Tôsen l'avais amenée directement à la salle du trône, comme le lui avait demandé Aizen.

- Bon retour parmi nous, Grimmjow ! Sourit le Seigneur de Hueco Mundo.

La Sexta était sur la défensive, regardant Aizen la tête basse, prenant naturellement cette position de "chasseur" et elle avait sans doute raison d'agir de la sorte ... Car le brun glissait son regard vers le décolleté qui avait été provoqué par une attaque et ... Il remercia intérieurement la personne qui lui permettait d'avoir une telle vue plongeante sur cette chose si parfaite !

- Eh bien ? Lâcha avec rage Tôsen. Tu dois bien avoir quelques excuses à présenter, Grimmjow.

- Pas vraiment ! Avoua-t-elle sans la moindre hésitation.

- Vermine !

- C'est bon, Kaname. Assura la voix imposante d'Aizen. Je ne suis pas du tout en colère.

- Seigneur Aizen ! Lâcha, surpris, le noir. Les actes de Grimmjow en la circonstance ...

- ... Sont, je le pense, une preuve de sa profonde loyauté ! Le coupa le brun.

Son regard se posa sur la bleutée, la fixant de haut, le regard menaçant et brillant d'une étincelle que la Sexta ne lui connaissait pas. Elle plissa légèrement les yeux, son regard bleu n'en devenant que plus intense et hypnotisant.

- Est-ce bien le cas, Grimmjow ? ...

Elle ouvrit sa délicate petite bouche, adoptant une pose plus décontractée, relevant le visage ... Soumise ...

- En effet. Assura-t-elle.

Kaname la saisie soudainement par le col de sa veste, la tirant sans le moindre ménagement et Aizen ne put s'empêcher de constater que ce simple mouvement fit céder quelques bandages qui glissèrent mollement de la poitrine, dévoilant un peu plus la gorge attirante de la Sexta ... Tôsen n'avait pas dû se rendre compte que le vêtement menaçait de céder et de dévoiler au grand jour la poitrine de l'arrancar ... Il se laisser submerger par la colère qu'il éprouvait à l'encontre de cet être ...

Dès le début, il l'avait détestée ! Elle, cet arrancar qu'Aizen avait transformé et qui avait été si splendide dans son achèvement. Elle, qui avait montré dès les premiers instants une arrogance sans borne ! Elle, qui avait mis en doute l'autorité et la puissance d'Aizen ...

Car oui, elle avait mit en doute les compétences du brun et il avait dû lui prouver qu'il était plus puissant qu'elle. Mais Tôsen n'avait pas apprécié et en voulait toujours à Grimmjow et cela ne c'était sûrement pas arrangé avec le temps, car l'arrancar était incontrôlable, mettant en danger le système qu'il tentait de mettre en place ... Elle avait aussi souvent refusé de lui obéir, l'envoyant bouler avant de disparaître et son caractère plaisant au brun, il avait toujours refusé de s'en débarrasser, car sa fougue le fascinait ...

Elle ne fascinait pas que le Seigneur de Hueco Mundo. Elle fascinait tout le monde et ce n'était pas que par sa fougue, son envie de puissance, son énergie destructrice ainsi que sa beauté fatale, elle charmait tout être qui posait un regard sur elle ... Et ce qui fascinait encore plus, était son refus de sa condition ... Car elle était devenu une "femelle" pendant son changement en arrancar, ce qui arrivait rarement. Et beaucoup avait tenté de s'imposer, cherchant à la séduire ou à dominer cette intrigante "femelle", mais elle ne cédait pas ...

Pire, elle choisissait ceux qui avait droit à ses soins ... Et elle n'en avait jamais choisi qu'un, pour le plus grand damne de tout le monde, qui c'était désespéré en la voyant accepter les avance d'Il Forte ! Un fraccion pathétiquement faible comparé à bien des Espadas et même à certains de leurs fracciones ...

Elle n'acceptait pour règles que celles qu'elle s'était fixées et s'était pourquoi Tôsen la haïssait autant ... Malgré la soumission qu'elle montrait envers Aizen, le noir la haïssait et le montra une nouvelle fois ...Car sous les yeux bruns d'Aizen, Tôsen trancha le bras de Grimmjow qui hurla de douleur et le Superviseur fit brûler le membre par le Kido, le faisant disparaître à jamais, détruisant le pouvoir de la Sexta qui jura à plusieurs reprises.

- Salaud ! S'écria-t-elle de rage et de douleur. Mon bras ... Je vais te tuer !

- Arrête ! Murmura Aizen à son oreille.

Il avait utilisé le Shunpo, bloquant la garde de la Sexta, se collant dans son dos ... Il avait éprouvé le besoin de se rapprocher de cette créature si magnifique ...

- Si tu t'attaques à Kaname maintenant, je ne pourrai pas te le pardonner. Lui avoua-t-il, toujours au creux de son oreille.

Aizen l'attira légèrement vers lui, son regard se posant tout naturellement sur la poitrine plongeante et elle capta le regard, son visage se renfrognant soudainement. Elle le repoussa avec son coude et se dirigea vers la sortie de la salle du trône, lâchant un juron.

- Grimmjow. Appela le brun et elle se stoppa, tournant à demi le visage. Où est Il Forte ?

Elle resta figée, ses cheveux électriques dissimulant son visage, mais il sentit sa colère augmenter et elle reprit sa marche jusqu'a la porte ... Où elle donna un violent coup dans le mur, le démolissant en partie et le sourire d'Aizen s'agrandit.

Tout le monde serait sans doute intéressé par le fait que Grimmjow soit maintenant disponible ...


Grimmjow était tout de suite aller à l'infirmerie pour se faire soigner. Szayel s'occupant de faire cesser l'hémorragie de son bras en toute priorité, il lui avait bien demandé de se coucher sur son lit, mais elle avait refusé, se mettant en tailleur et avait demandé à l'infirmière présente de refaire son bandage autour de sa poitrine. L'Octavo avait refusé, insistant pour soigner sa blessure béante qui parcourait tout le long de son torse ...

- Dégage, de là, tu la soignera pas ! Cracha-t-elle avec rage.

- Si, il la soignera. Répliqua froidement derrière eux le Cuarta.

La bleutée ouvrit de grands yeux, se tournant vers lui et son regard passa vite de l'étonnement au dégoût, elle le snoba, reportant son attention sur Szayel en lui lançant un regard plein de menace.

- Tu me touches, je te bute ! Assura-t-elle.

- Tu n'as pas le droit de lui donner d'ordre. Répliqua Ulquiorra. Tu n'en as plus l'autorité.

Elle voulut protester en rappelant qu'elle était la Sexta, mais quelqu'un agrippa soudainement sa nuque et la renversa sur le ventre avec tellement de brutalité que sa blessure au torse s'élargit d'avantage, la faisant crier de douleur. Dans l'incapacité de se défendre, elle ne put que lancer un regard meurtrier au Cuarta ...

La main de celui-ci avait glissé sur son dos, s'appuyant sur sa peau ... Sur son chiffre ... Et un céro lui brûla la peau, la faisant hurler de douleur. L'intensité de celle-ci fut telle qu'elle crut qu'elle allait s'évanouir, mais elle tint bon, lançant un regard plein de dégoût au Cuarta qui la relâchât.

- Pourquoi ... Commença t elle, haletante.

- Le Seigneur Aizen t'a déchue de ta fonction d'Espada. La coupa Ulquiorra. Tu n'a plus aucune autorité sur qui que se soit ici, tu doit donc obéir à Szayel et si celui-ci veut soigner ta blessure, tu dois te taire et te laisser faire.

L'Octavo hésita quelques secondes, et se rapprocha de la Sexta, voulant examiner la blessure dont il était question, mais elle le gifla avec brusquerie et face à cet attaque soudaine, il ne put que reculer, ouvrant de grands yeux en constatant que, même si elle avait été déchue, elle n'en restait pas moins combative, refusant toujours que les mâles ne la touchent.

Elle lança un regard plein de haine à Ulquiorra qui la fixait de ses yeux vides et elle fut sur le point de fuir lorsqu'elle sentit sa gorge saisie avec force. Le Cuarta la forçant à s'allonger et son doigt se positionna en face de son torse, concentrant un céro qui lui serait sans doute fatal à cette distance, elle ne put s'empêcher de grogner de frustration, maudissant Tôsen qui l'avait privée pour toujours de son pouvoir ...

- Tu vas rester calme et laisser Szayel soigner ta blessure. Ordonna Ulquiorra en faisant disparaître le céro.

- Hé merde ! Lâcha-t-elle mécontente.

Grimmjow posa son bras contre son visage, consciente qu'elle ne pourrait plus rien faire. La prise que le Cuarta avait sur son cou se relâcha soudainement et il laissa la place à Szayel pour qu'il puisse enfin l'ausculter et puisse effacer cette vulgaire marque sur son torse ...

Elle aurait voulut la garder ... Pour se souvenir de la douleur qu'elle avait ressentit en sentant ses compagnons disparaître ... Une douleur si forte et intense ... Elle aurait voulut que celle-ci reste à jamais marqué sur cette chair, mais on ne la laissait pas choisir, effaçant cette marque qui abîmait son corps de femelle ...

Les mains de l'Octavo se posèrent sur sa poitrine et elle sursauta, le regardant directement pour constaté qu'elle n'interprétait pas mal son geste et elle attrapa le plateau sur la table pour le lui lancer, faisant s'éparpiller les instruments qui avaient reposés dessus. Une nouvelle foi, Ulquiorra intervint, la plaquant contre le lit avec une force phénoménale.

- Je t'aurais prévenue. Lâcha-t-il froidement en resserrant ses doigts sur sa gorge.

- Il ne m'a pas touché pour me soigner ! Riposta Grimmjow avec rage. Il utilise cette idée pour me toucher ! Il me veut ! Ne fait pas l'ignorant, Ulquiorra ! Tu le sais ! Et je ne lui permets pas de poser ses sales mains sur moi !

Le Cuarta avait relâché la pression, mais il la maintenait toujours contre le lit. Elle tenta de repousser la main de son unique bras, mais ses efforts furent vains, quelque chose avait cédé en elle et elle se sentait si inférieure qu'elle devait avoir perdu toutes envies de se battre.

- Qu'est ce qui te fait croire qu'il te touche pour "ça" ? Demanda froidement Ulquiorra.

- Par ce que celui que j'ai choisi pour "mâle", c'était son frère et pas lui ... Riposta la bleutée sans se démonter.

Il sembla réfléchir à ce qu'elle venait de dire et porta un regard neutre vers Szayel qui ne bougea pas d'un pouce, se contentant de les fixer en attendant le verdict. Le Cuarta fini par lui dire de disposer, relâchant sa gorge, elle se mit assise en tailleur sur le lit, cherchant du regard l'infirmière, mais l'Octavo avait dû la renvoyer ...

- Cela te dérange si je te soigne ? Demanda l'Espada.

Elle plongea son regard las dans celui vide et vert et lâcha un grognement.

- Toi, t'as pas de couilles, t'es pas un mâle à mes yeux ! Lui dit-elle avec dédain.

Grimmjow entreprit de retirer sa veste de son unique bras. Elle fixa quelques instants le moignon qui remplacé dès lors son bras gauche et grimaça de mécontentement. Elle ne pourrait jamais pardonner à Tôsen ceci, elle lui en voudrait à vie ! Jetant avec rage sa veste au sol, elle s'énerva et grogna toute seule en posant son regard vers le Cuarta qui la regardait étrangement.

- Tu veux ma photo ? Lâcha-t-elle avec rage.

Celui-ci sembla soudainement se réanimer, s'approchant d'elle pour commencer à lui prodiguer des soins. Grimmjow se demandait si l'infirmière allait revenir où si Szayel l'avait renvoyée en espérant que le Cuarta ne reste pas, si c'était le cas, elle en voudrait encore plus à celui-ci, car, d'une certaine façon, c'était lui qui lui avait sauvé la mise ... Et cela la dégoûtait plus encore !

Elle aurait dû pouvoir se défendre seule contre l'Octavo. Elle était même sûre de pouvoir le tuer d'une seule main ! Et elle enrageait d'avoir dû subir les attaques du Cuarta sans rien pouvoir faire ! Elle lança un nouveau regard sombre à l'Espada qui n'y prêta aucune attention, se concentrant sur son objectif unique qui n'était autre que de la soigner ...

Lorsque son œuvre fut achevée, il s'écarta et prit son poignet ... Par réflexe, elle voulut le retirer, mais il l'agrippa avec plus de force, elle n'avait pas tout de suite compris ce qu'il cherchait à faire ... Cette mains était pour Il Forte ... Personne n'avait le droit de la toucher ... Non, personne ...

- Lâche moi ! Grogna-t-elle.

- Tu es blessée là aussi. Fit-il remarquer.

Ses lèvres frémirent de dégoûts et elle le fixa avec haine, mais abandonna, se soumettant sous se regard autoritaire, consciente qu'elle ne pouvait pas le frapper lui, vu qu'il était le jouet d'Aizen ... Evidement, il était si obéissant ce sale petit con !

Ulquiorra la relâcha enfin et la laissa tranquille, il fut sur le point de partir quand elle le héla. Il la regarda par dessus l'épaule, la regardant intrigué.

- Appelle moi l'infirmière de tout à l'heure ! Lâcha Grimmjow.

- Pourquoi ? Demanda t il intrigué.

- T'es aveugle, tu veux quand même pas que je me balade comme ça dans Las Noches ! T'es con, t'as pas de couilles et en plus t'es aveugle ?

Le regard vert se posa sur les bandages qui étaient là dans le but de resserrer la poitrine et de la dissimuler en grande partie et constata que ceux ci ne remplissaient plus du tout le rôle pour lequel ils avaient été fixés là. Ils se détachaient petit à petit pour dévoiler la forme globale de l'ex-Sexta qui n'avait vraiment aucune envie de se balader les seins à l'air !

Ulquiorra ne bougea pas pendant plusieurs instants puis s'avança vers elle. Il alla si vite qu'elle ne fut pas sûre d'avoir bien vu ce qui s'était passé, mais lorsque sa poitrine retomba légèrement, entièrement dévoilée, ses pensées furent confirmées : le Cuarta venait de lui arracher le peu de bandages qui restait sur ses seins et par automatisme, elle tenta de les dissimuler sous son unique bras.

- Mais ça va pas la tête ? Maugréa-t-elle, folle de rage. T'es un vrai débile ! Et si Szayel revient ? J'aurais l'air bien conne moi, les seins à l'air ! Faut te faire soigner, y a quelque chose de pas net dans ta cervelle !

- Lève le bras. Ordonna indifférent l'Espada, attrapant un rouleau.

- Par ce que tu crois que je vais te laisser faire ? Répliqua-t-elle sèchement.

- Je croyais que tu ne risquais rien de moi, par ce que je n'avais pas de couilles ...

Cette simple remarque fit comprendre à Grimmjow que, tout compte fait, il avait de petites couilles, le Cuarta. Lâchant un grognement, elle refusa de revenir sur ses paroles ... Mais hésita tout de même à montrer cette partie là à cet être qu'elle haïssait tant ! Elle fini par lever le bras, grognant farouchement après Ulquiorra, qui ne se souciait pas tant que ça de ses grondements, se contentant de mettre le bandage, l'enroulant autour de son corps et le serrant comme elle avait l'habitude de le faire ...

- Ça doit être dure de le mettre seule, ce bandage, même avec deux mains. Fit remarquer Ulquiorra.

- J'ai chopé le truc avec le temps. Assura-t-elle, toujours grondante. J'dois juste avouer qu'au début, Il Forte m'aidait ... Putain, et à cause de cet enfoiré ...

- Si tu veux, je t'aiderais à le mettre.

- Rêve pas, même si t'es un eunuque, je te laisserais plus jamais me regarder et poser la main sur moi.

Ulquiorra lui lança alors un regard ... Un regard qui n'était pas totalement vide ! Elle haussa les sourcils, se demandant ce qu'était cet étrange sentiment qu'elle avait ressenti en le voyant et se demanda si cela n'avait pas été de la crainte ... Ne l'avait il pas regardée avec ... Du désir ? ...

Il fit un nœud au bandage et se détourna, ramassant la veste de Grimmjow pour la lui tendre.

- Je te conseille de ne plus sortir de tes appartements. Souffla-t-il. Tu n'es plus une Espada, hors, beaucoup lorgnent sur toi ... N'oublie pas que tu leurs doit obéissance et ...

- Que dalle ! Le coupa-t-elle avec rage. Je suis seul maître de mon destin et personne, tu m'entends ? Personne n'a le droit de me donner des ordres, si ce n'est Aizen lui-même !

Sur ces mots, elle sauta du lit et s'enfuit de l'infirmerie, suivie par un regard vert qui était étrangement animé en cet instant ...