Titre : Blind Love

Personnages : Dean/Castiel, Sam, Benny (+autres)

Rating: K+

Dislaimer : L'univers et les personnages de Supernatural ne m'appartiennent pas, snif ! J'aurais bien voulu Cas pour moi...

Notes : Voici enfin la suite ! J'espère que ce chapitre vous plaira !;) Je suis désolé pour l'attente, j'ai eu un immense blocage ! D=

Et je suis contente que vous aimez Spn dans l'univers HP, c'est fort fun à les imaginer *-*

J'espère qu'il y a pas trop de fautes... Sur ce...

Bonne lecture ! =)


Quel idiot... Il ne s'était jamais senti aussi idiot !

Qu'est-ce qu'il lui avait pris de faire une chose aussi stupide ? Lui, qui avait toujours résisté à cette pulsion lorsqu'il se retrouvait seul avec le poufsouffle !

Dean ne comptait plus les fois où il se forçait à ne pas céder à ses tentations : de le toucher... de l'embrasser... Heureusement qu'une bonne claque mentale suffisait pour que son ami ne se retrouve pas dans une fâcheuse posture.

Sauf que cette fois-ci, il n'avait pas résisté : Il l'avait embrassé !

Mais quel abruti! Cela n'aurait jamais dû arriver de cette manière-là ! Mais plutôt après, avec énormément de chance, lorsque l'étudiant au blason d'or aurait lu cette fichue lettre ! Encore heureux, c'était à la bibliothèque! Le pauvre, il aurait pu lui sauter dessus si cela n'avait pas été le cas !

Le visage de Castiel revenait toujours en sa mémoire, il avait l'air si choqué... Qui ne le serait pas à sa place ? Son meilleur ami, garçon qui plus est, avait franchi une certaine limite qui n'aurait pas dû l'être.

Dean avait désiré l'embrasser depuis si longtemps... Que le voir là, avec son fichu bouquin à la noix, son petit air confus si adorable... Comment pouvait-il résister à ça ?... Et le poufsouffle, que pensait-il de lui désormais ? Il aurait pu le claquer à ce moment-là, mais il n'avait pas eu l'audace de le faire. Il était trop surpris pour...

Le souaffle venait d'entrer dans l'un des trois anneaux d'or.

« Merde ! » cracha-t-il lorsqu'il manqua de l'attraper.

« Dean! Concentres-toi ! » Cria l'un des membres de l'équipe.

Comment pouvait-il se concentrer à cet entraînement ? Franchement, ce n'était vraiment pas le jour, ni le moment... Et dire que Castiel allait peut-être le rejoindre par la suite...

Par Merlin, qu'est-ce qu'il redoutait cet instant !

Peut-être qu'il ne viendrait pas... Qu'il commencerait même par le fuir, tellement ce baiser l'aurait mis mal à l'aise...

En plus, ils étaient deux hommes ! Il devait croire qu'il était devenu fou ! Il le comprendrait tellement ! Toutefois... Il n'avait vraiment pas intérêt à lui faire ce coup-là... Le gryffondor ne s'en remettrait jamais.

Dean soupira. Non, Castiel ne pourrait jamais être dégoutté... Il était trop bon et gentil pour se rabaisser à ça. L'angoisse qu'il ressentait lui faisait imaginer n'importe quoi. S'il ne partageait pas ses sentiments, le poufsouffle le lui dirait tout simplement... et ça resterait comme avant.

Cette lettre qu'il lui avait adressée... Juste le fait de se rappeler qu'elle existait, il se sentait extrêmement embarrassé... Stupide aussi, puisqu'il avait utilisé ce stratagème pour lui avouer ce qu'il ressentait. Dean se remémorait l'instant où il l'avait rédigée... Il avait pensé que ça serait dur d'y parvenir, au début ça l'avait été, mais par la suite... il n'était même plus capable de s'arrêter. Comment avait-il fait pour écrire des phrases aussi niaises ? Ce n'était pas du tout son style ! C'était fou ce que l'adolescent aux yeux bleus le forçait à faire. Il avait perdu toute fierté avec cette lettre.

En même temps, il devait se l'admettre... Cette épreuve lui avait fait un bien fou. Il se sentait comme libéré d'un immense poids. Il avait étalé tout ce qu'il ressentait, tout ce qu'il voulait lui admettre...

Castiel savait tout désormais, il n'avait plus à lui cacher quoique se soit.

Il se sentait peut-être libre à ce sujet, mais dorénavant... ce qu'il appréhendait : c'était la réponse du principal concerné.

Le gryffondor aurait presque eu envie d'assister à sa lecture, connaître sa réponse sans attendre, afin d'éviter de s'inquiéter inutilement comme il le faisait. Mais non, il avait cet entraînement de Quidditch qu'il ne pouvait absolument pas manquer... Il était d'ailleurs arrivé en retard le capitaine n'avait pas négligé de le lui rappeler.

En même temps, la bibliothèque de Poudlard n'était pas franchement le bon endroit pour discuter de « sentiments »...

Les poursuiveurs se passaient la balle rouge, tout en entrant dans la zone de tir. L'un d'eux venait d'effectuer un salto avant, tirant en extension le souaffle avec vitesse dans l'un des buts et il retomba sur son balai.

« Par Merlin ! Winchester ! Tu pourrais être de la partie quand même ! Le gardien est censé garder les buts et attraper le souaffle ! Tu fous quoi ?! » dit la voix désespérée du capitaine.

Cette fois-ci, le griffondor n'avait rien vu venir. Il servait nettement à rien aujourd'hui. Dean se sentit un peu comme une merde.

« Ca ne se reproduira plus Michael... » répondit Dean un peu las.

« Dean, est-ce que ça va ? » demanda un des batteurs en s'approchant de lui.

« Oui, oui, tout va bien. T'inquiètes pas Benny ! Reprenons... » dit-il en se forçant à sourire.

Il n'allait pas bien du tout, ouais. Et il savait bien que son ami ne l'avait pas cru. L'autre gryffondor le connaissait assez pour savoir lorsqu'il mentait ou non, mais il retourna tout de même sur le terrain.

Cette fois-ci, il se forçait à rester concentré, suivant le souaffle des yeux. Garder uniquement cette balle dans son champ de vision. Ne plus penser à quoique se soit, faire le vide dans sa tête.

Les balais volaient avec rapidité vers sa direction, la balle changeant sans cesse de direction, alors que d'autres tentaient de l'attraper. Les batteurs, eux, s'occupaient des cognards toujours aussi fous.

Le souaffle fut lancé et cette fois-ci, il ne le manqua pas. Dean l'envoya au loin avec le bas de son balai, à coup de branchettes.

« Ah, tu t'es enfin réveillé Winchester ! »

« Oh ça va, j'ai compris le message hein... » soupira-t-il agacé.

Et dire qu'il n'avait jamais voulu devenir gardien. Lui, qui avait toujours souhaité devenir un batteur. Malheureusement, en troisième année, la seule place vacante qu'on pouvait lui proposer était celui du gardien... Après avoir accepté, il s'était promis de s'approprier ce qu'il avait convoité dès qu'une place se serait libérée. Finalement, il ne l'avait toujours pas fait. Avant d'être dans l'équipe Gryffondor, dont il était fan, il pensait que le poste de gardien était le plus ennuyeux qui soit... Du genre attendre comme un abruti pendant tout le match en attendant que le souaffle arrive vers lui. Il avait appris que c'était loin d'être le cas. Ce n'était pas comme le football moldu, où il y avait qu'un but un défendre. De plus, il avait aussi la liberté de se mêler aux poursuiveurs et de marquer dans les buts adverses, risque qu'il prenait souvent au grand dam de ses camarades. Heureusement pour lui, il était un très bon gardien et l'équipe Gryffondor était une des plus fortes des quatre maisons. Et au prochain tournoi, ils se confronteront à Serpentard... Ils ne pouvaient surtout pas perdre !

Dean attrapa un souaffle et le lança au capitaine.

Alors qu'il suivait à nouveau du regard les mouvements des autres membres, le baiser qu'il avait échangé avec Castiel lui revient brusquement en mémoire. Son stress était de nouveau au rendez-vous.

Pourquoi Anna l'avait-elle forcé à aller le rejoindre juste avant l'entraînement ? Et pourquoi Sam, qui l'attendait gentiment devant l'entrée de la bibliothèque, l'avait forcé à envoyer la lettre à coup de baguette au moment où il avait ''fuit'' le poufsouffle ? C'était de vrais gobelins!

Bon, à vrai dire, cela faisait une semaine qu'il l'avait rédigée et qu'il leur avait promis à tous les deux de la remettre. Leur patience avait vraisemblablement une limite à ne pas dépasser. Des fois, il se demandait ce qu'il faisait à Gryffondor, il était loin d'être courageux sur ce coup.

En plus, lorsqu'il était entré dans l'école, en compagnie de son amie qui ne cessait de l'encourager, il avait imaginé un plan pour donner à Castiel cette fichue lettre. Il avait été incapable d'aller simplement le voir et lui dire : Tiens Cass, j'ai une lettre pour toi. C'était vraiment stupide de sa part... Tout devait être plus compliqué avec lui. Il avait tenté à plusieurs reprises de la cacher dans l'un des livres de cours du poufsouffle... Un livre sur lequel il étudiait bien sûr, afin d'éviter qu'il la lise pendant un cours. Mais... son angoisse l'en avait empêché. Alors, quand il était rentré dans cette bibliothèque, il s'était promis de la lui donner... en espérant pouvoir la cacher dans le livre sur lequel Castiel travaillait pour son exposé de défense contre les forces du mal. Manque de chance, il l'avait terminé... et donc il n'allait pas ouvrir le livre d'aussitôt. Bon sang, il avait vraiment eu l'air d'un idiot en faisant semblant d'avoir oublié son devoir... Et Castiel savait pertinemment que c'était un mensonge, néanmoins il avait pris le choix de le croire... Bizarre. C'était seulement une fois arrivé à l'entraînement qu'il s'était souvenu qu'ils avaient un devoir de potions à faire !

Tans pis, c'était fait maintenant...

« Dean! Attention ! » cria Benny qui vola rapidement vers lui.

« Qu- »

BAAM.

Il était trop tard.

Un cognard, ce ballon qui avait pour seul et unique but de vous faire du mal, venait d'attaquer l'une de ses jambes.

Sonné par l'affreuse douleur qu'il ressentait désormais, il perdit le contrôle de son balai et s'affala avec rapidité sur le sol plusieurs mètres plus bas. Et manque de chance, il était tombé sur sa jambe endolorie... et cette fois-ci la douleur était insoutenable!

« Putain ! Merde ! Merde ! Merde ! » Jura-t-il le nez contre la pelouse du terrain.

Maintenant la seule chose qu'il avait en tête, c'était la rage qu'il éprouvait pour ces balles et ces tireurs qui ne l'avaient pas arrêté ! ...Même s'il savait que c'était en partie de sa faute, il n'avait pas qu'à être déconcentré.

Les autres membres de l'équipe ne tardèrent pas à le rejoindre. Certains étaient en colère par le manque d'intentions dont avait fait preuve le gryffondor... mais lorsqu'ils se rendirent compte que celui-ci était vraiment mal au point, ils oublièrent tout. Ils s'approchèrent de lui pour voir s'il pouvait se relever.

« Dean... est-ce que tu- »

« Vous voyez bien que ma jambe n'est pas à sa bonne place ?! » cria-t-il de rage. En effet, sa jambe était quelque peu tordue. Après tout, il est tombé de très haut. « Merde, elle est cassée... me manquait plus que ça ! »

« On va t'emmener à l'infirmerie. » dit Benny en constatant les dégâts.

« Génial ! Comme si j'avais que ça à foutre que d'aller voir cette folle ! »

« Allez, accroche-toi Dean. » Répondit-il en offrant son épaule. Une fois cela fait, il l'aida avec le soutien d'un autre gryffondor à se relevé.

« On reprendra l'entraînement demain ! » soupira Michael en voyant les trois garçons s'éloigner.

OooOoOoOoOoOoOo

Une fois qu'ils avaient franchi la porte de l'infirmerie, Dean, en plus de contenir sa colère, savait qu'il n'allait pas être bien accueilli.

« Monsieur Winchester ! » s'écria la voix de l'infirmière, Mme Pomfresh. « C'est pour quoi cette fois-ci ? »

Voilà, il le savait. Elle ne pourrait pas être gentille avec lui ? Juste une fois ? Bref, la douleur était-elle qui s'en fichait pour aujourd'hui. Elle devait vite le soigner, il n'en pouvait plus là.

« Il est tombé de son balai pendant notre entraînement de Quidditch. » ne put s'empêcher de dire Benny alors que Dean le foudroyait du regard.

Les deux gryffondors, d'une année leur aîné, le posèrent sur un lit vide, tandis que Mme Pomfresh se pressait à lui préparer une potion. Une fois terminée, elle s'approcha du lit et donna la potion à Dean; il la but tout de suite. Et sans attendre, elle remit la jambe à sa place; Dean lâcha un cri... Il ne s'y attendait pas. Les deux autres garçons compatirent à sa douleur. Lorsqu'on jouait au Quidditch, il était fréquent de se retrouver à l'infirmerie. Elle n'était pas tendre la pompom !

« Vous devriez faire un peu plus attention à vous Monsieur Winchester, j'en ai assez de vous voir traîner ici. » Ajouta-t-elle en mettant la jambe blessé droite, afin que les os puissent se mettre en bon état.

Dean avait le droit à ce genre de discours à chaque fois qu'il pénétrait dans ces locaux. Même quand il ne faisait qu'accompagner un blessé. Il était soi-disant... fiché. A vrai dire, il y avait de quoi l'être... entre les bagarres, les accidents de Quidditch ou autres... il connaissait désormais l'infirmerie par cœur.

« Je pourrais partir quand ? » demanda Dean tout en grimaçant, tandis qu'un des membres de l'équipe sortit de la pièce.

« Dans deux ou trois heures, peut-être même plus : le temps que la potion agisse. »

Dean écarquilla les yeux de surpris. « Quoi ?! Mais je dois partir ! »

Castiel devait le rejoindre au terrain, il n'avait pas le droit de lui poser un lapin aussi stupidement à cause de cette fichue jambe ! Argh, pourquoi avait-il fallu qu'il ait la tête ailleurs ?!

Tout cela à cause de Sam et Anna ! Il n'aurait jamais été là s'ils ne lui avaient pas forcé la main avant son fichu entraînement ! Oui, voilà... c'était leur seule et unique faute !

« Vous n'aviez qu'à faire plus attention. Je n'accomplis pas des miracles. »

Le blessé leva les yeux au ciel alors que Mme Pomfresh se retira. Il devait garder son calme, être zen... Décidément ce n'était pas son jour !

« Benny ! Je peux te demander un service ? Et s'il te plaît, ne refuse pas ! » Demanda-t-il les yeux suppliant.

« Qu'est-ce que tu veux ? » Comment refuser ? Vu la tête qu'il faisait, Dean avait vraiment l'air d'avoir besoin d'aide. Et surtout, il était son ami, celui qui l'avait accepté malgré sa vraie nature...

« Tu peux aller dire à Cas que je suis ici ? »

« Hum... »

« Oh allez soit cool ! Je te passerais des dragées surprises de Bertie Crochue ! » Implora-t-il désespéré entre deux grognements de douleur.

« On ne m'achète pas vieux ! Mais d'accord, je vais voir si je le trouve. »

« Merci, mec ! C'est vraiment important ! Je te revaudrais ça ! »

Benny se tourna dos à lui, prêt à quitter les lieux... mais une petite question le démangeait depuis le début de leur entraînement. Alors il se retrouva de nouveau face à son ami. « Mais je dois savoir quelque chose avant... » Il eut comme seule réponse des yeux interrogateurs, alors il continua. « Qu'est-ce que tu as ce soir ? T'as pas l'air bien... »

« Oh... » Dean n'osait plus le regarder. D'abord pensif, ne sachant pas quoi lui répondre... Il finit par choisir la facilité. C'est-à-dire : laisser son ami deviner par lui-même. « Tu sais... la lettre. »

« Tu veux dire LA lettre ? » Répéta Benny en appuyant sur le « la ».

« Oui, tu as très bien compris. La putain de lettre. » Bon sang, voilà qu'il repensait à son contenu et à la réaction du principal concerné.

« Oh... d'accord » Il ne pût s'empêcher de faire un sourire amusé. Intéressant tout ça.

« Je la lui ai donné juste avant de vous rejoindre. » L'aîné des Winchester s'offusqua en voyant désormais l'autre gryffondor en train de rire. Il se fichait de lui ou bien ? Ce n'était pas drôle ! « Je peux savoir ce qui te fait rire ?! »

Maintenant Benny comprenait l'étrange attitude de son ami durant leur entraînement. Il y avait de quoi rire non ? Dean se retrouvait à l'infirmerie parce qu'il pensait trop à son poufsouffle ! Elle était bonne celle-là !

Il se calma un peu et répondit : « Il y a de quoi non ? T'es tombé de ton balai parce que tu pensais trop à ton ... comment tu disais déjà l'autre fois ? Ah oui, ton ange . » Et il recommença à rire.

Dean, désormais rouge comme son blason, se maudit d'avoir dit cela l'autre soir quand ils avaient bu un peu trop de bières au beurre.

« C'était à cause de ce cognard ! De ce putain de cognard que t'as pas su arrêter ! »

« Oui, oui... c'est ma faute maintenant ! » Dean allait encore le contredire mais il se calma suite à ses mots : « Il est censé te répondre alors... »

« ... »

« Tu devrais arrêter de t'inquiéter... Je m'en vais prévenir ton amoureux, je veux pas qu'il se fasse un sang d'encre ! » Dit Benny avec un petit rire.

«Espèce de fils de pute, dégage ! » s'exclama Dean encore plus pivoine. Un grondement de l'infirmière se fit entendre, même s'il n'y portait pas intention. Il vit ensuite son ami partir par la porte, toujours mort de rire. Il se promit de lui en coller une dès qu'il le reverrait !

Il soupira. Il ne lui restait plus qu'à attendre sagement que sa jambe guérisse.

Comment son pote pouvait-il lui dire d'arrêter de se faire du souci ? Il devrait plutôt comprendre ce qu'il ressentait, vu qu'il était passé par là. Lui qui sortait désormais avec une fille de leur maison, elle aussi en dernière année, Andrea.

Peut-être que le poufsouffle viendrait à l'infirmerie... pour voir comment il allait...

Et s'il ne venait pas ?

Non, il devait arrêter ! Bien sûr qu'il viendrait. Castiel était toujours là quand il était à l'infirmerie... pour le tenir compagnie, avec son petit frère.

Sam allait peut-être venir lui aussi ? Bon sang, il espérait que oui ! C'était stupide, mais il avait une certaine appréhension d'être seul avec le poufsouffle.

Peut-être que Castiel n'avait même pas lu la lettre ? Impossible, il serait trop curieux... il a dû même se jeter dessus...

oOoOoOoOoOoOo

Vingt minutes après s'être torturé un peu plus les méninges en pensant à un certain garçon, Dean reçut finalement de la visite. Il vit Sam rentrer... Et son cœur se mit à battre lorsqu'il le vit suivi de Castiel.

Comment devait-il réagir désormais ? Il devait impérativement rester calme, faire comme si rien ne s'était passé. Tout ira bien... Il était venu le voir, c'était le plus important. Il ne le fuyait pas.

Mais ?...Dean le remarque tout de suite : Par merlin, pourquoi est-ce que le poufsouffle avait-il les yeux rouges ?! Il ne l'avait quand même pas fait pleurer ?! Non, il n'avait tout de même pas fait ça ? ... Voilà qu'il se sentait comme un enfoiré de première...

« Dean ! Qu'est-ce que tu as encore foutu ? » Dit Sam une fois prêt de lui, un peu sur les nerfs. Il se prenait pour leur mère parfois, il était agaçant quand il agissait ainsi.

Benny ne leur avait rien dit ? Tant mieux, il aurait pu leur expliquer qu'il était tombé en pensant trop à un certain ange. Il le savait capable... Alors Il était à moitié pardonné.

« Je suis tombé de mon Impala... C'est des choses qui arrivent ! » Répondit-il ennuyé avant que son frère n'ajoute son Qu'est-ce qui t'a pris ? Faut que tu fasses plus attention !

« Tu vas bien, Dean ? » demanda cette fois-ci le garçon au blason d'or, avec un brin d'inquiétude... Même s'il savait que le gryffondor était du genre robuste.

Il venait de lui adresser la parole... Par la barbe de Merlin, pourquoi avait-il les mains moites ? Et ce fichu cœur qui s'affolait dans sa poitrine ! Dean n'avait jamais ressenti ça auparavant. L'amour ça rendait vraiment étrange, argh !

« Ou-... oui, je-je vais bien !... La... la forme ! » Il bégayait ! Merde à la fin ! Et Sam qui le regardait avec des yeux malicieux ! Qu'ils lui foutent la paix bon sang ! Et le sourire de Castiel, ils voulaient tous l'achever aujourd'hui ?

Dean lâcha un soupir : il devait rester calmer et paraître normal. Oui, facile.

« Maintenant que je sais que tu vas bien, je vais vous laisser. »

QUOI ?!

« J'ai des devoirs à terminer. »

Non, il n'allait quand même pas lui faire ça ?! Le sourire de Sam... Oui, il allait vraiment le faire !

« Tu ne veux pas bosser ici ? » Demanda Dean avec calme, histoire qu'il ne paraisse pas stressé par la nouvelle.

« Désolé, j'ai promis à Jess que je l'aiderais. »

Il mentait ! Il était sûr qu'il mentait ! Le lâcheur !

« A plus ! » finit par dire Sam avec le sourire. Ajoutant un clin d'œil en direction de son frère, et il partit tout heureux. Il méritait vraiment qu'on lui lance un sort impardonnable à celui-là !

Et Castiel était là. Avec lui... Qu'allait-il se passer ? Il n'osait même plus le voir.

« Tu vas quand même pas me laisser ici, toi aussi hein ? » Agir comme d'habitude.

« Est-ce que je t'ai déjà fait ça, Dean ? » Répondit le poufsouffle en prenant une chaise pour ensuite s'asseoir à son chevet.

« Non. »

« Alors pourquoi est-ce que je commencerais maintenant ? »

Dean croisa enfin son regard : son ami ne pouvait pas savoir à quel point ces paroles le débarrassait d'un monstre poids... Évidemment, Castiel sera toujours là pour lui, il le savait... Il n'était pas à Poufsouffle pour rien... Mais l'entendre de sa bouche lui faisait beaucoup de bien. Cela le fit sourire il se sentait désormais plus paisible. Cependant, l'autre garçon le regardait trop intensément, il dût briser le contact. On aurait dit que son ange voulait lire en lui... qu'il attendait quelque chose... Peut-être qu'il attendait que Dean fasse le premier pas ?

« Benny ne vous a rien dit alors ? » Le bon moment viendra à temps voulu, se convint-il. Il ne savait pas comment amener le sujet. Les sentiments ce n'était pas son fort.

« Il a seulement dit que tu étais à l'infirmerie et que tu t'étais cassé la jambe. » Répondit Castiel avec calme. « Que s'est-il passé ? »

« Je me suis fais shooté par un cognard. Glorieux, hein ? »

« Aïe » répondit-il en grimaçant. « Ça devait être atroce... »

« Ouais, surtout le moment où je me suis affalé par terre ! »

Castiel posa doucement sa main sur la jambe en repos. A ce contact, le corps du gryffondor fut parcouru de frissons. Comment rester indifférent ? Pitié Cas, ne me touche pas !; pensa-t-il.

« L'important c'est que tu ailles bien... L'équipe n'a pas intérêt à t'embêter avec ça. »

« Ah ça non ! Sinon ils vont m'entendre ces enflures ! » Rétorqua Dean avec une mine boudeuse.

Cette remarque fit rire le poufsouffle. « Ça je n'en doute pas ! » Rire qui réchauffa encore plus le cœur du garçon au blason rouge.

A partir de là : ... un blanc complet. Le silence absolu... long et pesant, où les deux étudiants s'observèrent dans leurs pensées.

Mince alors ! Il se devait d'être un gryffondor courageux ! Et se bouger un peu ! Il ne pouvait pas attendre indéfiniment !

« Cas... Tu n'as rien à me dire ? » C'était de nouveau la folie dans sa poitrine.

Étrangement, la question le fit sourire. « J'ai hâte qu'on sorte de l'infirmerie. »

« Quoi? » Lui aussi, bien entendu ! Mais que voulait-il dire par là ? Avait-il compris où il voulait en venir ? Il ne s'attendait vraiment pas à ce genre de réponse.

Alors que Dean l'observait avec curiosité, Castiel regardait autour de lui : le lit à la droite du gryffondor était occupé par un serpentard, derrière lui il n'y avait personne... Un peu plus loin, un serdaigle ainsi que Madame Pomfresh qui s'occupait de lui. Ils n'étaient pas seuls et on pouvait les entendre... Il eut soudainement une idée !

Il ne pouvait pas attendre que Dean et lui sortent de là ! Il prit alors son sac, y sortit un parchemin et une plume… Sous le regard curieux de son ami.

« Rassure-moi, tu vas pas me faire bosser, hein ? J'ai pas la tête à ça. »

« Je vais te répondre de la même manière. » Répondit le poufsouffle qui avait pris aussi un livre pour pouvoir poser son parchemin dessus. Il commença à écrire.

Dean, surpris, ne trouvait rien à répondre: Castiel avait effectivement bien compris ce qu'il avait insinué.

Il lui écrivait une sorte de lettre ? Original… Après tout il savait à quel point c'était plus simple. Et ils n'étaient pas seuls… Il comprenait donc sa marche à suivre.

Néanmoins, une douleur désagréable vint se nicher dans son estomac. Plus il voyait Castiel écrire et plus il angoissait. Il allait enfin savoir.

En attendant, Dean se contenta de le regarder. Comme il l'avait si bien dit dans sa lettre : il adorait l'observer. Castiel avait une bouille adorable. Et ses yeux…

Le poufsouffle se sentit observer, le gryffondor ne put s'empêcher de sourire face à la réaction embarrassée de celui-ci. Il était mignon quand il rougissait…

STOP. Bon sang, il agissait comme une fillette complètement fleur bleue. Qu'est-ce qu'il avait fait de lui ?!

L'étudiant assit prêt de lui écrivit encore quelques lignes et posa sa plume sur le lit.

Dean déglutit. Il allait enfin lui donner sa réponse !

… Au pire, ils resteraient amis, juste amis... Jamais il ne le perdrait… Et il ferait tout pour l'avoir pour lui tout seul, bien sûr. Foi de Winchester !

« Hum…. Dois-je te l'a donner ou pas ? » demanda le garçon au blason doré avec un petit sourire.

« Cas… ! » gronda l'autre garçon, les sourcils froncés. Il tenait plus, il devait lire son message !

En effet, Dean était désormais pressé contrairement à ce qu'il avait ressenti avant. Il commençait à croire de plus en plus que ses sentiments étaient partagés. Castiel n'aurait jamais réagi ainsi sinon… non ? Il se serait déjà excusé, alors que là il jouait au mystérieux. Pitié, faites que ce soit vrai…

Castiel sortit sa baguette magique. « C'est ainsi que tu me l'avais envoyé, n'est-ce pas ? » Il murmura ensuite un Wingardium Leviosa, et en levant sa baguette, il conduit le parchemin vers le visage du gryffondor. Celui-ci la prit tout de suite en main, le cœur battant. Il la retourna et se précipita à sa lecture, sous le regard tendre du poufsouffle.

Idiot.

Dean leva les yeux vers ceux bleus de l'autre garçon à la lecture du premier mot, l'air désenchanté.

« Lis la suite Dean. » dit-il quelque peu fier.

Nous sommes tous les deux des idiots.

Tu as raison. Je n'avais rien deviné. Mais toi non plus.

Nous avions les mêmes craintes. J'avais moi aussi tellement peur de perdre ton amitié. Elle est si précieuse pour moi. Tu es important pour moi, Dean…

Cela fait depuis bien avant le bal de Noël que je ressens la même chose pour toi.

Alors quand j'ai lu ta lettre, j'étais si heureux. Je n'y croyais pas mes yeux.

Même si je sais que c'est dur pour toi de le dire, contrairement à toi, je ne peux pas me contenir. Depuis le temps que je veux te dire ces mots… :

Dean, je t'aime.

Oui, bien sûr que je veux être avec toi !

C'était réciproque.

Castiel l'aimait comme lui l'aimait.

Une multitude d'émotions agréables le parcoururent. Il avait du mal à le réaliser… C'était beaucoup trop beau pour que ce soit réel.

Par manque de mots, il observa son ange qui était aussi ému que lui, il avait à nouveau les larmes aux yeux.

Contrairement à lui, Dean avait accepté ses sentiments qu'au début de cette sixième année, après deux années de doutes… Alors que pour Castiel…

Il comprit alors à quel point cela avait dû être dur pour lui, d'être à ses côtés, en éprouvant ce sentiment sans pouvoir le lui avouer. Il comprit aussi ses larmes… il avait tellement attendu…

Le poufsouffle prit la main du gryffondor dans la sienne et il la caressa lentement de ses doigts. Il en avait le droit maintenant. C'était une chose qu'il avait toujours voulu faire, être ainsi plus proche de lui, intimement…

C'était le silence complet entre eux, ils n'avaient nul besoin de parler… Leurs regards en disaient long.

Castiel, submergé par les émotions, tenta de dire quelque chose mais aucun son ne sortit… il se contenta alors de lui sourire. Dean, lui, le regarda intensément. Il n'avait qu'une envie : le prendre dans ses bras, l'embrasser… lui montrer à quel point ses sentiments étaient réciproques.

Et pis zut, il en avait rien à faire : il s'en fichait qu'on puisse les voir aussi proches. Alors au diable le regard de ceux qui étaient dans cette pièce. Peut-être qu'ils ne verraient rien en plus.

Dean n'hésita pas un seul instant. Il retira sa main de celle de Castiel et il la remonta vers la joue de celui qu'il appelait son ange. Il sentit une larme contre elle. Sans plus attendre, il baissa sa tête vers la sienne, il se pencha vers l'avent… et il s'empara de ses lèvres.

C'était un simple baiser, un frôlement de lèvres. Bref certes, mais qui en disait beaucoup.

« Moi aussi j'ai hâte qu'on sorte d'ici » murmura Dean avec un sourire amusé. Il avait enfin compris ce que signifiait cette phrase dite plus tôt.

Oui, Castiel avait raison : Ils étaient deux idiots. Deux idiots aveugles.

oOoOoOoOoOo

Deux heures plus tard, une fois sortis des locaux de Mme Pomfresh, ils partirent avec précipitation vers un endroit calme où personne ne pourrait les déranger, et ils se jetèrent l'un sur l'autre. L'attente avait été trop longue. Quelques années, ensuite quelques heures… ils n'avaient plus besoin de patienter.

Ils profitèrent des lèvres de chacun. Aucunement comme celui échangé plus tôt à l'infirmerie. Cette fois-ci leurs baisers étaient passionnés, fiévreux. Si enflammé, que Castiel se retrouva rapidement contre un des murs de Poudlard, profitant ainsi de la chaleur de son désormais petit ami. Ils avaient tellement rêvé de ce moment, tellement imaginé…

Après quelques échanges, ils se regardèrent dans les yeux, enlacés, les joues rosies et leur souffle saccadé.

« Je t'aime Cas. » Il l'avait finalement dit. Il le devait, il en avait besoin... Et il voulait réserver ces mots à ce garçon qui lui avait fait ressentir pour la première toutes ces émotions qu'il n'avait jamais éprouvé.

Le poufsouffle se blottît contre lui, la tête contre son cou. Et après un soupir de bien-être, il lui répondit : « Je le sais Dean…. Moi aussi. »

Et ils restèrent un instant ainsi, profitant de cette proximité qu'ils avaient tant entendue… jusqu'à ce qu'ils entendent des bruits de pas non loin de là… Et un chat apparaître dans leur champ de vision…

Le nouveau couple décida de se rendre à la grande salle. Peut-être qu'ils y retrouveraient leurs amis. Et ainsi ils pouvaient leur annoncer la nouvelle...


J'espère que vous avez aimé ce chapitre ;)

J'ai une suite en tête... alors what and see =)

Bisous et à la prochaine !

Martel