Le premier message codé était « Le gamin aura besoin d'aide ce soir. Rejoignez-moi à l'adresse convenue. Préparez le terrain. A.V. » Et la réponse était : « Pas de problème patron, nous ferons tout ce qu'il faut. » C'était juste une précision de ma part avant de lire ce chapitre.

Bonne lecture ;)


Chapitre 13

Une strip-teaseuse prouve que si les femmes n'ont jamais rien à se mettre, il leur faut toujours du temps pour l'enlever. (Partie 2)

Point de vue d'Edward


Ce qui me sembla être cinq minutes de déconnexion au monde qui m'entourait, était en réalité plus d'une heure et demie. Regardant aux alentours, je reconnus le club de strip-tease que j'avais fréquenté cette dernière semaine. J'étais tellement concentré sur la traque de Bella, que je n'avais même pas réalisé où je me trouvais...

Je tâchai de me remémorer comment j'en étais arrivé à la suivre, en vain ! Comme si mon cerveau avait fait une remise à zéro en appuyant sur le bouton reset !

Mes mains sur mon visage, je me concentrai davantage... Mais encore une fois, rien ! Du vide, du vide et rien que du vide !
Je me cognai la tête contre l'appui de tête de ma voiture... J'avais recouvré un minimum de mes facultés à penser de manière cohérente, c'était déjà ça !

J'envisageai deux petites secondes d'aller voir Coquette Pomme et de me changer les idées, mais j'hésitais fortement... Un, je ne voulais pas lui donner de faux espoirs en allant la voir presque chaque soir. Deux, je ne voulais pas qu'elle pense que je venais uniquement pour la voir, même si ça aurait été le cas. Et de trois, j'aimais Bella, non ? Ce n'était pas moral si j'allais voir une autre fille, et ce, même si je ne sortais pas avec celle que j'aimais.

La seule raison qui me poussait à y aller, était de vérifier l'ampleur ou la réelle présence de mes sentiments amoureux envers Bella en allant voir la fille à qui j'avais pensé quelques instants quand nous avions... enfin... quand nous ne formions plus qu'un...
Je réfléchis quelques minutes avant de m'arrêter sur mon choix final...


Point de vue de Bella
Allongée le canapé de ma loge, j'étais à deux doigts de m'endormir, exténuée par les danses que j'avais effectuées jusqu'à présent.

« Bella ! » me réveilla Mike. « Il faut que je te parle. » dit-il froidement.

« Bah vas-y. Je t'écoute. » dis-je à moitié endormie.

« Couches-tu avec l'un de tes clients ? » me demanda-t-il d'un ton sec et poignant.

Je me redressai brusquement, ce qui me valut le tournis.

« Comment le... Je veux dire... Pourquoi dis-tu cela ? »

« Et bien l'autre fois... lorsque tu m'as demandé d'éteindre les lumières et tout le toutim et bien... j'ai entendu du bruit dans la pièce. Des grognements plus exactement... Je suis allé voir et... »

« Tu l'as vu sur moi je présume ? »

« Oui, et les grognements provenaient de ton client aux superbes cheveux... Je n'ai pas vraiment eu l'impression qu'il respectait l'interdiction de toucher... » déclara-t-il sur un ton de reproches.

Je soufflai. Mike faisait parti de ces personnes très à cheval sur les règles et les lois...

« Je t'en prie, ne dis rien de tout ça à Charlie... »

« Après tout ce qu'il a fait pour toi, c'est comme ça que tu le remercies ?! » s'emporta-t-il. « Et tu t'en es tapée combien des comme ça ? Ici, c'est un club de strip-tease ! Les putes, c'est la porte juste à côté ! »

Sur ce, il s'en alla en claquant la porte derrière lui. Je restai choquée devant ses propos plus qu'insultants à mon encontre ! Il n'avait pas le droit de me dire ça ! Il ne savait pas à quel point ça me blessait et m'affectait.

Des larmes coulèrent le long de mes joues, tandis que je me mettais en position fœtale sur le canapé...

« Bell's, tu m'expliques ce qui te met dans cet état-là ? C'est flippant à la fin ! » me parvint une voix féminine que je reconnaissais. « Bell's... Je sais que tu ne dors pas ! »

« Laisse-moi Tanya ! Laisse-moi... » répétai-je faiblement.

« Tu n'as pas bougé depuis plus de deux heures ! Tu vas finir par de décomposer sur place ! »

« Ce sera toujours mieux que ma foutue vie ! »

« Ça signifie quoi ? »

« Que j'ai une vie de chien que je ne demande qu'à quitter ! »

« C'est quoi ces envies suicidaires ?! Je te préviens ! » commença mon amie d'un ton autoritaire que je ne lui connaissais pas. « On peu plaisanter sur pleins de chose, mais ça ! Ça, c'est un sujet auquel il ne vaut mieux pas rire ou penser ! Ma mère, Sasha, s'est suicidée parce que son dernier enfant est mort... Alors ne sois pas égoïste et pense un peu à moi ! J'ai besoin de toi ! »

J'ouvris les yeux et vis Tanya pleurer. Elle caressa ma joue tendrement de sa main.

« Désolée... Tu ne me l'avais jamais dit, tout comme Kate ou Irina... »

Je m'assis correctement, et elle fit de même à ma gauche. Elle passa son bras sur mon épaule et me caressa les cheveux. J'appuyais ma tête contre son épaule...

« Ce n'est pas le genre de chose que l'on expose à tout le monde. Et je me voyais mal lâcher ça en plein milieu d'une conversation... »
« C'est dingue, je me rends compte seulement maintenant que je ne sais pratiquement rien de toi. »

« Faux ! Tu en sais certainement plus que mes sœurs. »

« Il ne faut pas exagérer ! Ce sont tes sœurs ! »

« Sœurs de sang, mais pas tellement sœurs de cœur... Je te préfère de loin à elles. »

« C'est horrible ! »

« Réaliste Bell's. C'est juste réaliste et véridique. »

« On n'a pas des vies faciles, hein ? »

« Non, effectivement... Bon, si tu retirais ce masque et ces lentilles ? Tout ce que tu vas récolter c'est une infection oculaire. »

« T'as raison. »

Je me levai trop rapidement, et perdis l'équilibre. Tanya me rattrapa de justesse. Elle souffla.

« Toi et ton équilibre ! »

« Ce n'est pas bien de se moquer ! »

Je me dirigeai vers ma coiffeuse et enlevai mes accessoires contraignants et douloureux.

« Je retourne au boulot, j'ai un client à satisfaire dans peu de temps. Repose-toi, je reviendrai te chercher lorsque j'aurais fini. »

« Pas de problème. »


Point de vue de l'inconnu
La brune en question n'était pas revenue sur scène ou même dans la salle depuis deux bonnes heures. J'avais demandé un show privé, mais on m'avait répondu : 'Elle est actuellement en indisponibilité. Repassez donc un autre soir.' Mais c'est ce que nous allions voir !

« C'est le moment. » déclarai-je à l'intention de mon fils.

Je me levai et partis vers la loge de Coquette Pomme.

Sans bruit, j'entrai à l'intérieur. Elle était dos à moi, les cheveux relevés en un chignon lâche, attachant les agrafes de son soutien-gorge particulièrement hideux. Silencieusement, je m'approchai d'elle et sortis une petite seringue de drogue. J'étais à quelques centimètres de la fille lorsque mon fils -parfait idiot qu'il était- referma la porte en la claquant légèrement. Cet infime bruit, annonça notre intrusion dans sa loge. La jeune femme, ôtée de son masque, se retourna surprise et effrayée.

« Qu'est-ce... »

Elle ne parvint pas au bout de sa phrase, j'avais déjà mes mains sur sa bouche, la faisant ainsi taire. Elle se débattit, essaya de crier et essaya d'enlever ma main de son visage, mais j'étais bien plus fort que cette frêle et fragile créature de luxure... J'enlevai le capuchon de l'aiguille et la plantai directement dans son cou. Rapidement, la toxine fit son effet... Elle arrêta de se débattre et ses mains lâchèrent prise sur la mienne.
Je crachai le capuchon à terre, et allongeai le corps sans faculté sur le sol.

« Retire-lui sa culotte rapidement ! » ordonnai-je à mon jeune et inexpérimenté complice.

Il s'exécuta aussitôt contrairement à ce que j'avais pu penser. Je récupérai le bouchon et protégeai l'aiguille de la seringue avant de remettre le tout à sa place initiale, c'est-à-dire dans la poche intérieure de ma veste.

J'observai la fille. Elle était d'autant plus belle et désirable, offerte et vulnérable comme elle l'était à présent. Elle commença à baver et à avoir de légères convulsions...

« Recule-toi et sors donc ton pénis de ton pantalon ! Le but n'est pas d'observer mais d'agir ! »

La vessie de la jeune femme se relâcha, et déversa toute l'urine sur l'immaculé carrelage noir. Elle était à présent totalement droguée et prête... Je vis le gamin hésiter, mais finalement, il sortit son membre en érection.

Il y avait déjà du progrès depuis la dernière fois ! Il avait un minimum de désir cette fois-ci ! Je lui lançai un préservatif, qu'il attrapa avec une grande coordination de ses mouvements. Il observa l'emballage carré quelques instants avant de l'ouvrir d'un geste pressé. Parfait ! Le désir était réellement présent. Cette fille était la bonne. Celle qui le ferait passer de gamin à homme.

Il plaça le bout de latex sur son sexe turgescent. Je fus surpris de sa taille, que je n'imaginai pas aussi importante ! Il se plaça ensuite au dessus de la fille, évitant ses urines. Il ne la pénétra pas pour autant. Il hésitait encore, mais bien vite l'adrénaline et l'envie de sexe prendraient le dessus. Je pris une photo du visage de la fille à découvert, sans son masque. Mignonne...

Me rendant vers la porte, j'entendis des voix masculines.

« Laissez-moi passer, je veux juste lui parler. »

« Coquette Pomme ne veut voir personne pour le moment. Revenez un autre jour. »

« C'est maintenant que je suis là ! »

« Merde ! » m'exclamai-je. « Remballe tout ! On y va ou on se fait prendre. Quel est ton choix ? »

Il se releva rapidement, et se rhabilla. Je crus déceler une lueur de soulagement dans ses yeux, mais brouillé par de la tristesse. Incompréhensible ce môme !

Après vérification, nous traversâmes le couloir et sortîmes par la porte de sortie de secours, ouverte au préalable par mes sbires. Ma limousine noire aux vitres teintées nous attendait. Le chauffeur nous ouvrit la portière et mon fils pénétra dans la voiture. J'entrai à mon tour. Le chauffeur referma la portière et partit s'asseoir au volant.

Soudain, un homme s'introduit dans l'habitacle et s'assit à mes côtés.

« Démétri... » soufflai-je surpris.

« Père... » répondit-il froidement.

Le gamin voulut se jeter dans les bras de son frère, mais je plaçai mon avant-bras sur son torse pour l'en empêcher.

« Je n'arrive pas à croire que tu convertis Alec dans ton affaire ! C'est mal ! Cette fille n'est pas n'importe qui ! Tu es au courant que je n'ai pas suivi la voie que tu m'avais destinée, et que je suis devenu psychologue ? Et bien figures-toi que cette fille est l'une de mes patiente. »

Voilà qui me facilitait la tâche pour mes recherches ! Ainsi, cette jeune femme devait être au lycée de Forks, puisque Démétri était un psychologue pour adolescents à problèmes.

Démétri mit sa main sur mon cou et recommença à parler d'un ton menaçant. Lui, était digne de moi contrairement à mon autre fils. Sa grande force l'avait mené à se révolter contre moi, contrairement à l'autre faiblard. Il était un dominant, et non un soumis de la société.

« Si je te vois traîner encore une fois dans les parages, je te jure que je te tuerai de mes propres mains. Me suis-je bien fait comprendre, cher père ? »

Je reniflai méprisamment et adoptai un sourire dédaigneux.

« Crois-tu que cela m'effraye réellement ? Crois-tu que tu m'effrayes réellement ? »

« Je ne suis plus le docile Démétri que tu as connu. J'ai évolué et moi aussi j'ai des moyens de te menacer sérieusement. Tu as de l'argent, de la notoriété, de l'autorité et du pouvoir, mais je connais toutes tes armes, tes plans et tes techniques. C'est l'avantage d'avoir participé à tes affaires durant de nombreuses années. Mais moi... J'ai l'avantage que tu ne connaisses pas mes armes offensives et défensives, ou encore les moyens que je possède. »

« Tu bluffes très bien, mais entre nous, je suis le meilleur. Ne me défis pas ou je serais au regret de perdre l'un de mes fils. »

« Essayes un peu, c'est ce que nous verrons. Je ne suis peut-être pas le meilleur, mais tu sais que je suis doué dans ton jeu. Très doué. Tu as déjà perdu une fois contre moi, je serais capable de recommencer. Je ne te l'ai jamais avoué, mais je t'ai toujours laissé gagner lorsque j'étais plus jeune. J'ai fait ça par amour. Parce qu'à l'époque je tenais à mon paternel que je considérer toujours ainsi et à la réputation qu'il s'était créé. Mais maintenant, tout est différent. Je n'ai plus aucune raison de ne plus gagner. Bien au contraire. Tout me pousse à la victoire. »

Il desserra la prise sur mon cou, et sortit de la limousine après un bref 'au revoir' de courtoisie.

Tu voulais jouer mon fils. Alors jouons ! Et que le meilleur gagne ! Et simplement parce que c'est toi, je ne serais d'aucune pitié.

Comme si le chauffeur avait entendu mon désir, il se mit à rouler, certainement en direction d'un autre club, pour une autre proie. Mais je ne laisserais pas tomber l'affaire de cette Coquette Pomme. C'était un défi plus qu'excitant, et ce, sur toutes les facettes ! Et il y avait plus d'une récompense à la clé...

Qrznva n frcg urherf cerpvfrzrag : w'rkvtr ha qbffvre pbzcyrg fhe har fgevc-grnfrhfr abzzrr Pbdhrggr Cbzzr. Ryyr ivg n Sbexf rg rfg ylprraar. Wr ibhf wbvaf fn cubgb qnaf pr zrffntr. (ndla : il y a un risque que je me sois trompée dans le cryptage.)

Le jeu ne faisait que commencer...


Point de vue d'Edward
« Laissez-moi passer, je veux juste lui parler. » déclarai-je à un blondinet qui me tapait sur le système depuis dix bonnes minutes avec son air de 'tu ne passeras pas !'.

« Coquette Pomme ne veut voir personne pour le moment. Revenez un autre jour. »

« C'est maintenant que je suis là ! » dis-je d'un ton ferme.

Je le poussai raisonnablement afin que je puisse passer. 'Coquette Pomme ne veut voir personne pour le moment.' Et c'était pour ça, que même du bout du couloir, je pouvais voir la porte de sa loge entrouverte ? Il aurait pu être franc et me dire qu'il ne voulait pas que je passe ! Les choses auraient été plus simples et claires !

Longeant rapidement le long couloir, je rejoignis enfin la loge désirée. Je m'apprêtais à pénétrer dans la pièce lorsque j'entendis une voix féminine et quelque peu familière m'interpeller. Me retournant vers l'interlocutrice, je reconnus la voisine de Bella, Tanya. Elle avait l'air quelque peu tendue. Elle me rejoignit sur le seuil de la loge.

« Hum... Ça ne te dérange pas d'attendre ici ? J'ai besoin de vérifier quelque chose à l'intérieur. Et... Je ne pense pas que Coquette Pomme soit encore là. Navrée ! »

Elle pénétra dans la pièce. Même pas un dixième de seconde plus tard, je l'entendis crier. Sans réfléchir, j'entrai en trombe.

« Oh mon dieu ! » m'exclamai-je horrifié. « Bella ! »

Je m'accroupis près d'elle, la prenant dans mes bras.

« Ed... ward... ? » prononça-t-elle faiblement.

« Je suis là Bella. Tout va bien... » la réconfortai-je en même temps que je caressais sa chevelure ou l'embrassais sur sa tempe.

J'observai son corps. Elle ne portait plus qu'un soutien-gorge de la même couleur que sa peau. Sa culotte n'était plus sur elle, mais à un mètre...
J'examinai son corps avec un peu plus d'attention. Ses bras n'avaient pas de marques de piqûres, en revanche, j'en trouvai une sur son cou.

« Bella, que s'est-il passé ? »

« Hum... » gémit-elle dans les vapes.

Je la soulevai et la pris dans mes bras telle une jeune mariée. Je la déposai délicatement sur le sol quelques mètres à côté, loin de ses urines. En regardant là où elle était précédemment, je vis un emballage carré ouvert...

« Tanya ? » l'appelai-je tandis qu'elle restait immobile. « Regarde un peu ça... » lui désignai-je du menton la protection du préservatif.

« Oh mon dieu ! Dites-moi que ce n'est pas vrai ! » Elle prit l'objet en question et regarda à l'intérieur. « Vide... »

Ainsi, il y avait bien plus de chance que Bella ait été violée... Je la regardai et caressai son visage. Il avait l'air paisible bien que vaguement perdu, puis elle ferma les paupières.

« Dors bien Bella... » soufflai-je à son oreille.

J'enlevais ses bras de mon cou, et me dirigeai vers sa coiffeuse. J'y pris la boîte de mouchoir qui y traînait et que j'avais déjà utilisée mardi dernier. J'avais l'impression que ce n'était pas il y a trois jours, mais plutôt un an. Ça paraissait tellement loin et tellement de choses avaient changées.

J'entrepris ensuite d'absorber tout le liquide sur les jambes et sur l'entrejambe de Bella avec les mouchoirs que je jetai immédiatement à la poubelle. Je l'aimais assez pour faire ce genre de chose, mais ça restait tout de même bien écœurant sur le principe !

Je lui remis sa culotte et une personne que je n'aurais jamais pu imaginer trouver ici, arriva dans la loge.

« Que faîtes-vous ici ? » lui demandai-je plus que surpris. Les yeux du psy se posèrent d'abord sur le corps de Bella, puis sur moi, puis sur Tanya pour finalement revenir à moi.

« Je... Que s'est-il passé ? » demanda-t-il paniqué. Il regarda ensuite la flaque d'urine sur le sol, puis commença à s'approcher de nous, Bella et moi. Tanya le stoppa net dans son mouvement.

« Qui êtes-vous ? » demanda-t-elle suspicieusement.

« Démétri Volturi. Je suis psychologue au lycée de Forks. Et vous, qui êtes-vous ? »

« Tanya Denali. J'ai à vous parler si vous le voulez bien. » Elle me jeta un coup d'œil. « Edward ? »

« Oui ? »

« Peux-tu ramener Bella chez toi ? C'est là qu'elle habite désormais, non ? »

« Absolument, je l'habille et je pars. »

Je me levai et allai chercher ses vêtements qui avaient été jetés sur le canapé, sous le regard étonné du psy. Une fois présentable, je pris Bella dans mes bras et commençais à partir.

« Edward ? (Je retournai vers Tanya.) Prends ta voiture, je déposerai la sienne chez toi. »

« Sais-tu où j'habite ? »

« Je possède un annuaire, ne t'en fais pas. »

« Très bien... Bonne soirée. Enfin... matinée plutôt... »

« La porte de derrière est ouverte. » précisa le psy. Tant mieux ! Ça m'éviterait un grand détour.

Rejoignant ma voiture, j'installai et attachai Bella à l'arrière. Elle y serait plus confortablement installée que sur le siège passager de l'avant. Je mis rapidement le contact et fonçai vers la maison.

Port Angeles me rappellerait désormais cette fameuse nuit du vendredi 5 septembre, où la fille que j'aimais s'était peut-être fait violée. Et tout était de ma faute ! Si seulement je l'avais suivie dans la maison aux prostituées ! J'aurais pu la surveiller et la protéger ! Éviter tout ce qu'elle venait de vivre !

J'étais le pire égoïste en ce moment même ! Ma plus grande crainte était qu'elle soit traumatisée par cet épisode et qu'elle me rejette, dégoûtée par la gente masculine... Et si elle me considérait toujours comme un coureur de jupon, ne pensant qu'à profiter d'une jolie demoiselle en la traitant ni plus ni moins comme un objet sexuel, et qui la désirait uniquement pour le sexe et rien que pour le sexe ?

Elle allait me rejeter, j'en étais sûr et certain, et ça me fendait le cœur. Je le sentais se briser en milliers de morceaux et tels des morceaux de verre, ils entaillaient chacun de mes organes se trouvant dans ma cage thoracique...

J'appuyai de plus en plus sur la pédale d'accélérateur, dépassant les cent quatre-vingt-dix kilomètres à l'heure, et me moquant éperdument des conséquences. J'avais toujours eu d'excellents réflexes, et exceptée ma conduite rapide, j'étais un bon conducteur qui n'avait jamais eu le moindre accident.

Arrivés à la villa après environ quarante-cinq minutes de trajet, je libérai ma belle et la transportai vers ma chambre. Je croisai Edgar en robe de chambre, il observa attentivement Bella avant d'ouvrir la bouche. Je parlai avant qu'il ne me pose trop de question.

« La voiture est restée devant. Je sais qu'il est tard, mais pouvez-vous aller la ranger dans le garage s'il vous plaît ? » Il acquiesça et je le remerciai. « Je vous expliquerai tout demain... Bonne nuit. »

« De même monsieur Cullen. »

Je montai les escaliers, pénétrai dans ma chambre et allongeai Bella sur mon lit. J'enlevai ses habits, la laissant en sous-vêtements et mis la couverture par-dessus elle. Je fis ma toilette et la rejoignis sous les draps. Je l'embrassai sur la joue et lui murmurai un 'je t'aime' au creux de son oreille, ayant la certitude qu'elle était parfaitement endormie... Je m'écartai le plus d'elle, craignant qu'elle réveille et qu'elle soit dégoûtée par notre contact...

Dans l'inquiétude, l'incertitude et la peur, je réussis malgré tout à la rejoindre au pays des rêves, ou des cauchemars dans mon cas...


Je sais, ce chapitre est court, mais comme c'est la deuxième partie du chapitre 12, ça peut se comprendre. J'arrête de vous embêter avec Aro et Alec Volturi pour le moment, c'était juste une introduction pour la seconde partie de ma fiction (parce que oui, il y aura une suite). Je ne voulais pas qu'à l'arrivée de la seconde partie, pour les personnes qui me suivraient toujours dans la lecture, que vous vous disiez 'mais ça sort d'où ça ???'

Pour le chapitre 12, le principe du codage était un décalage de quatre lettres dans l'alphabet. A dans le message donnait W, B = X, C = Y, D = Z, E = A, F = B, etc… etc…

X.O.X.O. Pomme Coquine


Comme c'est le chapitre 13, j'ai une petite surprise pour vous. (Rien que pour fêter le nombre 13 ! J'adore ce chiffre ! ^^) Attention ! C'est juste une petite scène comme ça, pour le délire. Un exemple de la façon dont Bella pourrait s'y prendre pour annoncer sa double identité à Edward…

Cher Edward,

Tu reconnaîtras certainement cette écriture, et l'identifieras comme la mienne, celle de Coquette Pomme. Mais pas uniquement…

Nous nous protégeons tous de quelque chose dans la vie, et nous employons diverses façons pour y parvenir. Que ce soit de la souffrance par une carapace, de notre identité par un masque ou des mensonges, de révéler nos sentiments par une attitude froide ou méchante… Nous nous protégeons tous, le plus souvent par peur…

Et j'ai peur.

Non pas peur de toi, mais peur de tout… Cet avenir qui nous attendrait une fois la vérité révélée. Ton comportement une fois le masque enlevé. De nos relations. De ma vie, après

Je ne suis pas qu'une strip-teaseuse sous le nom de Coquette Pomme. J'ai une vie en dehors. Une autre identité que tu connais, malheureusement que trop bien…

Ne m'en veux pas s'il te plaît de te l'avoir cacher, mais je voulais me protéger. Je t'aime, et ça m'effraye. Pardonne-moi.

Bella Swan