Alohaa tout le monde ! (…Vaine tentative de l'auteur pour tenter d'être originale…) Je viens de finir ce chapitre ! Ouf ! J'ai cru que jamais je ne le finirais ! Je m'y suis prise au dernier moment, c'est-à-dire hier, pour devoir vous le poster aujourd'hui. Bah oui, demain, je pars en vacances :D Donc désolée si je ne réponds pas à vos reviews tout de suite (si vous en laissez…) je le ferais jeudi, sans faute :) Il ne se passe pas énormément de choses pendant ce chapitre, hé non, ce n'est toujours pas le bal ! (et pourtant j'ai hâte de l'écrire !) Gros merci à Malicia M. Dalriada, Takinza, N'étoile (mon doudou !), Drottingulove, Mary Malfoy Black et Elea Black pour les reviews ! Vous me réchauffez le cœur ! (Je ne sais pas si c'est dû à la nullité du chapitre ou à la flemme vacancière, mais je n'ai eu que 6 reviews au chapitre 8 contre 13 au 7 ! Vous l'avez trouvé moins bien ?)
Bref, je m'éternise. Bonne lecture et à jeudi!
Jeudi 20 décembre,
Toujours à l'infirmerie
Je me suis réveillée en sursaut ce matin. J'ai fait un rêve bizarre où j'allais au bal de noël déguisée en infirmière unijambiste, le corps recouvert d'une seconde peau verte sentant le clou de girofle. Je crois que mes neurones ont de graves problèmes de connexion. Rêve suspect ou pas, c'est un fait que : pas le moindre petit médicomage sadique n'est venu me zigouiller le pied durant mon sommeil, je n'ai plus mal du tout à la cheville et je m'ennuie atrocement. Je préférerais encore subir un cours de métamorphose en vicinalité de Bellatrix, c'est dire. Rappelez-moi de ne plus jamais me faire d'entorse.
Je déteste l'infirmerie. C'est beaucoup trop calme. Dans le dortoir, au moins, il y a toujours un peu d'animation. On peut compter sur les filles pour ça. Preuve par l'exemple : Rosalie pète un câble parce que Bellatrix monopolise la salle de bain et la menace à travers la cloison. Bellatrix, qui était en train de se coiffer, sort comme une furie de la salle de bain, l'œil meurtrier et le cheveu en pétard, gueule un bon coup, ce qui réveille Dahra qui se met à hurler et balance tout ce qu'elle trouve sur Bellatrix (oreiller, chaussures, livres…). Et moi je me mets à crier aussi, parce que c'est drôle, parce que ça réveille tout le monde, et parce que c'est ma chaussure que Dahra vient de balancer dans la gueule de Bellatrix.
Vous voyez le tableau ? Ici, je me fais atrocement chier. Pas le moindre petit projectile, pas la moindre petite gueulante, rien. Il est 10h15 et ma seule distraction de la matinée a été deux petites premières années qui se sont fait exploser un chaudron à la gueule en cours de potion. Ca me rappelle des souvenirs tout ça… Ah, nostalgie de mes jeunes années !
A chaque fois que Pomfresh passe devant mon lit, elle m'adresse un petit sourire gentil, limite compatissant. Ca a le don de m'énerver. Je préférais encore Mlle Jullien, tout compte fait. Elle ne sentait pas la rose, mais elle ne se sentait pas obligée d'être gentille avec vous parce que vous avez la cheville qui a voulu se faire la malle.
Un peu plus tard,
Toujours à l'infirmerie
Il est actuellement 11h40. Plus que vingt minutes, et je serais enfin LIBRE. J'ai eu droit à un petit intermède à l'ennui : une certaine rousse a profité de la récréation pour venir me voir à l'infirmerie. Très sympa de sa part. Le seul problème, c'est que la certaine rousse a rameuté avec elle un certain binoclard, qui lui-même a amené ses inséparables et ô combien bruyants copains. Je ne vous raconte pas l'ambiance autour de mon lit d'infortune.
Oh, et puis zut, je vous raconte, ça m'occupe.
Lily avait l'air complètement paniquée quand elle est arrivée. Black beaucoup moins. Il était presque joyeux. James a été très gentil avec moi. Remus s'est contenté de me faire un petit sourire. Et Peter m'a ramené des biscuits. Brave Peter, je te revaudrai ça. Plus jamais je ne t'appellerai Goret. Dans mes bras, Pettigrow, mon ami, mon frè… Ahum, n'abusons pas. Ils sont donc tous arrivés autour de mon lit et on a commencé à bavasser de tout et de rien. Enfin, quand je dis « on » : Lily et James me parlaient, je leur répondais, Black parlait à James et Remus, Peter répondait à tout le monde et Remus se contentait de hocher la tête. Apparemment, la triste histoire de ma chute a fait le tour de l'école. Me voilà célèbre. Pour me consoler, Lily m'a donné des ballerines qui ne lui allaient plus, pour le bal. Elles sont bleu marine et plus plates que le niveau de la mer. C'est à ce moment que Black a commencé à perdre sa joie de vivre. Je vous rejoue la scène :
Lily, en me tendant les chaussures : Tiens, Léana, surprise !
Inutile de dire que je n'ai pas effectué de danse de la joie impromptue. Je lui ai souri et lui ai dit un vague « merci ».
Lily : T'as de la chance, j'en avais justement de la couleur de ta robe !
C'est là que Black est intervenu.
Black, froncement de sourcils : Ta robe ? Quelle robe ?
Lily : Eh bien, celle du bal ! Voyons Sirius, tu as vu Léana avec !
Black : Oh oh oh ! Attendez deux secondes là !
Il s'est rapproché de James et lui a murmuré quelque chose, si discrètement que même Pomfresh qui était à l'autre bout de l'infirmerie a dû l'entendre : « Elle peut quand même aller au bal ? »
Moi : Malheureusement oui. On a refusé de m'amputer. Mais ça n'était pas faute de bonne volonté de ma part !
Il nous a regardés avec un air ennuyé et a fait une moue boudeuse. Eh, faudrait savoir! C'est quand même toi qui as pris l'initiative de m'inviter, mon gars ! Ca devient très louche, tout ça. J'ai jeté un regard soupçonneux à James qui a fait semblant de ne pas me voir en affichant un air innocent. Il ne perd rien pour attendre, ce petit cafard à lunettes.
Lily a habilement changé de sujet en me demandant de raconter dans quelles circonstances je m'étais fait mon entorse, mais la conversation n'a pas pu s'éterniser car la sonnerie a eu la bonne idée de retentir, et cette bonne vieille Pomfresh a éjecté mes camarades de l'infirmerie. En un sens, bon débarras. En un autre sens, et du mauvais, je n'ai pas eu le temps de demander des explications à James concernant le revirement de Black. Comprenez, c'est quand même intriguant : on dirait presque qu'il a été forcé par son meilleur ami (qui est le seul à avoir une certaine emprise sur lui) de me demander d'aller au bal avec lui. James est définitivement fourbe. De la vraie graine de serpentard, la tendance xénophobe et le tatouage sinueux en moins. Lily aussi d'ailleurs, ferait une bonne serpentard, avec ses plans tordus. Le choixpeau se fait vieux et s'est gouré au moment de leur répartition, ça me parait évident.
Bref, pour en revenir à nos dindons, si Black a été lui aussi forcé d'aller au bal en ma compagnie, je sens qu'on va s'amuser follement. Ca va être le festival d'écrasements de pieds, de sarcasmes et de regards avadakedavrisant toute la soirée. Un vrai bonheur.
Bon, (sans transition) j'en ai un peu marre d'être coincée ici, moi. Courage Léana, sois forte. Plus que dix minutes! Et ensuite direction la Grande Salle !...Où je vais subir les sarcasmes de toute la tablée et les petits regards moqueurs des élèves ayant eu vent de ma chute. Super.
Tout compte fait, je vais peut-être demander à Pomfresh de rester à l'infirmerie pour le repas de midi…
Début d'après-midi,
En cours de divination
Effectivement, Pomfresh a consenti à ce que je mange à l'infirmerie. C'était dégueulasse (le repas, pas le fait qu'elle accepte). Mais ça lui faisait un peu de compagnie, à cette brave femme ! J'ai donc fait ma BA de la journée, tout en évitant (pour un court moment, certes) regards moqueurs & co, pendant l'heure sacro-sainte qu'est midi.
Cependant, il a bien fallu que je sorte un jour de l'infirmerie, affronter le monde extérieur. Je suis discrètement partie en rasant les murs, pour me rendre en cours de divination. Oui vous avez bien lu, ne faites pas cette tête là, j'ai continué la divination de mon plein gré, ne vous en déplaise. C'est un des rares cours qui n'ait pas sur moi un effet soporifique. J'aime bien la divination, c'est inutile, mais c'est marrant. Et puis notre prof nous donne toujours des gâteaux à la fin du cours.
Ca explique tout.
Il y a tellement peu d'élèves qui ont continué la divination que nous sommes tous mélangés, serpentards, serdaigles, gryffondors et poufsouffles. Ainsi, je me retrouve avec Clea Davies, une poufsouffle très… Très poufsouffle, quoi. Taille moyenne, cheveux châtains ondulés, yeux marrons, sympathique, mais qui a le don de m'énerver, parfois. Mais c'est elle qui fait nos devoirs en communs, alors j'essaye d'être sympa avec elle. Aussi sympa que puisse être une serpentard avec une poufsouffle…
De ma maison, il n'y a que moi qui ai continué cette matière et je m'en félicite : pas le ou la moindre insupportable futur(e) mangemort à l'horizon ! Il y a trois poufsouffles, dont ma camarade Clea, deux gryffondors et quatre serdaigles. Les intellos coincés du fion s'intéressent à la divination, qui l'eût cru ? Sûrement pas moi.
Aujourd'hui, le cours porte sur la lecture de prophéties dans des entrailles d'oiseaux. Je ne vous raconte pas l'odeur. (…Si tant est qu'on puisse raconter une odeur). Nous sommes donc tous devant notre oiseau, dont l'abdomen a été soigneusement charcuté, et nous tentons de comprendre comment quelqu'un de normal peut voir une prophétie dans un enchevêtrement de boyaux, foie, rate et autres joyeusetés. Ce qui est bien, avec la divination, c'est que c'est relaxant. Super relaxant, même. Il y a juste à paraître extrêmement concentré quand le prof passe à côté de vous (du genre ne-me-dérangez-pas-je-vois-dans-les-entrailles-de-ce-piaf-une-prophétie-qui-changera-le-monde), puis d'inventer un truc totalement absurde au prof pour lieu de prophétie. Plus c'est improbable, plus il est content, alors vous imaginez, tout le monde s'en donne à cœur joie. Personnellement, ça me change les idées, et ça m'empêche de m'apitoyer sur mon sort en pensant au bal.
Toujours en divination
J'avais à peine écrit ces mots que Clea a jugé bon de m'interroger sur mon cavalier pour le bal.
Clea, les yeux brillants : Au fait, Léana, c'est vrai que tu vas au bal avec Sirius Black ? Ou c'est une rumeur ?
Moi, entre mes dents : Nan, c'est vrai. J'y vais avec lui.
Pour mon plus grand malheur.
Clea : Eh ben, c'est plutôt inattendu de la part d'une serpentard ! Les filles de ma classe n'arrêtent pas d'en parler. Il a beaucoup de succès, Sirius. Même moi, j'étais amoureuse de lui en troisième année…
Grand bien me fasse.
Clea : Et toi t'en penses quoi, de lui ?
Moi : …Rien. J'en pense rien. Je n'allais au bal avec personne et il m'a proposé, alors j'ai accepté, rien de plus.
Léana, ou comment se faire passer pour une héroïne modeste et chanceuse. Laissez-moi rire.
Clea : Et au fait, tu dois être assez proche de lui et de ses amis du coup, non ?
Moi : Euh… Assez proche, c'est un bien grand mot…
Clea : Donc demain, pour le match de quiddich Serpentard-Gryffondor, tu vas être pour qui ?
Moi : Hein ? Quel match ?
Clea : Ben si, tu sais, le dernier match avant les vacances, celui que tout le monde attend ! Ca va être génial ! Tout le monde y sera !
J'ai donc appris que demain après-midi, je devrais aller me les geler dans des tribunes pourries, avec des supporters hystériques, tout ça pour voir une bande d'abrutis se pavaner sur des balais volants. L'eldorado, quoi !
J'étais tellement concentrée sur le bal que ça m'est passé au dessus du scalp. Comme les chaussures. Je dois avoir un cerveau trop petit pour contenir plus de trois informations. Pauvre de moi.
