Bonjour bonjour... Bon ok. Je sais que ça fait plus d'un an que vous attendez cette suite, et je tiens à m'excuser profondément du retard phénoménal que j'ai pris. Les raisons sont multiples: énorme panne d'inspiration, trop de travail scolaire, plus de motivation... Et puis, quand j'ai commencé cette fiction, j'ai 12-13 ans, et j'en ai aujourd'hui 16, bientôt 17. Ma façon de penser et d'écrire ne sont donc pas du tout les mêmes qu'i ans, et c'est pour ça que j'ai eu beaucoup de mal à continuer cette fiction.

Je tiens à vous prévenir que je trouve ce chapitre plutôt médiocre, à vrai dire je l'ai recommencé moult fois et je n'étais jamais satisfaite de moi, donc j'ai finalement décidé de vous le poster quand même, dans sa dernière version. J'espère qu'il ne vous décevra pas totalement non plus, parce que je me suis énormément mis la pression pour ne pas vous décevoir et au final je crois que c'est ça qui m'a bloquée.

Bref, j'espère quand même que quelques lecteurs fidèles subsisteront, pour me dire ce qu'ils en ont pensé! (;

Je dédicace ce chapitre à Chloé et Lara qui m'ont motivée à écrire ce chapitre et qui sont des lectrices assidues (:

Et bien sûr, je remercie tous les revieweurs du chapitre précédent.

Bonne (je l'espère en tout cas) lecture!


Dans un escalier

J'ai vraiment aucune idée de l'heure, mais c'est tard

Bon. Je crois que pour votre compréhension, je vais devoir reprendre les évènements dans l'ordre. Oui parce qu'il s'est passé pas mal de choses, depuis la dernière fois que j'ai écrit. Enfin, ça fait pas trois jours non plus hein, mais vous allez avoir droit à la deuxième manche des explications avec Black. Oui, parce qu'il s'agit de mes explications, cette fois. Je préfère vous prévenir que ça a été plutôt mouvementé, mais je pense qu'on pouvait s'y attendre. Ahum.

Bon. Si j'ai bien retenu quelque chose de la vie, c'est que dans tout malheur il faut chercher le positif. Alors allons-y.

Eh bien écoutez mes amis, je crois que le positif, là, c'est que je suis toujours en vie. Incroyable n'est-ce pas ? Et pourtant, je peux vous dire que j'ai pas mal reçu ce soir. Entre Pettigrow en mode serpillère qui essuie sa morve sur ma robe, la groupie qui me perce les tympans et plus si affinités, je pense que le sort s'acharne légèrement sur moi.

Après s'être débarrassé de Pettigrow-le-Gluant (Gluant dans tous les sens du terme hein, tant sur le plan collant au rayon « câlin » que sur le plan morveux, bien sûr) Black s'est donc approché de moi avec un petit sourire narquois en me demandant pourquoi j'avais accepté d'aller au bal avec lui. J'ai vainement cherché dans mon esprit légèrement embrumé une solution pour me sortir de ce pétrin, mais rien ne me venait. Alors j'ai décidé, comme souvent (trop souvent d'ailleurs…) d'y aller en mode freestyle.

Ouais, bon, j'avoue que ce n'était pas exactement la meilleure solution du monde, surtout avec le recul, mais je n'avais rien d'autre sous le coude alors…

J'ai donc ouvert de grands yeux innocents, l'air de dire « Hein ? Quoi ? On me parle ? » ou du genre « Tralalaïtou je suis une jeune fille pure et innocente qui gambade dans un champ fleuri en chantonnant et sifflotant… » (Ce qui, entre nous, ne risque pas d'arriver un jour dans la mesure où je n'ai pas de champ fleuri sous la patte. Enfin, y'a bien le terrain de Quidditch, mais le potentiel floral du lieu me semble légèrement compromis. Et puis de toute façon, je ne sais pas siffler, et encore moins chantonner, alors…)

Black (l'air mi-désabusé, mi-impatient) : … Léana…

Moi : Qu'ouïes-je? Qu'entends-je? Quelle est cette douce voix venue des ténèbres que j'esgourde à peine ?

Sur ce discours plein de philosophie, j'ai esquissé un petit mouvement de danse léger et gracieux.

Oui enfin, presque. Dans la réalité je devais plutôt ressembler à un gorille bourré essayant de faire de la danse classique. Je vous laisse savourer l'image délicieuse que cette phrase a du introduire dans votre cerveau.

Voilà, assez savouré. Bon, je disais, après mon petit mouvement gracieux, élégant et tout le toutim au cours de l'exécution duquel j'ai failli me retrouver les quatre fers en l'air, j'ai repris mon air innocent et enchanté du départ.

Black : Non sérieusement Léana, arrête ça. T'as l'air complètement niaise, et puis ça te va pas du tout cet air de débile innocente.

Petit regard de sa part scrutant mon visage.

Black : Et en plus, tu louches.

… Autant vous dire que ça m'a stoppée net dans mon plan Bisounours Ingénu.

Moi (grognement) : Rah, c'est bon hein, c'est pas ma faute, c'est quand je souris trop, j'ai un œil qui part en vrille…

Sirius a laissé échapper un petit rire et s'est rapproché de moi. Pour tout vous dire, il était vachement près, et il m'a fixée dans les yeux avec un petit sourire.

Moi : Quoi ? Arrête avec ce regard chelou, j'vais me remettre à loucher sinon !

(J'espère que vous avez remarqué le fort potentiel hilarant de ma dernière réplique. Ca ne fait rire que moi ? Tss. Vous n'avez aucun humour.)

Gros soupir de la part du brun, qui ne s'est pas éloigné pour autant. Il m'a même attrapé par le bras, en me tenant assez fort, je dois dire. Les mecs de nos jours, de vraies brutes j'vous jure !

Black (murmure) : Léana… Je t'ai dit pourquoi je t'avais demandé de m'accompagner au bal, maintenant à toi d'en faire autant… Sinon je peux être très méchant, tu sais.

Ouuh le vilain petit caïd ! C'est qu'il ferait presque peur ! Bon ok, sur le moment, je vous avoue que je ne brillais pas spécialement. Mais normal attendez, on parle quand même d'un mec qui a une famille de psychopates là ! (Non non, Bellatrix, je ne te vise pas le moins du monde…).

Vous comprenez bien (ou pas en fait) que j'avais moyen envie de lui dire la vraie raison de mon accord pour l'accompagner à ce bal de m*rde (excusez la vulgarité). J'ai donc été dans l'obligation de trouver une excuse de substitution. En effet, je pense que si je le laissais en plan comme ça, il n'allait pas trop apprécier la chose, le petit Blacky. La fuite n'était, et cela plus que jamais, franchement pas le moyen le plus efficace pour me tirer de ce pétrin. Je vous rappelle qu'il me tenait toujours le bras d'une poigne de fer (Sérieusement, je vais peut-être garder la marque à vie). Je ne pouvais pas non plus l'assommer pour ensuite m'enfuir, faute de gourdin. Oui parce que le combat à mains nues n'est pas exactement mon fort. Si vous vous souvenez bien, la dernière fois que j'ai frappé Black c'était avec un livre de métamorphose… Hahaha, je m'en gausse encore. Mais bref, l'heure n'était pas à la rigolade. J'ai donc du, en à peu près une seconde et demie, trouver une excuse potable et qui le ferait se sentir assez supérieur et tout ce qu'on veut pour qu'il me foute enfin la paix. Et pour tout vous avouer, la tache n'a pas été trop ardue ! Suffit de connaître un chouïa l'énergumène pour savoir ce qu'il aime qu'on lui dise. Trop prévisible, ce mec.

Moi : Bon… OK… Mais… Tu ne te moques pas, hein ?

Il a eu un petit sourire satisfait avant de me lâcher le bras et de s'asseoir dans l'herbe, en me faisant signe de m'asseoir à côté de lui.

Black : Allez vas-y, balance !

Et pourquoi pas « Ziva envoie l'pâté ! » aussi ? Non mais je vous jure, l'élégance, de nos jours… Bref.

Moi : Ben en fait… Si j'ai accepté d'aller au bal c'est que, hum, en fait, ben…

Black : Swann, accouche !

Moi : Oui bah c'est bon on n'est pas aux pièces ! Bref, en quatre mots comme en cent… Tu me plais beaucoup.

Haha. Hahahahaha.

Blagounette, gentille blagounette… (à chanter sur l'air de « Alouette, gentille Alouette », of course). Oui, bon, JE SAIS, ce n'était peut-être pas le meilleur moyen pour qu'il me foute la paix. Mais je n'avais rien d'autre en réserve, je vous rappelle quand même que la capacité de mon cerveau est quelque peu réduite !

Pour tout dire, je me demandais comment allait réagir ce brave Sirinouchet, et je n'ai pas été déçue ! Accrochez-vous bien, ça envoyer du lourd.

Quand je lui ai annoncé la raison pour laquelle j'avais accepté d'aller avec lui au bal, Sirius m'a fixée pendant genre une seconde et demie et… A explosé de rire.

Comme je vous le dis.

Moi : Euh, Black, c'est assez vexant là quand même…

Sirius : Bouahahahahahaha[…]hahaha !

Le gus n'était ni plus ni moins en train de se foutre royalement de ma gueule. Mais quand je dis se foutre de ma gueule, ce n'était pas genre petit rire discret et regard en coin, non là c'était plutôt du genre grosse marrade, et que je me baffe les cuissots, et que je me gausse à gorge déployée !

Moi : SIRIUS BLACK ! Aurais-tu l'aimable obligeance de cesser de te fendre la Reine-Claude ?!

Sirius (en s'essuyant les yeux) : Ex… Excuse-moi Léana mais… C'est juste trop drôle !

Hilarant en effet.

Moi : Ah oui ?! Tu sais ce que je trouve moins drôle moi ? … Le fait que tu n'es qu'un sale petit connard dénué de cœur et qui…

Je n'ai pas eu le temps de finir ma phrase que Sirius m'a coupée d'une manière plutôt… Inattendue. Enfin, sauf si vous considérez que plaquer sa bouche contre celle de la personne que vous voulez faire taire est une méthode tout à fait commune, bien sûr.

Car oui, comme je vous le dis, Sirius m'a une fois de plus embrassée. Enfin, roulé un patin serait plus juste. Et tellement plus classe.

Et j'avoue que ce n'est pas exactement le genre de truc que je qualifierais de désagréable. C'est même plutôt cool. Bref, Sirius a quand même fini par se décoller de moi, heureusement d'ailleurs parce que mon apport en oxygène commençait à être un peu faible.

Sirius : Léana…

Moi : Geuuh…

Alors, ouais. Bon. On ne va pas trop s'attarder sur le caractère absolument constructif de ma dernière réplique, hein. Il semblerait qu'à ce moment précis, la fonte de mes capacités mentales se soit déclenchée de manière plutôt impromptue (et plutôt pathétique). Faut dire aussi que je n'avais pas le cerveau bien oxygéné. Nan mais mine de rien, ça compte !

Je me demande comment Black a réussi à garder son sérieux devant mon manque de lucidité apparent. Mais toujours est-il qu'il l'a gardé.

Sirius : Léana.

Moi (retrouvant un semblant de clairvoyance) : Hein, quoi ?

Légère soupirance de la part du brun.

Sirius : Bon écoute, je sais que mes baisers enflammés te font tourner la tête mais…

A ce moment, je crois qu'une connexion neuronale a (enfin) eu lieu dans mon ex-défunt cerveau, et j'ai retrouvé mes facultés mentales. Enfin, le peu que j'en ai.

Moi : QUOI ?! NON MAIS BLACK TU PLANES A DES MILLIARDS DE PLANES LA, WOOOH ON S'DETEND HEIN ! Ahem. Tes « baisers enflammés » me font pas tourner la tête, ça c'est juste que je ne tiens pas l'alcool et que t'as dû me communiquer ton haleine avinée, c'es tout !

Sirius : Non mais j'ai pas du tout l'haleine avinée ! Elle sent grave bon mon haleine d'abord !

Moi : T'es vraiment qu'un gosse. Et d'ailleurs t'embrasses grave mal, on dirait une essoreuse à salade.

Bon. Je ne suis pas sûre que j'aie été très crédible quant à ma dernière phrase. Mais que voulez-vous, fallait bien que je retrouve un peu contenance !

Sirius : De un, mon haleine sent hyper bon, je le SAIS. De deux, j'embrasse comme un dieux, et dis pas de contraire, je sais que t'as aimé ça. De trois… C'est quoi une essoreuse à salade ?

… Ce mec me désespère.

Moi : Sale Sang-Pur ignorant !

Alors, je vous avoue que ma dernière insulte n'a pas eu exactement l'effet escompté sur l'individu. Moi qui pensais pouvoir m'amuser encore un peu à le faire sortir de ses gonds, je dois dire que j'ai plutôt observé l'effet inverse. Enfin, pas l'effet inverse dans le sens où il s'est écroulé de rire puis est allé chanter les pâquerettes et les poneys en gambadant dans un champ fleuri, non, l'effet inverse du genre il s'est renfermé tel une noix pourrie qui ne veut pas s'ouvrir.

Ne me remerciez pas pour la comparaison, c'est cadeau.

Bref, quand je lui ai lancé mon insulte à base de pureté du sang, Monsieur Black est soudainement devenu fort peu loquace et s'est mis à mâchonner un brin d'herbe ( ?) tout en fixant ses pieds d'un air sombre.

Moi : Euh, bah Black ?... Ques'ta ?

Oui bon, on sait que le tact n'a jamais été une de mes principales qualités, hein.

Black (Toujours en mode sombre) : Rien, lâche-moi.

Juste, au passage, « Black en mode sombre ». Haha. Hahahaha. Non ? Ok.

JE DISAIS DONC, avant d'être interrompue par mon sens de l'humour foireux, Black ne m'a ni plus ni moins envoyée balader lorsque que – avec toute la bonté dont je suis capable – je me suis inquiétée pour son cas. Hyper sympa, le mec. Non mais vraiment, hein.

Bon, à ce moment là, j'aurais bien sûr pu en profiter pour fuir ce cher Blacky et sa maussaderie (Rime. Huhu.) (Pardon, ça doit être l'alcool qui me monte au cervelet), mais son revirement d'humeur m'a, ma foi, quelque peu… Intriguée.

Moi : Euh, bah… Ahem, désolée, hein. Enfin tu vois, moi on me traiterait de sang-pur, bah j'le prendrais pas spécialement mal hein. Enfin bon après c'est ta vie, c'est tes envies.. ! Et puis profite parce que c'est pas dans mes habitudes de m'excuser, et je risque pas de réitérer l'expérience !

Nan mais oh. Lui s'est excusé peut-être, de toutes les fois où il m'a insultée ? Non, J'CROIS PAS NON.

Il a poussé un petit soupir, les yeux toujours fixés sur ses pieds (ce qui, je l'espère, ne relève d'aucun fanatisme déplacé), puis a relevé son regard vers moi.

Black : Excuse-moi.

Euh ?

Moi : Black ? Sirius Black ? T'es sûr que ça va ?

Black (lève les yeux au ciel) : Non mais je suis sérieux, Léana. (Sourire amusé) « Et puis profite parce que c'est pas dans mes habitudes de m'excuser, et je risque pas de réitérer l'expérience ! ».

Moi : … Ta tentative d'imitation de ma personne était vraiment pathétique. Mais écoute… Excuses acceptées, hein.

Petit silence.

Moi (essayant de réunir un maximum de tact): Mais, si je puis me permettre… Pourquoi t'as réagi comme ça ? Ca te plaît pas d'être un sang-pur ?

Perso je ne sais pas exactement de quel sang je suis, mais vu la maison dans laquelle je me trouve, j'ai plutôt intérêt à dire que je suis d'origine Pure. Ya qu'à voir comment les « Sang-Impur » se font insulter, moi ça me donne pas hyper-hyper envie quoi.

Black (soupir) : Nan, ce n'est pas ça… Mais disons que je ne m'entends pas vraiment avec ma famille. Enfin, pour tout te dire, ils m'ont comme qui dirait… renié.

Ohhhhhhh mais c'est qu'il me donnerait presque la larmichette à l'œil le petit Blacky là ! Non, sérieusement, son histoire m'émeut. Je lui ferais presque un petit câlin de réconfort tiens.

Oui je sais faire les câlins de réconfort. Etonnant, je sais.

Mais bon, j'ai dit PRESQUE, hein.

Moi : Ah, c'est pas cool ça…

Je ne sais pas pourquoi, mais ma capacité à sortir des répliques à deux mornilles semble décuplée ce soir. C'est le festival des réparties les plus moisies du monde.

Sur ce, un silence s'est installé entre nous. Et je dois dire que c'est plutôt chiant, les silences comme ça, parce que tu ne sais pas vraiment ce que t'es sensé faire : Se lever et partir, laissant Blacky seul avec ses pensées négatives ? Ou rester avec lui, en attendant qu'il se passe (enfin) quelque chose ?

Mon questionnement intérieur a été interrompu par la voix de Black, accompagnée de son sourire en coin.

Black : Au fait, tu ne m'as toujours pas dit pourquoi t'avais accepté mon invitation au bal…

Euh. Il a du véracrasse dans les oreilles ou… ?

Moi : Bah, t'es con ou quoi, je te l'ai dit ya pas dix minutes ! Je te rappelle au passage que suite à ça, tu m'as limite violée sur place…

Oui bon, j'exagère… A peine.

Black (toujours en mode sourire en coin) : Non mais Léana, la VRAIE raison, je voulais dire…

Moi (air ingénu) (ou presque) : Bah, c'était ça la vraie raison ! Tu ne me crois pas ?! (Air outré)

Waouh, mon potentiel convaincant m'époustoufle moi-même.

Black : Comment te dire… Pas du tout non. Si je te plaisais vraiment, t'aurais pas réagi comme ça après que je t'aie embrassée.

Grillée.

Moi : J'ai pourtant réagi comme n'importe quelle… groupie écervelée ! Et quand je te dis écervelée, c'est que j'te jure, ya eu fonte de mes capacités mentales instantanée et tout !

Black : Oui enfin, jusqu'à ce que tu te mettes à m'insulter…

… Certes.

Black : Donc, tu veux bien me dire la vraie raison ? Et avant que tu râles, je te signale que je t'ai révélé des trucs vachement personnels sur moi, hein.

Moi : Pas faux, tu m'as prouvé que toi aussi t'étais un être humain après tout.

Black : …

Moi : Bref, tu veux savoir la vraie raison ? Voilà. C'était un pari. Avec les filles de mon dortoir, et d'ailleurs ta folle de cousine en fait partie.

Black n'a pas paru surpris le moins du monde. J'irais même jusqu'à dire qu'un sourire est venu étirer sa bouche.

Black : J'en étais sûr !

Non mais genre.

Moi : Hein ?

Black : Bah pourquoi t'aurais accepté sinon ?!

Moi : Bah… Pour faire remonter ma popularité, ce genre de truc…

OK, alors mon niveau en excuses pas crédibles est encore plus désastreux que celui des répliques, ce soir…

Black : Faire remonter ta popularité en sortant avec un Gryffondor alors que tu es à Serpentard ? Perso j'aurais plutôt dit « encourager mes camarades de maison à me lyncher »…

… Il n'a pas tort, le bougre.

Moi : Roh, oui bon, dit comme ça forcément… Mais n'empêche que, rien que pour le fait que ce soir j'ai rendu la moitié des filles de Poudlard jalouses, c'était plutôt cool le bal avec toi.

Merlin. J'ai réellement dit ça. A Sirius.

… Oh god.

Sirius (sourire amusé) : Je suis flatté. Bon, je sais qu'on se fout un peu tout le temps sur la gueule, mais puisque le temps est aux confidences, je dois dire que ta compagnie n'est pas aussi désagréable que ce que je prévoyais !

Ouah. Black m'impressionne. Et m'inquiète : Il aime donc se faire marcher sur les pieds et insulter ? Etrange.

Moi : T'es bizarre comme mec, tu sais !

Sirius : Excuse-moi, mais venant de toi… Je veux dire, t'es pas la personne la plus sensée que je connaisse…

Oui bon, certes, j'ai parfois des réactions un peu, euh, atypiques. Mais je suis tout de même normale, hein ?

… Non ?

Sirius : Enfin bref, je ne vais pas tarder à rentrer moi…

Moi : Ohh petit Sirius est fatigué ?

Il a levé les yeux au ciel.

Sirius : Ouais, tu me fatigues.

Il s'est levé, puis m'a tendu la main avec un petit sourire.

Sirius : Allez, sans rancune ?

Je lui ai sourit et ai attrapé sa main pour me relever. C'est marrant, mais si on m'avait dit il y a une semaine qu'un jour je sourirais presque sincèrement à Sirius Black, je ne l'aurais jamais cru. Et pourtant, les miracles existent.

Nous nous sommes donc dirigés vers le château, où la musique commençait à se faire plus lente et la piste de danse plus vide.

Comme pour sceller le début d'un semblant d'amitié qui venait de se lier entre nous, Black m'a emmenée danser un slow.

Bon, ok, ce n'est pas vraiment le genre de truc qu'on danse quand on scelle une amitié, mais du départ, Black et moi ne faisons pas grand-chose dans les règles…

Sirius : Ah bah tu vois, quand tu veux, t'es capable de danser sans broyer les pieds de ton partenaire !

J'ai laissé échapper un petit rire.

Moi : J'avoue que je n'y ai peut-être pas beaucoup mis du mien tout à l'heure…

Nous avons continué de danser, comme ça, sur une musique (je dois l'avouer) plutôt chiante. Enfin, dans le genre hyper niais quoi. Mais ça collait bien au moment.

Moi : Ah, et puis, au passage… T'embrasses pas si mal que ça, tu sais.

Black a ri plutôt bruyamment.

Sirius : Bien sûr que je le sais ! (Clin d'œil) N'empêche, j'ai quand même réussi à t'embrasser deux fois dans une soirée, toi la Serpentard farouche, et qui plus est tu as eu l'air d'apprécier… Je mérite une médaille.

J'ai levé les yeux au ciel. Ce mec se prend vraiment pour un dieu.

Moi : Bon allez, arrête de dire n'importe quoi, Black. Moi je vais me coucher.

Ca tombait bien, d'ailleurs, parce que la musique était en train de se finir. Les derniers couples présents sur la piste (dont Remus et Mila, mais pas James et Lily, qui devaient être en train de forniquer dans un coin) on arrêté eux aussi de danser, et ont commencé à partir.

Moi : Bon bah, j'aurais jamais cru te dire ça, mais… Bonne nuit Sirius !

J'ai commencé à me diriger vers la porte de la Grande Salle, mais Sirius m'a rattrapée, tel un mauvais film à l'eau de rose.

Sirius : Eh attends, j'voulais te demander, tu veux pas qu'on se revoit ? Un de ces jours ?

Moi : Bah… C'est pas l'envie qui m'étouffe, écoute, mais bon… Si t'insiste.

Sirius (sourire victorieux) : Je savais que je réussirais à te faire craquer ! De toute façon, je les fais toutes cra…

Moi (le coupant) : Bon allez, j'y go d'agneau ! Et au passage, que ce soit clair, le seul intérêt pour moi qu'on se revoit, ce serait de bien emmerder les chères dindes qui partagent mon dortoir…

Il a levé les yeux au ciel (pour la enième fois depuis le début de la soirée, si vous avez remarqué).

Sirius : Toi alors, j'te jure…

Je lui ai fait un petit sourire, puis cette fois je suis réellement partie. Et me voilà, donc, assise dans un escalier, en train de raconter cette – pour le moins étrange – soirée de bal de Noël.

Je ne sais pas quoi penser du revirement de situation avec Black. Je crois que je ne vais rien en penser, ça sera beaucoup plus simple.

Et puis, là il faudrait peut-être que j'aille dormir. Demain une dure journée m'attend : je vais devoir raconter ma soirée dans les moindres détails à Lily, et affronter toutes les groupies en furie du château, sans compter les filles de mon dortoir… Arg, ça me fatigue rien que d'en parler. C'est pour dire !

Bon eh bien, petit journal, à demain. J'espère que je vais réussir à rentrer à mon dortoir sans trop d'encombres… Ce serait bête de finir amochée alors que je viens de survivre à une soirée qui s'annonçait sous le pire angle qui soit.


Et voilà, fin du massacre. Au passage, si vous me laissez une review, je vous donne le droit de m'insulter tant que vous voudrez pour mon retard :P Enfin en tout cas, les review sont toujours plutôt appréciées...