Bonjour tout le monde ! Z'allez bien ? Moi je suis en vacaaances *saute partout*. Ahum. Désolée pour ce retard de un jour :p mais j'ai eu un peu de mal avec ce chapitre, j'ai dû le boucler en deux aprem alors que l'inspiration n'était pas vraiment au rendez-vous (Loriane et Ery peuvent témoingner :p). J'espère qu'il vous plaira, même s'il n'est pas très long ^^ Je tiens à remercier Takinza, els, ZiaGranger, Malicia, n'étoile (d'ailleurs j'ai un doudou prénommé n'étoile. On rigole pas !), Mary Malfoy Black, Affreuses Sisters, Kalahane, Chance-a-4-feuilles et Ery :) (La liste s'agrandit !) Merci aussi à ceux/celles qui m'ont ajoutée en favorite story ou alert :) Bonne lecture !


Toujours mercredi,

Dans le dortoir

Affalée sur mon lit. Pas l'énergie de faire mes devoirs. Je copierai sur Dahra.

Je suis un peu en état de choc. L'effet du « tu-veux-aller-au-bal-avec-moi » de Black se déclenche à retardement, on dirait. Je suis en train de réaliser que je vais vraiment aller me pavaner en robe de soirée devant presque tout Poudlard avec Black. Je sens que je vais faire des cauchemars, à base de nudité impromptue en pleine Grande Salle ou de glaçons géants se lançant à ma poursuite, pendant les trois nuits qui restent avant la soirée qui s'avèrera être celle de ma pire honte. Ou alors j'irai me pendre, qui sait.

-Léana ! Ouhou ! Tu rêves ? Ca fait trois fois que je t'appelle !

Coup d'œil vers mon interlocuteur. Interlocutrice, en l'occurrence : c'est Dahra.

Moi : Hein ? Ah, c'est toi Dahra. Qu'est-ce qu'il y a ?

Dahra : Oh, juste, j'étais en train de me dire que le fait que tu ailles au bal pieds nus sera peut-être mal vu. Mais après tout, chacun son délire…

…C'est qu'elle a raison, en plus ! Je suis définitivement un cas désespéré : J'étais tellement transportée du fait d'avoir trouvé une robe qui, ô miracle, m'allait plutôt bien que je n'ai même pas pensé une seconde aux chaussures que j'allai pouvoir mettre avec ! Je suis vraiment cruche.

Moi : Miiince ! Oh non, je suis vraiment trop nulle…

Dahra : Je suis aussi de cet avis. (regard mauvais de ma part). Euh… Cependant, je pense pouvoir arranger ça !

Mon regard s'illumine tellement que je le vois briller moi-même.

Moi : C'est vrai ?

En réponse à ma question et à mon regard… Eblouissant, Dahra ouvre sa penderie et me sort plusieurs paires de chaussures. Mais peut-on appeler ça des chaussures ? Je ne vois que des semelles montées sur escabeau retenues par deux ridicules bouts de tissus. Peut-être des instruments de torture…

Dahra : Mmh…Alors, ta robe est bleue, c'est ça ?

J'opine du chef.

Dahra : Tiens, essaye ça !

Mercredi soir,

A l'infirmerie

Bon. Je crois qu'une petite explication s'impose. Pourquoi je me retrouve coincée sur un lit de l'infirmerie, alors qu'il y a à peine quelques instants j'étais encore pimpante telle, euh… Pimprenelle ? La réponse est simple. Très simple. Je suis définitivement un cas désespéré.

Reprenons les évènements :

Après les dernières paroles de Dahra que j'ai eu le temps de noter, elle m'a refilé une paire de… chaussures bleues foncées, avec un talon (anorexique) d'au moins douze centimètres et un petit ruban de satin comme seul tuteur de cheville. Après moult hésitations, j'ai fini par enfiler les deux instruments de tortures.

Dahra : Hé ben ! Elles te vont pile-poil ! Lève-toi et fais un petit tour, pour voir !

C'est là que tout à basculé. En effet, ses chaussures m'allaient comme des gants (si tant est qu'on puisse trouver le moyen de se mettre des gants aux pieds). Je me suis levée, en m'agrippant au rebord de mon armoire et j'ai essayé de me tenir la plus droite possible. J'avais les chevilles qui vacillaient un peu, mais rien de bien méchant. Et j'ai fait l'erreur de marcher, avec les talons de douze centimètres, de mon armoire salvatrice jusqu'à mon lit. Du moins, j'ai essayé de marcher : j'avais à peine fait trois pas que ma cheville droite a jugé bon de flancher : en moins de deux, je me suis retrouvée le derrière au sol, la cheville en feu et l'œil larmoyant.

Moi : Aïïïeuh ! Aah ! Dahra, je meurs ! Au secours !

Evidemment, Dahra n'a rien pu faire pour moi à part trouver la brillante idée de m'emmener à l'infirmerie. J'ai donc gracieusement descendu l'escalier du dortoir des filles sur les fesses (et je peux vous garantir que cela n'a rien d'une partie de plaisir), puis j'ai boitillé jusqu'à l'infirmerie, avec Dahra qui me soutenait et qui a emprunté un itinéraire tortueux, à base de minuscules couloirs et de détours monumentaux, tout ça pour « ne pas qu'on nous voie ». Ne pas qu'on nous voie ? Se soucier de sa réputation alors que je souffrais le martyr, c'est d'un égoïsle… Enfin bon, le tout en pestant généreusement contre ma « maladresse digne d'un troll » et mon « inaptitude à faire les choses normalement ».

Bref, on a fini par arriver clopin-clopant chez Pomfresh, la nouvelle infirmière de Poudlard depuis le départ de Mlle Jullien, qui devait avoir autour des cent ans et qui d'après la rumeur est restée célibataire toute sa vie. Sûrement à cause de son odeur… Mais ne nous égarons pas.

C'est donc à l'infirmerie que je me trouve désormais. J'attends que Pomfresh ramène son matériel d'auscultation. Quand Dahra lui a raconté ma mésaventure, elle a eu le bon goût de cacher son fou rire sous une toux intempestive. Brave Pomfresh. Depuis tout à l'heure, ma cheville a triplé de volume. Et elle est devenue bizarrement violette. Et j'ai très très très très mal. On va peut-être devoir m'amputer… Aïe.

Le clou du spectacle, c'est que je n'ai toujours pas de chaussures pour le bal. Mais j'y pense… Si je me fais amputer, je ne pourrais plus y aller, à ce fameux bal ! Alléluia ! Adieu, talons mortels ! Adieu, Black ! Adieu, froufrous et valses ! Pomfresh, amputez-moi, avec plaisir !

Je suis sérieusement sérieuse. Tout plutôt que le bal.

Pomfresh : Alors, ma petite, voyons voir cette blessure… Tu as très mal ?

Ah, la revoilà ! Elle n'a ramené que plusieurs petits pots de pommades de différentes couleurs. Peut-on amputer avec une pommade ?

Moi : C'est atroce. A la limite du supportable. Je ne sais pas si je vais tenir très longtemps…

Pomfresh : Mmh, je vois…

Elle tâte ma blessure, et j'étouffe un petit cri. C'est que j'ai vraiment mal, en plus ! A défaut de me faire amputer, je vais peut-être être immobilisée de force pendant un mois, le temps que ma cheville se revisse. Avec interdiction de marcher, donc de danser, donc d'aller au bal. CQFD. Aie pitié, Merlin.

Pomfresh : Bon, ça a l'air d'être une petite entorse. Rien de bien grave, ne vous inquiétez pas, cela s'arrangera avec une petite pommade Déliante, mais vous devrez rester ici quelques temps…

Quelques temps ? Un mois ? Deux mois ? Combien !

Pomfresh : …Disons, jusqu'à demain à midi ! Je ferais un mot pour vos professeurs, vous n'irez pas en cours le matin.

…Jusqu'à demain à midi ? J'ai bien entendu ?

Moi : Oh, euh, je doute que ce délai soit suffisant… J'ai vraiment très mal, vous savez !

Pomfresh, avec un petit sourire : Mais je n'en doute pas ! Cependant, ma pommade est vraiment mi-ra-cu-leuse, vous verrez !

M'en fiche, de ta pommade. Toute « mi-ra-cu-leuse » qu'elle soit. Visiblement, mon avis ne lui importe pas, ou alors très peu : elle me tartine la cheville avec une pommade vert pâle qui sent le clou de girofle. Rectification. Qui pue le clou de girofle.

Une fois tartinée, Pomfresh contemple son œuvre avec ne certaine satisfaction et me demande de rester couchée en attendant que la pommade fasse effet. Bonne nuit tout le monde.

21h30,

Toujours dans le lit de l'infirmerie

Je m'ennuie. Je m'ennuie. Je m'ennuie.

Je suis dégoûtée. Si seulement la magie n'existait pas, j'aurais été immobilisée pendant un bon moment. Mais la magie existe. C'est triste, mais c'est la vie.

22h43

Toujours pas de marchand de sable en vue. Et pourtant, je guette. Impossible de trouver le sommeil. Je pense au bal. Et j'ai peur.

23h20

Je me suis endormie une poignée de minutes. Mais l'horloge bruyante de Pomfresh m'a réveillée. J'ai faim. Je ne sens plus ma cheville. On me l'a peut-être amputée pendant mon micro-sommeil.

Vérification faite, j'ai encore ma cheville. Mais maintenant, je flippe. Peut-être qu'une armée de médicomages attend caché derrière la porte que je m'endorme pour venir me priver de mon pied. J'ai pas envie d'aller au bal, mais je tiens quand même à mon corps. Mes paupières se ferment. Non. Ne dors pas, Léana. Ne dors p… Zzzzzzzzzzzzzz…


Mercii d'avoir lu jusque là! :D Juste une dernière petite chose: désormais je posterais les chapitres pendant le week-end et plus le vendredi (même si il y aura des exceptions ;) par manque de temps :)