PARTIE IV CHAPITRE 4

Ces quelques jours de voyages de Guingamp à Paris furent épiques. Bella refusa obstinément de s'assoir dans le carrosse bien que des douleurs costales se manifestèrent de temps à autres. Le Marquis a passé le plus clair de son temps à pester contre sa sœur et contre son caractère impossible. Théobald lui s'amusait de la situation sans vergogne et sans la moindre once de compassion à l'égard de son frère. Quant à moi, j'avais réussi à convaincre l'un des cadets qui nous escortaient de prendre place aux côté du cocher pour pouvoir chevaucher auprès de ma fiancée.

Le trajet ne s'est pas non déroulé sans heurt. Ainsi après avoir passé Alençon, Bella avait décidé de faire enrager son frère une nouvelle fois, elle a disparu près de deux heures. Alors que nous commencions sérieusement à nous inquiéter, la voilà qui revient, comme une fleur, le cheval chargé de victuailles :

- Quand nous nous déplacions avec la compagnie, nous ne pouvions pas voyager sans collations gargantuesques. Avait-elle dit en guise de justification.

- Ça, c'est une excellente idée, Isabelle. La félicita Théobald.

- Tu es complètement inconsciente, partir sans prévenir. Nous nous sommes fait un sang d'encre, Isabelle. S'énerva Alméric.

- Mon frère veuillez mesurer vos propos. Vous n'avez aucune idée de tout ce que j'ai fait durant mes années de garnison. Alors cessez de monter sur vos grands chevaux. Répondit-elle d'un air hautain avant de poursuivre. Qui veut de la crème ?

- Non, tu as réussi à en trouver ? Lui demanda en salivant le colonel.

Bella sortit un pot de grès d'une de ses besaces pour la tendre à son jeune frère. Sous mes yeux médusés et ceux d'Alméric, Bella improvisa un goûter des plus hétéroclites avec un Théobald ravi et les deux cadets enjoués.

Alors que nous étions à hauteur de Chartres, ma fiancée, qui s'ennuyait fermement, n'a rien trouvé de mieux que d'engager les chants de régiments avec les deux autres cadets. Je restais persuader qu'en toute autre situation, avec d'autres militaires, Alméric eut trouvé cela des plus divertissants. Mais le simple fait de voir sa sœur entonner des rengaines dignes des meilleures soirées avinées des Mousquetaires, le contrariait au plus haut point. Les expressions telles que «Une jeune fille de bonne famille ne devrait pas prononcer de telles paroles !» ou encore «Mais comment ai-je pu lui donner la permission d'intégrer un régiment ? » émanaient régulièrement du carrosse. Pour couronner l'ensemble, Théobald, jamais à cours de désinvolture, encourageait vivement Bella à poursuivre.

Vraiment un voyage agité et assez fantaisiste.

Peu avant l'entrée dans Paris, le Marquis commença à donner notre programme d'ici la rencontre avec le Roi et comme de bien entendu, Bella râla contre l'autoritarisme de son frère. Je crois que cette volonté affichée de se comporter comme une enfant tient lieu d'exutoire pour elle. Je sais pertinemment ce qu'elle a enduré depuis mon départ, faisant taire la petite fille enjouée et pétillante qu'elle avait été. Avec l'accomplissement de leur vengeance, la fillette insolente de Seich se réveille presque subitement avec comme unique finalité, contrarier l'autorité. Et puisque c'est le chef de famille qui la détient, Alméric se trouve donc en première ligne face aux provocations de sa sœur.

Nous sommes arrivés dans la capitale, à l'hôtel particulier des Baldy. Je descends de ma monture et m'étire. Je n'aspire à rien d'autre qu'un rafraichissement. Mes cousins aussi sortent de leur attelage, mais Bella reste en selle :

- Je vais de ce pas, présenter mes salutations au Capitaine d'Artagnan au siège de la compagnie. Je serai très certainement de retour pour le souper.

- Nous devons voir notre oncle demain dans la matinée. Cela n'a rien de pressé. Lui répond le Marquis.

- Peut-être mais je souhaite m'entretenir avec lui sans que tu puisses intervenir.

Et sans plus de précision, la voilà repartie au galop nous laissant désemparés.

- C'est à ne plus rien y comprendre. En un rien de temps, elle a recouvré son sérieux et son sens des responsabilités.

- Tant que tu es auprès d'elle, elle n'est responsable de rien, Alméric. Alors que quand elle s'éloigne, elle peut encore passer pour un homme et être considérée comme une personne doué de bon sens et écoutée. Lui répond Théobald.

Je suis surpris de la réflexion du benjamin des Baldy, sa capacité d'analyse est saisissante malgré son jeune âge. En réalité, il semble bien mieux comprendre sa sœur que son frère, alors qu'il a près de six ans d'écart avec elle et qu'il ne garde que peu de souvenir de la période où nous passions nos été à Seich. Pourtant, ses remarques sont toujours au plus juste. Tout en rentrant dans le bâtiment, mes pensées suivent leur cours. Lassé, je m'installe dans un fauteuil de la bibliothèque et étend mes jambes. Aucun de mes cousins ne m'a suivi.

J'envie considérablement cet esprit qui règne au sein de leur fratrie, fait de chamaillerie, de confiance, de soutient et de beaucoup d'affection. Et bien qu'ils m'associent souvent à leurs activités et leurs discussions, je ne peux qu'effleurer cette atmosphère si particulière qui n'appartient qu'à eux. Je les envie d'avoir ce lien familial si fort, alors que la mienne est en ruine. La mort de Mère aliéna Père et suite à cela mon unique frère qui me haïssait, réussit à me plonger dans les abîmes. J'aurais aimé pouvoir être complice avec cet aîné qui ne m'a jamais regardé qu'avec mépris. Je ne saurais jamais quelles motivations l'ont poussé à me détester de la sorte. Je crois que c'est finalement la seule interrogation qui restera sans réponse, Bella ayant mit fin à sa vie.

Me haïr au point de blesser Bella, faut-il avoir des griefs graves pour en arriver à de telles extrémités. Car au-delà du sort que m'a infligé James, ce que je lui reproche par-dessus tout, c'est d'avoir souhaité Bella pour mieux la détruire, et ainsi parachever son courroux contre moi. Comment a-t-il pu ? Que s'est-il passé dans son esprit ? J'en viens même à me demander s'il était doté d'une âme car vouloir le mal à ce point tient presque de l'être démoniaque. J'aurais sincèrement souhaité comprendre mon frère, au moins connaître les raisons qui m'ont éloigné pendant si longtemps et ce contre ma volonté.

Une domestique interrompt mes pensées, amenant du vin frais. Rapidement mes cousins me rejoignent pour partager cette collation.

Bella vient à peine de rentrer que nous passons à table. Assise face au Marquis, elle me sourit doucement alors que nous commençons notre potage. Puis elle prend la parole :

- Le Roi a suivi vos recommandations, Black a été dégradé et expulsé de l'armée régulière sans possibilité de réintégration. Son titre nobiliaire lui est également retiré.

- Je suis persuadé que notre oncle a été des plus virulents auprès de Sa Majesté car, en général, notre Roi est réticent à l'idée de condamner sévèrement un Mousquetaire. Enchaîne Théobald.

- Certainement, mais Black a eu un comportement des plus inacceptable pour un cadet du Roi, les sanctions doivent alors être exemplaires. Commente Alméric. Je ne crois pas qu'il ait eu beaucoup de mal à le convaincre du bien fondé de la sanction.

- Dans tous les cas, il ne lui reste que l'armée mercenaire, les régiments de Suisses ou de Flandre. Nous dit Bella. C'est regrettable car il est bon officier et c'est une personne sur laquelle nous pouvions compter.

- Malheureusement Isabelle, certains préceptes ne s'apprennent ni dans les manuels ni dans les casernes et Black n'a pas eu la chance d'avoir une éducation complète. C'est ce qui le perd, assurément. Conclut le Marquis en lançant un regard noir à son frère.

Théobald ne relance pas, certainement a-t-il eu une quelconque réflexion désobligeante qui a été repéré par son aîné avant qu'il n'ait pu l'exprimer.

A la fin du souper, Alméric nous réexplique le déroulement de notre entretien demain au Louvre avant de s'adresser plus particulièrement à sa sœur.

- J'ai fait quérir par une femme de chambre une robe que tu porteras demain.

- J'aurai préféré m'y rendre en haut de chausse, car c'est à moi de parler devant Sa Majesté.

- Il en est hors de question, Isabelle. Il ne sera pas dit que Mademoiselle de Balby soit parue à la cour, vêtue à la garçonne. Je te l'interdits.

- Mais je l'ai déjà fait ! S'énerve ma fiancée.

- En tant que Vicomte d'Esplas, Isabelle. La reprend froidement Alméric. Tu es de nouveau Mademoiselle de Baldy, tu paraitras donc en conséquence.

Bella se tait quelques instants, mécontente de la tournure que vont prendre les évènements. Puis lentement, elle se lève et nous dit :

- Messieurs, je vais vous laisser entre personnes dites sensées pour me retirer dans mes appartements. Mon frère, vous eûtes été parfait à la cour d'Espagne… en duègne ! Je vous souhaite le bon jour.

Elle quitte la salle à manger sur ce ton aigre, sous le regard amusé du Colonel et lassé du Marquis.

- Elle va ruminer toute la soirée et demain elle sera aussi exécrable que d'habitude avec toi, Alméric. Lance Montbuisson.

- Théobald, garde tes réflexions pour toi.

Dans l'antichambre de la salle du conseil, nous attendons que le chambellan vienne nous chercher pour rencontrer Sa Majesté louis le Quatorzième, Roi de France. Le Marquis porte un habit des plus fins quand au Colonel, il a revêtu son uniforme. J'ai pu aussi trouver vêture qui me sied pour cet entretien. Il faudra que je fasse venir le tailleur rapidement pour combler cette déficience de garde robe. Tous les trois tenons notre feutre à la main et portons une épée au côté. Bella, elle, parée d'une robe bleu pale et rouge vermeil, est assise, songeuse. Me rapprochant d'elle, je m'empare de sa main et lui en caresse le dos. Le sourire qu'elle me donne en échange est très doux, un rien nostalgique également. Dans ce palais du Louvre s'achève près de cinq de souffrance pour elle comme pour moi. Alméric présentera sa sœur comme ma promise, notre situation va donc devenir officielle.

Dès que nous serons rentrés, je vais devoir reprendre en main les affaires de la famille Cullen et rien ne m'y a préparé. James aurait du être Lord Cullen, pas moi. Ce nom m'est presque étranger, je ne l'ai plus porté depuis mon départ. Comment pourrais-je être à la hauteur de mon père alors que je ne sais rien des coutumes et traditions qui vont les biens et honneurs de ma famille ? Je sais pertinemment que je vais devoir retourner en Angleterre, depuis que Cromwell est mort, mon Roi Charles II a retrouvé son trône. Même s'il est anglican et que je suis catholique, il va portant falloir que je me présente à Windsor pour luis soumettre allégeance. Et comment Bella va-t-elle supporter ce changement de vie ? Il est vrai que je n'ai pas revu les plaines et forêt de Mountbatten depuis mes 10 ans, j'en garde un souvenir assez vague, pourtant quelque chose m'attire vers ces terres qui sont les miennes, celles de mes ancêtres. Mais pourra-t-elle s'en accommoder ?

Me voyant perdu dans mes pensées, Bella a alors un geste surprenant, elle embrasse le dos de ma main. Bien que ce geste soit inconvenant en public, il me rassure. Elle parait plus déterminée maintenant et elle me chuchote :

- Quoique tu puisses penser, il est maintenant hors de question pour moi de quitter cette place à tes côtés. Tu va devoir t'ouvrir à moi sur tous tes tracas comme je vais devoir le faire avec les miens.

J'embrasse à mon tour sa paume quand un laquais ouvre la porte du cabinet de travail. Dans un même mouvement, nous nous levons et ma fiancée va se placer aux côtés de son frère. Nous entrons alors que le domestique annonce :

- Le Marquis de Vermon, Mademoiselle de Baldy de Vermon, Lord Cullen et le Colonel de Montbuisson.

Une fois au centre de la pièce, nous nous inclinons profondément devant de monarque de France. Celui-ci, assis dans un lourd fauteuil est entouré de conseillés, debout derrière lui, j'y reconnais le Capitaine d'Artagnan. Le visage su souverain est neutre, sans expression. Il dégage de lui une aura toute particulière. Il attarde son regard sur ma droite, sur Bella et la détaille quelques instants. Je n'aime guère cette attention qu'il lui porte. Se redressant légèrement, il prend finalement la parole :

- Il nous est agréable de vous voir dans d'autres atours que ceux de la livrée de mes cadets, Mademoiselle.

- Conformément à votre souhait, Sire, je ne suis plus Mousquetaire. Il était donc grand temps pour moi de réapparaître normalement à vos yeux. Lui répond ma fiancée.

Le Roi nous regarde de nouveau attentivement avant de s'adresser au Marquis :

- Nous avons eu en main votre rapport écrit, Monsieur, ainsi que celui du Lieutenant d'Esplas, qui malheureusement ne sera plus parmi nous. Pourtant, nous souhaiterions savoir si vous avez trouvé les personnes vous cherchiez, car il n'en est pas fait mention dans votre écrit.

- Oui, Sire, nous les avons trouvés. Et nous vous sommes reconnaissants du privilège que vous nous avez accordé à nous laissant le soin de régler par nous-mêmes leur sort.

- Sachez, Monsieur, que votre action n'a pas été vaine de toute conséquence. Monsieur Colbert, je vous prie.

Un des conseillés, tout de noir vêtu, prend à ce moment la parole :

- Il a été rapporté à l'attention de Sa Majesté par ses officiers de Bretagne que l'annonce de l'exécution de naufrageurs à Guingamp a été colportée dans l'ensemble du territoire. Et bien que la peuple s'en soit ému, une crainte est née : celle de la répression de ces actes qui jusqu'à maintenant restaient impunis. Sa Majesté souhaite voir disparaître rapidement ces infractions et espère que l'exemple donné a été des plus dissuasifs.

- Sire, quand nos intérêts propres rejoignent ceux de votre Majesté, il est de notre devoir de les accomplir. Reprend Alméric.

- Et nous l'entendons toujours ainsi, Monsieur. Répond le Roi. Mais nous regrettons amèrement la conduite disgracieuse de l'un de nos officiers. Nous savons que notre Capitaine de la compagnie vous a fait part de sa condamnation.

- Nous en sommes également affectés, Sire. Lui dit Bella. Il fut un officier exemplaire jusqu'à ce fâcheux incident et un compagnon des plus enjoué.

- Nous pouvons pourtant comprendre qu'un gentilhomme puisse se battre pour de tels yeux, Mademoiselle. Ils sont lumineux depuis que vous ne les cachez plus derrière votre frange.

- Ils sont surtout heureux d'avoir retrouvé un être cher, Sire. Commente le Marquis. Certainement vous rappelez-vous du nom Cullen, nos cousins par notre mère. Lord Cullen qui avait disparu suite aux manœuvres de son frère aîné, nous a été représenté, lui et Mademoiselle ma sœur se marieront dans le courant du mois d'août.

Le Roi fait alors un signe au valet qui se tient à l'écart. Ce dernier s'avance avec plusieurs coffrets en main. Un second le rejoint et s'empare du premier pour l'ouvrir. Une parure de saphir en collier, bracelet et boucle se dévoile.

- Nous ne pouvons, Mademoiselle, vous remettre l'ordre de Saint Louis pour les raison que nous savons tous ici présents. Alors, en remerciement des services que vous nous avez rendu, bien au-delà de votre devoir, nous vous offrons ceci.

Bella reçoit l'écrin et admire son contenu quelques instants avant de le refermer délicatement.

- Sire, votre Majesté m'honore d'un tel présent. Soyez assuré que ce sont ces joyaux que j'arborerai pour nos noces.

Lees laquais ouvre les deux autres coffrets qui contiennent pour l'un la plaque du Saint Esprit, le plus haut grade de la grande distinction royale et pour l'autre le cordon bleu d'officier de ce même ordre :

- Monsieur le Marquis, à la Noël de cette année, nous vous recevrons comme grand croix de l'Ordre du Saint Esprit. Quand à vous Colonel, nous vous accueillerons comme membre de nos officiers après l'intronisation de Monsieur votre frère.

- Sire, nous vous remercions de la grâce que vous nous accordez et nous saurons nous en montrer dignes.

Les deux frères s'inclinent profondément devant leur Roi et ce dernier reprend la parole.

- Nous eûmes préférés vous voir rester quelques temps dans notre cour, mais nous croyons savoir que vous avez le désir de retourner dans vos terres pour mettre en ordre vos affaires et célébrer les épousailles annoncées. Sachant que vous nous rejoindrez pour célébrer la Noël parmi nous, nous vous souhaitons un bon et preste voyage, Messieurs, Mademoiselle.

- Et nous serons présents à pour l'occasion, Sire, soyez en assuré. Conclut Alméric.

Nous marquons une première révérence et reculons jusqu'aux portes du cabinet. Après une seconde révérence, nous quittons la pièce rapidement, suivi des deux laquais. Sans un mot, nous nous avançons vers la sortie du palais, Bella a mon bras. Aucun de nous ne souhaite s'attarder. Une fois installés dans le carrosse, elle lâche un grand soupir de soulagement. Mes deux cousins arborent des mines réjouies tout en se tassant au fond de la banquette. Chacun porte dans ses mains le présent du Roi qui leur ont été remis à la sortie du Louvre. Ma fiancée pose sa tête sur mon épaule et attrape ma main. Alméric nous dit alors :

- Nous allons convier notre oncle d'Artagnan à dîner demain. J'ai aussi quelques autres personnes à voir, mais dans une semaine au plus tard, nous aurons repris la route pour Seich.

Nous ne faisons aucun commentaire, trop heureux de savoir que nous allons rapidement revoir le château de notre enfance.


Je tiens à vous présenter mes plus plates excuses pour ne pas avoir publié le week-end dernier mais mes obligations estudiantines ne m'ont pas laissé de répits. Et si je fais cette publication une journée plus tôt, c'est que je pars pour Paris ce soir et que je n'aurais pas publié avant dimanche soir. Alors j'ai eu de la compassion pour votre attente.

Faire parler Louis XIV m'a quelque peu dérangé les neurones. Mais j'espère qu'il parait aussi solennel que je le souhaitais.

Le prochain chapitre aura peut être du retard sur le samedi matin, mais comme je dois subir une anesthésie générale vendredi prochain, je ne suis pas sûre d'être en état le lendemain.

Sur ce

« Je m'en vais mais l'Etat demeurera toujours. » Louis XIV (2 sept 1715)

Cokoroi


Petitefilledusud : Alméric et non Théobald est plus instinctif que son frère et sa sœur. Mais c'est le dernier qui comprend le mieux Bella car en réalité, ils ont des caractères assez similaires. Voyage mouvementé, je ne sais plus dans quel livre j'ai lu les pérégrinations d'un régiment mais c'était absolument tordant. Bisou

Petitesfrimousses : Merci pour ton compliment. Vas-y, jettes toi à l'eau. Et n'hésite pas à demander conseil, y a plein d'auteurs sur le site qui pourront t'aider, j'en suis persuadée. Bisou.