Bon, comme on dit : Ce qui devait arriver... Arriva ! Je suppose que là, vous ne verrez plus la salle d'observations, ni les deux protagonistes avec le même regard, lors d'une scène dans la série dans cet endroit lol
Attention, petit avertissement ! Le passage qui suit peut choquer les plus jeunes.
J'ai de plus en plus de mal à l'écouter, à le regarder… Les images dans ma tête sont si réalistes que je ne résiste plus. Et là, je décide que tout ce petit jeu n'a que trop duré… Je ne veux plus passer une seule minute à lutter contre ça, à lutter contre ce que je ressens, contre l'effet qu'il me fait… En silence, je l'attrape par la chemise et je l'attire vivement à moi. A ma grande surprise, il se laisse faire. Je l'embrasse, il répond à mon baiser. Je commence à desserrer le nœud de sa cravate, ses mains soulèvent mon pull pour se promener le long de mon dos. Je sens ses doigts s'attarder sur ma taille et ses ongles y dessiner des sillons… Je réalise soudain l'endroit où nous nous trouvons. Je le repousse, le regarde, et sans mot, je le guide jusque dans l'aquarium… On se sépare juste le temps de s'enfermer.
Je prends délibérément mon temps pour me diriger vers lui. La seule sensation de sentir son regard sur moi me procure déjà un délicieux effet. Je le dévore des yeux, laissant mon imagination commencer son travail. Je reste exprès à une distance trop éloignée. Je ne bouge plus, je savoure de le voir frustré à son tour. Enfin, je peux voir que lui aussi ressent quelque chose… Et rien que le fait de l'imaginer penser à moi, penser à cette fameuse nuit, me donne des ailes. Je lui fais donc de l'effet ! Je lis dans ses yeux qu'il ne demande qu'une chose : m'embrasser, me toucher, me faire chavirer. Alors, je décide que je peux bien lui accorder ce qu'il demande. Je prends sa cravate entre mes doigts, les fait remonter un peu plus haut, et je l'attire contre moi. Il m'embrasse avec une fougue qui me fait perdre mes moyens. Mais bon sang, pourquoi ? Je chasse les questions de ma tête. Je vis au présent… Et en ce moment, l'homme qui occupe mes rêves la nuit, m'embrasse, me caresse, et y prend un certain plaisir à me faire craquer. Je réponds à cette étreinte et me montre très entreprenante… Je lâche tout… Il reprend le dessus juste pendant quelques secondes, le temps de me soulever de terre et de m'allonger sur le petit bureau. Je place mes jambes autour de ses hanches et l'embrasse, mes mains se sont déjà occupées de sa cravate et de sa chemise, que j'ai dû un peu abîmer dans ma hâte. Quelques boutons ont dus sauter. Il m'enlève mon petit pull, et fait parcourir ses lèvres sur ma poitrine, je ne retiens pas ma réaction. Cette fois est encore plus palpitante que la première. Comment est-ce possible ? J'ai la réponse, l'attente et la frustration ont joué leur rôle. Ses baisers remontent le long de mon ventre, ma poitrine, ma gorge, mon cou, et finalement nos lèvres se rencontrent une nouvelle fois, mais encore plus intense… Et c'est à mon tour de lui faire vivre la même douce torture… Je savoure, je déguste… Je n'en finis plus… De le sentir réagir me comble… Et soudain, il m'arrête dans mon élan, et plonge son regard dans le mien. Et comme la veille, l'imagination joue son rôle… En silence, nous nous dévisageons, luttant contre nos pulsions. Luttant difficilement même… Nous jouons à celui qui craquera le premier. Et comme je n'ai plus du tout envie de jouer, je fais exprès de perdre. Mes baisers et caresses sont encore plus enflammés qu'il y a quelques minutes. Il ne résiste plus… Plus du tout même. Je me félicite, j'ai gagné, je l'ai fait craquer ! Il reprend le dessus, et il déboutonne mon jean, et là encore sa bouche suit ses mains… Aucune parole n'a été échangée… Mais est-ce bien utile ? Mes mains dans ses cheveux l'arrêtent… Je veux le regarder… Je veux le fixer, je veux lire dans ses yeux le même désir que j'éprouve à cet instant. Et là, il y a une accalmie. On se regarde, il m'embrasse tendrement au coin de ma bouche. Cette chasteté contraste tellement avec les quelques secondes écoulées, que j'en suis surprise. Je me laisse aller aussi à cette pause. De doux et longs baisers, bien agréables je dois l'avouer. Un peu bizarre me direz-vous de tout stopper pour juste s'embrasser comme des ados. Mais ce que je ressens à cet instant est tellement fort, que je n'ose pas briser cette pause. Mais c'est mal connaître mon co-équipier… Juste au moment où je m'y attendais le moins, il me murmure quelques mots dans l'oreille, et me revoilà repartie pour l'escalade jusqu'au sommet du plaisir. Nous ne retenons plus rien… Les réactions de l'autre suffisent à nous assurer du bien que nous nous faisons. Ce moment valait bien cette longue et frustrante attente… Cette attente où je ne savais rien de ce qu'il vivait aussi. Cette attente qu'il a dû lui aussi vivre comme un supplice, hésitant lui aussi à provoquer de nouveau nos sensations… Etonnamment, nous ne précipitons pas les événements, on se contente de faire durer dans le temps les préliminaires. Pourtant je commence à devenir impatiente… La frustration revient… Je veux qu'il ressente en même temps que moi la vague déferlante qui procure une sensation bien au-delà encore de ce que je ressens actuellement. Je prononce son nom, il comprend, me regarde et me répond qu'il arrive avant de m'embrasser fiévreusement.
Je ne retiens plus rien du tout… Même mes soupirs ne sont plus des soupirs, mais des petits cris. Je suis brûlante mais je frissonne tellement… Je n'arrive plus à respirer calmement… Et je n'accepte plus cette « distance » entre nous… C'est donc ça qu'il veut… Il me fait vivre un véritable calvaire là… Je le veux ! Je ne peux plus attendre, je ne veux plus attendre, je refuse toute forme de frustration… Il veut donc que je le supplie, que je sois au bord de la crise de nerfs… Ma bouche retrouve le chemin de la sienne et mon baiser est tellement violent qu'il ne peut que comprendre ce que je veux maintenant. Il fait semblant de ne rien comprendre, et moi je suis comme une folle. Je l'arrête, le regarde, et en le fixant dans les yeux, j'essaie d'articuler une phrase. Je n'y arrive pas… Et j'hallucine, il sourit.
- Viens… soupiré-je. Je ne veux plus t'attendre Scotty.
N'attendant pas sa réponse, je le repousse vivement. Je suis pire que frustrée… Je veux avoir ce que j'attends depuis le début. Il me regarde, je ne saurais dire sa réaction… Mais j'ai envie de tester sa patience. Même si je n'en peux plus, je veux lui faire vivre ce qu'il me fait endurer. Je le provoque, mes mains et mes baisers ne s'attardent pas trop longtemps. Je devine qu'il n'accepte pas ce revirement de situation, mais il résiste, et moi je m'amuse. Il m'attire contre lui et m'embrasse rageusement. Je le repousse après une dizaine de secondes d'étreinte intense. Je le regarde et me félicite : sa frustration est extrême. Il comprend enfin… Il me redépose sur le bureau, se penche et m'embrasse rapidement… Il termine ce baiser par un mordillement intense de mes lèvres. Je sens que le dénouement est proche, très proche même. Mes jambes sont serrées contre ses hanches quand enfin je sens la délivrance. Je n'en peux plus et mes petits cris le prouve. On se regarde, il ressent la même chose que moi… Je réussis à me redresser et lui capture les lèvres d'un baiser enflammé. Mes mains agrippent son dos sa taille, ses hanches, montent et descendent, en laissant l'empreinte de mes ongles. Le temps s'est arrêté… Nous sommes incapables de dire combien de minutes durent notre étreinte. Nos sensations et réactions simultanées sont une récompense à elles seules, et nous montrent à quel point nous avons raison de les avoir provoquées.
On se sépare. L'éloignement soudain est un supplice. On se regarde, il s'approche de moi, et replace une mèche de mes cheveux. Ce simple geste me replonge dans un état second… Il le remarque, sourit et m'embrasse. Il part à la recherche de ses vêtements, mais je ne le laisse pas faire.
- Lil', tu veux…
- Juste t'embrasser, dis-je en joignant le geste à la parole.
Même ce baiser est intense. Il n'en faudrait pas plus pour que je craque à nouveau. On se sépare au bout de quelques minutes, et là, nous comprenons que le temps a reprit sa course… Ou plutôt, nous redescendons enfin sur la terre ferme. Enfin pas totalement, je garde un sourire aux lèvres. Un sourire qu'il va falloir que je fasse disparaître, mais pas tout de suite. Je le dévisage… Mon cœur s'emballe dans ma poitrine… J'ai déjà du mal à reprendre mon souffle, mais je m'en fiche. Mon Valentin est mon amant. Je suis sa Valentine et sa maîtresse. Ca nous suffit amplement… Et je ne pense pas que nos ébats auraient été aussi forts si cela avait été le contraire… L'officialisation de quelque chose entre nous aurait peut-être bloqué nos sensations. Tandis que là, nous nous sommes contentés de vivre pleinement la chose… Il va falloir quand même avoir une conversation sérieuse. Mais là, maintenant, je n'ai qu'une seule envie… L'embrasser et peut-être le titiller encore un peu…
On convient tous les deux de se séparer quelques instants, le temps de se reprendre. J'hésite quant à ce que je dois faire… Retourner travailler alors que je suis de repos, ou rentrer chez moi… En même temps, je n'ai pas envie de me retrouver seule. Je veux plutôt rester avec lui. Une image se matérialise dans ma tête : je le raccompagne chez lui, et me réveille le lendemain matin dans ses bras. Je la chasse bien rapidement. Je ne veux pas penser à l'après pour le moment. Je veux juste repenser à ce moment que nous venons de partager… Et c'est avec le sourire que je sors à mon tour de cette petite pièce. Je décide de laisser ouvert, la buée s'était formée sur les vitres de la glace sans tain. Une chose est certaine : je vais avoir un peu de mal à retourner dans cette pièce sans repenser à ce que j'y ai vécu. Mais contrairement à la fusillade au cours de laquelle j'ai été blessée, ce souvenir m'est bien plus agréable et me laisse rêveuse.
Je suis arrivée dans l'open space, je regarde mon bureau, Scotty est déjà installé au sien et lit un document, ou du moins fait comme s'il travaillait depuis pas mal de temps. Le sachet marron à ses côtés est déplié, et le menu est disposé sur un coin du bureau. Une tasse fumante est déposée sur le mien. Il relève la tête, et me regarde. Je sens le sol se dérober sous mes pieds. Ses yeux me font encore un effet monstre. On se sourit.
- Le hamburger est froid, mais j'ai tellement faim, que je le mange quand même. Merci Rush.
- Merci à toi de le manger quand même, Valens, répondis-je en saisissant très bien le double sens de sa phrase.
Je ris. C'est idiot… Il n'y a personne d'autre à part nous. Pourquoi parler en langage codé ? Mais ce petit côté secret me plaît…
