Merci à toi chère fan frustrée pour ta lecture et tes commentaires ! Pour le "je mate mon collègue", là, je dois dire que oui en effet, elle aurait bien tort de se priver d'un si beau spectacle la miss Rush lol. C'est pas du tout ce que je fais quand je regarde un épisode moi :p :p :p je ne mate pas du tout mdr.
Petit avertissement tout minime. Rien de choquant, mais je me dois de prévenir ;-)
Je me tais… Je répète cette phrase dans ma tête… Je l'ai dit… Oui je le lui ai dit… Mais Lilly… Arrête tout de suite ! En même temps, je n'arrive pas à détacher mon regard de celui qui se tient face à moi. Et plus je le regarde, plus je sens une irrésistible attraction, plus les battements de mon cœur s'accélèrent. Il ne bouge pas, me fixant également. Et là, sans que je ne réalise ce que je suis en train de faire, je lui saute dessus, au sens propre du terme. Et à ma grande surprise, il me laisse faire. Même, il me rend ce baiser. Je sens alors toutes forces m'abandonner pendant quelques secondes. Puis je me ressaisis, et reprends le dessus, lui faisant comprendre que j'ai pleine conscience de ce que je fais, mais qu'il est trop tard pour en rester là… Mes mains s'aventurent un peu partout, touchant tout ce qu'elles trouvent sur leur route. Mais maintenant, je ne me contente plus de ces chastes baisers. Il me faut plus… Les soubresauts de ma poitrine me le prouvent. Il le remarque puisque il dévore maintenant ma nuque, mon cou, ma gorge de baisers sensuels, tout en promenant ses doigts sous mon petit top. Mes mains dans sa chevelure, je l'ébouriffe, me mordant les lèvres. Mais que m'arrive-t'il ? Ce n'est pas moi, ça… Ce n'est pas Lilly Rush ! Je n'ai pas pour habitude de me laisser aller de la sorte. Mais les différentes sensations que je ressens à cet instant, sont tellement agréables que je ne peux me résoudre d'arrêter. Je reprends alors la main, et inverse la situation. C'est moi qui fais parcourir mes lèvres sur celles de mon co-équipier, puis sur ses joues, son front, sa nuque, sou cou… Mes mains lui enlèvent le pull qui commence à me gêner dans mon exploration. Mes doigts sur son torse me procurent un immense frisson. Puis, une pause, où ni lui ni moi ne bougeons, nous contentant de reprendre notre souffle en se dévorant du regard. Il soulève mon faux pull-chemisier, pour finalement l'enlever, vu que j'ai de moi-même levé les bras. Puis, nous reprenons notre contemplation, jusqu'à ce que je décide que ce petit échange de regard indécent était plus frustrant qu'autre chose. Je l'attire donc contre moi par un des passants de son jean, et lui mordille la lèvre inférieure. Je me sens fébrile, mais la délicieuse sensation que je ressens alors en valait la peine. Durant toutes ces années, où nous avons travaillé ensemble, je n'ai jamais imaginé qu'il puisse y avoir ne serait-ce qu'une toute petite attirance entre nous. Ses mains me délivrent des centaines de papillonnements, qui ressemblent plus à des frissons.
Oui, bien sûr, on pourrait arrêter là. Mais seulement, je ne le veux pas. Je ne sais absolument pas ce qu'il pense, mais il ne doit pas être contre la tournure des événements. Je ne peux m'empêcher de l'embrasser, le toucher, le regarder. Son regard me fait encore un peu plus chavirer. Alors quand il s'approche lentement de mon oreille pour me murmurer quelque chose et me mordiller le lobe, je perds encore plus la notion du temps, et mes mains se font encore plus impatientes, mon souffle plus court encore… Je m'abandonne littéralement… Je lui prends la main en avançant. La montée de l'escalier se fait comme une torture, mais je la fais durer dans le temps. Et quand il est prêt à me toucher, m'embrasser, je le fuis effrontément. Nous sommes enfin arrivés, je me retourne et le dévisage alors et une soudaine peur fait son apparition.
- Scotty… On n'est pas obligé…
Pour toute réponse il s'approche vivement de moi et m'embrasse avec une ardeur qu'il ne cherche même pas à retenir. Et juste au moment où j'allais lui rendre cette étreinte, il m'éloigne de lui.
- Et maintenant, me susurre t'il, tu penses toujours qu'on n'est pas obligé de continuer ?
Je suis dans l'incapacité de répondre à cette question, tellement je suis troublée. Je me contente juste de lui tendre la main qu'il prend aussitôt. Et à ma grande surprise, il m'attire contre lui, et me soulève de terre pour me plaquer contre le mur. Pendant une ou deux minutes qui nous parurent une éternité, il n'y eut aucune autre activité que les caresses et soupirs, puis décidant que ce n'était pas ce que j'attendais, je descends mes mains et défais un à un les boutons de son jean, tout en continuant de le regarder. Sa réaction ne se fit pas attendre, et un sourire éclaire mon visage. Il le prend dans ses mains et m'embrasse violemment. Je cherche à retenir ses mains, mais il les a déjà descendus autour de ma taille, pour finalement remonter ma jupe. Je n'arrive plus à respirer… Il me faut donc prendre l'air où je peux le trouver, mais ça pour le moment c'est secondaire… On se sépare des derniers obstacles qui nous empêchent de concrétiser enfin ce désir qui nous brûle, et qui dévaste tout sur son passage, provoquant ainsi des sensations indéfinissables. Nous ne faisons alors plus qu'un, en les laissant s'exprimer pleinement, ne retenant ni nos baisers, ni nos soupirs, ni nos caresses.
Voilà… C'est donc comme ça que je viens de passer cette stupide fête des amoureux. J'ai donc agis comme une égoïste pour une fois. Je n'ai pensé qu'à moi. Scotty était déjà parti à mon réveil. Je ne préfère pas penser à nos retrouvailles. Je ne veux surtout pas imaginer la gêne que nous allons tôt ou tard éprouver en se voyant, en se regardant, en travaillant. Je veux juste garder le souvenir de cette soirée… Je veux qu'en y repensant, je ressente, comme là à cet instant, des frissons me parcourir. Je veux me souvenir de ses baisers, ses regards, ses caresses et paroles. Comme je veux me souvenir de mes baisers, la sensation de sa peau… Je veux me souvenir de nous ! Mais pas un nous genre « NOUS » avec tout le tralala… Je veux me souvenir de nous, comme étant un homme et une femme, qui agissent normalement. Une femme qui rencontre un homme séduisant et qui ressent juste pendant quelques instants une irrésistible attraction pour cet homme.
Le hasard a fait que c'est homme s'appelle Scotty Valens, mon collègue, avec lequel je travaille tous les jours à la criminelle de Philadelphie… Et qui, je dois l'avouer, est séduisant… Je comprends un peu mieux maintenant, le succès qu'il rencontre parmi la gente féminine…
