Disclamers : aucun des personnages présentés ici ne m'appartient, tout est à Shinobu Ohtaka, et je ne gagne pas d'argent en publiant ce texte –et puis, plutôt que de l'argent, je préférerais amplement hériter des personnages réels, c'est bien plus amusant.

Rating : T, par pure et simple précaution. Rien de méchant, je vous assure.

Pairing : Ren KouenXPisti (car les strange pairings sont tellement amusants, et que, lorsqu'on y réfléchit, ils sont juste trop mignons !).

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On disait que la nuit portait conseil –ou, plus précisément, le sommeil. Malheureusement, les insomnies fatiguaient et embourbaient l'esprit, ce qui ne facilitait pas la réflexion. Pisti poussa un énième gémissement, enfonçant un peu plus la tête dans un coussin. Elle avait passé la nuit à tourner et retourner les éléments dans sa tête, et la solution miracle ne s'était toujours pas imposée dans son esprit fatigué; s'enfuir en récupérant sa relique sans pour autant risquer d'aggraver le conflit entre Sindoria et Kou n'était pas tâche aisée –en fait, ça relevait même plutôt de l'impossible.

Peut-être que s'étouffer avec son oreiller n'était pas une si mauvaise initiative, en fin de compte.

- Son altesse l'empereur Ren Kouen veut vous voir !

Fusillant du regard le garde qui était rentré sans gêne dans sa tente –il aurait eu l'air malin, si elle se changeait !-, Pisti se releva rapidement. Si elle était surprise, elle n'en montra rien. Escortée de quatre gardes, elle fut conduite devant une imposante tente qui n'était cependant pas celle de commandement. Sa chambre, conclut-elle mentalement. Un homme annonça sa présence, et une voix grave l'invita à entrer. Pourtant, lorsque les gardes voulurent à leur tour pénétrer dans la pièce, Kouen les invita à en ressortir d'office.

Dire que Pisti n'était pas rassurée par cette soudaine invitation serait un euphémisme. Mais affirmer qu'elle en était tétanisée serait une exagération. Méfiante, surprise et quelque peu effrayée seraient des termes plus adaptés.

La tente était grande, à l'image de l'importance de la personne qui l'habitait. Richement décorée dans les tons pourpres, elle était indéniablement confortable et luxueuse. Au centre, un large lit aux draps foncés, et, devant, une table basse en bois sur laquelle se trouvaient quelques parchemins. Kouen était penché au-dessus, et ne daigna pas relever la tête lorsque la blonde entra. Un silence pesant régna quelques minutes dans la pièce avant que le plus âgé ne cesse d'écrire.

Son regard se glissa alors sur la frêle silhouette de la captive, remontant de ses jambes nues à sa poitrine partiellement découverte avant d'effleureur son coup fin –si facile à briser !-, de se fixer un instant sur les lèvres délicatement rosées de la blonde, tordues dans un rictus suspicieux et de se stopper sur ses yeux à la couleur si particulière.

Elle était terriblement chétive et il était difficile de croire qu'une enfant comme elle –une poupée- pouvait être âgée de 19ans. Mais malgré la douceur de ses traits, ses membres finement musclés et son air farouche laissaient clairement voir la guerrière aguerrie qu'elle était.

Il sourit.

- Puis-je connaître la raison de cet appel, votre altesse ?

Son ton était grinçant et, contre toute attente, cela lui arracha un rire bref.

- Nous n'avions pas terminé notre conversation.

- Je doute qu'il y ai grand-chose à ajouter. A moins que vous n'acceptiez de me libérer.

- Vous voulez déjà vous en aller ? Vous me peinez…

Se retenant de lever les yeux au ciel, la jeune fille soupira.

- Néanmoins, vous en avez parfaitement le droit. Vous pouvez quitter le camp sur le champ personne ne vous en empêchera. Mais je prends la liberté de garder cela –il joua avec la flûte pendant quelques instants, ses longs doigts fins la faisant tourner-… en souvenir de votre agréable présence.

- Si je ne me trompe pas, vous m'avez aussi invité à la reprendre, hier.

L'éclat de surprise qui passa dans les pupilles grenat de l'homme lui arracha un sourire espiègle. Aussitôt, jouant de la rapidité et de l'agilité que lui procréait sa petite taille, elle bondit sur lui, soucieuse de profiter de l'effet de surprise –seul véritable avantage dans la confrontation. L'élan qu'elle avait pris les envoya rouler au sol alors que, se débattant comme une diablesse, Pisti tentait de reprendre son arme, qui se balançait au cou de Kouen. Celui-ci, aussi vif que la jeune fille, avait intercepté l'un de ses poignets et s'acharnait à attraper le second, tout en l'immobilisant. Il sentit son dos heurter violemment le cadran du lit, les figeant dans une position qui, s'ils avaient pris le temps d'y réfléchir, leur aurait paru ambigüe.

Probablement alerté par le bruit de lutte, un soldat entra, sabre dégainé, avant de s'immobilisé et de tourner tout aussi rapidement les talons, quittant la tente le rouge au joue. Il avait hâte de raconter aux autres qu'il venait de trouver leur petite prisonnière haletante, à cheval sur leur empereur, les mains posées sur le torse de celui-ci, tous deux débraillés. Ç'allait jaser…

L'entrée de l'homme l'avait surprise, et maintenant qu'il avait retourné leur position, la coinçant fermement sous lui, elle s'en mordait les doigts –ou du moins, elle l'aurait volontiers fait si ses mains n'étaient pas bloquées au-dessus de sa tête par une poigne ferme. Dans un effort quasi-surhumain au vu de son corps frêle, la jeune fille réussis à soulever ses mains de deux bons centimètres et assena un coup de tête à son assaillant. Celui-ci, plus désarçonné que blessé, relâcha son emprise durant un quart de secondes. Ce laps de temps lui suffit pour rouler sur le côté, échappant ainsi à la poigne de l'autre, et à se relever d'un bond, s'appuyant, tremblante contre le lit. A moins d'un mètre, Kouen se releva, agréablement surpris par la réplique de la blonde, plus combattive que ce que laissait penser son apparence. Ils se fixèrent un instant, avant qu'elle ne plonge de nouveau. Cette fois-ci, préparé, il esquiva sans peine, mais bloqua plus difficilement le coup de pied qui visait son estomac qu'elle donna en se retournant agilement.

Les coups s'enchainaient, sans pourtant causer des dégâts significatifs à l'un ou l'autre. Tentant une feinte sur la droite, Pisti se laissa glisser à terre, pour se relever en une fraction de seconde, et se jeter sur le roux. Sa main s'accrocha au pendentif et un coup sec sur l'objet suffit à faire voler en éclat la chaine en argent. Mais le temps nécessaire à la manœuvre permit à Kouen de l'attraper. L'attirant dos contre son torse, il l'obligea d'une torsion du poignet à lâcher l'arme qui tomba sur le sol et rebondit quelques centimètres plus loin. La respiration erratique, ils s'accordèrent quelques secondes de répit.

- Lâchez-moi.

- Pour que vous vous ruiez sur la flute et partiez ?souffla-t-il, moqueur.

Elle grogna quelques propos incompréhensibles.

- Pourquoi ne pas être partie lorsque vous en aviez l'occasion ? Souci de paraître lâche ? interrompit Kouen, voyant que la jeune fille allait répliquer. En revenant plus nombreux, vous auriez eu plus de chance de le récupérer.

- Et il y aurait eu des morts inutiles ! répliqua Pisti, acide. J'ai laissé mourir mon escorte et ai été faite prisonnière, personne n'a à m'aider. En revenant ici avec d'autres hommes, face à deux princes et une princesse de l'empire Kou, ma faiblesse n'aurait causé que d'autres morts.

- Qui s'en soucie ?

Elle se retourna partiellement –autant que son actuelle position le lui permettait- et le fusilla du regard.

- Moi.

Il ne sut pas ce qui le surprit le plus la voix froide de celle qui paraissait être une enfant, son regard charbon étonnement mature ou son aura d'une étrange puissance qui se dégagea d'elle un instant.

- Une flûte… c'est une arme bien étrange.

- Elle me permet d'utiliser au mieux mes capacités.

- Où l'avez-vous eu ?

Son silence le conforta dans son idée plus qu'une relique enchanté, son arme, qui lui permettait de s'affirmer comme une guerrière ou un simple ornement, ç'avait pour la princesse d'Artemyura une valeur sentimentale plus forte.

- Comptez-vous vous enfuir si je vous lâche ?

Pas qu'il doute de pouvoir la bloquer avant même qu'elle ne soit à un mètre de la porte de la chambre, juste qu'il n'avait aucune envie de jouer au chat et la souris –trop futile, inintéressant et dégradant.

Elle secoua simplement la tête. Prenant le signe pour un assentiment, il desserra son emprise, soucieux d'observer le comportement de la prisonnière, avant de la lâcher. Voyant qu'elle massait ses poignets probablement douloureux, il ramassa la petite arme et alla s'asseoir sur un sofa, placé perpendiculairement à son lit. Pisti, elle, opta pour aller se poser sur la couche, de dos à l'empereur, voutée et silencieuse, perdue dans ses pensées.

- Eh bien ?

- Quoi encore ? soupira la princesse.

- Vous n'avez pas répondu à ma question.

Elle s'accorda quelques secondes pour réfléchir à la question et à la réponse qu'elle pouvait donner, puis, consciente de sa situation précaire, se décida à y répondre franchement –de toute manière, l'information ne pourrait nuire qu'à son mental, pas à sa patrie ou aux troupes de Sinbad, alors… .

- Elle a une valeur sentimentale forte. Il n'y a rien de plus à dire, ajouta-t-elle devant l'air interrogateur du plus âgé.

- Je serais curieux d'entendre la suite, pourtant.

- Ce n'est rien de bien intéressant.

- Mère décédée ? Dernier souvenir matériel qu'il vous reste d'elle ?

Un sourire désabusé orna le visage de Pisti.

- Pourquoi me faire dire des choses que vous pouvez aisément deviner ?

- C'est triste.

- Vous n'êtes pas sincère.

- Sincère, oui. Affecté, non. Il est inutile de pleurer la mort de chaque individu.

La blonde se releva brusquement, oscillant entre le choc et la colère.

- La mort d'une personne est une chose tragique, et chaque décès mérite d'être pleuré, tout comme chaque histoire se doit être racontée !

- Alors racontez-moi la vôtre, princesse.

- Elle ne vous concerne en rien et n'a aucun intérêt.

- Vous vous contredisez. De plus, ni vous ni moi n'avons quelque chose de mieux à faire.

La princesse d'Artemyura se tut et retourna s'asseoir sur le lit, indécise. Elle ne comprenait pas l'intérêt de l'empereur de Kou pour son histoire et elle doutât que l'ennui puisse le pousser à perdre du temps avec une simple prisonnière –quoique ses conditions de vie fussent trop bonnes pour qu'elle ne puisse se considérer que comme une captive.

- Ma mère est morte peu après l'anniversaire de mes huit ans. C'est à ce moment-là qu'elle m'a offert la flûte. C'est un héritage familial donné aux femmes de ma lignée. Ce peut paraître anodin, mais ç'a toujours été important, alors… et puis, qu'importe…

Il la regarda avec un certain amusement s'emmêler dans ses explications avant qu'elle ne semble reprendre le fil.

- Il y a eu une attaque du palais, peu après qu'elle me l'a remis. A ce moment-là, mes parents sont tous les deux décédés.

Un silence presque confortable s'installa, alors que Kouen jouait avec le petit objet rouge. Même si banale, l'histoire restait tragique. Quoiqu'il ne s'en souciât pas réellement ayant pour passion la guerre et les combats, il ne s'émouvait pas pour si peu. Intérieurement, la blonde en était presque reconnaissante. Après avoir fait un bond dans ses souvenirs douloureux, voir la pitié dans les yeux de son ennemi l'aurait achevée.

- Je peux-

- Cette nuit. Lorsque la lune sera haute et que les gardes seront ensommeillés.

Pisti cligna des yeux, surprise, avant de jeter un regard méfiant vers le roux. Voyant celui-ci perdu dans ses pensées, elle se releva silencieusement, esquissa un pas vers lui et ouvrit la bouche, mais, voyant qu'aucun mot ne passait la barrière de ses lèvres, elle se ravisa et lui offrit un simple sourire. Puis, elle souleva un pan de la porte, et sortit de la tente.

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Il régnait sur le campement un doux silence. La pleine lune, haute dans le ciel, l'illuminait sereinement, alors que dans les foyers, les dernières braises des feux mourraient lentement. La plupart des soldats, ayant festoyé et bu plus que raison, étaient depuis longtemps endormis, alors que les plus sérieux –et les moins saoul- tâchaient au mieux de patrouiller, afin d'éviter un quelconque incident. Ombre furtive, Pisti se glissait agilement entre les tentes, se cachant au besoin derrière des caisses de vivres. Bien plus confiante que lors de sa première escapade, il y'avait de nuit de cela, la jeune fille progressait rapidement. Très vite, elle arriva devant la chambre du premier prince, et hésita brièvement, avant de se décider à entrer.

Faiblement éclairée par quelques bougies créant une ambiance tamisée assez étrange, il fallut quelques secondes pour que les yeux de la blonde ne s'habituent totalement au contraste de lumière. Kouen était assis sur un fauteuil, semblant absorbé dans la lecture de parchemins. Il avait abandonné son épaisse armure, au profit d'une simple chemise blanche et d'un pantalon noir d'excellente qualité. A sa ceinture, pendait élégamment son épée à la garde en or alors qu'à son coup, se balançait doucement la flûte de Pisti. Il jeta un coup d'œil à la nouvelle arrivante, acheva sa phrase avant de replier soigneusement le papier avant d'enfin la regarder. Ses pupilles carmin, d'ordinaire rieuses, ne laissaient rien transparaître.

Pisti ignorait la raison de sa venue ici il le lui avait simplement demandé à mi-mot. Et elle s'était contentée de stupidement obéir. Une bouffée de culpabilité l'étouffa.

La blonde ouvrit la bouche, dans le but de briser le désagréable silence qui planait dans la pièce, lorsque Kouen se leva, s'avança d'un pas mesuré vers elle. Sans un mot, il se stoppa à quelques pas de la jeune fille.

Dans l'ombre de son imposante silhouette, elle paraissait encore plus petite et chétive on ne lui aurait donné plus de douze ans. Imaginer qu'elle puisse en avoir dix-neuf était comme un affront à sa pureté juvénile. Son corps frêle, finement musclé, digne de la combattante qu'elle était ses courbes enfantines, mais présentes, à moitié cachée par son haut ouvert dévoilant la naissance de ses seins –sur n'importe qui d'autre, ç'aurait parut indécent. Mais la candeur qui se dégageait d'elle chassait l'impression. Contrastant avec la pâleur de sa peau laiteuse, sans aucun imperfection, ses yeux d'un noir d'encre, cerclés de rose des yeux envoutants et qui ne cachaient jamais les émotions de la jeune fille : joie, colère, tristesse, déception… tous ses sentiments se lisaient clairement dans ses deux prunelles –les fenêtres de son âme. Ses traits, doux et harmonieux, qui dégageaient une étrange impression de joyeuse sérénité, mais qui pouvaient se fermer ou se durcir.

Elle était indéniablement belle.

Alors, sans crier gare, il combla l'espace qui les séparait.

L'étreinte fut brève le fantôme de deux mains qui survolèrent sa taille fine, pour remonter le long de son dos, électrisant son corps entier deux lèvres qui effleurèrent les siennes, se pressant un court instant, lui volant un baiser fugace mais qui suffit pourtant à enflammer son bas ventre. Elle rouvrit les yeux en sentant la main gauche de l'homme caresser doucement sa joue avant de chuter. Kouen se décolla et la jaugea du regard. Il remarqua ses yeux écarquillés, perdus dans le vague et la vit poser sa main sur ses lèvres, incrédule, avant qu'elle ne s'empourpre. Puis, semblant reprendre pied dans la réalité et remarquer le poids familier sur sa tête, Pisti toucha précautionneusement la flute rouge en forme de plume qui avait repris sa place sur son front.

Dans sa tête, ses pensées s'emmêlaient sans lui permettre de totalement assimiler la situation. La blonde bredouilla quelques propos incompréhensibles, avant qu'il ne lui indique d'un geste de la main de se taire.

- Comptes-tu dénigrer la chance que je te laisse ? Pars. Profite de l'obscurité de la nuit je ne ferais rien si tu es attrapée avant de sortir du camp.

Pisti ne comprenait strictement rien. Venait-il de réellement lui permettre de partir ? Après lui avoir rendu son arme ? Ce n'avait aucun sens. Pourtant, il ne semblait pas mentir. Froid, fier et hautain, il la toisait, semblant attendre qu'elle ne se décide à sortir de sa tente. Elle se retourna et, sans un regard en arrière, s'engouffra à l'extérieur. Dès qu'elle eut mis un pied dehors, elle se mit à courir. Le premier garde la regarda filer, ahurit. On l'avait rapidement prise en chasse, mais elle n'eut aucun mal à semer ses poursuivants.

Ce n'est qu'une fois à l'abri, pelotonnée dans les douces plumes d'un gigantesque oiseau, à quelques centimètres du sol qu'elle se permit de soupirer. La joie de s'être évadée, et de pouvoir revoir ses amis avait chassé la peur qu'elle avait accumulée lors de sa « captivité ». Pourtant, elle n'arrivait pas à connaître l'origine de la tristesse qui lui compressait le cœur et l'estomac. La gorge serrée, elle peinait à respirer correctement. Alors, sans même qu'elle ne s'en rende réellement compte, des larmes amères commencèrent à dévaler ses joues.

Les yeux perdus dans le vague, Kouen fixait la porte de la tente. Alors, un fin sourire mesquin étira ses lèvres. La prisonnière avait eu le mérite d'être distrayante. Bonne adversaire, adorable dans ses réactions, et terriblement amusante à manipuler. Elle était réellement digne d'attention. Il le savait, leurs chemins se recroiseront. Probablement bien plus vite que la blonde ne l'aurait imaginé. L'empereur ferma les yeux, et derrière ses paupières closes, l'image de la jeune fille, assise sur le dos d'un oiseau lui apparut clairement. Elle volait probablement en direction de Sindoria. C'était assez risible, en un sens. Elle qui était bravement restée dans le campement ennemi, soucieuse de ne pas trahir ses amis en revenant démunie de sa force offensive, ramenait ce qui causerait la perte de Sinbad. Il rouvrit les yeux, ses iris carmin brillant d'impatience. Il était vrai que Pisti était attirante. Non pas par ses formes quasiment inexistantes, mais par son aura solaire et sa personnalité enjouée, fière et têtue. Et s'il l'avait embrassé, c'était en partie sur un coup de tête. En partie seulement.

Car il pouvait le sentir. Le sort qu'il avait lui-même placé dans le corps de la jeune femme. Celui qui lui permettrait d'entendre ce qu'elle entendrait, de voir ce qu'elle verrait. De gagner la guerre.

Il sourit. Oui, cette petite prisonnière était décidemment amusante…

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Suite aux commentaires très gentils et encourageant que j'ai reçus, je songe sérieusement à transformer ce Two Shoot en une mini fic. N'hésitez pas à donner un avis sur le sujet.

Quoiqu'il en soit, j'espère que ces deux premiers chapitres auront plu !

-Jez-