Petit récapitulatif des évènements… Une soirée mouvementée organisée par Alice chez elle. Une discussion entre Edward et Bella qui a très mal tournée. Un jeu stupide où Bella pense qu'Edward s'est tapé Lauren et Jessica, et Edward pense que Bella a couché avec Jacob. Jacob qui quitte Bella au matin sous le regard observateur d'Edward… Bref, c'est reparti pour la suite !

Merci à toutes celles qui m'ont laissé des reviews. J'ai fini le chapitre il n'y a pas longtemps et je voulais poster au plus tôt. Je n'ai donc répondu à personne... =/ Désolée...

Bonne lecture et désolée de l'attente de plus d'un mois… =S


Chapitre 17

Mieux vaut réfléchir avant d'agir que regretter après avoir agi.

Point de vue de Bella

Je refermai la porte. Son regard était beaucoup plus dur que lorsque j'étais rentrée. La tristesse n'était plus présente, laissant seulement son énervement dominer. J'adoptai la même position que lui, c'est-à-dire mes bras croisés sur ma poitrine. Sauf que je n'étais pas vraiment en colère… J'étais juste blasée et fatiguée par tous les évènements qui se produisaient ces derniers temps dans ma vie…

Nous nous fixâmes dans les yeux durant plusieurs longues et interminables minutes. Apparemment il ne comptait pas prendre la parole le premier…

« Je ne sais pas ce que tu attends de moi mais si tu ne me laisses pas passer sans avoir une bonne raison de le faire je te préviens que je peux être très violente lorsque je le désire ! Tu en as déjà fait les frais lors du premier jour de notre rencontre. Je n'hésiterais pas à recommencer s'il le faut. » Le menaçai-je. Maintenant j'étais en colère de perdre mon temps avec lui !

Il ne bougea pas d'un millimètre et semblait toujours ne rien vouloir me répondre…

Bien ! Puisqu'il en soit ainsi…

Je m'apprêtai à avancer en sa direction lorsqu'il daigna enfin ouvrir la bouche ! sauf que je ne m'attendais pas à vraiment à cette réplique…

« Pourquoi me fais-tu ça ? C'est si amusant pour toi de me faire souffrir comme un martyr ? » Déclara-t-il avec des yeux torturés. Je fus presque attendrie et me sentis coupable en le voyant ainsi, lui le courageux et si viril Edward Cullen… Le sportif qui devait toujours être en quête d'une nouvelle femme à rajouter sur son tableau de chasse. Même s'il ne me l'avait pas dit explicitement, pourquoi m'aimerait-il moi plutôt qu'une autre ? Ça n'avait vraiment aucun sens !

« Je devrais plutôt te retourner la question ! » Décidai-je de la jouer franc jeu. « Tu crois que ça ne me fait rien à moi de te voir te frotter à deux blondes aux seins siliconés ! » Hurlai-je en ayant les larmes aux yeux. « C'est toi qui a commencé ! C'est toi qui a joué au dragueur coureur de jupons lorsque Lauren t'a invité à danser ! Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même ! »

Au fur et à mesure de mon discours, je voyais ses yeux refléter différentes émotions. La surprise. La douleur. L'espérance. Le regret. Et pour finir, la colère…

« C'est maintenant que tu me dis ça ! C'est toi qui a refusé la première de passer une partie de jambes en l'air avec moi dans mon lit ! Ce n'était pas rien pour moi ! »

« Je t'arrête immédiatement ! Si ton lit est un symbole si important à tes yeux pourquoi n'as-tu pas hésité à coucher avec tes deux blondasses dans celui-ci ! Tu peux me l'expliquer ? »

« Je n'ai pas couché avec elles si tu veux tout savoir ! On s'est seulement fait plaisir oralement mais aucune des deux ne méritaient d'avoir ma queue où que ce soit d'autre que dans leur bouche ! »

« Nan mais tu t'entends parler ? Tu les traîtres comme des moins que rien ! Ce sont des filles qui méritent un minimum de respect ! »

« … dit la fille qui a très peu d'estime pour ces filles ! »

« Mais qu'est-ce que tu peux être con parfois ! » Hurlai-je en me retournant pour retrouver mon calme. C'était très puéril comme réaction sachant que j'avais fait ça uniquement parce que je n'avais pas de réplique cinglante à lui servir… J'essuyai mes larmes du revers de ma main. J'avais l'air d'une pauvre petite fille malheureuse avec mon nez qui coulait et la position que j'avais adoptée. Je l'entendis souffler derrière mon dos d'un signe d'excuse ou peut-être pour se calmer... Peu de temps après, je sentais des bras m'encercler, des mains se poser sur mon ventre et un menton se poser sur mon épaule. Immédiatement, ce fut comme si les derniers évènements qui venaient de se dérouler avaient totalement été effacés de ma mémoire. Rien ne comptait si ce n'était lui

Je fermais les yeux afin de profiter du moment, ne cherchant même pas à le repousser. Colère et tristesse s'étaient mystérieusement évaporées.

« Comment en est-on arrivés là ? » Chuchota-t-il à mon oreille.

« Tu veux vraiment que je te le rappelle ? »

« Non… Enfin… si. Ça nous permettrait de mettre les choses au point et de nous expliquer. Tu ne crois pas ? »

« La dernière fois on a essayé et regarde où ça nous a menés… »

En guise de réponse, il m'embrassa dans le cou tendrement et vint me mordiller l'oreille.

« Même s'il y a toujours des complications, je trouve qu'on est bien tous les deux. Ici… » Précisa-t-il.

Une soudaine envie de pleurer me prit et je me retournai pour me blottir dans ses bras où je me laissai aller… Je le sentis vaguement me porter telle une jeune mariée et me conduire dans sa chambre, plus précisément sur son lit où il me déposa délicatement.

Je ne cessai de pleurer sur son torse jusqu'au moment où je dus finir par m'endormir d'épuisement…


Point de vue d'Edward

Je regardai mon auto-réveil. Midi et quart. Je déplaçai légèrement Bella sur le côté et pris une épaisse couverture que je mis sur elle. Je changeai de chemise, l'ancienne étant complètement trempée par ses larmes… Ça me faisait mal de la voir ainsi et surtout par ma faute. Je me sentais extrêmement coupable de ce qui nous arrivait. Comparé à elle, j'avais énormément de chance. J'avais même une vie plutôt facile. D'accord… très facile ! Mes parents n'habitaient peut-être pas chez nous, mais j'avais une famille -Emmett et Alice- et même un majordome qui m'entouraient. Elle… elle n'avait pas grand monde et le peu de personne qu'elle avait se contentait de rajouter davantage de problème qu'elle n'en avait déjà. J'étais un con. Définitivement un gros con !

Je descendis à la cuisine où Edgar servait le déjeuner à mon frère et à ma sœur. Ils me regardèrent d'une étrange manière lorsque je pénétrai dans la pièce.

« Aucun commentaire sur la soirée d'hier. Je sais que j'ai merdé. J'en suis conscient ! » Dis-je d'un ton monotone.

Je parlais d'une voix faiblarde et fatiguée. Je pris place à côté de mon frère et posai ma tête sur mes avant-bras. Pourquoi n'était-il pas possible de revenir en arrière ? J'aurais pu dès le début faire en sorte d'être gentil avec elle. Ensuite, j'aurais pu éviter que Jacob ne s'intéresse de trop près à elle. Et pour finir, je lui aurais dit que peu importe la manière dont elle s'habillerait, ce qu'elle était, la quantité d'argent qu'elle possèderait… je l'aimerais coûte que coûte !

J'aime Bella.

Cette phrase résonna étonnamment bien dans ma tête. Et pourtant ces mots me ramenaient deux ans auparavant… Deux ans où ces simples mots m'avaient fait perdre ce que je pensais être l'amour de ma vie…

Flash-back

C'était tout simplement… magique ! Ma première fois ! Avec la fille que j'aimais qui plus est ! Le tout dans une atmosphère romantique et détendue. C'était mieux que ce que j'espérais ! C'était encore mieux que magique ! C'était divinement parfait…

Je me tournai sur la côté afin d'admirer la beauté qui se trouvait à mes côtés. Elle avait les yeux clos et sa poitrine se soulevait et s'abaissait à un rythme rapide. Un sourire ne quittait plus ses lèvres désirables…

La lueur des bougies tout autour de nous donnait à ses cheveux chocolats des reflets roux très séduisants. Elle ouvrit enfin les yeux au bout d'interminables secondes, lorsque sa respiration se fit plus calme et régulière. J'admirais la profondeur de ses yeux chocolatés. Elle était magnifique.

Elle était française et ne parlait pas vraiment très bien l'Anglais. Elle était venue aux Etats-Unis afin de s'améliorer dans la langue justement. Elle était là pour la durée d'un an seulement et déjà six mois s'étaient écoulés… Je me remémorais encore chaque étape de notre relation. Premiers regards, premières discussions, premiers rendez-vous, premiers baisers, premières caresses… De fil en aiguille, voilà comment nous nous retrouvions nus l'un à côté de l'autre avec le corps recouvert d'une fine pellicule de sueur sentant clairement le sexe. Elle m'avait avoué n'être plus vierge mais ça ne me dérangeait pas vraiment. Certes je me sentais un peu stressé à l'idée de faire l'amour à une fille qui avait déjà de l'expérience contrairement à moi, le jeune puceau… Mais tout c'était parfaitement déroulé. Du moins de mon côté… Je l'espérais également pour elle… Il y avait des signes plutôt sûrs qui montraient qu'elle avait également pris son pied, mais sait-on jamais… Les femmes étaient réputées pour savoir simuler lorsque c'était nécessaire…

Je me relevai et partis jeter le préservatif dans la poubelle de ma salle de bain. Je la rejoignis dans ma chambre. Elle étirait tous les muscles de son corps. Mes draps étaient descendus et je pouvais admirer sa magnifique poitrine. Lorsqu'elle s'aperçut que je la regardais et que ma virilité commençait à réagir, elle ne put s'empêcher de me sourire d'une façon coquine. Elle sortit des draps et vint coller son corps contre le mien. Elle posa ses lèvres dans mon cou avant de venir me dire des choses cochonnes à l'oreille m'excitant davantage…

« Edward… Tout à l'heure s'était super mais j'aimerais que tu me prennes sauvagement sur ton lit. Attache-moi les mains avec ce que tu trouveras à portée de main. Baise-moi de toutes tes forces jusqu'à ce que je n'en puisse plu ! Fuck me like an animal ! » (N/A : On admettra que le Français est de l'Anglais et l'Anglais du Français ! ^_^')

Je n'avais jamais fait ça et je ne considérais pas notre relation comme une simple histoire de sexe. Je ne lui avais encore jamais exprimé mes sentiments pour elle et que je considérais ce que nous venions de faire comme un geste pour lui montrer mon amour et non pour accéder au plaisir charnel de l'autre.

« Amandine, je t'aime… » (N/A : Bah quoi ? Je suis brune. J'ai les yeux marrons. J'ai les cheveux bouclés. Je suis française et rêve de passer un an aux USA pour étudier à l'High School. Je m'appelle Amandine… Mon surnom c'était Coquette Pomme avant d'être Pomme Coquine pour l'écriture. On a le droit de s'ajouter des auto-clins d'œil dans ce qu'on écrit non ? Et puis j'ai dépucelé Edward Cullen ! *court de partout*)

Je la sentis se tendre à ce que je venais de dire, mais elle m'embrassa à pleine bouche malgré tout. Je la fis se mettre à quatre pattes sur le lit et obéis à ses ordres…

Fin du Flash-back

Je me souviens de cet épisode marquant comme si c'était hier ! Tout comme la suite des évènements…

Le matin suivant ce jour fatidique, je m'étais réveillé seul dans mon lit. Un petit mot avait été laissé sur son oreiller.

Je suis navrée de te briser le cœur, mais je ne ressens pas la même chose que toi. J'ai fait le pari de te dépuceler avec des amies. Je ne suis pas fière de ce que j'ai fait car tu es un type vraiment bien qui mérite le vrai amour ainsi qu'une fille qui sache te rendre tout ce que tu seras en mesure de lui donner. Je n'étais pas cette fille… A.

PS : Edward tu es certainement le puceau le plus doué que j'ai rencontré ! Je ne doute en aucun cas de ton niveau sexuel par la suite. Même sans expérience, mes autres partenaires ne t'arrivaient pas à la cheville ! Et mon dieu Edward ! Quelle taille ! Pour un gamin de seize ans, t'es vachement gâté ! (N/A : Pourquoi je me suis mise le mauvais rôle qui va faire d'Edward Cullen un gros connard ? *se frappe la tête contre le mur* Et puis on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit coincée, ni saint-ni-touche ! Même pour les pensées !)

Ni Alice, ni Emmett n'avaient été au courant de cette histoire avec cette fille. Certes, ils devaient se douter que mon changement brutal de personnalité était dû à une mauvaise expérience mais jamais à la petite Française… De toute la semaine, elle n'était pas réapparut en cours. Aucune des filles n'étaient venu m'insulter de garçon naïf, se moquer ou je ne sais quoi encore… Personne n'avait mentionné le pari d'Amandine.

La semaine suivante, le proviseur était venu nous annoncer qu'elle était retournée en France pour des problèmes personnels de la plus haute importance. Les filles encore une fois n'étaient pas venues me voir. J'en avais conclu qu'elle ne leur avait jamais révélé ce que nous avions fait et qu'elle avait réussi son pari. Le genre de filles avec qui elle avait sympathisé n'étaient pas vraiment réputées pour être de fidèles amies avec un tas de qualité ! C'étaient plutôt des vipères qui faisaient des coups parfois très bas même à celles qu'elles considéraient 'leurs meilleures amies' !

Au fond de moi, je ne saurais jamais vraiment pourquoi j'avais décidé de changer radicalement du jour au lendemain. Lorsque je repensais à ce que j'étais autrefois avant elle, j'avais tout du mec parfait. J'avais toujours les mêmes qualités qu'aujourd'hui question sexe -mais je n'en avais pas encore conscience-, modeste, gentil, doux, posé, intelligent, sage, romantique, bien élevé… Maintenant j'étais un Casanova à la limite de baiser de partout, en toutes circonstances et avec n'importe qui, arrogant, trop sur de lui, égoïste, presque narcissique, con, idiot, débile… Un mec qui pouvait peut-être être très brillant s'il s'en donnait la peine… Dès lors que j'avais mis en œuvre ma stratégie du beau goss arrogant, j'étais devenu populaire au lycée multipliant mes mauvaises résolutions par dix et les mauvaises fréquentations !

L'arrivée de Bella m'avait peut-être ouvert les yeux sur ce que j'étais devenu. Mon ancienne personnalité devait toujours sommeillée en moi lorsque la personnalité de l'Edward con était plus imposante que celle de l'Edward romantique. Bella devait être en train de la faire ressurgir…

Je ne pouvais pas comparer Amandine à Bella. Certes elles se ressemblaient énormément mais je sentais au plus profond de moi que Bella était meilleure et plus sincère dans ses gestes qu'Amandine. Je commençais à me poser des questions sur mon attirance pour Bella. Et si je n'étais pas vraiment attiré par elle mais plus par son physique qui me rappelait tant mon premier amour ? Et si les gestes de la soirée avaient été inconsciemment destinés à Amandine ? Si ce n'était qu'une manière de lui faire payer la douleur passée qu'elle m'avait affligée ? Bella n'était qu'une fille sur laquelle mes blessures se vengeaient !

Mais quel con ! Au fond, qu'est-ce que je trouvais d'attirant chez elle ? Rien si ce n'est son physique lorsqu'elle le met en valeur ! Bon d'accord… Que faisais-je de cette jalousie lorsque d'autres prétendants lui tournaient autour ? Que faisais-je de cette colère qui m'envahissait lorsque je repensais à la nuit dernière ? À cette peine lorsqu'elle avait dit tout haut qu'elle préfèrerait passer une nuit avec Jacob plutôt qu'avec moi ?

Mon esprit était tout embrouillé pour connaître réellement la nature de mes sentiments pour elle. J'avais toujours des arguments et des contre-arguments pour chacune de mes idées… Je ne savais plus vraiment où j'en étais…

Je relevai la tête. Mon frère et ma sœur me regardèrent étrangement comme s'il me découvrait pour la première fois. J'aurais pu être tenté de leur répliquer méchamment mais je n'en avais pas vraiment le cœur. Je me contentai de donner des ordres à mon majordome.

« Edgar ? Pourriez-vous s'il vous plaît préparer un repas pour deux et me l'apporter dans ma chambre. »

« Bien monsieur. Puis-je faire autre chose ? »

« Non ça ira, je vous remercie. »

Je jetai malencontreusement un regard en direction d'Alice et Emmett. Ils me regardaient comme si je n'allais pas bien. Encore une fois la tentation de leur servir une réplique cinglante était très forte, mais je ne fis rien.

« T'es avec qui ? » Me demanda ma sœur légèrement en colère. À moins que ce ne fût de l'agacement…

« Bella. » Fis-je simplement avant de sortir de la pièce sans leur jeter un dernier regard. Je rentrai dans ma chambre et m'installai directement sur mon lit. Elle tremblait de froid mais dormait toujours. J'allai chercher une autre couverture dans mon armoire avant de revenir auprès d'elle. Je la pris dans mes bras après avoir fait passer la couverture autour de nous. Elle bougea légèrement et ouvrit les yeux. Elle regarda en ma direction et me serra un peu plus fortement.

« Merci… » Murmura-t-elle pour une raison que j'ignore. Je venais de la réveiller et elle me remerciait… Étrange…

« De quoi tu me remercies ? Je n'ai rien fait à part te faire souffrir. » Prononçai-je dégoûté par mes propres gestes de la veille. J'aurais pu ne pas être rancunier et ignorer ce qu'elle faisait. C'était devenu un jeu stupide de provocation. Si je n'y avais pas pris part lorsqu'elle l'avait déclaré, peut-être n'aurions-nous pas eu la stupidité d'aller jusqu'au bout de nos actes… Du moins pour sa part… Moi je ne l'avais qu'à moitié si je puis dire…

« D'être là et de ne pas me rejeter pour ce que je suis… » Me répondit-elle.

« Je suis désolé de te le dire, mais je ne te crois pas à ce propos. »

Elle releva son visage vers moi en fronçant les sourcils.

« Pourquoi je te mentirais ? Je ne vois vraiment pas l'intérêt de prétendre être une pute si on fait un travail mieux que ça ! C'est déjà assez dégradant comme ça ! La seule personne à qui je confie la nature de mon travail me traite de menteuse ! » S'énerva-t-elle en ayant de nouveau es larmes aux yeux. Elle voulut se dégager de mon étreinte mais n'y parvint pas. J'avais de la force en temps normal, mais si la volonté qu'elle reste dans mes bras était également présente, elle n'avait aucune chance !

Je la fis s'allonger et me mis au dessus d'elle, entre ses jambes. Elle sembla vouloir me résister mais mes lèvres posées dans son cou fut mon coup de grâce. Toutes ses résistances pour tenter de m'échapper tombèrent à l'eau et je réussis même à obtenir un gémissement de sa part. Je remontai mes baisers peu à peu vers son oreille jusqu'à lui mordiller l'oreille.

« Arrête de travailler dans ce cas… » Lui chuchotai-je doucement. Mes paroles avaient plus des airs de supplications désespérées mais je continuais tout de même. J'avais beau ne pas savoir exactement ce que je ressentais pour Bella ou du moins douter de ce que je pouvais ressentir, il me la fallait auprès de moi. Cela se rapprochait d'une question de survie. « Je t'offrirais tout ce dont tu as besoin et toujours voulu, peut-être même plus encore. J'assouvirais le moindre de tes désirs ou caprices même les plus fous ! Demandes-moi de t'apporter dans l'heure un paon vivant coloré dans les tons roses et je le ferais ! Quitte Jacob et laisse-moi une chance s'il te plaît... Je t'en supplie… Laisse-moi une chance… » Répétai-je la dernière phrase plus pour moi que pour elle…

Je reculai mon visage et le mis en face du sien. Je contemplai ses yeux emplis de larmes. Je savais que je l'avais touchée mais je ne saurais décrire l'émotion que je lisais dans son regard… Elle approcha ses lèvres des miennes. Elle les effleura et caressa mes lèvres de son souffle chaud. Elle posa enfin après une attente interminable ses lèvres sur les miennes. Je fermai les yeux afin de mieux savourer ce contact. Même si le moment était extrêmement agréable, j'avais comme une mauvaise impression. Je ressentais ce baiser comme passionné, mais il y avait également un côté amer comme une séparation… Peut-être était-ce seulement de la détermination mais… ce n'était pas un pressentiment qui m'annonçait qu'elle allait faire ce que je lui avais demandé ou que nous allions vivre comme un couple…

Nous étions parfaitement synchronisés et en harmonie dans nos mouvements si bien que l'on pourrait croire à une répétition de baiser dans un film hollywoodien ! Pourtant il n'y avait aucun artifice, tout était naturel et improvisé. J'avais de plus en plus l'impression que nous étions faits l'un pour l'autre malgré tout ce qui nous opposait et nous éloignait l'un de l'autre…

Nous finîmes par nous séparer et nous asseoir. Quelques secondes plus tard on frappa à la porte de ma chambre. Bella se tourna vers moi d'un air interrogateur. Je lui murmurai 'juste Edgar pour le déjeuner' avec un clin d'œil. Elle regarda le réveil tout en mettant un peu plus de distance entre nous. Elle fit mine de se recoiffer tandis que je donnais l'autorisation d'entrer à mon majordome. Il n'insista pas plus sur le fait que nous soyons ensemble sur le lit encore légèrement essoufflés… Bella avait beau s'être recoiffée, les rougeurs de son visage n'avaient pas encore totalement disparues… Encore heureux que je n'ai pas eu d'érection ! Un indice en plus aurait confirmé à coup sûr ce que nous avions fait et sur ce que nous étions peut-être sur le point de faire…

Edgar posa deux plateaux complets sur mon lit et au moment de partir, ma belle l'interpela.

« Edgar ? » Celui-ci se retourna vers elle. « Vous devriez faire un tour aux entraînements de pom-pom-girls du lycée. Une femme s'appelle Carmen. C'est peu commun de nos jours. Peut-être s'agit-il de la même femme que vous avez rencontrée au speed-dating. »

Les yeux de mon employé brillèrent de mille feux. Encore une chose que je découvrais depuis que Bella était venue à la villa ! C'était comme une étincelle qui apportait de la lumière de partout où elle passait. Je suis certain qu'elle en savait plus sur mon employé de maison que moi-même ! J'avais toujours vu Edgar comme un homme assez vieux totalement éteint de l'intérieur… Et maintenant je découvrais qu'il allait à des speed-dating ! Un choc !

« Figurez-vous que l'organisation a appelé ! Elle m'a également ajoutée à sa liste des personnes qu'elle voudrait bien revoir. Nous avons conclu d'un second rendez-vous vendredi prochain à vingt heures dans un petit café de Port-Angeles. » Je pouvais presque dire que cette Carmen faisait totalement revivre ce bon vieux Edgar ! Ses yeux avaient presque pris un éclat d'amour ! Il se tourna vers moi. « À ce propos monsieur, pourrais-je prendre mon vendredi et mon samedi ? »

« Bien sûr ! C'est amplement mérité je pense. » L'autorisai-je avec un sourire. Toutes les fois où Edgar nous avait demandé de prendre quelques jours de congé se comptaient facilement sur les doigts d'une main ! Il me rendit mon sourire et me remercia. Il nous souhaita un bon appétit avant de s'éclipser de la pièce.

Aussitôt la porte refermée, Bella se précipita sur son plateau. Elle s'attaqua à l'entrée qui n'était autre qu'une tranche de surimi avec de la mayonnaise dessus. Lorsqu'elle l'eut terminée, elle se rendit compte que je l'observais de façon amusée. Elle avait encore un peu de sauce sur sa lèvre supérieure. Je m'approchai d'elle et l'embrassai pour le lui enlever. Après notre échange je passai ma langue sur mes lèvres pour goûter la mayonnaise. Elle rougit légèrement et regarda son assiette.

« Je suis désolée si j'ai pu paraître malpolie ou un peu goinfre... Je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui mais je meurs de faim ! » Dit-elle en mangeant une bouchée du plat principal. Je lui proposai mon entrée -qu'elle avait l'air de tant apprécier- qu'elle accepta aussitôt. Je l'observais avec un sourire aux lèvres. J'avais l'impression de faire comme ces grands-mères fières que leurs petits-enfants aient beaucoup d'appétit et qu'ils finissent toute leur assiette…

Elle me regarda une fois mon entrée terminée. Lorsqu'elle se rendit compte que je la regardais encore elle rougit une fois de plus en baissant les yeux et en passant ses doigts sur ses lèvres. Je ris face à son geste. Peut-être croyait-elle qu'elle avait encore de la mayo sur ses lèvres…

Je me mis à manger, tout comme elle. Nous en étions au dessert lorsqu'elle rompit enfin le silence qui s'était installé.

« Hier, quand Jacob m'a demandé si je préférais passer une nuit entre lui ou toi j'ai pris la question aux mots. » Déclara-t-elle en testant la matière du crumble avec sa petite cuillère. « Je ne veux pas passer qu'une nuit en ta compagnie Edward… » Releva-t-elle le regard vers moi. « J'en veux plus. Voilà pourquoi j'ai répondu Jacob à la question et non toi… Je ne désire pas la même chose avec lui qu'avec toi… »

Je ne savais pas vraiment pourquoi mais une explosion de bonheur éclata dans mon cœur. Certes, elle ne m'avait pas dit qu'elle m'aimait mais juste qu'elle me préférait à l'autre... Pourtant ce n'était pas avec moi qu'elle avait passé la nuit…

Je me relevai et posai nos deux plateaux sur mon bureau. Je la fis s'allonger de nouveau sur le lit. Elle ne semblait pas m'en vouloir de lui avoir arracher son dessert alors qu'elle avait si faim. Au contraire, j'avais l'impression qu'elle n'attendait que ça.

Je commençai à l'embrasser dans le cou.

« J'ai toujours préféré les brunes. Je les aime naturelles et surtout quand elles ne changent pas leur style pour plaire aux autres. Elles l'affirment totalement même si ce n'est pas toujours sexy… » Plaisantai-je tout en disant la vérité. « J'ai été con avec toi au début et je voudrais vraiment me rattraper. Nous n'avons pas fait les choses dans l'ordre ni correctement… Il faut que tu saches que je ne suis pas vraiment le type que j'ai montré. J'ai des… J'ai changé à la suite de quelques expériences malheureuses en amour. Je ne voulais plus laisser les filles m'atteindre parce que j'avais déjà souffert dans le passé. »

Elle s'écarta de moi afin d'observer mon visage. Elle semblait touchée et avait même la larme à l'œil.

« Je suis désolée… Au début je te voyais comme le stéréotype du coureur de jupons du lycée et tout le toutim.. Mais j'ai voulu croire Edgar lorsqu'il m'a dit comment tu te comportais ici, loin du regard des autres. Je ne comprends pas pourquoi tu te caches… Moi aussi j'aime les beaux bruns-cuivrés qui restent tels qu'ils sont et qui n'ont pas peur de se réfugier derrière une personne qui ne leur ressemblent pas juste pour ne pas paraître faiblards ou pour éviter la souffrance… Tu n'as pas besoin de prétendre être un autre. Je suis certaine que beaucoup plus de filles t'aimeraient tel que tu es vraiment et que justement tu attirerais de bien meilleures filles que toutes ses bimbos qui te courent après. Je n'ai jamais aimé les mecs qui vont à droite à gauche coucher avec une fille différente chaque soir et à qui on ne peut pas faire confiance sur leur fidélité. Surtout au niveau des IST et ce genre d'autres saloperies. Ce genre de mec m'effraye. Mais pas toi… »

Après ce long discours fort en émotions, je l'embrassai d'un baiser doux et lent mais intense et passionné. Je posai mes mains sur ses cuisses et les fis remonter très lentement jusqu'à sa poitrine, effleurant son corps du bout des doigts. Ma belle frissonnait sous mon toucher, tandis que je savourais la moindre de ses courbes et les mémorisais pour en rêver plus tard. De son côté, elle fourrageait dans ma chevelure me faisant grogner au passage. Je la sentais chercher un contact intime en soulevant et bougeant son bassin contre mon sexe qui commençait à se réveiller.

Nous finîmes par détacher nos lèvres de peur de mourir d'asphyxie. Je ne m'en serais pas plaint. Ça aurait été la plus belle mort dont je puisse rêver. Je posai mes lèvres dans son cou et aspirai sa peau. Je voulais la marquer comme mienne. Je ne savais pas vraiment si Black l'avait déjà marquée ou même s'il sortait avec elle. J'étais du genre possessif mais s'il fallait la partager afin de pouvoir rester avec elle, j'étais prêt à faire ce sacrifice. Après tout j'étais le deuxième sur la liste, je n'avais le droit qu'aux restes. Ce qui était totalement juste même si je n'aimais pas être le dernier…

Je sortis de mes pensées par le gémissement de ma belle. Le plaisir m'envahit et vint directement se loger dans mon entrejambe maintenant bien réveillée et en totale pleine forme !

Je lui défis son pull gris avec son aide et dégrafai son soutien-gorge blanc maintenant devenu gris au fil des lavages. Certes pas très sexy me direz-vous, mais ce n'était pas très important étant donné qu'il ne resta pas longtemps sur le corps de déesse de Bella… Je posai ma bouche sur ses seins nus dont les tétons étaient déjà un peu durcis. Ils le furent davantage sous les baisers et caresses que je lui procurais.

« Edward… » Gémit-elle m'envoyant une nouvelle vague de plaisir. Je sentis au même moment sa main partir vers mon sexe prisonnier de mes vêtements. Elle caressa lentement mon érection par-dessus ceux-ci et commença à me déshabiller. J'en fis de même avec ses habits trop superficiels à mon goût. Nous nous assîmes pour mieux contempler l'autre. Il n'y avait rien de pressé. Nos gestes étaient lents sans véritablement l'être. Nous étions tous deux excités par l'autre mais il n'y avait rien d'urgent... Pour ma part, c'était parce que je voulais faire durer l'instant et ne pas le prendre comme un sauvageon sans manières civilisées. Je ne voulais pas brusquer les choses et ainsi tout faire capoter !

Au bout de quelques minutes, nous étions tous les deux nus et ne cessions de nous embrasser un peu partout. Nous nous rallongeâmes mais comme j'aimais diriger les choses, je me remis une fois de plus au dessus d'elle, calé entre ses cuisses écartées rien que pour moi.

Je lui donnai encore un baiser enflammé sur la bouche avant de commencer ma descente vers sa poitrine. Je m'attardai sur chacun de ses monts généreux leur affligeant tour à tour d'agréables tortures qui ne cessaient de faire gémir de plaisir Bella. Je poursuivis mon chemin en déposant un léger baiser sur son nombril. Je passai ma langue autour de celui-ci avant de partir explorer sa féminité. Je soufflai légèrement sur celle-ci provoquant les éclats de rire de ma partenaire, qui était déjà prête à m'accueillir. J'introduisis deux doigts dans son antre chaud et trempé et commençai à faire des mouvements de va-et-vient tout en mordillant gentiment mais efficacement son clitoris.

Bella bougeait de plus en plus tout en criant de plaisir. Ses mains tenaient fermement ma tête pour m'empêcher de m'éloigner d'elle et m'ordonnant silencieusement de continuer le traitement que je lui affligeais. Les parois de son vagin se resserrèrent autour de mon index et majeur et Bella vint violemment contre ceux-ci. Je léchai mes doigts et tout son délicieux nectar qui avait coulé le long des cuisses.

Je m'allongeai à ses côtés le temps qu'elle se remette de son orgasme. Je déposais de temps à autre un bisou dans le cou. Lorsqu'elle reprit enfin ses esprits et ouvrit les yeux, elle me fit un large sourire et se jeta sur moi. Elle me chevaucha et je ne pus que trouver cette situation extrêmement excitante. Je l'aurais bien laisser empaler mon membre, mais je voulais faire ça bien… Elle défit l'élastique dans ses cheveux qui retombèrent en une douce cascade de boucles brunes sur sa poitrine, me cachant ainsi la vue. C'était la deuxième fois que je la voyais les cheveux détachés, à la différence que cette fois-ci ma sœur ne l'avait coiffée. Elle n'en était pas moins belle, au contraire ! Elle était magnifique au naturel…

Elle remit certaines mèches de ses cheveux derrière ses oreilles -m'offrant à nouveau une vue sur ses seins-, posa sa poitrine contre mon torse -la frottant outrageusement pour m'exciter davantage- et m'embrassa à pleine bouche. Il n'y avait pas à dire : j'étais pleinement heureux en cet instant ! J'en oubliais même Jacob !

Je renversai la situation et me retrouvai pour la énième fois entre ces jambes dans la position dominante. Mon sexe était à l'entrée du sien. J'atteignis du mieux que je pus ma table de chevet et y pris un préservatif que je déroulais sur mon sexe tendu à bloc. J'allais la pénétrer mais Bella m'en empêcha.

« Je ne voudrais pas te couper l'envie, mais on pourrait fermer la porte à clé, baisser un peu les volets et mettre une petite musique en boucle ? » Me demanda-t-elle embarrassée.

« Jamais tu ne me coupera l'envie… » Lui murmurai-je avant de lui mordiller le lobe d'oreille. Je me levai du lit et ferma la porte à double tour. Je mis Divenire de Ludovico Einaudi (N/A : lien sur mon profil) en boucle sur mon iPod que je plaçai sur la station d'accueil avec enceintes. Je baissai un peu le volume comme pour faire une musique d'ambiance avant de baisser les volets. Seuls quelques faibles faisceaux de lumière éclairaient désormais la chambre. Il faisait un peu sombre. Je pris donc des bougies assez spéciales… J'en disposai un peu partout dans la pièce tout en les allumant avec mon zippo. Elles dégageaient toutes des phéromones sans parfum afin de nous exciter un peu… Heureusement Bella n'en savait rien, elle pourrait peut-être mettre cette soudaine excitation sur la coup de mon sex-appeal ou des bougies qui donnaient une ambiance romantique et sereine…

Je revins vers elle et repris ma place initiale. Nous nous regardâmes droit dans les yeux tandis que je la pénétrais avec douceur. Un million d'éclats passèrent dans ses yeux chocolats avant qu'elle ne les ferme sous l'effet des sensations que l'union de nos deux corps nous prodiguait. Une fois arrivé au fond d'elle, nous soupirâmes d'aise en même temps. Je l'embrassai dans le cou avant de lui demander si tout allait bien.

« Edward, tout est absolument parfait… » Je relevai mon visage vers le sien et m'aperçus qu'elle pleurait. « Je n'aurais pas pu rêver mieux. »

Je crus entendre qu'elle disait quelques choses d'autres mais c'était tellement bas que je n'en étais pas sûr… Elle déposa un chaste baiser sur mes lèvres et passa ses bras derrière mon dos afin de m'enlacer. Je ne savais pas trop comment prendre sa dernière phrase, mais je n'avais pas vraiment envie de réfléchir sur le moment. Je commençais à me mouvoir en elle toujours aussi lentement essayant de lui transmettre ma gratitude pour ce qu'elle avait fait dans ma vie, ainsi que mes sentiments qui avaient largement évolués depuis notre première rencontre.

Ce n'était plus uniquement du sexe dans mon esprit. J'étais en train de faire l'amour à Bella. C'était la deuxième fois de ma vie que cela se produisait. La deuxième fille que j'aimais dans mon existence. J'espérais que cela soit la dernière et que notre amour durerait comme dans un conte de fée. Seulement je savais que c'était peu probable.

Je laissai mes pensées de côté pour y songer à un autre moment, peut-être plus opportun. Bella commença à gémir de frustration et me demanda d'y aller plus vite et plus fort. J'obéis immédiatement. Il fallait dire que les phéromones agissaient très rapidement et nos instincts bestiaux reprenaient le dessus face à la tendresse.

Après quelques minutes supplémentaires où j'accélérais la cadence, je la sentais proche de venir, tout comme moi d'ailleurs. Nos respirations se faisaient de plus en plus difficiles et erratiques, nos corps transpiraient le sexe et ils irradiaient complètement tellement nous étions brûlants !

« HUmmm… EdwaAaAAArd ! Continue… Surtout… ne t'arrête… paAaAaaas ! » Cria-t-elle de plaisir les yeux clos se concentrant sur son plaisir. Elle était à couper le souffle tant elle était magnifique ! J'aurais bien voulu immortaliser le moment en la prenant en photo sans qu'elle prenne ça pour une photo cochonne ou une preuve pour agrandir mon tableau de chasse…

Je glissai ma main entre nos deux corps incendiés par l'effort physique et accédai facilement à son paquet de nerfs. Quelques petits frottements plus tard et ce fut la délivrance pour Bella. Sa jouissance provoqua la mienne presque aussitôt. Je nous fis rouler sur le côté, nos corps toujours imbriqués l'un à l'autre. Bella respirait fortement toujours en ayant les yeux fermés… J'en profitais pour me retirer d'elle et jeter le préservatif usagé dans la poubelle de ma salle de bain. Je revins auprès de Bella qui avait cette fois-ci ouvert les yeux. Elle s'étirait comme un chat et des images du passé avec ma Française me revinrent directement en tête. Je fus perturbé quelques secondes, mais je finis par reprendre le contrôle de moi-même et rejoindre Bella qui s'était glissée sous les draps.

Elle vint se blottir contre moi et me donna encore un dernier baiser avant de s'endormir dans mes bras. Je regardais mon réveil et vis qu'il était quatorze heures passées. J'attendis encore un petit moment -juste le temps nécessaire pour que Bella soit dans un profond sommeil- pour sortir du lit. Je remis correctement la couette sur Bella afin qu'elle n'attrape pas froid. Je me rendis dans ma salle de bain où je pris une bonne douche chaude. Je me rasai et me coiffai avant de retourner dans ma chambre. Je m'habillai rapidement. Je pris la chaise de mon bureau et la mis à côté du lit afin de pouvoir observer Bella dormir. Elle n'avait pas un sommeil très calme. Elle changeait de position constamment.

Les secondes passèrent, puis les minutes… Bella commença à murmurer des choses intelligibles ou du moins c'est ce que je pensais jusqu'à un certain moment…

« Non… » Murmura-t-elle. « Je vous en supplie… Ne me violez pas… Non… NON ! » Cria-t-elle en se réveillant en sursautant. Elle éclata en sanglot et je me dépêchai de venir la prendre dans mes bras.

« Chhuutt… Ça va aller… Je suis là, personne ne va te faire de mal… » Lui chuchotai-je en lui caressant le crâne afin de l'apaiser. Elle se réfugia dans mes bras et pleura encore durant une bonne demi-heure. Elle finit par se calmer vers seize heures. Elle me remercia en me donnant un chaste baiser aussi faible qu'une petite pression sur mes lèvres et partit dans la salle de bains. J'en profitais pour ranger les bougies dans leur tiroir spécifique et remonter un peu les volets. Je pris ensuite les plateaux que je descendis dans la cuisine. Edgar s'y trouvait et préparait encore l'un de ses nombreux délicieux desserts.

« Merci. » Dit-il en prenant les plateaux que je venais de poser sur le plan de travail.

C'était étrange mais je sentais une atmosphère lourde et pesante entre mon employé et moi. Ça ne s'était jamais produit auparavant et je fus quelque peu déstabilisé. Il semblait retenir un petit sourire… Je soupirai.

« On a fait trop de bruit ? » En conclus-je.

« Je suis désolé. J'étais seulement venu pour vous demander si vous aviez fini et si vous aviez besoin de quelque chose d'autre. Je ne pensais pas assister à ce que vous faisiez… »

« Ce n'est rien. J'espère que vous n'êtes pas choqué au moins ? » Plaisantai-je en voulant apaiser la tension de la pièce. Et apparemment, j'avais réussi !

« Je ne suis pas né de la dernière pluie monsieur. » Rit-il. « Je n'ai peut-être pas eu autant de partenaire que vous, mais j'ai tout de même de l'expérience dans le domaine. De plus, j'étais déjà avec des femmes avant même que vous ne soyez conçu. »

Je fis une expression de dégoût. Maintenant c'était moi qui étais choqué. Imaginer Edgar avec une femme c'était comme se représenter ses parents en train de le faire… Je m'enlevai ces deux images d'horreur de ma tête et m'assis sur une chaise haute en face de lui.

« Alors comme ça vous avez rencontré une femme ? » Demandai-je curieux.

Il sembla surpris au départ que j'aborde le sujet mais il reprit rapidement contenance.

« Vous voulez vraiment parler de ça ? »

« Pourquoi pas ? Depuis le temps que vous êtes chez nous, on a jamais vraiment pris le temps de se connaître. Enfin 'on'… surtout moi… » Rectifiai-je en passant ma main dans ma chevelure rebelle.

« Et bien elle s'appelle Carmen. Je l'ai rencontrée lors d'un rendez-vous de speed-dating. » Voyant mon expression très étonnée, il s'expliqua. « Je ne suis pas aussi 'coincé' que vous le pensez monsieur… » Soupira-t-il d'exaspération en reprenant le terme que tous les jeunes employaient. Effectivement, pour moi il aurait toujours un air de vieux qui était tout sauf un homme à femmes. Peut-être qu'une femme pouvait être attiré par lui, mais je continuais à penser qu'il y avait beaucoup mieux physiquement que lui…

« Et c'est du sérieux entre vous ? »

« Je ne le sais pas encore. Mais je l'espère ! » De nouveau je revis cette petite flamme dans son regard. « Croyez-vous au coup de foudre monsieur ? »

« Heu… Je ne sais pas… Non je ne crois pas… Enfin… peut-être… Je n'en sais rien… » Bégayai-je. « Pourquoi cette question ? »

« Parce que si vous aviez ressenti ce que j'ai ressenti lorsque nos regards se sont croisés pour la première fois, vous y croiriez. Durant sept minutes j'ai eu l'impression de revivre totalement. Cette femme m'a donné des ailes et j'ai adoré ! Mon cœur avait des palpitations si particulières et caractéristiques à l'attirance. Elles étaient beaucoup plus intenses que dans mes souvenirs… »

« Peut-être est-ce simplement dû au fait que vous n'aviez pas ressenti ces sensations depuis longtemps ? »

« Peut-être… » Dit-il en regardant par-dessus mon épaule. Il se concentra sur sa tâche. Je me retournai pour voir que Bella se tenait dans l'embrassure de la porte. Ses cheveux mouillés étaient de nouveau attaché en un chignon lâche. Quant à sa tenue, elle était inchangée par rapport à celle d'avant nos ébats sexuels. Ses yeux étaient encore rouges. Je ne doutais pas une seule seconde qu'elle s'était remise à pleurer une fois seule sous la douche.

Trop absorbé à l'admirer, je ne vis pas immédiatement son bagage qu'elle tenait à la main. Je fronçai le sourcils et me levai pour m'approcher d'elle. Elle regarda Edgar et me fit signe de la tête de la rejoindre dans le salon. Elle s'était adossée contre le mur et des cartons étaient posés à ses pieds.

« Qu'est-ce que ça signifie ? » Je commençais légèrement à paniquer. Si elle avait fait ses valises c'était certainement pour retourner vivre dans sa petite pièce à la Push.

« Je pars revivre chez moi. » Me répondit-elle posément. « Ce n'est pas seulement à cause de ce que tu m'as dit hier comme quoi tant que je vivrais sous ton toit tu auras le droit de savoir ce que je fais et avec qui… J'ai… Je n'ai pas envie de vivre comme une femme avec son mari et qui a des devoirs et des obligations envers lui. Je ne veux pas non plus être dépendante de toi ni de qui que ce soit d'autre. Je ne veux pas que tu crois que je me sers de toi afin que tu m'héberges et me nourisse. Est-ce que tu peux le comprendre ? »

Je me contentai de hocher la tête.

« Je ne veux pas t'être redevable pour quelque chose… Je n'aime pas ça… J'aurais dû refuser votre pitié à toi et à Alice dès le début. Ça aurait éviter pas mal de problèmes. »

« Tu ne poses aucun problème Bella. Ne crois pas une chose pareille ! Je te le défends ! »

« Je pense qu'il est trop tard pour ça. Mais tu ne peux pas me contredire sur le fait que si je n'étais pas venue m'incruster dans ta vie et ta villa, ça aurait épargné beaucoup de regrets, de la souffrance et de la peine à tout le monde. »

« Tu oublies le principal : de la joie. En entrant dans ma vie tu y as apporté de la lumière. Tu m'as permis d'ouvrir les yeux que le type que tu as rencontré il y a quelques jours n'était pas celui que je voulais être ni l'image que je voulais donner de moi. »

Face à ma déclaration Bella fondit en larmes et se jeta dans mes bras.

« Edward ? » M'appela-t-elle en relevant son visage vers moi.

« Bella… »

« Tout à l'heure… C'était absolument magique. Je suis désolée de mettre endormie juste après. C'était tellement… waouh… » Ne parvint-elle pas à trouver les mots justes. « Que je n'ai pas pu faire autrement que de me sentir parfaitement détendue peut-être un peu trop d'ailleurs… » Fit-elle gênée en prenant un peu de couleur sur ses joues. « Je ne te dirais absolument pas que je regrette ce que nous avons fait ensemble, mais… je suis avec Jacob et il faut que je mette les choses au clair avec lui. Nous sortons ensemble depuis hier soir donc je l'ai trompé en couchant avec toi. Il va passer pour le cocu, moi la salope et toi le briseur de couple. Je ne veux pas que ça arrive. C'est pour ça que je te demanderais de ne rien dire à personne de notre aventure. »

Je me retins de grimacer au terme de 'coucher' avec moi. Visiblement j'étais très mauvais pour faire l'amour à une fille car elle n'avait pas compris le message que je voulais lui faire passer… Ensuite elle était avec Jacob et ne voulait pas que tout le monde sache ce que nous avions fait. Mais voyons le bon côté de la chose elle avait qualifié notre relation d'aventure. Soit c'était passager, soit c'était une longue relation derrière le dos de quelqu'un…

« Est-ce que ça veut dire qu'on va se revoir de temps à autre ? » Demandai-je avec espoir et crainte à la fois.

« Je n'en sais rien… J'ai besoin de réfléchir. Je te dis à demain au lycée ? »

« Bien sûr ! » Fis-je en faignant la bonne humeur. En réalité j'étais déçu qu'elle n'ait pas répondu spontanément à ma question par un grand 'Évidemment ! Comment puisse-t-il en être autrement !' J'aurais également bien voulu qu'il y ait un 'Je t'aime…' juste derrière mais il ne fallait pas aller trop loin, même dans les rêves ! L'espoir fait vivre, mais à trop vivre d'espoir on finit par mourir de déception ! Ceci dit elle n'avait pas dit 'non' non plus…

Elle m'embrassa sur la joue. Mauvais signe ! On régressait par rapport à ce que je voulais… Elle reprit sa valise -qu'elle avait posée- ainsi que les cartons qu'elle possédait. Elle faillit en faire tomber un, tandis que l'autre tenait dangereusement en équilibre dans ses bras. Je lui proposai mon aide. Elle hésita tout d'abord mais finit par accepter sachant certainement qu'elle n'allait pas y arriver. Nous allâmes dans le garage et je déposai sa valise et un carton dans les pieds du siège passager. Je refermai la portière et partis du côté conducteur. Bella avait laissé la portière ouverte. Certainement ne pouvait-elle pas baisser les fenêtres avec sa si vieille voiture… Elle avait déjà attachée sa ceinture. Elle n'attendait que moi pour partir… Je la regardais qui me fixait également. Je crus voir le reflet de ma tristesse dans ses yeux. Je me rapprochai d'elle et voulus l'embrasser sur la bouche mais elle tourna la tête de sorte que mes lèvres ne touchèrent que sa joue. Encore un progrès à reculons !

Je me reculai, définitivement déçu par la tournure de notre relation. Je claquai sa portière. Aussitôt fait Bella démarra sa voiture et sortit du garage. Je la suivis des yeux jusqu'à ce que je ne la voie plus. Je soupirai avant de sortir du garage après avoir appuyé sur l'interrupteur pour fermer la porte du garage.

Je savais que j'allais voir Bella demain mais je ne pouvais m'empêcher de voir cet au revoir comme une séparation définitive… Et certainement pour ça que j'étais aussi mal.

Je montai à l'étage et allai dans sa chambre. Il n'y avait absolument plus rien dans celle-ci qui lui appartenait. C'était comme si personne ne l'avait occupée… Elle était comme avant…

Je rejoignis ma chambre et m'installai à mon bureau après avoir récupéré ma chaise près du lit. Je pouvais déduire qu'il restait encore des phéromones dans l'air de la pièce car je me sentais excité alors que la situation ne s'y prêtait pas. J'ouvris ma fenêtre pour que l'air soit renouvelé et que les phéromones disparaissent. L'air froid de Forks me fit du bien. Une vraie bouffée d'air frais ! Je revins à mon bureau et fis mes devoirs pour toutes la semaine. Rien de bien passionnant… Cela ne me prit pas longtemps étant donné que nous étions qu'en début d'année…

Une fois finis, je fermai la fenêtre et après m'être déshabillé, je glissai sous les draps de mon lit qui sentaient encore le sexe mais surtout l'odeur de Bella. Il n'était même pas dix-sept heures mais peu importe ! Il n'y avait pas d'heures pour se laisser tomber dans les combles de la (presque) dépression…


Faîtes péter les reviews avec vos impressions ! ^_^ Je pense poster un peu plus tôt la prochaine fois, mais je risque d'avoir du retard avec mon autre fiction Apprendre à vivre... Quant à As luck would have it, je pense reprendre un peu l'écriture d'ici peu de temps. (Il était peut-être temps me direz-vous ! ^_^')

Bisous et à la prochaine !

X.O.X.O. Hussy Apple