Le chocolat est bon avec... des fraises, de la vanille, du lait, de la crème glacée, ou un homme !

POV Edward
Puisqu'elle ne voulait pas lâcher prise, j'allais lui montrer mes idées !

Je posai brutalement mes lèvres sur les siennes, lâchai sa valise afin de prendre son visage en coupe. Le carton tomba également à nos pied, rapidement ses mains vinrent dans mes cheveux. Je lui demandai l'accès à sa bouche, afin d'approfondir notre baiser. Elle accepta.
Ses lèvres étaient extrêmement douces, et tout aussi désirables, voire plus peut-être, maintenant que les miennes étaient dessus. Mes mains délaissèrent son visage pour le creux de ses reins. Bon sang ! Elle réveillait ma virilité...

Après une longue bataille érotique de nos langues, elle rompit notre échange afin de respirer convenablement. Sa respiration était saccadée, à l'instar de la mienne. Elle plongea son profond regard gourmand dans le mien... Le sien était des plus captivants... hypnotique même ! Et si elle ne m'avait pas fait remarquer que j'avais reçu un message, jamais je n'aurais quitté ses yeux, ni notre speudo-étreinte. Je regardais l'écran de mon portable, indiquant un message d'Alice...

Plus besoin que Bella dorme avec toi, les parents ont annulé leur visite. À la place, j'organise une soirée gréco-romaine ! Bella sera Aphrodite, et toi Apollon ! Ça va être génial ! =D Dois-je inviter Jacob ?

Soirée gréco-romaine... Alice pouvait avoir de ces idées parfois !

Par pitié ! Fais plutôt ça après demain ! Ou fais une soirée déguisée tout simplement !

J'aurais bien rajouté l'argument où Bella devait se reposer, mais ça aurait paru suspect.

«Edward ? On va chez toi ?»

«Je savais bien que je te faisais de l'effet» la taquinai-je.

Je pris la valise, elle, son carton auquel elle ne voulait pas que je touche, et nous sortîmes du bâtiment. Arrivé au niveau de sa voiture, elle me fit signe de mettre ses affaires sur la plateforme. Elle s'installa côté passager. Je pris donc la place du conducteur. Encore une fois, j'étais totalement sous le charme de l'odeur que dégageait l'habitacle.

«Ça fonctionne comment ?»

Elle me regarda surprise.

«Comme n'importe quelle voiture. Il y a juste un problème avec l'embrayage, il faut le faire deux fois pour mettre le contact.»

«Merci.»

Je lui souris, mais elle détourna les yeux en regardant par dehors. Je remarquai qu'elle tenait fortement le carton. Cela m'intriguait... Que pouvait-il contenir de si précieux pour qu'elle préfère que je la tripote plutôt que de regarder à l'intérieur ? Bon... ceci dit, lorsque je l'avais tripotée, elle m'avait donnait une belle gifle dont je me souviendrais encore longtemps ! D'ailleurs, qui pourrait oublier la belle et audacieuse Bella Swan ? Stop ! Stop ! Stop ! Ce n'était vraiment pas possible ! Cette fille avait vraiment une (bonne ou mauvaise ?) influence sur moi ! Si il y avait bien quelque chose que je savais, c'était que l'amour et tous ses sentiments faisaient souffrir... Je n'avais pas envie de revivre ça ! Pourtant, en bien moins de temps qu'il n'en aurait fallu, j'étais passé de aversion à attraction envers Bella. Quelques heures seulement... De coup sous la ceinture à coup de foudre ?

«Tu ne démarres pas ?» demanda-t-elle d'une voix douce.

«Si... J'étais simplement dans mes pensées.»

«J'avais remarqué. Ça m'embête de te demander ça, mais tu pourrais me prêter ton portable pour que j'envoie un message ?»

Pour éloigner tout sentiment affectueux naissant envers Miss Swan, j'allais lui refaire la guerre. Remplacer ce sentiment étrange et puissant que j'éprouvais pour elle, contre n'importe quel autre !

«Ce sera un dollar pour toi.»

Elle souffla mais commença à sortir son portefeuille avec un dollar.

«Je ne pensais pas que plus les gens étaient riches, plus ils devenaient avares !»

«Tiens, fais-le gratuitement» balançai-je le téléphone sur ses cuisses. «De toutes manières, j'ai les messages illimités. J'ai tellement d'amis qui m'aiment et qui m'envoie des messages, que je serais à sec si je devais leur répondre par des messages que je paye à l'unité.»

«Moi, je crois surtout que ce sont des messages venant d'hypocrites. Lorsque tu as de l'argent, tout le monde veut être ton ami, mais personne ne l'est réellement. Sans parler du fait que tu fasses du foot, cela de rend davantage populaire. Et là encore, les gens en profitent. Ils veulent uniquement rester avec toi pour être dans la lumières des projecteurs et devenir populaires à leur tour.»

«Écris ton foutu SMS au lieu de débiter des conneries !»

«Tu vérifieras que je ne dis pas n'importe quoi. Demande de l'argent à un de tes « potes » en faisant croire que tu es fauché, et écoute bien l'excuse qu'il va te servir.»

Elle avait plus que raison. J'avais une fois, demandé un service à quelqu'un que j'aidais régulièrement, et effectivement, je ne pouvais pas compter comme je le croyais sur ce quelqu'un. Mais encore une fois, je refusais de voir le réalité en face.

Je démarrai tandis que Bella était sur mon portable, en train de galérer pour trouver les lettres sur mon clavier Azerty. Ce n'était pourtant pas compliqué ! C'était comme sur les claviers d'ordinateur. Vraiment, qu'est-ce qu'elle n'était pas dégourdie celle-là ! Cependant, j'aimais de plus en plus sa voiture. Tout comme sa propriétaire, elle avait un certain caractère, sans mentionner ce petit quelque chose en plus qui lui donnait tout son charme...

[...]

«Et les marmottes, elles emballent du chocolat dans du papier alu !»

«Cullen, la ferme !»

«Genre, tu vas me dire sérieusement que tu n'aiment pas les hamburgers et les frites ? Tout le monde aime ça !»

«Je ne suis pas tout le monde !»

Effectivement, elle n'avait rien de commun.

«Tu n'aimes ni la sauce tomate sur les spaghettis, ni la mayo sur les œufs, ni le ketchup dans les plats, ni les hamburgers, ni les frites, ni...»

«Stop ! Tu ne vas pas me refaire la liste des aliments que je déteste ! Je la connais déjà, merci !»

«Bon, prenons la questions à l'envers ! Qu'est-ce que tu aimes manger ?»

«Sûrement toutes les choses que tu détestes plus d'autres choses dont tu ignores l'existence !»

«Exemple ?»

«Heu... Le pâté ?»

«Perdu ! Je connais.»

«Au niveau gustatif ?»

«Non, mais...»

«Ha ! Donc j'ai gagné !»

Elle me tira la langue telle une gamine, avant de sortir de la voiture. Elle tenait toujours en main son si précieux carton, et ce depuis notre baiser passionné... Heu non ! Baiser tout court ! C'était son fichu carton qui me perturbait et qui me faisait raconter n'importe quoi !

«Au fait, comment puis-je te toucher si tu es à moins d'un mètre du carton ?»

«Dis-toi que je suis protégée par lui lorsque je le tiens.»

«Dans ce cas, porte bien ton talisman avec toi, car à la moindre occasion, je ne vais pas te rater !»

«Merci de me prévenir...»

«Monsieur Cullen ! Et... Bella, il me semble» dit Edgar avec le sourire.

Edgar n'avait jamais souri auparavant ! Du moins, jamais en ma présence... Et il l'appelait Bella ?!

«C'est exact !» sourit-elle également.

«Oh ! Monsieur Cullen, la chambre qui était destinée à Bella a un problème de chauffage. Votre sœur m'a dit de mettre ses affaires dans votre chambre...»

«Et... ? Si Alice l'a dit, faites-le !»

«Très bien.»

Je lui donnais la clé de la voiture, accompagnée de deux autres sur son petit anneau de fer. Quant à Edgar, il proposa à la nouvelle de la décharger de son carton. Elle jeta un regard en ma direction avant d'accepter.

«On rentre ?» demandai-je à Miss Swan.

Elle me regarda suspicieuse avant de faire un «Hum...» qui se valait positif. Je lui ouvris la porte par galanterie et lui laissai le chemin de libre, mais derechef elle regarda en fronçant les sourcils.

«Toi d'abord !» dit-elle.

«Ne me dis pas qu'on ne t'a jamais tenu une porte !»

«Venant de toi, c'est trop louche ! T'as une idée derrière la tête, et ça ne me dit rien de bon !»

«T'as tout faux ! Maintenant tu passes ?»

«Mouais...»

J'attendis quelques secondes, mais apparemment, elle n'était pas décidée à entrer aujourd'hui ! Comme par hasard, nous nous décidâmes à passer la porte au même moment. Elle faisait vraiment exprès, ce n'était pas possible autrement ! Tels des gamins de six ans, nous nous poussions mutuellement dans l'encadrement de la porte.

Une fois passés l'obstacle, elle me regarda de ce qui voulait être un regard noir de colère, mais à la place, c'était un regard noir de désir. Je sais Bella... Tu me désires ! Il n'y avait qu'à repenser à notre baiser. Pour quelqu'un que je dégoûtais, elle n'avait pas l'air d'être si mécontente que ça ! Et encore, elle n'avait pas vu ce que je lui prévoyais ce soir ! Avec le peu de temps que j'avais parlé avec Tanya, j'avais décidé de sa sanction scolaire et de mettre un plan «séduction» en place. Et maintenant que Jacob était sur le coup, la partie devenait encore plus intéressante... D'un autre côté, j'étais heureux du problème concernant la quatrième chambre, nous deux dans le même lit, et qui plus est, le mien, ça promettait !
Et apparemment, Bella n'était plus vierge depuis très peu de temps... Elle n'avait donc pratiquement aucune expérience dans le domaine, alors que moi... J'allais pouvoir lui en faire découvrir des choses !

POV Bella
«Hey ! J'vous attendais !» cria de joie Alice, toute excitée. «Edward, finalement, tu avais raison ! La fête, on la fera un autre jour. Jacob a décliné l'invitation à cause des sélections de demain, et Emmett m'a servi la même excuse ! En plus, il va dormir chez Rose...»

«Alice...»

«Non, attends ! Moi, je vais voir Jazz, donc on ne se revoit pas avant demain matin ! Et Edgar a d'autres choses de prévues pour ce soir. Donc... Vous vous retrouvez tous seuls ce soir et... cette nuit. Je me sauve !»

Comme lorsque nous étions chez moi, Edward essaya de retenir sa sœur, mais elle s'était déjà enfuie... Passer la nuit avec lui... Seule dans la villa...

«Au moins, je pourrais passer la nuit sur le canapé, ou éventuellement dans le lit d'Alice...»

«Nan, c'est bon. Il y a assez de place dans mon pieu. Par contre, je ne sais pas faire la cuisine.»

«Moi je sais la faire, ne t'en fais pas. Que dois-je préparer ?»

«Ce que tu veux.»

«Ok.»

Il m'accompagna jusqu'à la cuisine puis partit, après m'avoir indiqué de fouiller dans tous les placards pour trouver ce dont j'avais besoin. Il y avait de tout, mais ce fut en trouvant des tablettes de chocolat que j'eus une bonne idée de repas...

[…]

POV Edward
«Oh ! Swan ! Tu pourrais arrêter de faire des va-et-vient, entre la cuisine et la salle à manger !»

«Tu ne saurais pas où il y aurait des bougies et des allumettes par hasard ?»

«Quoi ? Tu veux mettre des bougies et des chandeliers de partout pour un tête-à-tête romantique ?»

«Dois-je prendre ta réponse comme un non ?»

«Dans le buffet juste derrière moi.»

«Merci, ce sera prêt dans même pas deux minutes.»

Elle faisait semblant d'ignorer mes remarques ou quoi ? Le pire c'est qu'au lieu de me répondre méchamment, elle restait polie et me disait même «merci». C'était louche...

Je délaissai ma console de jeu pour la rejoindre dans la rejoindre dans la salle à manger. Fondue au chocolat... Humm... J'avais toujours eu envie d'y goûter, malheureusement, l'occasion ne s'était jamais présentée. Mais jamais, Ô grand jamais, je n'aurais cru capable Swan de faire un repas si érotique... Moi qui croyais avoir le droit à des pâtes, j'étais loin du compte !

«Swan, tu étais si fatiguée que ça pour préparer en plus un plat de résistance ? À moins que tu était extrêmement pressée de passer au dessert...»

«Ha ! Ha ! Ha ! Qu'est-ce que je me marre !»

«Je reviens. Au fait, je ne suis pas sourd, je sais que tu riais, pas besoin de le dire.»

Je descendis directement à la cave, sans prendre la peine d'écouter ce qu'elle disait. Je remontai avec une bonne bouteille de champagne. Je pris deux flûtes et rejoignis ma charmante compagnie.

«Champagne ?!»

«Je te sers une coupe ?»

«Je n'en ai jamais bu.»

«C'est vrai que tu fais la fête avec du Champomy, de la marque de ta supérette. Mais attends ! Tu fais la fête parfois ?»

«Non...» fit-elle triste, puis elle manga un raisin blanc.

Je m'assis rapidement à la table afin de lui cacher mon érection par la nappe. Je ne savais pas pourquoi, mais son geste m'avait paru plus que sensuel et érotique, faisait naître en moi, un instinct viril...

J'espère que un côte à côte sera aussi bien qu'un tête-à-tête.

«Ce sera forcément mieux étant donné que je n'aurais pas ta face devant moi.»

«Bon appétit Edward !»

Râââ ! Elle m'énervait à esquiver mes réflexions ! Vexé, je pris un bout de pomme et le trempai dans le chocolat chauffé par une bougie. C'était délicieux et... excitant ! Bella prit une framboise et la nappa de chocolat, malheureusement, elle resta dedans...

«Tu dois enlever ton pull» fis-je automatiquement.

«Je te demande pardon ?»

«Tu as fait tomber ta petite framboise dans le chocolat, donc tu as un gage. Tu dois retirer ton pull.»

Elle eut un sourire malicieux avant de retirer son pull qui à mon goût était bel et bien de trop ! Elle portait un débardeur blanc, qui laissait voir son soutien-gorge noir... Vraiment une chance qu'il y ait une nappe !

Je pris une framboise à mon tour, et gagnais un gage. Je récupérai tout de même le fruit. C'était encore meilleur que la pomme.

«Que dois-je faire ?»

«Humm... me verser une coupe de champagne, et retirer tes chaussures.»

«Logiquement, ça fait trois gages ça !»

«Trois pour le prix d'un, estime-toi heureux !»

«Ok, mais c'est bien parce que c'est toi !»

Je nous servis un verre à chacun. Nous trinquâmes ensemble. Un moment que je n'aurais voulu arrêter. J'avais l'impression qu'il passait une certaine connexion entre nous, ou alors... Non, ce n'était pas possible. Je n'avais pas encore bu, donc l'effet de l'alcool était à exclure.

«Les chaussures !» me rappela-t-elle.

Comme un bon soumis, je le fis.

«Pourquoi les chaussures et pas directement le pull ou le pantalon ?»

«L'une des différence entre toi et moi, c'est que je préfère commencer par le moins bon, et finir par le meilleur» me sourit-elle.
«Tu na veux pas reprendre une framboise ?» lui demandai-je avec une certaine idée derrière la tête...

«Non, je vais prendre une fraise cette fois-ci. Tu en veux une ?»

«Volontiers.»

Elle prit deux grosses fraises, puis les trempa dans le chocolat... Elle m'en présenta une devant la bouche. Je lui pris l'autre afin de lui faire la même chose. Nous croquâmes en même temps dans les fruits. Nous échangions en même temps, un intense regard, mais lorsque nous eûmes fini notre nourriture, Bella le rompit pour boire une gorgée de champagne.

[…]

POV Bella
Mais qu'est-ce que j'étais en train de faire ?

Du mal et à toi-même !

Pourquoi ?

Parce que tu es masochiste en plus d'être amoureuse.

Je pris une nouvelle gorgée de champagne. Je crois qu'il agissait déjà d'ailleurs... Une voix me parlait mentalement...

Notre petit jeu avait bien avancé, tout comme le repas. Résultats des courses : il ne lui restait plus que son boxer, moi, mes sous-vêtements, et on était à cours de framboises ! Et à part les bouts de poire, aucun autre fruit nous permettait de continuer de jouer... Et ni lui, ni moi, m'aimions ça. La poire et le fait d'arrêter notre petit divertissement !

Je me penchai sur la table et éteignis la bougie. Je sentis des mains sur mon ventre, et une bosse dans mon dos.

«Que fais-tu ?»

«Ne pourrais-tu pas te laisser faire ?»

«Tout dépend, qu'est-ce que...»

Je ne pus finir, il avait déjà poser ses lèvres dans mon cou, déposant de doux baisers... Je gémis automatiquement. Mon cœur s'emballa un peu trop vite à mon goût. Je savais dès le départ où notre jeu mènerait et pourtant, je n'avais absolument rien fait pour l'arrêter. Mais le voulais-je vraiment ? Ma raison, elle, le voulait, mais moi ? Mon cœur non de toutes évidences...

Ses mains divines se déplacèrent. L'une sur ma poitrine toujours recouverte, et une autre se faufila dans ma culotte, caressant mes plis intimes. Je ne pouvais plus attendre ! Je retirais sa main, et lui fis face avant de plaquer violemment mes lèvres contre les siennes. Notre baiser n'était pas des plus tendre ! Nos langues se livraient une bataille à en perdre le souffle (que nous avions déjà perdu !) alors que nos mains se baladaient sur le corps de l'autre. Les siennes dégrafèrent ce qu'il me restait en haut, puis une fois ma poitrine exposée, il rompit notre embrassade. Il prit mes fesses en coupe et me mit sur la table, comme il l'avait fait avec moi en tant que Coquette Pomme sur la coiffeuse.

Rapidement, sa bouche vint sur ma poitrine, embrassant, léchant, suçant... Bon dieu Edward ! Viens-en aux faits s'il te plaît !

Comme s'il avait entendu ma prière, il nous libéra de nos derniers habits. Je vis alors son imposante érection, qu'il rapprocha de mon sexe, sans pour autant me pénétrer. Il prit du chocolat et m'en mit sur la poitrine, et comme il ne fallait pas gâcher la nourriture, il lécha... À mon tour, je tartinai ses lèvres de cette délicieuse substance sucrée, puis je les léchai, les mordillai et les embrassai.

Après un langoureux baiser, il reprit du chocolat et traça un chemin avec, allant de ma bouche jusqu'à mon sexe... Il lécha tout le parcours, puis écarta mes jambes... Allait-il faire ce que je pense qu'il allait faire ? Si c'était le cas, je ne me sentais pas prête ! Je venais comme d'avoir un éclair de lucidité parmi toute cette excitation. Je lui bloquais l'accès en resserrant mes jambes. Je descendis de la table et pris mes vêtements sous son regard surpris et interrogatif.

«Je... Je vais prendre ma douche» finis-je par déclarer.

«Attends Bella !» me retint-il par le bras. «J'ai fait quelque chose de mal ?» s'inquiéta-t-il.

J'ouvris la bouche et pris une inspiration. Mais au fond, qu'allais-je lui dire ?

Je sortis de la pièce sans rien dire, et il ne me suivit pas. Je serrais mes vêtements contre ma poitrine, et remarquai que j'avais mal dans les muscles de mes bras. La chaleur de mon corps s'était considérablement élevée et ne semblait pas vouloir redescendre. Une douche fraîche me ferait le plus grand bien !

Je montai les escaliers péniblement. En plus d'avoir les bras en compote, j'avais aussi les jambes douloureuses ! Et pourtant, je n'avais pas fait de sport dernièrement.

Arrivée dans le couloir du palier supérieur, je me souvins que la chambre d'Edward* était celle juste à côté de celle d'Alice. J'ouvris une porte et tombai sur une chambre très sobre. Les murs étaient blanc, et il y avait une immense bibliothèque qui en cachait une partie. Un miroir était accroché juste au dessus de la tête de lit. Un bureau aux dimensions hors normes fait d'un bois clair, faisait face au lit, et une banquette noir en cuir était juste derrière celui-ci. La parure de lit était d'un marron plus foncé que la moquette au sol, qui elle était de la même couleur que les rideaux.

Par la fenêtre, on avait une belle vue de la piscine. Mon fantasme en quelque sorte. Et oui ! Mon rêve le plus secret et intime serait de faire des choses sexuelles dans l'eau ou en présence d'eau ! Douche, jacuzzi, baignoire, lac, mer, piscine...

Je sentis deux mains se placer sur mes épaules. Edward... Je me retournai.

«Je vois que tu as trouvé ma chambre...»

«Quoi ?! Ça ?!»

«Bah oui, tu t'attendais à quoi ?»

«Je n'en sais rien... Peut-être un revêtement de lit en soie, à motif léopard ou tout noir. Quelques éléments rappelant à quel point tu aimes le sexe, les filles et le sport.»

«La fille, elle est devant moi. Le sexe, il viendra avec la fille. Et pour le sport, c'est compris dans le sexe !»

«Je ne coucherai pas avec toi ! Tu as bien vu tout à l'heure, je suis partie avant que ça n'aille plus loin !»

«Pourquoi ?»

«Laisse tomber !»

Je pris quelques affaires dans ma valise, toujours les fesses nues. Edward, lui, avait eu l'intelligence de remettre son boxer ! En revanche, son érection était toujours présente !

Je partis dans la salle de bain, très blanche, lumineuse, moderne et... pointue ! Tous les meubles étaient très rectilignes, sans le moindre arrondi...

Je posai mes affaires et rentrai directement sous la douche. Pour la troisième fois de la soirée, Edward colla son ventre contre mon dos...

«M'autorises-tu à me joindre à toi ? Ce n'est pas pour rien que j'ai fait installer une double douche !»

«Si tu veux...»

Même si ma voix se voulait sans grande joie, au fond de moi, je bouillonnais d'excitation.

Il prit la douche à ma droite. Il avait enlevé son boxer, laissant son sexe turgescent à ma vue. Il commença à mettre sa main sur son membre viril et à faire des va-et-vient.

Oh mon Dieu !

Il se masturbait à côté de moi !!!

«Ça ne te dérange pas au moins ?» me demanda-t-il comme si ce qu'il était en train de faire était parfaitement normal !

«Non» fis-je d'une petite voix.

Bien sûr que si ça me dérangeait ! La vision de son corps musclé, ce «V» si parfait, sa main posée sur son sexe, ses mouvements qu'il fait, cette eau dévalant le tout... Cela m'excitait au plus au point !

Résiste Isabella ! Résiste Isabella ! Résiste Isabella !

Non, lâche-toi !

RÉSISTE !

LÂCHE-TOI !

Non ! Non ! NON ! J'allais devenir folle s'il restait à côté ! Et ce débat mental me donnait la migraine ! Comme si deux personnes s'étaient incrustées au fond de mon crâne, se disputant à propos d'une chose dont je ne savais même pas ma préférence. La scène me fit un peu rappeler ces scène où l'on voyait un petit diable et un ange, de chaque côté d'un personnage, chacun essayant de ramener à sa cause la personne centrale.

SURTOUT, REGARDE-LE !

CONCENTRE-TOI SUR TA DOUCHE !

NON, LA SIENNE !

NON, LA TIENNE !

Je jetai un infime coup d'œil en direction d'Edward. Toutes mes tentatives de résistances cédèrent... Il était au bord de la jouissance et ce par sa propre main ! Son visage était tellement beau, je regrettai seulement qu'il ait les yeux fermés. Je m'approchai de lui et mis ma main sur la plus occupée des siennes. Il me regarda, surpris. Je lui retirai sa main de pénis, et commençai à le masturber. Il avala difficilement puis grogna de plaisir. Je ne l'avais pas entendu le faire précédemment, trop occupée par mes pensées. Mais l'avait-il réellement fait ?

Au bout de plusieurs va-et-vient, il éjacula. L'eau de la douche enleva pratiquement toute sa semence immédiatement. Dommage... Même si cela pouvait paraître un peu pervers et vulgaire (d'accord, beaucoup !) mais j'aurais bien aimé mettre mes doigts dans ma bouche afin de le goûter, juste par curiosité... ou par comparaison... J'étais encore vierge il y a peu, mais pas réellement sans expérience !

«Merci» chuchota-t-il, puis il m'embrassa dans le cou. «Tu veux un petit remerciement en retour ?»

«Dans quel genre ?»

Comme pour me montrer ses idées, il commença à jouer avec mes tétons durcis, puis fit glisser l'une de ses mains sur mes plis intimes et sans que je lui donne mon accord, il pénétra deux doigts en moi. Mais avait-il besoin de me demander la permission ? Si j'étais venue vers lui, lui faire certains attouchements, ce n'était pas pour rien ! Il me plaqua contre la paroi et afin d'avoir un meilleur angle de pénétration pour plus de sensation, je l'enlaçai de mes jambes. Sa main libre (ou du moins, la plus libre des deux...) vint se placer entre nos deux corps pour chatouiller mon paquet de nerfs. J'étais au bord de l'extase, je le sentais... Sa bouche ne restait pas inoccupée, Edward s'attaquait à ma poitrine ou me susurrait des paroles osées au creux de mon oreille, mordillant mon lobe au passage...

«Humm... Edward... Je... Aaaah...»

Je continuai mes cris de jouissance (je n'étais pas censée être la fille muette comme Coquette Pomme, je pouvais me laisser aller !) mais Edward colla ses lèvres contre les miennes pour me faire taire. Il retira ses doigts de mon vagin, et je ressentis un immense manque. Il retira mes jambes de ses hanches, m'embrassa sur la joue et prit la douche que j'occupais précédemment. Il continua de se doucher comme si de rien n'était !
Il voulait m'énerver n'est-ce pas ? Il voulait que je lui fasse une remarque ou que je lui dise que j'en voulais plus ?

Jamais de la vie !

À partir de maintenant, je ne fais plus aucun effort ! Je le voulais, certes. J'étais frustrée qu'il me laisse là, comme ça, comme un objet qu'il avait utilisé puis jeté comme une vulgaire chaussette, certes ! Mais il était hors de question que je le lui avoue !

Je finis de me doucher (sans omettre de le provoquer en faisant des mouvements sensuels, me caressant exagérément pour appliquer le gel douche sur ma peau, me rinçant tout en laissant aller mes mains le long de mon corps et à divers endroits...) J'avais remarquer que sa virilité s'était réveillée, qu'il ne pouvait s'empêcher de me regarder et de me dévorer du regard... Il me désirait, il ne pouvait pas dire le contraire !

X.O.X.O. Pomme Coquine