PARTIE IV CHAPITRE 5
12 Août 1663
La vie réserve toujours sa part de détours et de chemins de traverse mais elle finit bien par reprendre la route qu'elle n'aurait jamais du quitter. C'est exactement ce que je ressens ce soir, après multiples contraintes, blessures et épreuves, mon existence a enfin retrouvé le tracé qui lui était destiné dès son origine.
J'entre sans bruit dans le petit salon d'été du château, elle est là, debout, fuyant quelques instants le tumulte des festivités qui se déroulent dans les bosquets. Cette réception qu'elle se doit de présider, à mes côtés car elle est célébrée en notre honneur, fin d'une journée dont je garderai le souvenir jusqu'à mon dernier souffle.
Ses bras sont enroulés autour de son corps, drapé de sa grande robe de tapisserie aux déclinaisons de bleu. La lourde traine a attrapé la poussière, je sais à quel point cela l'a agacée d'avoir une vêture aussi imposante. Elle est parée du collier et des pendants de saphirs qui lui ont été offert par le Roi. À sa main gauche, le simple anneau d'or, identique au mien, symbolisant notre union. Ses boucles brunes sont parsemées de filaments de saphirs et de diamants, cadeau de son plus jeune frère. Même dans ce moment d'abandon, loin des convenances et de l'étiquette, elle resplendit de sa seule présence, aucune souveraine ne saurait la dépasser à mes yeux. Je me replonge alors dans les évènements de cette journée.
Quand elle est rentrée dans la chapelle, escortée par son Marquis de frère, je n'avais vu qu'une seule fois un tel sourire sur son visage, quand je m'étais déclaré à elle, la nuit précédant mon départ. Avec l'interdiction de l'approcher dans la semaine antérieure à nos noces, je m'étais fait la remarque qu'aucun souvenir n'égalerait sa véritable image. J'avais alors tendu la main pour qu'Alméric y dépose la sienne. Après une profonde révérence pour son frère, elle m'adressa le regard le plus radieux qui soit. Tout en gardant ses doigts dans les miens, nous nous sommes agenouillés sur les prie-Dieu, devant le prélat qui démarra alors la célébration de la messe.
Je n'ai rien entendu des lectures des textes anciens et des épitres, ni même celle des évangiles. Quand au sermon de l'évêque, il m'a semblé si loin de nous, nous parlant des devoirs des époux, de la présence de Dieu que nous ne devions pas oublier même une seule journée dans notre existence, du soutien et des enfants que la femme devait amener à son mari et tout autre ineptie qui s'appliquait à tout mariage au sein de la noblesse. Tout mariage sauf au nôtre, car il n'est pas de convenance ni même arrangé : nous ne nous unissons pas pour forger une alliance entre deux familles, pour ramener une dote confortable, ou pour une question d'héritage. Rares sont ces unions mais elles n'en sont que plus exceptionnelles et plus belles. Mais après le Credo, nous avons enfin pu faire consacrer par Dieu notre engagement :
- Mes frères, nous allons donc pouvoir nous lever pour recevoir et consacrer les noces de Lord Edward Cullen comte Mountbatten et d'Isabelle de Baldy de Montbuisson d'Esplas de Vermont. Tout comme à Cana, notre Seigneur, le Dieu tout puissant, bénit cette union. Le mariage suppose que les époux s'engagent l'un envers l'autre sans y être forcés par personne, se promettent fidélité pour toute leur vie. Que l'épouse se soumette à la volonté de son époux et qu'elle lui donne les enfants que leur accorderont le Seigneur notre Dieu. Que l'époux accueille en son logis son épouse, la protégeant et la gardant du besoin.
Toujours agenouillés, les yeux levés vers le célébrant, nous écoutions attentivement les paroles qui nous lieraient aux yeux de Dieu et des Hommes. Nos deux mains sont entrelacées au dessus des accoudoirs, nues de tout bijou.
- Devant tous ceux qui sont ici et pourront être appelés comme témoin de cette union, et en présence du Seigneur notre Dieu, échangez vos consentements.
Prenant alors la fine alliance de ma main droite, je prononce les paroles du seul serment qui ait valeur :
- Moi, Edward Anthony Carlisle Cullen, comte Mountbatten et Lord Masen, je vous reçois comme épouse, vous Isabelle Marie-Josèphe Nathalie Louise Anne de Baldy de Montbuisson d'Esplas de Vermon, et vous promets d'être fidèle dans le bonheur comme dans les épreuves, dans la santé comme dans la maladie, de vous protéger et vous garder du besoin, d'accomplir notre devoir conjugal pour perpétuer ma ligné, de vous accueillir en mon logis pour vous aimer tous les jours de ma vie
Je glisse alors l'anneau à son annulaire gauche. J'ai envie d'embrasser ses doigts mais le moment n'est pas opportun. À son tour, elle prend l'alliance qui m'est destinée et déclare :
- Moi, Isabelle Marie-Josèphe Nathalie Louise Anne de Baldy de Montbuisson d'Esplas de Vermon je vous reçois comme époux, vous Edward Anthony Carlisle Cullen, comte Mountbatten et Lord Masen, et vous promets d'être fidèle, dans le bonheur comme dans les épreuves, dans la santé comme dans la maladie, de me soumettre à votre volonté, d'accomplir le devoir conjugal et vous donner les enfants pour votre lignée, de rester en votre logis pour vous aimer tous les jours de ma vie.
Me voilà, à mon tour, paré de l'anneau de l'union, nos mains gauches sont liées et l'évêque y trace un signe de croix à l'aide du goupillon, avant de reprendre :
- Regardez Seigneur ces époux. Vous avez créé l'homme et la femme pour qu'ils forment ensemble votre image dans l'unité de la chair de l'âme et du cœur, et accomplissent ainsi leur mission dans le monde. Nous vous prions de bénir ces épousés et de les prendre sous votre protection. Faites que tout au long de leur vie commune sanctifiée par ce sacrement, ils se donnent la grâce de votre amour, et qu'en étant l'un pour l'autre un signe de ta présence, ils deviennent un seul cœur et un seul esprit. Accordez-leur de pouvoir assurer par leur travail la vie de leur foyer et d'élever leurs enfants selon l'Évangile pour qu'ils fassent partie de votre famille éternellement. Accordez à la femme la plénitude de votre bénédiction: qu'elle réponde à sa vocation d'épouse et de mère, qu'elle soit par sa tendresse et sa pureté la joie de sa maison. Accordez aussi votre bénédiction à l'époux pour qu'il se dévoue à toutes ses tâches d'époux fidèle et de père attentif et bienveillant. Et donnez-leur à tous deux, Père très saint, la joie de parvenir un jour dans ton Royaume. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, pour les siècles des siècles.
- Amen.
- Par le sacerdoce très saint qui m'a été accordé par le tout puissant, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage. Que ce qui a été lié par Dieu sur Terre le soit dans les Cieux et ne peut-être déliés par les Hommes.
Il refit une croix au dessus de nos mains. Nous étions mariés. La fin de la cérémonie fut très floue, seule ma Bella était vraiment matérialisée, à genoux à ma gauche. Je ne repris conscience de ce qui se passait qu'au moment de la signature du registre paroissiale. Mon épouse avait inscrit Isabelle de Baldy Lady Cullen Comtesse Mountbatten. Mon plus ancien rêve était donc devenu une réalité, Bella était ma femme et la première manifestation de cet état, c'était elle-même qui l'avait apportée.
En sortant de la chapelle, tout le monde lui servit du « My Lady » long comme le bras, au même titre que moi-même, appelé « My Lord ». Le tourbillon fut tel que nous n'avons pas eu une minute de répit y comprit durant le souper. Malgré la volonté de Bella d'avoir une noce simple sans trop de convives, Alméric ne pouvait décemment pas laisser de côté la globalité de leur famille pour le premier évènement allègre depuis plus de cinq ans. Seich n'avait pas connu telle festivité depuis le baptême de Théobald.
La douceur des soirées d'été était descendue sur les pelouses et alors que les domestiques avaient amené les liqueurs, j'ai remarqué l'absence de Bella. Les invités les plus jeunes s'adonnaient à un colin-maillard et les plus âgés jouaient au billard sorti sur la terrasse pour l'occasion. Je rentrais rapidement et sans aucune hésitation je m'étais dirigé vers cette pièce. Ses habitudes n'avaient pas changé depuis ses huit ans, le petit salon a toujours été son refuge.
Toujours dans la même posture malgré ma longue réflexion, elle regarde fixement le double portrait trônant au dessus du manteau de la cheminée : feux le Marquis et la Marquise de Vermont, ses parents. Finalement, je la rejoins et enroule mes bras autour de sa taille. Elle se laisse aller sur mon épaule sans détacher son regard de la peinture :
- Comment se porte mon épouse ?
- Je crois que rien ne pourrait troubler mon bonheur, ce soir, même si leur absence est lourde. Et vous mon mari ?
- Vous ne sauriez trouver homme plus heureux que moi, Madame mon épouse. Mais, je dois avouer que cet instant de calme est des plus appréciables.
- Dès demain, nous serons au manoir d'Esplas, sans aucun fauteur de trouble, juste toi et moi.
- Tu sais ce que j'aimerai, Bella ?
- Non.
- Que nous partions maintenant. En laissant tes frères se démêler avec la fin de la réception. Je ne veux voir personne d'autre que toi. De savourer enfin cette vie d'époux qui nous a fuit si longtemps.
- Ce ne serait pas très raisonnable, Edward. Accomplissons notre devoir consciencieusement une dernière fois. Après tout, nous apprêtons à disparaître près d'un mois avant de rejoindre l'Angleterre.
- Il est rare que tu sois la voix de la raison, Bella.
Elle se met rire en me donnant une tape sur l'épaule et se retourne dans mes bras. Je prends alors ses lèvres tout en resserrant mon étreinte sur sa taille. Mes reins s'embrasse alors qu'elle passe ses doigts dans mes cheveux, je me penche d'avantage sur elle, m'imposant dans ce baiser qui nous fait perdre pieds. Que mon envie de dégrafer cette robe se fait pressante. Heureusement que les couches de tissus m'empêche de se sentir ses courbes sinon je craquerai. Tout disparaît en cet instant, seule Bella contre moi m'est perceptible. Sa main glisse de ma nuque dans l'intérieur de ma veste et se plaque au bas de mon dos. Je souhaiterai pouvoir descendre les miennes mais j'ai peur d'en perdre le contrôle.
Finalement, au prix d'un grand effort, nous nous éloignons l'un de l'autre, mon front repose sur le sien. Rien n'entrave le sourire de ma femme, pas même la cicatrice qui barre sa joue. Ses yeux sont humides mais illuminés par le bonheur. D'un regard, nous décidons de ressortir rejoindre la soirée :
- Je te préviens, je ne lâche plus ton bras. Me dit mon épouse sur le seuil.
Je lui souris largement avant d'être accosté directement par le comte d'Aldévier, un oncle commun. Bella resserre sa poigne sur mon avant bras alors que le gouverneur de Toulouse tient à l'amener vers un groupe plus à l'écart. Elle s'accroche fermement et accorde un signe négatif de la tête au dignitaire. Nous avançons vers les tentures tendues en bordure du bassin, entouré de flambeau. Je n'ai jamais assisté à un bal à la cour mais le décor qui se déploie sous nos yeux me parait des plus féériques et peu importe les grandes envolées de Vaux le Vicomte ou de Fontainebleau. La collation servie sous la tente est délicieuse et je donne un verre de vin à Bella. Elle s'en empare sans pour autant me lâcher. J'en prends un à mon tour quand mon ancien équipage se joint à nous.
- Quel plaisir de vous voir aussi souriant capitaine. Lance Emmet McCarty dans son uniforme de l'armée régulière. Vous arborez une belle perle à votre bras. Pourtant laissez-moi vous mettre en garde, capitaine, vous allez devoir supporter un sacré caractère.
- Edward, je te défends d'acquiescer. Reprend Bella en me fixant sévèrement.
Tout le monde se met à rire à mes dépends et mon épouse me regarde malicieusement. Jasper lui aussi porte un uniforme de la Royale avec un tricorne au panache blanc. À ses côtés, sa femme, Alice, est pétillante. Elle s'incline devant nous :
- My Lord, my Lady. Décidément nous vous aurons affublé de bien des titres, Madame.
- Il est vrai que cela doit être déroutant au final. Mais je crois pouvoir affirmer que « My Lady » va être celui que je vais avoir le plus plaisir à porter, même si le « mon Lieutenant » avait un je ne sais quoi de supériorité qui me grisait.
- Lord Cullen, je ne suis pas certain que vous soyez un jour le maître de votre demeure avec une telle épouse. Reprend McCarty.
Et mon ancien intendant continue de plaisanter sur le caractère dominateur de Bella. A son bras, Rosalie, rit de concert avec Alice. D'après l'équipage, les deux jeunes femmes s'entendraient comme larrons en foire. Beaucoup d'entre eux ont fait le déplacement pour assister à nos noces et je leurs en suis infiniment reconnaissant. Logés dans le bâtiment des communs, je crois qu'il a fallu pousser les murs pour pouvoir héberger l'ensemble de ces hommes. Ils ne sont pas du même monde que le reste des invités, loin de là, mais leur présence était pour moi une évidence. Mon beau frère n'y a émis aucune réserve alors qu'il aurait vraiment pu les empêcher de participer aux festivités eu égard à leur différence de statut.
Nous restons un long moment au milieu d'eux, je ne sais pas quand je les reverrai. Dès que nous aurons rallié l'Angleterre, nous nous ne pourrons plus avoir de contact avec eux puisqu'ils sont corsaires du Roi de France et nous sujets britanniques. Je regarde de nouveau Bella fermement attachée à mon bras. Elle rit sans contrainte, s'amusant des facéties des matelots qui lui rappellent les quelques bourdes qu'elle avait pu commettre sous l'identité de Nathanaël. Non décidément, elle n'a pas le pied marin, une épée en poigne est plus adaptée à son tempérament. Nous ne devrions pas évoquer cette mission mais j'ai l'impression que les multiples identités de Bella sont un secret de polichinelle au sein de l'assemblée.
Ils prendront la mer à partir de la mi-septembre sur l'Olympe. Et si Jasper a déjà eu sa promotion, le reste de l'équipage recevra sa livrée pour l'occasion : tous en uniforme, cela me fait doucement sourire. Heureusement ce ne sera que pour les occasions exceptionnelles car j'ai du mal à les imaginer engoncés dans cet attirail militaire.
Alice va rouvrir son auberge et comme elle l'avait annoncée l'enseigne sera « Au Mousquetaire Marin » : sorte d'hommage à peine voilé à ma Bella. En tant que moussaillon, elle le trouvait drôle de part son inexpérience mais aussi attachant. En lieutenant et vicomte, elle pensait que c'était un homme remarquable, un gentilhomme dans le sens le plus noble du terme. Depuis quelques jours, elle a découvert Isabelle et un attachement profond semble se lier entre elles bien que les manies féminines d'Alice agace quelques peu Bella. Je crois bien que même si le contact sera difficile entre nous dans l'avenir, elles arriveront à le maintenir. Rosalie s'épanouie quand à elle dans son rôle de cantinière au sein de la caserne de La Rochelle. Elle voue une profonde gratitude à mon épouse pour l'avoir sortie de sa maison clause. Ce que je viens d'apprendre, c'est que Bella avait versé une somme importante, près de 150 écus, sur ses propres deniers en dédommagement au tenancier du bordel.
Je n'aurai jamais osé rêver d'obtenir une telle épouse. Certes son caractère ne sera pas évident et je suis persuadée qu'elle détonnera à la cour du Roi Charles II, mais Bella est mon aboutissement. Ce soir, je suis libéré de ce lourd passé qui m'a oppressé si souvent. Mon absolution se tient à mes côtés et ce jusqu'à la fin de mes jours. Cette union n'est pas l'arrivée, elle n'est que l'étape essentielle de ma vie, la principale, la fin de mes tourments, le point de départ d'un bonheur si peu souvent accordé aux gens de notre condition. Je me permets de croire de nouveau en une félicité. Avec Bella, nous seront plus forts que toute épreuve qui nous sera imposée, déjà que séparément, nous ne nous en sommes pas si mal sortis.
En cette fin de soirée, nous avons rejoints mes beaux frères. Théobald, en grand uniforme et Alméric paré d'un costume de première main, assis dans deux lourds fauteuils sur la terrasse, sirotent un cognac grandement mérité :
- Voilà une bonne chose de faite, ne trouvez-vous pas ? Demande le Colonel.
- Je ne vais certainement pas te contredire, mon cher Montbuisson. Lui réponds-je.
- Isabelle, j'aimerai tout de même que demain matin avant de partir, tu donnes les instructions aux domestiques pour le rangement. Nous fait part le Marquis.
Bella soupire dans mes bras et ricane avant de répondre à son cadet :
- Alméric, trouves-toi une épouse !
Théobald éclate de rire et le chef de famille prend un air renfrogné tout en s'affaissant dans son fauteuil.
- Je suis entièrement d'accord avec vous, my Lady. Poursuit le Colonel. Je sens que je vais m'habituer aux réceptions à Seich. Mais je t'en prie Alméric, épargne-nous une anglaise. Notre sang se voit déjà tellement dilué dans celui d'Albion que je crains que notre lignée devienne britannique.
- Théobald, garde tes commentaires pour toi. Le reprend Bella.
- Je suis prêt à parier, Montbuisson, que ta sœur sera la plus Française de tous les sujets anglais. Et je me tourne franchement vers elle tout en serrant mes bras autour de sa taille. N'est ce pas, Isabelle de Baldy, Lady Cullen et Comtesse Mountbatten.
En guise de seule réponse, elle m'embrasse. Ce n'est pas Lady Masen, mais l'effet de ces mots sur ma personne est plus grisant que n'importe quel alcool : My Lady Cullen.
Nous voilà donc arrivés au dernier chapitre de cette histoire. Il y aura bien évidemment un épilogue, du point de vue de Bella, je finis là où j'ai commencé. Histoire de boucler la boucle.
J'ai bien marqué la cérémonie du mariage pour montrer le décalage entre les conventions de l'époque et les véritables aspirations d'Edward et Bella, qui finalement ont une conception très moderne de leur mariage. Pour les textes, j'ai fait un savant mélange entre les paroles prononcées de nos jours lors des célébrations catholiques et celles du XVIIème. Au siècle de Louis XIV, c'était en latin, je vous ai épargné la cuisine que c'est ! (Et nomine Patris et Filiis et Spiritu Sanctis, Amen…)
Je voulais aussi faire un petit point sur des personnages qu'on a peu vu au final : Emmet, Jasper, Rose et Alice. Tout finit bien dans le meilleur des mondes, c'est un peu utopique mais cela me fait plaisir.
En tout cas, merci de suivre cette histoire, désolée pour ce retard de publication (je ne ressemble plus à un hamster, les dents de sagesse) et le dernier chapitre sera avant mon départ pour Manchester le 27 juin.
Bonne journée à toutes et bisou.
« Le passé ne peut-être complètement expliqué que si la Légende complète l'Histoire, il faut l'Histoire pour l'ensemble et la Légende pour le détail. »
Nathalie alias Cokorico, oval, ochanel…
Petitefilledusud : Merci encore pour ton message, Bella mieux la vaut en photo qu'avec soi en voyage. J'espère que le chapitre te plaira aussi. Bise
