Bonjouur tout le monde :) Alors, enfin le week-end ? J'ai eu toute l'après-midi pour vous préparer le chapitre 7 (7 ? Déjà ?) de ma fic, alors j'espère que ça vous plaira toujours ! Merci à Ery, Takinza, Cromantique, chance-a-4-feuille, Pauline et Malicia M. Dalriada pour les reviews !
Pauline : Merciii ça me fait trop plaisir :D J'espère que tu aimeras la suite !
Voilà voilà, bonne lecture !
Aux « Trois balais »
Nous voilà donc tous assis autour d'une table de l'auberge, une chope de Bierraubeurre devant nous. James et Lily sont assis l'un à côté de l'autre. Ledit James a un sourire heureux vissé sur les lèvres depuis qu'on est sortis de la boutique. Lily a même accepté qu'il lui tienne la paluche pendant le trajet jusqu'ici, donc il a de quoi être content. Décidément, je suis trop forte. Je crois que j'ai trouvé mon métier futur : conseillère matrimoniale. Aucun rapport avec la magie, mais bon, ma voie est toute tracée.
Bon, maintenant que j'ai rempli ma part du marché, j'attends que Potter en fasse autant. C'est pas gagné. Black à l'air absolument ravi que son pote m'ai invité à boire un verre (ou plutôt une chope) avec eux. Pour l'instant, je ne vois absolument pas comment compte s'y prendre le binoclard pour me caser avec Black, mais bon. Je lui fais confiance.
Ceci dit, James a vraiment des copains étranges. Déjà, un descendant des Black qui est à Gryffondor, ça court pas les rues, mais il se fade aussi un mec quasi muet et miteux et un…Un goret à dents de rat ramolli de la volonté. Trop bizarre.
Ah, il se lève pour aller aux goguenots.
Moi, une fois ledit goret partit : Supposons qu'on enficèle Pettigrow, c'est une certitude qu'on obtienne un rôti…
James, Lily et Remus éclatent de rire, tandis que Black se contente d'un petit sourire. C'est marrant mais quand il quitte son masque de mépris ou de sarcasme, il n'est « pas désagréable à regarder » comme dirait Dahra. N'allez pas croire là que je le trouve beau, loin de là, c'est juste que…
Black : Tu veux ma photo Swann ?
Zut, il a vu que je l'observais.
Moi : Sans façon, Black. J'ai moyen envie de dégobiller. Garde-la pour ton fan-club.
Je termine ma phrase par un sourire méprisant made in Léana. C'est bizarre mais, pendant une fraction de seconde, j'ai eu l'impression qu'il souriait. Une image subliminale, sans doute.
James : Ce n'est pas bientôt fini, vous deux ?
Moi et Black, en chœur : La ferme, James !
Puis, moi, avec un petit sourire: Ca a le mérite d'être clair.
James me regarde en soupirant, un sourire en coin. Ah ! Rôti Ier est revenu. Super ! Non pas.
James change de sujet : Au fait, Léana, elles vont rien dire tes…euh « copines » de Serpentard si elles te voient avec nous ici ?
Je hausse les épaules.
Moi : Aucun risque. Ce n'est pas assez classe pour elles. Et puis même si elles me voyaient avec vous, ça ne ferait rien. Je tape fort, quand je veux.
A ces mots, Black fait la grimace. Je ne peux pas m'empêcher de sourire en repensant à la scène du coup de bouquin sur sa tronche. Il a du bol, la marque sur son front s'est pratiquement effacée.
10 minutes plus tard
Le serveur vient de poser une nouvelle chope de bierraubeurre devant nous. Il veut qu'on finisse bourrés ou quoi ? Je tiens très mal l'alcool. Vaut mieux pas que je la boive, celle ci, sinon je risque de me mettre à danser telle la péripatéticienne sur la table. A éviter.
Les garçons, ça n'a pas l'air de les déranger, l'abus d'alcool. Ils en sont à leur quatrième chope. Moi, j'en bois quatre et c'est le départ pour Ste-Mangouste assuré. Je vous jure. Pourtant, les mecs semblent rester clean du cervelet, d'après ce que je vois. Bon, remontons un peu la jauge à parlotte du groupe.
Moi : Ah, au fait, j'allais oublier ! James tu veux savoir de qui Mlle Evans ici présente pensait que tu étais amoureux, avant de comprendre que tu n'avais d'yeux que pour elle ?
Lily me lance un regard horrifié. James un regard curieux.
James : Vas-y ? De qui ?
Lily : Euh, non…ce…
Moi, avec mon sourire le plus sadique : Attention, tiens-toi bien ! De Severus Rogue !
Pour le coup, James en recrache sa gorgée de bierraubeurre, Black et Lupin s'écroulent de rire et Lily (re)vire à l'écrevisse.
James : Que… (kof kof)…QUOI ?(kof kof)
Lily : Euh…non, je…enfin…je veux dire…
James : Mais ça va pas bien Lily ? Rogue ? (kof kof) beurk ! En plus, c'est un mec !
Moi, morte de rire : Voyons, James, soit un peu ouvert d'esprit ! Deux mecs ensemble, ce n'est pas si rare !
Il me jette un regard dégoûté puis se retourne vers Lily, qui est toujours en mode cafouillage en ut majeur.
Lily : James, je…euh…enfin…je…
Ledit James lui sourit doucement puis lui caresse la joue (qu'elle, soit dit en passant, d'un rouge soutenu qui frise le cramé).
James : Voyons, Lily ! Tu sais bien de qui je suis amoureux ! De toi ! Et je ne vois pas ce qui me fera changer…
Le binoclard rapproche (dangereusement) ses lèvres de celles de ma rouquinette.
Moi, aux trois autres : Désolée les gars, mais je me tire. Besoin de prendre l'air.
Puis, à Lupin : Remus, tu m'a l'air d'être le plus sensé des trois, alors surveille qu'ils n'aillent pas trop loin, d'accord ? Ya des jeunes yeux innocents, ici.
En sortant de la salle, j'ai eu le temps de voir Lily et James s'embrassant désormais à pleine bouche, et toutes les groupies dudit James les regarder d'une mirette meurtrière.
Dehors
Ouf ! Enfin de l'air ! Aaaah, ça fait un bien fou ! Hein ? J'entends des pas derrière moi.
-Hé ! Attends, Swann !
Moi, en m'arrêtant et croisant les bras : Qu'est ce que tu me veux encore, Black ?
Black, avec un air narquois : Ca te gêne tant que ça de voir des gens s'embrasser ?
Moi : Non. C'est le fait de devoir te supporter dans la même pièce que moi pendant aussi longtemps qui me gêne.
Et pan ! Dans la mâchoire ! 1 à 0 pour Léana ! Le stade est en déli…
Black : T'es pénible, Léana.
Je me suis retournée et l'ai fixé de mon air le plus menaçant.
Moi : Black, je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler par mon prénom. Pour toi, c'est juste « Swann » compris ?
Il a levé les yeux au ciel. Je me suis mise à marcher plus vite pour le semer, mais il m'a attrapé par le bras.
Moi : Black, aurais-tu l'aimable obligeance de me rendre mon bras ?
Black, sans me lâcher : Non. J'ai un truc à te demander.
C'est moi, ou il a l'air gêné ? Surprise, je me retourne vers lui.
Moi : Hein ? Bon, ben, vas-y, demande toujours.
Il a pris une grande inspiration, genre « je-m'apprête-à-sauter-d'un-hélico-sans-parachute ».
Black : Ca te dirait qu'on aille au… bal ensemble ?
Le tout avec un air passablement dégoûté, comme si on lui sortait les mots de la bouche de force.
Moi : Hé ben, Black, je croyais que tu tenais mieux l'alcool que ça. Quatre Bieraubeurres et t'es bourré, toi aussi ?
Il m'a regardé dans les yeux.
Black : Je suis sérieux, Léana. Je ne suis pas bourré.
J'ai cligné des yeux plusieurs fois telle la demeurée pur arabica. Apparemment, la connexion entre mes oreilles et mon cerveau est momentanément Hors Service.
Moi : T'es complètement malade mon pauvre ! Moi, aller à un bal avec toi ? Redescends sur terre ! Tu ne crois quand même pas que je vais accepter sans rien dire ?
J'ai poussé un grand soupir.
Moi : J'accepte.
Il m'a regardé comme si j'avais tourné œuf parlant.
Black : Pardon ?
Moi, grommèlement : Achète-toi un sonotone.
Black : Mais… Tu ne viens pas de dire que tu « n'accepterais pas sans rien dire » ?
Moi : Je ne vois pas où est le problème. J'ai accepté, mais en disant quelque chose.
Il lève les yeux au ciel. Je me demande par quel miracle c'est possible. James, je te vénèrerais jusqu'à redevenir poussière, Ô Maître Suprême. Tu peux m'appeler Disciple.
De retour aux « Trois balais »
Incroyable. Lily et James sont encore en train de s'embrasser. Et apparemment, les pauses étaient en option. Ils doivent être proches de l'asphyxie.
Moi : Lily, James, le bécothon est terminé, vous récupérez chacun votre langue et on s'en va !
Black, entre ses dents : Toujours aussi fine…
Les deux tourtereaux me regardent d'un air complètement ailleurs, encore dans la bouche de l'autre, sûrement, puis se lèvent, imités par le goret et le muet Grand Sage De la Forêt. Surnom fait maison, qui je dois l'avouer, lui va à ravir. Avant que toute la compagnie ne franchisse la porte, j'intercepte James.
Moi : Toi, viens par là.
Il fait signe aux autres de partir devant.
James : Alors ? J'ai vu que Sirius te suivait dehors, mais qu'est-ce qui s'est passé après ?
Je lui fais un sourire contrit.
Moi : Un cauchemar. Il m'a demandé pour le bal. Je ne sais pas comment tu as réussi à lui faire faire ça, mais chapeau. Par contre, ça a été très dur d'un point de vue psychologique de lui répondre positivement… J'ai failli craquer et envoyer ma main dire bonjour à sa joue. Merci quand même. Je…Dois faire quelque chose pour te remercier ?
James : Pas de soucis, brunette. Le fait de m'avoir arrangé un coup avec Lily me suffit amplement. Depuis le temps que je lui demande de sortir avec moi !
Il soupire. Ouais, j'imagine son calvaire.
Moi : Contente pour toi, binoclard. Mais une dernière chose : Lily, c'est ma meilleure amie. Alors tu ne t'avises pas de lui faire du mal ou de la blesser, compris ? Parce que sinon je te garantis que tu vas morfler.
James, la main sur le cœur : Madame, je jure de rendre votre fille heureuse !
Moi : Mademoiselle, binoclard. Fait gaffe à ce que tu dis.
Un peu plus loin devant nous, Lily sautille telle la sauterelle, accompagnée de Pettigrow, Lupin et Black. Qui, eux, ne sautillent pas, précisons. Pourtant, ça serait quelque chose.
James : Tu sais, quand je regarde Lily, j'ai l'impression de deviner ce qu'elle pense, des fois.
Moi : Ah oui ? C'est marrant, moi aussi j'y suis arrivée tout à l'heure, quand elle te matait.
Le binoclard me jette un regard étonné.
Moi : Ouais, elle pensait : « Merlin, pourquoi suis-je tombée sous le charme d'un abruti pareil !»
James me décoche un regard avadakedavrisant et j'éclate de rire.
Toujours mercredi,
En partance pour le cours de potions
Incroyable. C'est incroyable comme les infos circulent vite dans ce foutu bahut. A peine sommes-nous rentrés à Poudlard que la moitié des élèves étaient au courant que j'allais au bal avec Black. Dahra, Bellatrix, Narcissa et les autres n'en revenaient pas. A tous les coups, elles pensaient que je ne réussirais jamais mon pari. Et ben si, nananèreuh ! Je ne vous dis pas le nombre de regards haineux décochés par la gente féminine à mon égard. Si elles savaient, ces pauvres filles, que je leur aurais volontiers laissé ma place ! Malheureusement, je ne peux pas. N'empêche, James est trop fort. Je me demande comment il a réussit à convaincre Black. La menace de mort, surement.
Voix inconnue (haineuse) : On ne bouge plus, Swann !
Ben voyons. Je me retourne vivement. Aïe. Une bonne douzaine de filles rageuses se tiennent derrière moi, dans le couloir. Je reconnais celle qui vient de me parler. Zoë Martins, une Poufsouffle. Plus pouf que souffle, d'ailleurs.
Moi : Qu'est-ce que tu me veux, Martins ?
Elle m'étripe du regard. Si si, c'est possible.
Zoë : On exige que tu lèves l'ensorcèlement que tu as jeté à Sirius immédiatement !
Ma parole, les Poufsouffles portent bien leur réputation de pas fute-fute.
Moi, avec mon air le plus ingénu : Quoi, un ensorcèlement ? Moi ?
Une blondasse : Ne fais pas l'innocente, Swann ! On va te faire payer !
Moi : Oh, mais la ferme, toi ! Tu fais payer à mes tympans, là !
Un grondement sourd monte de la poitrine de la blonde... Sur un commandement aussi discret que je suis rousse de leur « chef », j'ai nommé Zoë, la bande de filles (ou plutôt de babouines, tout dépend comment on voit les choses) m'encerclent. Merlin, c'est que j'aurais presque peur. J'adresse un sourire ironique à Martins.
Zoë, chef des babouines : Ne fais pas ta maligne, sale vipère ! Lève le sortilège !
Je pousse un immense soupir.
Moi : Martins… La faiblesse de tes capacités de réflexion m'étonnera toujours. Comment veux-tu que je lève un ensorcèlement que je n'ai pas jeté ? Alors soyez gentilles, et laissez-moi aller en cours tranquillement, bande de cruches.
Elles me regardent comme si elles allaient se jeter sur moi et me mordre jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Moi : Et puis, si vous étiez un tant soit peu logiques, vous comprendriez que Sirius n'irait jamais au bal avec l'une d'entre vous.
Du moins, j'espère pour sa santé mentale.
Zoë : Que… Swann ! Tu mérites bien ta place à Serpentard ! Tu es trop CRUELLE !
Moi : Attention, Martins, je crois que tu ne fais pas la différence entre « cruelle » et « réaliste »…
Ca, c'était la remarque de trop. Zoë s'apprête à me sauter dessus… Quand une main la retient. C'est la main de James. Et il est accroché au bout.
James : Calme tes ardeurs, euh, Jenkins ?
Zoë, avec un air outré : Martins !
James : Oui, bon, c'est pareil. C'est quoi le problème, ici ?
La blondasse de tout à l'heure, le retour, version pleurnicharde.
Blonde : Swann refuse de lever le sort qu'elle a jeté sur Sirius ! Et elle n'arrête pas de nous provoquer !
James : Bon, pour votre gouverne, sachez que Sirius n'est victime d'aucun ensorcèlement. Il a quand même le droit d'aller au bal avec qui il veut non ?
Bah oui, après tout, s'il est masochiste, ça le regarde.
Zoë : Oui, mais quand même ! C'est super louche ! Elle est à Serpentard, et Sirius et elle se détestent !
James me jette un regard malicieux.
James : Ne vous a-t-on jamais appris que la haine est la cousine de la passion ?
Je feins d'avoir un éclair de compréhension.
Moi : Ah d'accord ! Donc si je comprends bien, Lily n'avait pas tout à fait tort quand elle disait que tu aimais Rogue…
Regard meurtrier du brun. Si un regard pouvait tuer, je serais morte quatre fois aujourd'hui. Pauvre de moi.
James : Bon, les filles, vous laissez Léana tranquille, et vous aurez droit à, euh… Toute mon estime !
La bande de guenons le regardent, les yeux brillants. Du pur concentré de cruches. Zoë adresse à James ce qu'elle pense (à tort) être un sourire irrésistible, et enjoint à ses sous-fifres de la suivre. Bon débarras.
Moi : Bon, encore une fois, merci James. Mais j'aurais pu m'en sortir toute seule.
Il me regarde avec des yeux émerveillés.
Moi, en mode rustre : Quoi ?
James, avec un grand sourire : Tu m'as appelé James !
…Champagne.
A la stupéfaction générale, il s'avère que ce chapitre soit le plus long que j'ai publié jusqu'à maintenant. Champagne bis!
Ca mérite bien une petite review, ça :p
