Hello à vous, amis lecteurs!
Après quelques temps d'absence, je reviens enfin pour vous donner enfin le dernier chapitre de Témerité!
Pour Walu:
Merci pour ta review qui est, comme d 'habitude, adorable! C'est très sympa de me remonter le moral! Tu as raison, je ne change rien!lol Allez, j'espère que ce dernier chapitre te sera aussi agréable que les autres à lire!
Bonne lecture!
Renaissance
Comment décrire cet instant où tout bascule ? Cette fraction de seconde où tout change, où l'on fait volte face, quittant une position jalousement gardée auparavant ?
Était-ce l'aboutissement d'une inconsciente réflexion ? Le point d'orgue d'un raisonnement du subconscient ?
Ou la simple vision d'une scène banale, d'un détail suffisait ?
Peu importait.
Ses jambes dévalaient les mètres qui le séparaient encore de lui.
Une excuse pour entrer dans sa chambre ?
Il en faisait fi.
Il le voulait, voilà tout.
Si cela lui suffisait désormais, les autres s'en contenteraient bien.
Il ne laisserait pas Aizen lui enlever ce à quoi il tenait.
Pas cette fois.
Il ne céderait plus à la facilité, à la peur.
Le courage au combat ne suffit pas. Il faut aussi en avoir dans la vie.
Et prendre le risque.
De perdre celui qu'on aime.
D'être à son tour rejeté par celui qu'on a premièrement éloigné.
De souffrir.
Pour être heureux.
Éprouver ces instants fugaces où le cœur s'envole vers les étoiles, où on souhaite étirer le temps.
Où la joie vous emplit l'âme à tel point qu'elle semble incapable de contenir cette vague d'émotions.
Les peurs se délient et s'estompent, ne laissant derrière elles qu'un vague souvenir, comme une légère brume.
Une autre chambre d'hôpital. Un autre lit. Un autre corps immobile.
Cette fois, il ne resterait pas en retrait. Il ne ferait pas simplement acte de présence.
Il devait s'impliquer. Il était impliqué. Il voulait s'impliquer.
Glisser doucement sa main dans la sienne. Sentir ses doigts effleurer la peau froide. Tendre l'oreille pour écouter son souffle. Respirer son odeur, si subtile qu'elle était presque masquée par les effluves des désinfectants utilisés en masse.
Apaisement des nerfs.
Comme l'océan à l'aube après une nuit de tempête.
Un étonnant calme, sans inertie pourtant.
Il n'existe pas d'homme plus libre que celui qui admet ses chaines.
Il était à sa place.
Enfin.
On raconte que parfois, les gens inconscients entendent leurs proches qui leur parlent, qu'ils sentent leur présence.
Lui ne se rendit compte de rien. Le black out qui avait fait tomber le voile devant ses yeux n'avait rien laissé filtrer.
Aucune magie, rien que la froide réalité de cette chambre d'hôpital, des tuyaux de plastiques qui s'enfonçaient dans ses veines. La pression des bandages contre sa chair blessée.
Rien de romanesque ou de romantique.
Juste un réveil dans une pièce blanche, la tête plus lourde qu'après une nuit de fête, le corps engourdi par les anesthésiants et l'âme vide.
Toujours la même solitude, pesante, étouffante, oppressante qui rendait chaque journée un peu plus difficile à supporter.
Pourquoi était-il encore en vie? La question lui effleura l'esprit avec la lassitude de celui qui n'aurait pas refusé un écourtement de séance. Le sort en avait décidé autrement, voilà tout.
Ultime fatalité d'une vie dont le destin paraissait décidément lui échapper.
Ce ne fut que lorsque son regard se posa sur un coin de la pièce que son souffle se suspendit.
Un battement de cil.
Un deuxième.
Pas de trouble oculaire. Un délire peut-être?
Péniblement, il se leva, tirant derrière lui les divers instruments de mesures auxquels il était relié.
Et tendit la main. Touchant du bout des doigts l'étoffe grise qui était posée sur le fauteuil.
Elle était bien réelle.
Pas d'hallucination.
Il porta le vêtement à son visage et respira à pleins poumons. C'était bien son odeur.
Comme elle lui avait manqué...
Il serra fort le bout de tissu contre sa joue.
Comment un si petit bout de coton pouvait-il provoquer une si grande émotion?
Simplement illogique. Mais tellement humain.
S'attacher à quelqu'un et éprouver un manque de lui à travers la simple vue d'un objet.
Ridicule.
Mais il s'en moquait. Il était venu.
Sinon, de quelle façon son écharpe avait-elle bien pu atterrir dans sa chambre? Était-ce un moyen de lui dire qu'il pensait à lui, même si il ne pouvait être à ses côtés? Cet oubli avait-il une autre signification?
Son cerveau épuisé n'avait pas l'ambition de chercher une autre explication en cet instant, ni de refuser l'incroyable mais tant attendue vérité.
Il était venu. Pour lui, simplement pour lui. Venu à son chevet, lui tenir la main, prendre de ses nouvelles.
Admettant ainsi qu'il ne lui était pas si indifférent que cela. Révélant enfin ses sentiments. Acceptant alors sa principale faiblesse et sa plus grande force : leur amour.
D'un geste, il passa l'écharpe autour de son cou, s'enveloppant encore un peu plus dans l'effluve qui émanait de l'étoffe.
Péniblement, il se remit au lit, s'embourbant au passage les pieds dans les divers cathéters sans s'en soucier le moins du monde.
A peine sa tête avait-elle touché l'oreille que ses paupières se refermèrent.
Il était venu.
Enfin.
The end... Ou le commencement... Surtout pour ces deux-là
J'espère que cette histoire, que j'ai essayé de faire aussi originale et prenante que possible, vous aura plu et voire, si j'osais, un petit peu ému!
A bientôt!
;-)
