Bonsoir !

Me revoici ! Comme d'habitude, je tiens à remercier ma bêta : Singaly pour sa correction. Et mes rewieuwer. Ça m'a fait extrémement plaisir.

Dess : Voici la suite. Je suis contente que ça te plaise. J'espère que se sera toujours le cas pour la suite.

Roselia001 : J'espère que la suite te plaira autant que le début.

Lixouille : Oui, les choses vont changer, mais pas dans se chapitre. Mais ça vient ! =)

Voila, bonne lecture à tous !

.


.

Chapitre 3 : S'aider.

.

Rivarrah lança un regard agacé devant elle alors qu'elle s'arrêtait en plein milieu du couloir. Elle était affreusement pressée : non seulement elle était sortie en retard de son cours de potions, mais en plus les couloirs étaient bondés.

- Miss Black-Sent-Romero ! beugla l'infirmière derrière elle alors qu'un tas de Gryffondors curieux de deuxième année se retournait pour la dévisager.

C'était toujours le "Black" de son nom qui interpellait. Comment une Poufsouffle pouvait-t-elle être de la même famille que Bellatrix Black, Regulus Black et Sirius Black ?

C'était possible, mais ce n'était absolument pas le cas de Rivarrah. Les Black étaient une lointaine branche de sa famille dont elle n'avait pas envie d'entendre parler.

A un degré donné, chaque sang-pur était cousin avec chacune des familles de Grande-Bretagne. Tout le monde s'en moquait, elle aussi.

- Madame Pomfresh, salua-t-elle avec un sourire poli.

- Je suis navrée pour vos parents, murmura-t-elle en posant une main maternelle sur l'épaule de la Poufsouffle de septième année. Si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas.

Pour que tout le monde soit au courant ? faillit-t-elle répliquer. Sûrement pas. Jamais elle n'aurais la faiblesse de demander quoi que se soit à une inconnue. Elle n'était pas comme ces Gryffondors qui faisaient la moitié de Poudlard pour se trouver une serviette moldue pendant leurs règles ou un bon sort pour stopper l'écoulement.

Elle grimaça de dégoût en poursuivant son chemin après avoir remercié la femme.

- Tu n'as donc pas d'amis ? demanda Regulus Black lorsqu'elle atteignit le hall de l'école.

- Les amis ne sont que des gens qui ne vous ont pas encore trahi, informa froidement Rivarrah. Et toi ? Tu n'as pas d'amis ?

- Elle sort ses griffes la Poufsouffle... C'est a-do-ra-ble. Tu peux essayez de miauler aussi, ricana le Serpentard avec méchanceté.

- Black, rend-toi service, fais-toi des amis au lieu d'emmerder les gens qui ne te fond rien de mal.

Rivarrah était excédée. En temps normal, elle aurait passé son chemin. Regulus lui lançait toujours au moins dix piques par semaine depuis plus de sept ans.

Mais aujourd'hui n'était pas un jour où tout allait bien.

Le notaire lui avait apprit que les derniers membres de sa famille étant mort, elle était destinée à procréer dans les bref délais. Dans le cas contraire, le Ministre affilié au Sang-pur la marierait à un autre Sang-pur afin de pouvoir créer la descendance.

Elle avait autre chose à penser qu'à baiser alors que ses parents étaient mort.

Et aucune envie de gérer un Serpentard en mal d'amour et d'attention comme Regulus Black.

- Tss, Black-Sent-Romero, tu es tellement mignonne quand tu sors tes griffes, chuchota le Serpentard, lui lançant un regard insolant tout en se penchant vers elle.

Rivarrah recula brusquement et rentra dans une forme chaude et incroyablement grande.

- Tss, Petit-frère, tu es tellement mignon quand tu essayes de draguer, rétorqua la voix amusée de Sirius Black.

- Ça va ? demanda Remus, c'était contre lui qu'elle avait buté.

- Black ne m'a rien fait, répondit-t-elle avec reconnaissance. De tous les élèves de Poudlard, Lupin était celui qui était gentil en toute circonstance.

Un super héros de la gentillesse.

Elle l'aimait bien. Enfin, en tant que personne qu'elle n'entendait pas approcher plus que nécessaire.

C'étaient les amis qui faisaient le plus de mal, alors autant ne pas en avoir. Rivarrah avait vu ses idées être confortées par James Potter, puis une Poufsouffle complètement dingue dont elle avait oublié le prénom.

Regulus avait disparu comme par magie pour la laisser faire au trois Gryffondors. James Potter se tenait à côté de ses amis.

Il la fixait avec tellement d'insistance qu'elle avait l'impression d'avoir un bouton sur le nez. Qu'est-ce qu'il avait encore ? se demanda-t-elle, agacée.

Après sa campagne d'ignorance totale, il se rappelait d'elle ?

Soit.

C'était trop tard. Elle n'était pas le genre de fille à accepter d'être abandonnée puis reprise. C'était bon pour les chaussettes et les Weasley ça.

- Euh..., bredouilla-t-il après un coup de coude de la part de Sirius Black. Désolé pour tes parents. Je... Euh...

- Black, Lupin, je vous remercie de m'avoir aidé, murmura Rivarrah en s'inclinant légèrement.

Elle tourna les talons et disparut au loin, profondément satisfaite d'avoir ignoré l'illustre James Potter comme si il n'était rien.

.

James resta pantois, incapable de bouger le moindre muscle ou de dire quelque chose. C'était pire que d'être rejeté. Elle l'avait carrément ignoré.

Comme si elle ne le connaissait pas. Non. Pire : Comme si il n'existait pas.

- Elle t'a ignoré ? demanda Sirius en lançant un regard de biais à son meilleur-ami, planté comme un piquet au milieu du hall.

- Elle l'a complètement ignoré, marmonna Remus en observant la démarche régulière de Rivarrah Black-Sent-Romero disparaître dans le couloir est, ses long cheveux châtains voletant derrière elle.

- C'est pas ton amie d'enfance ? interrogea Patmol en fronçant les sourcils, complètement perdu par le comportement de la Poufsouffle assez énervée.

- Bordel, cracha James en traversant le hall à toute vitesse, pas au point de courir, mais d'une marche très rapide qui indiquait assez clairement aux autres élèves qu'il ne fallait ni lui couper la route, ni l'interrompre et encore moins lui parler.

Le Gryffondor enragé aperçut l'éclat des cheveux presque blonds de Rivarrah. Il saisit le bras de la Poufsouffle, et passa à toute vitesse dans un autre couloir.

Elle se retourna d'un bloc, la bouche entre-ouverte de surprise. Ensuite, son regard bleu vif se chargea de reproche contenu puis elle se tenta de se défaire de sa poigne sans succès.

James sembla remarquer les curieux qui s'amassaient autour d'eux. Agacé par leur comportement, James coupa court en prenant Rivarrah pour la pousser dans une pièce complètement vide qu'il identifia comme étant la Salle sur demande.

- Pourquoi tu me prends pour un moins que rien ? demanda James en lâchant son bras pour mieux la jauger sans avoir l'impression de la forcer.

- Parce que tu ES un moins que rien, hurla-t-elle en serrant les poings avec force. Son regard bleu vif se fixa sur celui, brun, de James. Tu te prends pour un dieu ? Soit. Mais à mes yeux, tu ne vaux pas mieux qu'un chien qui à la rage !

Le Gryffondor était plutôt patient, et il encaissait les critiques avec beaucoup de flegme. Mais là, c'était trop pour lui.

Il n'était pas qu'un moins que rien. Il n'était pas un dieu. Et il était mieux qu'un chien enragé.

James aurait lui-aussi pu se mettre à raconter des horreurs dans la joie et la bonne humeur. Mais il n'était pas comme ça. Et surtout, il ne voulait pas lui faire de mal. Il était au dessus de ça, même fou de rage.

- Tu as fini ? demanda-t-il avec une froideur clinique en la jaugeant.

Rivarrah resta coite, sa bouche rose entre-ouverte alors qu'elle le dévisageait. Elle voulait une raison de plus pour le haïr. Elle avait besoin d'une querelle remplie de haine et de rage pour apaiser toute sa peine et son impuissance.

Si Regulus Black n'avait pas été assez fort, James Potter l'était. Elle le haïssait tellement. Mais pas lui. Il ne semblait pas la haïr malgré ce qu'elle avait pu dire.

- Pourquoi ? interrogea-t-elle avec un trémolo dans la voix en posant une main devant son visage. Qu'est-ce que tu me veux ?

- Rivarrah, je suis désolé pour tes parents, murmura-t-il en franchisant la distance qui les séparaient, il la prit par les épaules avant de la serrer contre lui comme un trésor précieux qu'il ne fallait pas perdre.

La chaleur de James était tellement rassurante et étrangement calme que Rivarrah, malgré toute la haine et la peine qu'elle ressentait contre lui se sentit fondre, écrasée par tous ses sentiments de tristesse et d'amertume.

D'elles même, ses larmes se mirent à dévaler ses joues et poursuivirent leur chute jusque sur les chaussures du garçon.

Secrètement soulagé, James se mit lentement à lui caresser les cheveux d'une main qu'il rendit légère.

Les larmes qu'elle laissait tomber, il savait qu'elles avaient une signification bien plus profonde que de simples larmes de crocodiles.

C'était la mort de ses parents, la mort de toute sa famille, son désespoir profondément ancré dans ses veines, toute cette solitude qui l'entourait en permanence comme un étau autour de son cou. C'était sur tout ça qu'elle pleurait.

James s'agenouilla par terre quand il sentit que les jambes de Rivarrah ne la portaient plus. Elle ne semblait même pas se rendre compte du changement, elle s'approcha plus près et se blottit réellement contre James en passant ses deux bras autour de son cou comme elle se serait accrochée à une bouée de secours.

Il ne promit pas que tout allait s'arranger. Il ne promit pas non-plus d'être toujours près d'elle. Pas plus qu'il ne dit un mot.

Bien qu'il aurait voulu les dire. Lui promettre de toujours la protéger. Il savait que ce n'était que du vent. Des mots tout fait pour tenter d'étouffer une douleur qu'il était loin d'appréhender dans son entièreté.

Alors il ne lui donna que sa présence à ce moment précis. Cette réalité qui ne serais jamais démentie parce qu'entièrement vraie.

Plusieurs longues minutes s'écoulèrent alors que James caressait sa longue chevelure bouclée avec une douceur extrême.

- Merci, souffla-t-elle lentement en s'écartant. Ses soubresauts bruyants c'étaient tut, des larmes sèches jalonnaient ses joues, et pourtant elle affichait cet espèce de sourire rempli de chaleur et d'amour.

Brusquement James ressentit l'envie irrépressible de posséder ce sourire. Une envie qu'il réprima pourtant en pensant à sa petite-amie, Lily Evans.

- Ca va mieux ? demanda-t-il en l'aidant à se relever.

Elle épousseta sa jupe d'uniforme et remit sa cravate en place au dessus des quelques boutons défaits de sa chemise blanche.

- Tout va bien, confirma-t-elle avec un pâle sourire.

Un instant de gène profonde passa entre les deux jeunes gens.

Rivarrah brûlait d'envie de s'enfuir à toutes jambes. Elle devait avoir les yeux rouges et gonflés comme des écrevisses collées sur le visage. Sans compter qu'elle s'était mise à pleurer comme une gamine dans les gras d'un type qu'elle ne supportait plus.

James, lui, ne savait pas comment s'excuser de l'avoir oubliée. Il ne savait pas comment lui dire qu'il était désolé. Il ne savait pas comment lui donner la place qu'il rêvait qu'elle ait dans sa vie.

Un peu comme ce qu'il avait avec Sirius, un peu comme une sœur mais en plus près. Un peu comme quand il était seul avec sa mère et qu'il avait l'impression d'être libre de tout dire, libre de tout faire. Un peu comme quand il était heureux sans raison.

Et tout ça, James ignorait comment le rassembler en une seule place. Une relation. Avec Rivarrah. C'était elle dont il avait besoin. Et c'était elle qui rendait tout compliqué.

- Euhm..., je..., bredouilla Rivarrah en désignant la porte du doigt. Elle ferma la bouche et passa à côté de James avant disparaître.

Le garçon resta planté là sans bouger.

Ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait trouver la réponse à son dilemme. Et en attendant le fossé creusé entre Rivarrah et lui devenait de plus en plus profond et de plus en plus dur à franchir.

.


.

Alors, ça vous plait ?