installés sur le canapé, je suis assise en tailleur, il est adossé contre le dossier, me faisant face. Je ne sais pas de quoi nous parlons, mais ce que je sais, c'est que me perds dans ses yeux, et que je suis obligée de me faire violence pour essayer de suivre un minimum la conversation banale que nous avons. Il s'en rend compte, puisque il dirige son regard vers une pendule. Il se lève en me disant qu'il est préférable qu'il s'en aille. Il est devant la porte.
- Merci encore pour ce soir Scotty. Je suis désolée de t'avoir dérangé…
- Tu crois encore que j'avais un plan ce soir ?
- Je ne sais pas… Mais je n'arrive pas à croire qu'un homme aussi séduisant et sexy que toi, sois seul, un soir de…
