Bonjour !
Me revoici avec les souvenirs de James sous le bras.
Je tiens à remercier Singaly pour sa correction superbe et rapide.
Et un gros merci à Cissy (Avec se chapitre, tu vas savoir ce qui c'est passé. J'espère qu'il te plaira. Ta rewiew m'a fait très plaisir.)
PS : ce n'est pas que j'ai envie de me plaindre, c'est juste que je commence à me demander si vous aimez cette fic ou si elle est nulle. Je ne demande pas un paragraphe argumentez de cent ligne. Juste un petit message pour me dire si c'est bien ou pas.
Le prochain chapitre se nomme "Se justifier". On aura le résultat de tout ses souvenirs déterré (et d'une Lily en colère).
Bref, voila.
Bonne lecture !
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Chapitre 6 : Se souvenir.
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Sirius sursauta en clignant des yeux. Juste à ses pieds, un James âgé d'à peine cinq ans se tenait bien droit, une carte entre ses doigts maculés de confiture à la fraise.
L'anigamus renifla pour s'assurer du parfum de la confiture rouge. De la fraise. Il était décidément très doué.
Le petit garçon trépigna avant de traverser Sirius, tout sourire. Il se planta devant une vieille femme qui se tenait voûtée avec une canne en argent.
- Bonjour, petit James, sourit la vielle femme en s'effaçant pour le laisser entrer. Sirius se glissa dans la petite maison qui longeait la foret de Godric's Hollow.
- Varrah' est passée ? demanda-t-il de sa petite voix fluette en se hissant sur l'une des chaises en bois tapissée avec une tenture en fils d'or. Il posa ses deux coudes sur la table alors que la vieille femme lui apportait une tarte à la pomme.
C'était marrant, songea Sirius en remarquant le regard étincelant du petit garçon. Même aujourd'hui, James était complètement accroc au tartes aux pommes.
- Pas encore, mon Fils m'a prévenue que Rivarrah devait d'abord passer chercher le gâteau chez le pâtissier Franberger. Elle va bientôt arriver, ne t'inquiète pas.
- Varrah' n'aime pas le pâtissier, elle dit qu'il à une drôle de manière de regarder les petites filles, murmura le garçon. La grand-mère de Rivarrah l'observa. Son regard se porta dehors alors que James attaquait la tarte aux pommes avec un grand sourire.
- Elle a peur quand elle va le voir ? demanda la femme en s'installant difficilement sur une chaise, le regard fixé sur la porte en bois.
- Tout le temps. Varrah' aime bien quand on l'accompagne. Elle dit que Franberger à peur des Potter. Je voulais aller avec elle mais Maman m'a dit qu'elle m'accompagnait pour ne pas que je me perde.
Sirius jeta un œil intrigué autour de lui. Bien que la maison ait l'air modeste, tous les ornements étaient en or ou en argent. Les meubles en chêne massif et le parquet brillait comme si on venait de l'installer.
- Elle en a parlé à quelqu'un ? demanda la vielle femme en passant une main ridée sur ses boucles courtes blanchissantes.
- Non. Elle dit qu'elle ne veux pas inquiéter son Père et sa Mère. Elle dit que si je suis là, ça suffit à la rassurer.
La grand-mère se mordit la lèvres inquiète pour sa progéniture. Sirius fronça les sourcils en entendant la porte s'ouvrir dans un grincement.
Il identifia Rivarrah au paquet écrasé qu'elle tenait à la main. Ses cheveux châtains étaient remontés en une queue de cheval qui retombait sur son côté gauche.
Distraitement Sirius remarquer son air essoufflé et inquiet alors qu'elle refermait la porte derrière elle.
- Tout s'est bien passé ? demanda la grand-mère de Rivarrah en adressant un regard remplit d'amour à la fillette.
- Bien sur, Grand-Ma', répondit-t-elle avec un grand sourire qui se propagea jusque dans l'éclat bleu clair de son regard. Elle se hissa sur la pointe des pieds en embrassa sa grand-mère. Elle posa la boite blanche sur la table et se monta sur la troisième chaise entre James et la vielle femme.
- James m'a dit que tu trouvais Franberger étrange, informa la vielle femme en prenant la main de l'enfant alors que le regard bleu vif de Rivarrah fixait le gâteau avec angoisse.
- Tu avais promis, souffla Rivarrah en jetant un œil déçu au garçon.
Ayant finit sa part de tarte, James se tenait bien calé au fond de sa chaise, son papier maculé de confiture serré entre ses doigts d'enfants.
- Rivarrah ! s'offusqua la grand-mère en adressant un regard sévère à sa petite-fille. James a eut raison de me le dire. Si tu as peur de Franberger, tu devrais nous le dire au lieu de prendre sur toi.
- James viens tout le temps avec moi d'habitude. Quand il est là, ça va, Grand-Ma', souffla la gamine en baissant les yeux.
Sirius croisa les bras, en quoi était-ce important ? Il y avait un Pervers à Godric's Hollow ? Et alors ?
Il comprit les choses quand il se pencha par dessus l'épaule de James. C'était des mots d'enfant, mais jamais James ne les aurai écrit sans les penser. "Je te protégerai toujours".
Même quand il avait découvert que Remus était un loup-garou, James n'avait rien promis de tel.
- Varrah', Madame Black-Sent-Romero, c'est l'anniversaire de Varrah', il ne faut pas la disputer maintenant.
- C'est vrai, James, souffla la grand-mère avec un pauvre sourire. Et si tu ouvrais la boîte le temps que j'aille chercher le cadeau de Rivarrah ?
- Ce n'était pas la peine, Grand-ma', objecta la gamine en observant sa grand-mère se mouvoir difficilement.
Sirius s'approcha de la vielle femme et se raidit en apercevant la pierre précieuse. C'était un énorme diamant jaune taillé en forme de lys royal.
Il fronça les sourcils en observant la pierre précieuse dans la main de la vielle femme. Elle la tendit ensuite à Rivarrah qui la saisit sans trop savoir quoi dire sous le regard bien veillant d'un James qui avait ouvert la boîte.
Le gâteau était blanc de chantilly et légèrement écrasé sur le côté. Sirius fit le tour de la table. en regardant les main fripées de la grand-mère nouer avec application la lourde pierre à l'oreille de l'enfant.
Le regard pétillant de Rivarrah semblait indiquer le bijou était plus qu'une simple boucle d'orreillle.
- Fais-y bien attention, ordonna la grand-mère en effleurant la pierre jaune du bout des doigts. Si jamais tu l'égare. Ou si jamais quelqu'un découvre que tu la possèdes. Notre famille sera maudite. Rivarrah, tu es la dernière génération des Black-Sent-Romero, tu dois prendre soin de notre héritage comme si il s'agissait du plus précieux des trésors.
- Pourquoi lui donner maintenant ? demanda James en observant l'éclat de la boucle d'oreille. Elle avait rétrécit de taille de sorte à avoir l'air ordinaire, c'était probablement un sort permanent sur la pierre.
- Parce que je ne suis pas éternelle, répondit la vielle femme en réprimant une grimace de douleur.
Sirius tourna encore une fois autour de la table ronde. Son environnement vacilla alors que Rivarrah coupait une part du gâteau avec application pour servir James.
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Sirius cligna des yeux perdu. Rapidement, il trouva Remus planté à côté de lui. Ils étaient dans le Poudlard' Express et à en juger par le silence, ils n'avaient pas encore atteint la gare King's Cross.
- Qu'es-ce que j'ai loupé ? murmura-t-il en observant les deux gamins, bien sagement assis l'un à côté de l'autre.
-Rien, marmonna Remus. Je viens juste d'arriver.
Rivarrah jouait doucement avec sa boucle d'oreille alors que James se tenait bien droit, les lèvres pincées, le visage plongé dans un lourd ouvrage compliqué.
Jamais Sirius n'avait vu son meilleur-ami lire un livre avec autant d'application.
- La-dedans, ils dissent que ta grand-mère était la doyenne de la famille Black. Ça fais de toi leur héritière non ? demanda James en levant les yeux vers son amie.
- Les Black ne font pas partie de ma famille. Ils n'ont même pas eu la décence de se présenter pour l'enterrement de ma grand-mère. Ces gens ne sont que des crétins arrogants qui pensent que se noyer dans la magie noire et rabaisser les autres leur donnera un peu d'honneur.
- J'ai entendu dire qu'il y avait deux Black dans notre année. Une fille et un garçon.
Sirius pencha la tête sur le côté. C'étaient lui et Narcissa. Ils étaient de la même année que James.
- Je sais que ce que tu penses, James. Je refuse.
- Je ne te demande pas d'être leur meilleure-amie, Varrah', tenta tout de même le garçon bien qu'il semblait se rendre compte qu'il n'avait aucune chance. Mais juste de les rencontrer.
Elle lui adressa un regard de travers avant de jeter un œil dehors.
- Je n'ai pas envie de me disputer avec toi avant notre arrivé la-bas, soupira-t-elle. Je suis sûre qu'on ne sera pas dans la même maison.
- Ton père était à Gryffondor. Et ta grand-mère aussi, mes parents aussi, ont sera peut-être tous les deux à Gryffondor, murmura le garçon.
Le sujet semblait angoissé. Sirius doutait que ce soit de l'inquiétude vis à vis de lui. Non, il était plutôt inquiet pour Rivarrah.
- Tu seras à Gryffondor, James, tu es tellement courageux et loyal que tu seras obligatoirement là-bas. Mais moi...
Rivarrah n'acheva pas sa phrase, elle passa un doigt derrière son oreille et retira sa boucle d'oreille qui doubla de taille dans sa main.
Elle la passa dans sa poche en serrant les lèvres. Sirius se remémora que pendant leur première année, ils n'avaient pas le droit aux bijoux. Le changement de règlement était venu seulement vers Noël de leur. Première.
- Tu vas la perdre, tu veux que je te la garde ? proposa James en lui lançant un regard inquiet.
- S'il te plait, souffla-t-elle en fouillant dans sa poche pour remettre le diamant dans la main du garçon.
- C'est important ? demanda Remus en croisant les bras, perplexe. Ça n'avait pas vraiment de sens. Sirius non plus de comprenait pas.
- Gare de King's Cross ! hurla une voix alors que le train ralentissait.
Brusquement Sirius vit le monde changer autour de lui. Encore.
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Ils étaient dans un couloir en pleine nuit. Nick-Quasi-Sans-Tête venait de traverser un James qui semblait inquiet.
- Elle ne va peut-être ne pas venir, souffla le garçon en se triturant les doigts à s'en blanchir les jointures.
Sirius remit les événements à leurs places. L'horloge indiquait aussi la date. Ils étaient début février. C'était pour ça qu'il faisait froid dans le couloir.
Depuis le début de l'année, lui, Remus et James ne se quittait pas, il n'avait donc probablement pas parlé à Rivarrah depuis la répartition six mois plus tôt.
James expira soulagé en entendant le pas léger de la Poufsouffle. Elle apparut dans le coin et lui sourit en s'approchant avec précaution, comme si elle avait peur de quelque chose.
- Tu as entendu la nouvelle ? demanda-t-elle sans le regarder dans les yeux. Les bijoux sont autorisés.
James se pinça la lèvres, inquiet.
- Je n'ai pas ta boucle d'oreille sur moi, je te la donnerai la prochaine fois qu'on se croisera, affirma-t-il.
- Je m'en doutais, répondit Rivarrah en se retournant. Envoie-moi Athos avec ma boucle d'oreille, tu n'as pas besoin de te déplacer.
- Pourquoi ? demanda James avec brusquerie. Je sais qu'on ne se voit pas souvent à cause de nos maisons et tout ça, mais on est amis, James serra les poings à s'en briser les jointures.
- Parce que tu t'es fait des amis. Ce sont des gens que tu as choisi et qui ont les mêmes centres d'intérêts que toi ainsi que les même valeurs, rétorqua-t-elle en lui jetant un regard profondément triste. Tu peux dire le contraire, James, mais les temps changent et tu es en train de m'oublier.
- C'est faux ! hurla-t-il en sentant que ses mots ne l'atteindrait jamais. Ils étaient déjà bien trop éloignés pour créer un pont qui les relieraient ensemble.
- Tu ne m'a pas adressé la parole depuis le mois de septembre. Tu m'envoie des lettres minuscules. Et tu ne t'es même pas intéressé au changement de MA vie, siffla-t-elle avec un regard rempli de mépris. Je sais ce que je dit. Envoie-moi Athos avec ma boucle d'oreille. Au nom de notre amitié et de nos souvenirs.
Sirius observa le visage de James, plus détruit et inquiet que jamais il ne l'avait arboré.
Probablement que Rivarrah avait dit vrai. Ses mots d'adulte sur ses lèvres d'enfant prouvaient à quel point elle avait du prendre sur elle face à sa non-intégration.
Spontanément Sirius eut envie d'être vraiment l'ami de cette fille. Pas parce qu'elle était la copine de James, mais parce qu'elle avait souffert autant que lui.
Rivarrah tourna les talons et s'éloignant dans un claquement de chaussures qui n'était pas si bruyant à son arrivée.
- Merde, marmonna James en s'appuyant contre le mur le plus proche. Il se recroquevilla contre les pierres en mode boule.
Sirius aurait put jurer que James était en train de pleurer. Jamais le Gryffondor n'avait versé une larme. Enfin, excepté il y a sept ans par une froide nuit de février.
- Lunard, tu crois qu'il pleure ? demanda Patmol dans un état second.
- Il me semble que Rivarrah était sa meilleure-amie. Et elle l'a rejeté pour des motif dont il était coupable. James ne peux pas prétendre ne pas mériter ce qu'elle lui à fait. Et pourtant, il aurait probablement tout fait pour que ça n'arrive pas.
- Tu peux répondre à ma question au lieu de philosopher ? s'agaça le Gryffondor en se retournant lorsque des claquement de talons assourdissant qu'il lui semblait parfaitement connaître.
Bellatrix Black.
Sa cousine.
Ses long cheveux noirs bouclés à l'extrême lui donnait un air aussi fou que sa réalité mentale.
Les lèvres de Sirius se tordirent dans une sorte de grimace sordide alors que la Serpentarde au nom bien sombre se penchait sur James.
- Tu as le vague à l'âme, le nain ? demanda-t-elle en s'agenouillant. Ah, un Bouffondor, remarqua-t-elle quand James lui lança un regard soupçonneux absolument sec.
Il n'avait pas pleuré.
Triste, il l'était, mais pas en pleurs, c'était déjà ça, s'auto-rassura Sirius.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? demanda James d'une voix dénué d'hostilité, à dire vraie, elle était dénuée d'absolument tout. C'était le vide complet.
Un vide que Bellatrix sembla prendre en pitié. C'était rare de voir un Gryffondor tellement abattu qu'il avait l'air à deux doigts d'aller se pendre au bout d'une corde dans le vide.
- Pauvre gamin, l'amour fait des ravages pas vrai ? Elle caressa la tête de James comme on aurait pu le faire un chien. Je vais t'aider, annonça la Serpentarde avec une bonté qui ne lui ressemblait pas.
Elle pointa sa baguette sur le Gryffondor perdu et murmura un "Oubliette" avant qu'elle ne se lève et disparaître dans le couloir.
Tout d'abord le regard perdu dans le vide. James se releva, jeta un œil autour de lui et haussa les épaules en s'éloignant.
L'air aussi enjoué que celui qu'il arborait depuis sept ans.
- Bellatrix Black à lancé un sort à James pour qu'il oublie Rivarrah ? demanda Remus sans en croire ses yeux.
- Et ça a foutrement marché, marmonna Sirius avant que le paysage ne change une dernière fois pour les ramener vers le présent.
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Alors qu'en avez vous pensez ?
Areïna.
