Coucou!

Allez, ça va être bientôt Noël, ça mérite bien un nouveau chapitre! Que deviennent nos deux ombres après leur 'rupture'?

Petits mots à mes reviewers:

Claire: La lumière se lève sur les Ombres, et les pousse désormais dans leurs retranchements. J'espère que ce chapitre te plaira tout autant!

Walu: Je pense que maintenant, tu n'as plus aucun doute sur le deuxième membre de cet étrange couple. Le style est un peu moins épuré dans ce chapitre (et celui à venir aussi je pense), c'est difficile de concilier action et poésie mais je tente en tous cas!

Merci à tous pour vos encouragements!

Et bonne lecture!


Méditation

Silence d'une chambre blanche, aussi froide qu'impersonnelle, juste troublée par le bip incessant des moniteurs.

Signal électronique.

Unique signe de vie en provenance du corps inerte reposant sur le lit.

Le drap blanc était semblable à un linceul, enveloppant la forme mince de sa pâleur mortelle.

Même sa respiration était ténue au point de n'être entendue qu'en tendant l'oreille.

Comme souvent, il était là.

Pareil à une statue de sel.

Aussi immobile que la malade étendue devant lui.

Il ne lui parlait pas.

Il ne lui tenait pas la main.

Ne lui caressait pas les cheveux.

Il ne pleurait pas.

Il était simplement là.

Imposant à ses yeux ce désolant spectacle.

S'obligeant à le regarder en face.

Pour ne pas oublier.

Comment Aizen l'avait détruite.

Le mal qu'il pouvait faire.

Il la regardait sans un mot.

Contemplant celle qui était autrefois une sœur pour lui.

Sa plus grande faiblesse.

Manipulée, puis trahie par cet odieux manipulateur.

Sa plus grande faiblesse..

Son esprit et son corps avaient été brisés par la lame de celui qu'elle avait toujours admiré, la plongeant dans un état catatonique si profond qu'on ne savait si elle en sortirait un jour.

Sa plus grande faiblesse…

C'était de l'avoir aimée.

Il ne voulait pas l'oublier.

Pour ne plus avoir de faille dans laquelle ce traitre pourrait s'immiscer.

Pour ne plus jamais lui donner la possibilité de l'atteindre.

Ne plus avoir de faiblesse.

Quoi qu'il lui en coûte.

Flashback

Une rage sourde l'envahissait lentement.

Le voir là, face à lui, aussi impassible et imperturbable le rendait dingue.

Comment pouvait-il être assis à quelques mètres de lui sans paraitre affecté le moins du monde?

Tandis que lui-même, d'habitude si calme, bouillait intérieurement…

L'avait-il déjà oublié ?

Cela faisait plusieurs nuits, plusieurs jours, qu'ils ne se retrouvaient plus.

Impossible !

Impossible d'avoir si facilement tiré un trait sur leur histoire !

Réunis pour la première fois depuis leur 'rupture' – aucun terme plus adapté ne lui venait – leurs retrouvailles étaient placées sous le signe de la froideur.

Et de l'indifférence.

Siégeant à côté du Capitaine Kuchiki, son ancien amant semblait parfaitement concentré, buvant presque les paroles du Capitaine de la 1ère Division.

Réunions aussi désagréable qu'inutiles.

Interminables, elles s'étaient multipliées de façon exponentielle en rapport avec le nombre d'attaques d'Arrancars subies par le Seireitei.

A un moment, leurs regards se croisèrent.

Le feu contre la glace.

Instant bref, fugace, qui lui fit comme un électrochoc. Pendant une seconde, les yeux de son alter ego s'étaient départis de leur indifférence, révélant un mélange d'émotion aussi complexe que violent.

Passion, tristesse, résignation.

Et une volonté d'acier.

Il ne cédera pas… Mais je n'en attendais pas moins de lui.

Un petit sourire nostalgique éclaira le visage du jeune homme. Cet indomptable caractère le fascinait et l'attirait toujours autant.

Même en pleine lumière.

Incroyable attraction qui existait entre eux, faite de respect et d'admiration l'un pour l'autre. Leurs tempéraments, si opposés, s'électrisaient lors qu'ils étaient ensemble, comme soumis à une loi physique les dépassant complètement.

Jamais son bouillant amant n'accepterait de reprendre cette relation bâtarde.

Et hélas, il ne pouvait lui apporter ce qu'il recherchait.

L'idée même de s'attacher à quelqu'un était trop douloureuse.

La perspective de le perdre lui faisait vertigineusement tourner la tête.

Il était tétanisé, incapable de donner son cœur encore une fois.

C'était impensable.

Et inconscient.

Il devait rester focalisé sur la guerre et les préparatifs au combat.

Cesser de rêvasser telle une midinette.

Implacable logique que son cerveau ne parvenait pas à faire admettre à son cœur.

Ses yeux ne cessaient de se reporter sur le jeune homme assis en face de lui, suivant son regard, attentif à la moindre respiration, au plus infime mouvement.

Détaillant les mains aux longs doigts qui parcouraient rapidement les nombreux feuillets placés devant lui, en quête d'une information.

Il se rappelait très bien lorsque ces mêmes doigts glissaient le long de son cou, effleuraient ses cheveux avec une douceur étonnante pour des mains si puissantes.

Ce souvenir le fit frissonner.

Son corps, ce traître, n'oubliait pas les instants de purs délices qu'il avait passé dans ces bras.

Avec un claquement sec de canne sur le sol, le Capitaine de la 1ère Division clôtura la réunion, laissant l'ensemble des participants retourner à leurs occupations habituelles.

Douloureux pincement au cœur lorsqu'il vit son ancien amant quitter la pièce sans un seul regard en arrière.

Il n'y avait pas que son corps qui lui faisait défaut…


Une petite review comme cadeau de Noël????

;-)