Chapitre 8 - Joyeuses fêtes d'Halloween


La bibliothèque était pleine. Hermione ne l'avait jamais vue si remplie. Le jour férié avait attiré une quantité folle de personnes. Elle traversa la foule en se tortillant et se cogna à des élèves sur son chemin.

Hermione recherchait un livre bien précis. Ombrage enseignait la Défense contre les Forces du Mal et elle avait donc besoin d'un plan de secours pour réussir ses B.U.S.E. Ce livre était un guide pratique qui faisait un inventaire des façons de se défendre contre des mages noirs. Il était parfait. Hermione le sortit de son étagère d'un mouvement sec. Le livre était presque plus gros qu'elle et elle chancela en essayant de le tenir dans ses mains. Elle atteint difficilement la queue et attendit.

Ce fut enfin son tour.

Madame Pince lança un regard noir à Hermione de ses petits yeux perçants, qui étaient maintenant rouges de les avoir tant plissé durant tant d'années.

- Vous ne pouvez pas emprunter ce livre. C'est un ouvrage de référence.

Hermione devait absolument l'emprunter. Les cours ridicules que donnait Ombrage ruinaient ses chances de réussir ses B.U.S.E. de Défense contre les Forces du Mal. Ce n'était pas sa meilleure matière et recopier des phrases d'un livre vieux de mille ans n'allait pas l'aider.

- S'il vous plaît. J'aimerais l'utiliser pour étudier, mais je ne peux pas toujours venir à la bibliothèque.

C'était la vérité. Elle passait en effet beaucoup de temps entre les rayons de la bibliothèque mais elle voulait pouvoir lire le livre dans un endroit plus privé. Une idée faisait son chemin dans son esprit – un groupe d'étude spécifique à la Défense contre les Forces du Mal. Ce livre serait parfait. Personne ne l'avait lu depuis des années. Pourquoi était-si si grave ?

Deux élèves qui faisaient la queue derrière elle soufflèrent d'exaspération.

- Désolée, dit Hermione.

- Elle essaie d'emprunter un ouvrage de référence, expliqua la Serdaigle qui était derrière elle à une Poufsouffle, en se penchant.

Encore un soupir.

- Tu en prends, du temps ! dit la Serdaigle.

- Attendez un peu, dit Hermione d'un ton sec.

Ils n'avaient aucune patience. Vraiment aucune.

Alors que quelqu'un se glissait à ses côtés, Hermione faillit sursauter. Justement ce dont elle avait besoin. Malefoy. Comme si la situation pouvait être pire.

- Bonjour, Granger, dit-il.

- Malefoy, rétorqua-t-elle avec un sourire de mépris.

- Tu as besoin d'aide ? demanda-t-il.

De l'aide ? De quoi parlait-il ? Non, elle n'avait pas besoin d'aide. Pas de lui.

- Non, ça ira, dit-elle en levant les yeux au ciel.

- S'il vous plaît, Miss Granger. Vous ne pouvez pas emprunter ce livre, lui dit Madame Pince d'un ton cassant.

Un sourire charmant se déploya sur le visage de Malefoy. Sans savoir pourquoi, Hermione sentit ses joues rosir. Il la poussa sur le côté.

- Bonjour, Madame Pince.

- Bonjour, Mr Malefoy.

- C'est un bel après-midi, hein ? J'adore l'automne, pas vous ? lui dit Malefoy presque dans un murmure.

Que faisait-il ? Le rouge montait aux joues de la bibliothécaire. Vraiment ?

- Joyeuses fêtes d'Halloween, ajouta Malefoy.

- Hum, à vous aussi, Mr Malefoy.

- Merci, répondit-il avec grâce. C'est bien un livre, ça ? demanda-t-il avec un clin d'œil avant de lui mettre l'ouvrage sous les yeux. Je pourrais l'emprunter ?

Madame Pince sourit à Malefoy, prit le livre et inscrivit le nom d'Hermione sur la carte placée dans la couverture. Hermione était bouche bée. Comment avait-il réussi ? Pince fusilla Hermione du regard en lui donnant le livre.

- Profite bien d'Halloween, Granger, dit Malefoy dans un sourire avant de partir dans le couloir d'un pas nonchalant.

Les joues d'Hermione s'enflammèrent. Malefoy était le petit con le plus rageant et le plus exaspérant qu'elle ait jamais connu. Il pouvait tout faire sans que ça ne pose de problème.

Mais au moins, elle avait son livre.

Hermione se dirigea vers la Grande Salle pour le festin prévu à l'occasion d'Halloween. De grosses citrouilles oranges dans lesquelles étaient dessinés des visages lançaient des regards effrayants aux élèves. Hermione remarqua Malefoy, qui était à la table des Serpentard en train de rire. Probablement en train de se moquer d'elle, pensa-t-elle.

Elle s'assit entre Harry et Ron, heureuse d'être entourée de ses meilleurs amis. Des chouettes commencèrent leur descente. L'une d'elle fonça vers elle. Faucon d'Argent. Son cœur se mit à battre rapidement dans sa poitrine. C'était une lettre. De lui.

Depuis le début de l'année scolaire, Faucon d'Argent envoyait une nouvelle chouette. Celle-ci était bien plus simple. L'autre était une des chouettes les plus chères que l'on pouvait acheter.

- C'est de qui ? demanda Ron.

- Ma mère, répondit Hermione précipitamment.

- Ta mère t'écrit beaucoup, remarqua-t-il, en enfournant une belle cuillère de purée dans sa bouche.

Hermione attendit d'être dans sa chambre pour ouvrir sa lettre.

Se rencontrer ? Hermione suffoqua puis jeta la lettre dans un coin. Elle ne pouvait pas le rencontrer. Elle en avait envie, mais leur relation épistolaire était trop parfaite. Leur identité respective n'avait pas d'importance. Ils pouvaient continuer comme ça. Pas de lien, pas de forces extérieures qui pouvaient interférer.

Ça l'attrista, mais elle le lui dit. Elle le devait.

Cher Faucon d'Argent,

Tu ne dois pas être aussi méchant que tu ne le penses. Du moins dans le fond, parce que tout ce que j'ai vu de toi pour l'instant, c'est de la gentillesse et de la compréhension. Mais c'est bien que tu y fasses face si tu penses que c'est un problème. Dis-moi ce qui se sera passé quand tu auras eu l'opportunité de ne pas être méchant. Je suis certaine que ça te permettra de te sentir mieux. Crois-moi. J'ai un... ennemi. Le but de sa vie est en gros d'être aussi horrible que possible envers moi. Des fois, alors qu'il est en train de m'aider, il sait comment s'y prendre pour que je me sente mal. Comme pour remuer le couteau dans la plaie. En fait, il me fait pitié. A propos de notre rencontre... Ma vie est compliquée en ce moment, et j'aimerais que les choses restent comme elles le sont. J'ai l'impression que le fait de se rencontrer gâcherait tout. Je suis désolée.

Bien à toi,

Branche de Vigne


Stiitch : Ton pauvre petit cœur ^^ Désolée de t'avoir laissée dans le suspense, mais bon la traduction ne se fait pas plus vite que la musique (mais elle se fait plus vite que l'écriture, donc tu devrais t'estimer heureuse que la suite arrive si vite :P Tu imagines, si tu devais attendre 1 mois entre chaque chapitre ? :D - Je sais, je suis méchante...)

Bebux : Merci, merci :D (tape-la ;) )

Et encore merci aux autres, dont Akiratsuki et Severine32 qui ont rejoint la lecture :)

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Et qui est-ce qui va profiter du jour férié pour traduire le chapitre 9 ? C'est moiiiiiii !