EPILOGUE
Novembre 1674
La morsure du froid se fait plus soutenue en cet automne rugueux et la pluie qui ne cesse de tomber sur les plaines du Hampshire renforce cette sensation morose. Assise auprès de l'âtre, je referme mon livre sur mes genoux et laisse ma tête partir vers l'arrière, dans le dossier du fauteuil. La domestique entre portant ma collation de cinq heures : du lait au miel et quelques sablés venus de France. Je n'ai aucun grief contre les scones mais ma préférence va vers ces biscuits de mon enfance.
Vu mon état, la fatigue se fait ressentir plus fortement ces derniers temps. Les médecins m'ont prescrit un repos absolu, je ne peux même plus sortir me promener quelques instants pour prendre l'air. Je passerai bien outre ces recommandations, je suis convaincue qu'ils exagèrent ma condition, après tout ce ne serait pas la première fois que les médecins se trompent à mon sujet. Mais connaissant mon caractère réfractaire à toute restriction, Edward me fit jurer de me tenir tranquille quelques soient les circonstances.
J'attends son retour imminent et espère qu'il sera rentré avant que la nuit ne soit complètement tombée. La session parlementaire à la Chambre des Lords s'est achevée hier, et il peut enfin revenir à la maison après plus d'un mois sur Londres. J'ai suivi les discussions grâce à la gazette qu'il me fit parvenir consciencieusement chaque jour. Nos deux coursiers eurent bien du travail avec notre correspondance quotidienne. En temps normal, je me serais installée avec lui dans notre résidence londonienne.
Depuis dix ans que nous sommes unis, nous n'avons jamais été séparé plus d'une semaine au grand dam de ses ladies sans scrupules qui peuplent la cour de roi Charles II. A notre arrivée sur le sol anglais en octobre 1663, nous nous rendîmes directement auprès du ministre des eaux et forêts pour qu'Edward puisse reprendre la possession immédiate de ses biens. Nous pûmes nous installer rapidement à l'hôtel Cullen. L'ensemble des démarches auprès des officiers de la couronne nous ont occupé jusqu'à la Noël. Dans ce même temps, Edward et moi nous étions présentés non seulement à la famille Mountbatten mais aussi à la cour de Windsor. Le cousin le plus direct de mon époux, Alec Cullen, vicomte Huntington, s'est montré quelque peu agacé de voir son rôle de chef de famille soufflé par ce revenant. Edward de retour, c'était à lui d'occuper le siège de Lord héréditaire à la Chambre, à lui de revendiquer sa place de chevalier de l'ordre de la jarretière, à lui de récupérer la place de pair du royaume. Pourtant, à force de bonnes attentions, de diplomatie et d'une certaine fermeté de la part du reste de la famille, Edward a pu s'imposer et Alec du dresser ses velléités.
Ma présence à ses côtés et surtout mon apparence a clairement surpris. Mon mari est bel homme, personne ne peut le contester et il fut la coqueluche de la haute société dès notre retour. De nombreuses dames se pâmèrent sur son passage, espérant en faire leur amant attitré. Beaucoup imaginèrent la chose aisée puisque Lady Cullen était défigurée et donc peu attirante. J'eue à défendre férocement mon empire sur mon époux face à quelques dames de haute naissance qui ne valaient guère mieux que des courtisanes. Non pas que j'eue à douter un seul instant de la fidélité d'Edward, bien au contraire. Dès qu'il voyait une lady insistante, il parvenait à me remettre dans la conversation. En dix ans de mariage, la gazette n'a jamais rien eu à écrire de déshonorant sur Lord et Lady Cullen : un exemple d'union que même l'Eglise d'Angleterre loue alors que nous ne fréquentons pas ses bancs.
Nous sommes restés catholiques et fidèles au Pape mais n'imposons aucune obligation à notre domesticité qu'ils soient huguenots, catholiques ou anglicans. Et pourtant à notre arrivée sur les terres de Mountbatten, en avril 1664, le personnel en place nous montra une vraie méfiance. Seule la gouvernante du château avait connu la famille avant son exil en France. Heureusement pour Edward, le régisseur qui avait été engagé par Alméric pour gérer les propriétés terriennes, le seconda jusqu'à son décès, il y a trois ans. Avec persévérance, Edward s'est imposé en maître des lieux et m'imposa fermement comme maîtresse de maison. Mes manières quelques peu cavalières avaient déplus mais aujourd'hui, je dirige notre vie privée au plus grand plaisir d'Edward. Sa seule demande de départ fut que je ne gouvernasse pas nos gens comme j'avais commandé mon régiment. Il me fut difficile d'arrondir les angles mais en prenant sur moi-même, je me suis considérablement adoucie.
Au final, nous mîmes près de quatre ans à nous installer et à nous sentir à l'aise dans nos nouveaux devoirs et représentations. Ce fut à cette époque que mon frère cadet convola en juste noces avec Mademoiselle Almisande de Pardaillan. Cette jeune femme, tout à fait délicieuse, possède elle aussi un fort caractère. Quand nous rentrâmes en France pour ce mariage, je revoyais mes frères pour la première fois depuis notre départ. Leur réflexion commune fut que j'étais devenue une authentique Lady anglaise. Edward en fut fier bien qu'il ne m'en toucha aucun mot, sachant mon profond attachement à la terre de mes ancêtres. Les festivités de cette union furent gigantesques, rassemblant plus de pairs du royaume que je n'en avais jamais vu. Le Roi Louis XIV fut représenté par son frère, Monsieur Frère du Roi, Philippe d'Orléans et son épouse, Madame, Henriette d'Angleterre. Alméric avait fait rajouter deux ailes au château d'origine pouvant ainsi loger la globalité de ses invités.
La nouvelle Marquise de Vermont, d'après Théobald, fut très impressionnée par moi, car elle aurait ouï de nombreux récits à mon propos. J'ai été quelque peu désorientée de plus avoir à donner de directives à Seich, Edward m'empêchant de le faire à la place de ma belle-sœur. Elle se devait de prendre ses marques dans une maison qui était dorénavant la sienne sans que je ne puisse entraver sa toute nouvelle autorité. Ce fut à cet instant que je réalisai que Seich n'était plus ma maison et cela me fit de la peine. Nous y avions pourtant passé notre été, retrouvant là nos habitudes d'enfant et nous gardons pour ce séjour un souvenir attendri. Et ses conséquences furent plus qu'extraordinaires.
En effet après notre retour sur Mountbatten, les premiers signes d'une profonde lassitude me gagnèrent. Tout d'abord, Edward avait craint une maladie de poitrine, mais à notre plus grande joie, les médecins nous annoncèrent qu'un heureux évènement se préparait. Après la profonde surprise que nous ressentîmes, l'allégresse fut telle que Théobald se déplaça dans le mois qui suivit pour nous féliciter. Il ne put s'empêcher de commenter l'incapacité des médecins qui avaient annoncé fermement ma stérilité, la comparant avec celle décrite dans les pièces de Monsieur Molière.
Edward Alméric Marie Cullen naquit le 7 mai 1668 au château de Mountbatten. J'avais donné un fils à mon mari, et bien qu'il m'ait affirmé que ne pas avoir d'enfant ne le peinait pas, je vis une telle joie dans son regard que je sus à ce moment que ce fils lui aurait manqué toute sa vie. Au final, nous avions été pardonnés de tous nos crimes, Dieu nous avait béni de la plus belle des manières que ce soit. La lignée avait un héritier avec toutes les caractéristiques physiques de son père. Quelque part, je ressentis un profond soulagement d'avoir accompli le devoir le plus élémentaire d'une épouse, donner un fils, même si mon mari ne m'en aurait jamais tenu rigueur. J'eus été très déçue si cet enfant avait été une fille. Plus fier qu'un gascon, Edward présentait notre fils à quiconque nous rendait visite, que ce soit à Londres ou à Mountbatten. Nous vécûmes une fin d'année absolument merveilleuse, comblés par ce cadeau du ciel que nous croyions unique.
Mais quand Théobald avait annoncé à qui voulait bien écouter ses propos que les médecins étaient au-delà de l'incompétence, il ne se doutait pas un instant d'une telle véracité dans ses paroles. En effet, à Noël 1668, je fus de nouveau enceinte. Même si l'étonnement était moins prononcé que la fois précédente, je ne pouvais m'empêcher de m'interroger sur un tel revirement de fortune en notre faveur. Carlisle Théobald Marie Cullen vit le jour le 14 juillet 1669. Edward avait alors été perturbé quelques temps, non pas qu'il regrettait la naissance de ce second fils, bien au contraire, mais un malaise l'avait envahit. Il redoutait que l'attachement entre nos enfants ne tourna aigre dans l'avenir comme pour lui et son frère, et qu'il en soit responsable. C'était là sa plus grande crainte. Je mis quelques temps à le rassurer : nous élèverions nos fils ensemble sans la moindre distinction. Et là serait toute la différence, car je sais d'où venait la véritable haine que nourrissait James à l'égard de son cadet.
Mon oncle Carlisle avait une très nette préférence pour Edward et la montrait à qui voulait bien y prêter quelque peu attention. Pour son fils puiné, il avait toujours un compliment, un encouragement ou une fierté à exprimer. Alors que pour son aîné, les remontrances étaient souvent clairement senties et les remarques se succédaient. Il en attendait trop de celui qui devait prendre sa place alors que l'éducation du second se faisait avec plus de dilettante. Je dus expliquer longuement à Edward, cette différence de traitement, car lui-même ne s'en était pas rendu compte. Il en a été peiné mais aussi soulagé, savoir ainsi quelles erreurs éviter pour empêcher qu'une telle tragédie ne se répète. De surcroit, Edward est si fier de ses deux fils que je ne peux imaginer qu'il puisse avoir un quelconque penchant pour l'un ou pour l'autre.
À l'été 1670, nous retournâmes à Seich avec nos enfants pour les noces de Théobald avec Mademoiselle Jane Volturri, italienne et cousine des Médicis. Face à ces Lombards exubérants, nous paraissions, nous Gascons, bien plus civilisés. Cette fois-ci, les fêtes furent plus restreintes que pour Alméric, mais elles furent cependant très appréciées de tous : chez les Baldy, nous savons recevoir. Comme cadeau de mariage, je décidais de leur céder le manoir d'Esplas qui m'avait été attribué vu avec le titre de Vicomtesse d'Esplas. Celui-ci était bien plus grand et plus pratique que la bâtisse Montbuisson, vieux château fort incommode. Nous pûmes connaître la fille aînée d'Améric et Almisande : Isabelle, dont je suis la marraine. Ma belle-sœur était d'ailleurs de nouveau enceinte pour ces noces et elle eut un fils à la Noël, prénommé Jéhan, comme Père.
Avant notre retour en Angleterre, nous fîmes une étape à La Rochelle pour revoir nos amis. Le commandant Whitlock était toujours aux commandes de l'Olympe et son épouse Alice, tenancière de l'auberge « Au Mousquetaire Marin » se portaient comme des charmes. Ils avaient à ce moment là, trois enfants, Irène, Félix et William dit Bill. Quand au Maréchal des Logis McCarty et son épouse Rosalie, ils avaient quatre enfants : Cathy ou Kate, Paul, Michaël et Angèle. Rosalie travaillait dorénavant avec Alice, il était plus facile pour elle d'élever ses enfants en dehors de la caserne. Ce fut important pour Edward de revoir son ancien équipage, il mesura pleinement le chemin qu'il avait parcouru depuis La Rochelle. Nous nous reposions dans l'appartement mis à notre disposition par Alice. En regardant, son fils aîné jouant avec un petit cheval de bois et notre second dans les bras de sa nourrice, mon époux se mît à genoux devant moi et embrassa mes deux mains, ne finissant plus de me remercier pour le bonheur que je lui apportais. Une larme avait coulé le long de sa joue, et je ne pus retenir les miennes plus longtemps. Ce moment est l'un de ceux qui resteront à jamais graver dans ma mémoire.
Cette année là fut également la première fois où nous décidions de nous installer à Londres pour l'hiver. Nous participâmes à de nombreuses réceptions à la cour. L'occasion aussi de faire taire des soi-disant rumeurs d'infidélité qui circulaient sur moi. Nous ne comprîmes pas, d'ailleurs, quel comportement avait pu engendrer de telles remarques, nous ne paraissions jamais en public l'un sans l'autre sauf à la Chambre des Lords, interdite d'accès aux femmes. À moins que ce ne soit la trop sûre d'elle, Duchesse Lancaster, née Tanya Nicolaevna Oulianova, qui nourrissait l'espoir de mettre mon époux dans son lit. Elle déclarait à qui voulait bien l'entendre qu'elle parviendrait à ses fins quelque en soit le prix. Cela m'agaça à un tel point que j'envisageais très sérieusement de lui coller un soufflet en public voir même de la défier en duel. Pour me calmer, Edward écrivit alors à son époux, le Duc Lancaster, pour lui signifier qu'il ne tolèrerait plus aucune déclaration de ce genre de la part de la duchesse et qu'il était prié de mettre fin aux emportements ubuesques de cette dernière. À partir de ce moment, elle afficha une mine résignée dès que nous nous trouvions dans la même pièce qu'elle.
Le dernier évènement important de ces dix dernières années fut la naissance de notre petite Elizabeth Mary Almisande Cullen, le 20 janvier 1672. Après deux garçons, je pouvais me permettre d'espérer une fille et j'ai une nouvelle fois été exaucée. Edward est persuadé qu'elle me ressemble d'avantage. Elle est la prunelle de ses yeux, nous savons que cette petite chose le mène par le bout du nez.
Alors que je termine de me remémorer tous ces souvenirs, la nourrice ouvre la porte de la bibliothèque et entre avec Edward, Carlisle et Elizabeth dans ses bras. Mon fils aîné s'assoie dans le fauteuil à côté du mien alors que les autres s'amusent le tapis :
- Je crois que ce sera une fille, Mère.
- Qu'est ce qui te fait cela, mon chéri ?
- Je le sais. Me répond-il avec un air malicieux qui n'a rien n'a envié à celui de son père.
Sa réponse me fait doucement sourire. Du haut de ses six ans, notre petit Edward aime lancer des affirmations sans aucun fondement. Il développe un caractère calme qui n'est sans me rappeler celui de mon frère Alméric. Carlisle est plus turbulent, jamais à court d'idée pour réaliser une bêtise ou faire enrager sa nourrice. Et quand son aîné y est mêlé en général, cela fait du dégât. La dernière fois, ils avaient voulu faire de la neige. Ils avaient entièrement mis à sac la lingerie en dépliant la plus grande partie des draps et en y ajoutant du talque et de la farine partout. Un capharnaüm absolument incroyable, j'en restai bouche bée près d'une minute quand la première lingère vint chercher pour constater les dégâts. Edward les privât de dessert sucré et de gouter amélioré, dont nos deux fils raffolent, le temps de la remise en état de la lingerie, c'est-à-dire trois jours, puisqu'il a fallu nettoyer l'ensemble du linge rangé dans cette pièce.
À deux ans, Elizabeth babille beaucoup et essaye d'imiter ses frères, surtout Edward, dès qu'ils sont à proximité. Ce soir, je la vois plutôt fatiguée sur le tapis, elle est assise regardant le feu, serrant sa poupée de chiffon dans bras et suçant son pouce. Je l'appelle doucement :
- Elizabeth, Elizabeth. Elle tourne sa tête vers moi. Veux-tu monter sur mes genoux ? Lui demande-je en tapant mes mains sur mes cuisses.
- Vui, Mère.
Elle se met debout en levant d'abord ses fesses et ensuite le haut de son corps, puis marche vers moi. Je l'attrape sous les bras et la calle contre moi malgré le manque de place du à mon ventre. Elle pose sa tête au niveau de mon cœur et remet son pouce dans la bouche. Mes fils jouent aux chevaliers avec des épées en bois, ils ont encore beaucoup de vitalité en cette fin d'après midi. Quelques instants se passent, source pour moi d'un bien être incroyable. Mes trois et bientôt quatre enfants me sont essentiels, ils sont un apaisement et une joie inégalable pour moi. Et les regarder juste jouer ou dormir comme c'est le cas pour Elizabeth, m'apaise et me comble de bonheur.
Soudain j'entends la lourde porte de l'entrée s'ouvrir, un « My Lord » du majordome retentit. Edward vient d'arriver. Je m'adresse alors à mes fils :
- Votre père vient de rentrer, vous pouvez aller l'accueillir.
Sans demander leur reste, ils se précipitent vers le hall avec des « Père, Père ». Ils reviennent quelques instants plus tard accompagné de mon époux dont le sourire est éclatant. Edward s'approche de moi, caresse doucement les cheveux de notre fille avant de déposer un baiser sur mes lèvres.
- Vous m'avez manqué, Madame. Me soupire-t-il en français.
- Vous aussi, vous m'avez manqué, mon époux.
Il s'installe dans le fauteuil et prend ma main posée sur les genoux d'Elizabeth pour l'embrasser. Cet instant ne pourrait être plus parfait. Et alors qu'une domestique amène une collation Edward, je porte à mon tour le dos de ses doigts à mes lippes pour l'embrasser. Notre quatrième enfant verra le jour en mars, les deux garçons ont repris leur jeu, notre fille dort et Edward et moi sommes de nouveau côte à côte. Le bonheur que je ressens, je le lis également dans les prunelles de mon mari. Nous avons finalement réussi ensemble à le construire malgré les médecins, les envieux, et les gens de mauvaise intention. Face tracas et autres contrariétés, Edward et moi avons toujours fait front ensemble, plus unis que jamais, au grand étonnement du monde qui nous entoure.
Nous restons à nous regarder en souriant doucement, nos mains toujours liées quand Edward me murmure :
- Je t'aime, Bella, maintenant et à jamais.
- Je t'aime, Edward, maintenant et à jamais.
Qui suis-je ? Je suis Isabelle Marie-Josèphe Nathalie Louise Anne de Baldy de Montbuisson d'Esplas de Vermon, épouse Cullen, Comtesse Mountbatten et Lady Masen, la femme d'Edward, mon seul unique amour. Tout le monde me connait aujourd'hui sous cette seule identité, je ne me divise plus, ne me travestis plus. La période de souffrance et de secret se trouve bien loin de nous aujourd'hui. Je n'omets rien de dire à mon mari. Mais la marque sur mon visage est plus qu'un simple signe distinctif, elle représente le long parcours que nous avons fait pour arriver à ce présent. Et je l'assume pleinement aujourd'hui, ce bonheur. Grâce à Edward et à nos enfants, je n'ai plus à me cacher derrière mes cicatrices.
Et bien voilà. Je finis comme j'ai commencé ou presque avec cette déclinaison d'identité de la part de Bella. Au tout début de l'histoire, elle exposait ses trois faces, en cette fin d'histoire, toutes ces faces sont réconciliées pour n'en former qu'une seule. Toutes réunies grâce à Edward. Je tenais à ce que le dernier mot de cette histoire en soit le titre, comme un bilan réalisé par Bella.
J'ai exposé vraiment leur parcours sur ces dix ans avec les évènements importants. Connaissant l'incompétence des médecins du XVIIème, j'ai décidé de jouer dessus pour signifier qu'ils s'étaient lamentablement tromper à propos de Bella.
Ce la me fait tout drôle d'en finir avec cette histoire et de quitter la Bella et le Edward tels que je les ai inventé. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Je ne sais pas si j'écrirais de nouveau car comme je l'ai dit, cette histoire était dans mon esprit depuis très longtemps.
Leur quatrième enfant sera un garçon, Anthony. Et dans mon esprit il y en aura un cinquième, une fille cette fois : Esmée qui devait naître en 1678. Pas Isabella car n'oublions pas qu'Elizabeth et Isabelle, c'est le même prénom, comme James, Jack ou Jacob (traduit par Jacques en français).
Si vous avez la moindre question surtout n'hésitez pas à me la poser.
Merci à tous ceux qui ont suivi cette histoire sans même se manifester et qui sont nombreux. Si elle vous a plu et distrait, alors c'est que j'ai réussi ce que j'ai entrepris et c'est bien là l'essentiel pour moi.
Je vous embrasse tous et toutes.
Cokorico (Nathalie)
"Gira, giro tondo, gira come gir'il mondo e un giuoco che mai finira." (Il tourne, tourne en rond, tourne comme tourne le monde et le jeu jamais ne finira
Petitefilledusud : Merci pour ton message. Oui une telle cérémonie serait très barbante… Aujourd'hui les seules qui soient aussi longues sont les ordinations, les autres peuvent-être pliées en une heure et demi. Alméric devait se marier, impératif de l'époque pour perpétuer la lignée, c'est chose faite.
