Bonjour !
Un rapide post : Le chapitre 2 : Se rappeler.
Je tiens à remercier Singaly pour sa correction.
Ainsi que les gens qui lissent cette fic sans forcement la commenter. Et un énorme merci à ceux qui laissent une trace (parce que sa motive beaucoup.)
Donc : Merci à Melian-Chan et MuiStein de me suivre et merci à hermyfanfiction (voici la suite, j'espère qu'elle te plaira) et Cissy (C'est si bien que ça ? Tu m'as mis un coup de pression énorme là. J'espère que ce chapitre te plaira autant que le premier) de m'avoir laisser une rewiew.
Maintenant, bonne lecture !
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Chapitre 2 : Se rappeler
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James soupira en repliant soigneusement la lettre qu'il avait reçu quelques heures plus tôt. Jamais le Poudlard Express' n'avait été aussi désert. Il rentrait à Godric Hollow, sans arrêt entre les deux destinations.
C'était tellement rare pour James de pouvoir rentrer chez lui sans devoir patienter pendant cinq heures à la gare King's Cross. Il descendait d'ailleurs à la gare de Londres pour raccourcir ce voyage bien trop long.
Agacé, le Gryffondor resserra sa cravate noire en jetant un œil sur l'heure de sa montre à gousset.
Décidément, le Poudlard Express vide était un véritable paradis.
Si seulement Sirius et Remus avaient pu être là... Mais ce n'était pas le cas. Dans la lettre que lui avait adressé son père, il avait seulement mentionné l'obligation que l'héritier de Potter soit présent pour l'enterrement de leurs voisins, les Black-Sent-Romero.
James se souvenait très bien de l'image chaleureuse de la femme de cette famille en train de lui donner une délicieuse tarte aux pommes.
Le souvenir vivace de l'odeur fumante et sucrée des pommes chaudes était encore présent dans son esprit.
Exactement comme un beau souvenir qu'il avait peur d'oublier à jamais.
Il trouvait étrange de n'avoir aucun souvenir de cette fille qu'il avait croisé plus tôt dans la semaine. Rivarrah Black-Sent-Romero.
- Rivarrah, prononça-t-il en baissant les yeux sur sa main, il ressentait encore l'étreinte glacée de ses doigts hésitants quand il l'avait aidée à se relever.
Son prénom avait un goût étrange qui perdurait sur sa langue après la dernière syllabe prononcée. Un mélange de regret et de tristesse qu'il ne comprenait pas.
Rien dans sa vie n'avait jamais été regretté. Le caractère même de James empêchait ces désagréments de se produire.
Sauf qu'il y faisait face sans même en connaître la raison. Et ça l'énervait pratiquement autant que le jour ou il avait du sauver la vie de Rogue.
En apercevant le paysage familier de la forêt de Godric, James sut qu'il était presque chez lui. Même si c'était pour un enterrement, ça lui fit plaisir d'être de retour.
En général, il restait à Poudlard pendant les vacances afin de ne pas laisser Remus seul. Aussi ne voyait-t-il pas ses parents autant qu'il le voulait.
James tira sa valise derrière lui en sortant de son compartiment pour rejoindre une porte de sortie un peu plus loin.
Le train se stoppa dans un grincement de rails avant qu'il ne puisse enfin sortir. James sourit comme un idiot en apercevant ses parents patiemment en train de l'attendre.
L'enterrement était pour dans plusieurs heures, mais le couple arborait déjà les vêtements de deuil de circonstance.
- Papa, Maman, je suis content de vous voir, souffla James en serrant ses deux parents contre lui.
- Il es bien triste que ce soit pour l'enterrement des Black-Sent-Romero. Quand je pense à cette pauvre Rivarrah..., murmura la mère de James avec un trémolo dans la voix. Elle déjà perdu tellement de membres de sa famille qu'il ne restait plus qu'elle.
- Elle ne fait pas partie des Black ? demanda James en fronçant les sourcils.
- C'était il y a tellement de temps, expliqua le père en prenant des airs de professeur d'histoire. Les ancêtres de Rivarrah ont refusé de rejoindre le reste de leur famille à Londres. Ils ont été bannis et se sont dispersés aux quatre coins du pays. Puis, il y a eu la famine. Et il ne restait plus qu'une branche de cette famille, celle de Rivarrah : Les Black-Sent-Romero de Godric's Hollow. Ils n'ont aucun contact avec les Black dont fait partie Sirius.
- Tu me l'as déjà dit, comprit James en remarquant l'air intrigué de sa mère alors que son père semblait être au bord d'une importante crise d'agacement.
- Il y a plusieurs années que nous avons remarqué que tu avais complètement oublié Rivarrah, soupira la mère. Vous étiez tellement amis et puis... tu ne semblais même plus connaître son existence...
- La seule chose dont je me souviens c'est que la mère de Rivarrah me servait une tarte aux pommes. Rien d'autre.
- Rentrons, soupira le père de James. On vas te montrer les photos. Tu te souviendras peut-être.
James hocha la tête, pas tout à fait certain que ce soit aussi simple.
Ils traversèrent plusieurs rues recouvertes de neige fraîche et finirent devant le grand manoir des Potter. Le Gryffondor jeta un œil sur le côté et fut saisi par la splendeur de la maison des Black-Sent-Romero. C'était une immense bâtisse tout en hauteur d'un style symétrique très français.
Il entra finalement chez lui et posa sa valise dans l'entrée avant de s'installer dans l'une des petits salons du rez de chaussée.
Sa mère fouilla dans un tiroir et en sortit un album qu'elle tendit a James d'une main légèrement tremblante.
James ouvrit le lourd ouvrage et se figea dès la première photo.
Il se voyait en train de construire un château de sable comme n'importe quel gosse. Le sable voletait autour de lui à cause de ses pouvoirs.
Un sourire idiot marquait ses traits alors qu'une enfant approchait sur la droite. Brusquement son regard se fixa sur une gamine en train de tracer un trou avec son pied.
Ça avait été le début, songea-t-il en effleurant du doigt les cheveux, en noir et blanc, de Rivarrah.
James lui avait parlé ce jour-là. Et ils étaient devenus amis comme les deux doigts de la main. Comment avait-t-il pu oublier ça ?
Au fil des images qui défilaient, la réalité lui semblait complètement improbable. Leur destin étaient tellement entremêlés qu'aucune de ces photos ne les représentaient l'un sans l'autre.
Il continua de tourner les pages pour s'arrêter sur une représentation de lui-même alors âgé de neuf ans.
La tarte aux pommes qu'il dévorait avec délectation était tellement bonne qu'il la mangeait en s'en mettant plein sur les joues. A côté de lui, Rivarrah était assise, un sourire sublime plaqué sur ses lèvres. Son tablier blanc était un indicateur suffisant pour savoir que c'était elle qui avait fait la tarte que James mangeait.
James sentait encore l'odeur des pommes chaudes. Il avait cru que sentiment de chaleur venait du sourire de la mère de Rivarrah, il s'était trompé. C'était Rivarrah. C'était elle.
Le garçon tourna la dernière page ou Rivarrah était présente, c'était le jour de leur départ pour Poudlard, à la gare de Godric Hollow. C'était la seule fois où il était parti de cette gare.
Toutes les photos suivantes le figurait entouré de Sirius et Remus. Sur certaines il était seul, mais plus aucune ne montrait Rivarrah et son sourire lumineux. Plus aucune.
- Après ton entrée à Poudlard, Rivarrah n'est jamais revenue chez nous, murmura la mère de James. Je l'ai croisée quelques fois au marché le samedi. A chaque fois elle promettait qu'elle allait passer, et elle ne venait jamais.
James ne comprenait pas. Il l'avait oublié sans même s'en rendre compte. Et elle n'avait rien dit. Rien dit du tout.
- Que s'est-il passé, Fils ? demanda le père de James.
- Je ne sais pas, avoua le garçon en se prenant la tête entre les mains. Je n'en ai pas la moindre idée.
La parents de James furent consterné, mais ils ne dirent rien de plus. La mère rangea l'album et demanda à James si il avait envie de manger quelque chose avant de partir.
- De la tarte aux pommes, marmonna James en fermant les yeux après s'être tassé dans le fauteuil ou il s'était vautré.
Une fois la part engloutie sous l'œil bienveillant de ses parents, les trois Potter sortirent de leur manoir pour traverser la grande place et entrer dans le cimetière où se trouvait déjà une grande partie des habitants de Grodric's Holow ainsi que plusieurs sang-purs que James avait déjà rencontré.
Après le discours du prêtre, chacun fit son petit commentaire auprès de Rivarrah. Elle était vêtue intégralement de noir. Excepté son regard bleu vif souligné par ce noir persistant, et ses cheveux remontés en un chignon lâche, elle était entièrement en noir et blanc.
- Elle a l'air presque malade, souffla l'un des convives.
James resta en arrière les dents serrées. Il ne pouvait pas la réconforter. Il n'en avait plus droit. Pas après sept années à l'ignorer.
Pas alors qu'il y a une semaine, il ignorait encore son prénom.
Aussi resta-t-il en retrait lorsque ses parents présentèrent les condoléances de la part de la famille entière.
- James, la suite se passe chez les Black-Sent-Romero, souffla le père du garçon avec tristesse en jetant un regard vers Rivarrah.
C'était une espèce de fête pour que chacun partage ses souvenirs. Chacun des habitants de Grodric's Hollow organisait ce genre de fête pour se souvenir avec clarté du défunt.
- Allez-y, murmura James. Je vous rejoins là-bas.
La mère allait s'y opposer mais elle fut interrompue par le père qui poussa sa femme vers la sortie.
James laissa son regard errer dans le cimetière désert où les tombes s'accumulaient avec le temps qui s'écoulait.
Rivarrah était toujours plantée devant la tombe de ses parents. L'unique sépulture qui abritait leurs corps était à peine refermée, que déjà elle était seule.
Le Gryffondor retint un élan pour la consoler. Il n'avait rien à lui dire qui soit suffisant pour rompre la solitude qui l'affligeait.
Il ne pouvait rien lui promettre parce qu'il n'avait rien à lui donner. Et ça le rongeait de l'intérieur. C'était donc ça le regret, comprit-t-il en portant une main à son cœur, incommodé par la sensation.
- Excuse-moi, prononça-t-il lentement avant de se détourner.
James ne savait pas pourquoi. Mais il ne se sentait pas le droit de la prendre dans ses bras, pourtant c'était la seule chose qui lui semblait normale. Et aussi la seule chose qui l'aurait empêché d'avoir l'impression d'être un connard dont le cœur était coincé sous une pierre.
Sauf qu'il n'avait pas le droit de faire ça.
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Voila pour se chapitre.
Il était bien ? Oui ? Non ? Sans opinion ?
