Chapitre 2: Souvenirs d'enfance

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Le titre du chapitre est assez explicite en lui-même : je narre les souvenirs d'enfance de Rose Dewitt Bukater. Copyright : Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Southampton, comté de Hampshire, Angleterre, Septembre 1901

On venait changer de siècle dans le royaume d'Angleterre, la reine Victoria qui avait régné sur l'Empire Britannique pendant près de soixante ans était morte il y a maintenant huit mois de cela et son fils le roi Edward était appelé à lui succéder. Son Altesse Royale la Princesse d'Ecosse Lady Ruth Dewitt Bukater se vantait de l'avoir personnellement connue quand elle était enfant. Déjà, on préparait le couronnement qui devait avoir lieu l'année prochaine après la période de deuil qui s'imposait. De plus en plus chez les riches gens, on voyait les automobiles remplaçaient petit à petit les calèches tirées par les chevaux qui devenaient obsolètes.

La petite Lady Rose grandit choyée dans le foyer de Dewitt Bukater dans la haute société anglaise dans le plus chic et élégant quartier de Southampton.

Bougrement intelligente pour ses huit ans depuis le mois dernier, elle ne savait pas tenir en place et n'était jamais autant satisfaite que quand elle réussissait à faire enrager le personnel de maison comme la fois où elle avait grimpé dans un arbre dans le jardin après s'être caché dans ce dernier et que l'on l'avait retrouvé qu'en début de soirée. Elle était rousse aux yeux bleus comme sa mère qu'elle regardait avec le plus grand des respects. D'un seul regard elle pouvait elle pouvait la réduire à la honte la plus totale lorsque de ses yeux perçants elle condamnait sévèrement ses bêtises qui n'étaient pourtant que des jeux d'enfants, ou quand elle l'appelait Rosemarie, ce qui avait le don de l'agacer. Elle avait du être une reine comme dans les contes de fées dans une autre vie songeait' elle toute éblouie. Elle se tenait toujours droite, distinguée, et bien enrubannée et bien habillée et menait la maison d'un gant de velours mais avec une main de fer. Sa mère lui disait qu'elle était une Lady et une Altesse Royale et qu'elle serait comme elle une vraie princesse quand elle serait plus grande même si elle ne comprenait pas très bien en quoi cela consistait pour le moment.

Son père se trouvait être le plus disposé à jouer et à l'écouter mais il n'était pas souvent à la maison, voyageant très souvent pour son travail de constructeur de bateau. Il lui ramenait tout le temps de jolies robes et de jolis cadeaux.

L'année dernière, il était partit à l'Exposition Universelle de Paris et avait serré la main de Monsieur Gustave Eiffel, le créateur et constructeur de la Tour Eiffel du même nom et de la Statue de la Liberté qui était devenu le symbole du nouveau monde.

Elle aurait tellement aimé le suivre dans ses aventures qui lui semblaient fascinantes mais sa mère ne l'y autorisait pas. Et chez les Dewitt Bukater, tout le monde finissaient par faire ce que Lady Ruth disait. D 'Annabelle Bolt au cuisinier et au jardinier, personne n'aurait osé la contrarier. Pourtant Rose savait que plus tard elle serait comme lui, elle irait là ou ça lui plairait et personne ne pourrait l'en empêcher.

En attendant, il y avait des contraintes auxquelles une jeune fille bien élevée devait se plier et en premier lieu les cours avec le percepteur Monsieur Paul Bellman qui lui apprit à lire, écrire et compter ainsi que des rudiments d'histoire et d'algèbre. Il venait à la maison car les écoles à Southampton n'étaient pas à la hauteur de son rang d'altesse royale selon sa mère. Pourtant Trudie, la fille d'Annabelle qui était sa seule amie y allait bien elle et en plus s'y était faîte amie-amie avec ses autres petites camarades de l'école publique.

Rose, elle avait toute une grande pièce ornée d'un riche tapis pour elle, pour qu'on lui fasse la classe, mais à part Trudie elle n'avait pas d'amies ni camarades. Un soir les deux petites demoiselles jouaient à la poupée. Rose en possédait plusieurs en porcelaines mais ses préférées se nommaient Alexandra et Susan qu'elle surnommait "Alex" et "Suzy», Trudie avait celle en chiffon prénommée Betty.

Ruth les trouva dans sa chambre, rigolant toutes les deux. Elle s'empressa de faire sortir l'enfant de la classe ouvrière par l'entremise d'Annabelle passant par là qui s'exécuta et s'excusa pour sa fille qui" n'aurait jamais dû se trouver là". Rose ne comprenait pas pourquoi. Elle espérait que Trudie ne serait pas trop réprimandée pour avoir joué avec elle.

-Tu ne peux pas tout le temps jouer avec Trudie car c'est elle qui sera à nôtre service plus tard. Il n'est pas de bon ton de se confondre avec les enfants des domestiques.

-Mais pourquoi mère? Trudie est la seule amie que j'ai.

-Ta place dans le monde n'est pas parmi eux mais parmi les tiens qui tous appartiennent à la grande aristocratie. Tu es une princesse Rose. Depuis toujours les choses sont ainsi faîtes.

-Ce n'est pas frôle d'être juste une princesse plaignit' elle alors de tout son cœur en boudant. Et puis je n'aime pas l'aristocratie. Ces gens que vous fréquentaient ne sont guère intéressants.

-Beaucoup de choses te paraitront injustes dans la vie ma chère enfant rétorqua la mère en l'embrassant tendrement quand même et souriant en coin. Elle retira ses pas de la luxueuse chambre tout en fermant la porte pour que Rose soit vite gagné par le sommeil et ne pose plus ses drôles de questions. Avait 'elle jouer avec les domestiques du château de Glasgow elle? Jamais! Henry avait du s'absenter pour aller au port de Plymouth et il lui manquait bien plus qu'elle ne l'aurait cru. Si seulement, Non qu'il ait raisonné Rose, il l'aurait même plutôt défendu vu qu'il lui passait toutes les excentricités que sa chère friponne entêtée avait en la tête mais dans cette ville où elle n'avait pas d'amies( beaucoup étaient trop intimidées par sa haute position sociale pour être de véritables amies) même si ses connaissances aimaient sa maison qu'elle complimentaient sans cesse lors des réceptions, pourtant elles exécutaient de parfaites révérences. Elle se sentait seule. Un peu de confort eut été bienvenue pour combler sa solitude. Elle aurait souhaité qu'il vienne la voir dans sa chambre comme lors de cette nuit d'orage ou tous les deux, ils avaient crée Rosemarie. Mais cela n'était pas digne d'une grande dame et pire encore Ruth ne savait pas comment expliquer ni nommer le sentiment que cela lui faisait éprouver et elle réalisa soudain qu'elle en était très effrayée.

A Noël, la table et le sapin abondaient de richesses mais son père et sa mère mangeait d'une part et d'autre des deux extrémités de la table marbrée tandis que Rose prenait place au milieu d'un des côtés essayant d'être à équidistance de ses deux parents. L'été se passait généralement dans le coffin reculé du château de Glasgow. Son oncle, Lord Thomas qui était un vrai prince en Ecosse, les accueillait de manière pas toujours égales mais la petite s'accommodait sans trop de problèmes des différents vents qui soufflaient sur l'humeur de son oncle qu'elle voyait régulièrement une fois l'an. Mais elle n'aimait pas trop les escargots du chef Bosquier, elle aimait se promener dans le château de ses ancêtres où sa mère était née.

L'éducation et les bonnes manières de Rose qui comprenait hélas de mieux en mieux tout ce que qu'une Lady, Altesse Royale, se devait de faire (sa mère le lui rappelait sans cesse), étaient au cœur des préoccupations de Ruth, elle tenait à ce qu'elle repliât sa serviette de table parfaitement sans aucun pli et qu'elle est en autre la décence de se tenir à table comme une vrai petite dame. Elle aimait également que Rose porte des belles toilettes qu'elle mentionnait à ses invitées comme venant de Paris (ce qui était vrai), le plus haut lieu de la mode dans le monde lorsque la famille organisait une réception qui bien sur devenait la plus courue de la ville, les gens étant fascinés par les titres de la famille. La venue d'une princesse écossaise avait fait sensation dans la ville quand il s'y était établit après le mariage. La ville s'y habitua tant bien que mal et es dames parlaient potins tandis que Lady Rose avait pour tâche de rester tranquille et achever son thé en même temps que sa mère sans faire le moindre accro et le moindre bruit et surtout sans rien renverser.

-Si seulement vous m'en aviez parlé plutôt ma chère, on m'a montré une collection charmante dans "La mode illustrée". Mais vous serez d'accord je crois pour dire que vous avez la parfaite tenue tel le phœnix qui renaît de ses cendres.

Conversation typique de sa classe sociale mais tellement ennuyeuse pour la petite fille.

Elle aurait simplement souhaité enlevé ce chapeau ridicule qu'on lui forçait à exhiber à tout prix. Peut être parce qu'il était de toute façon laid et que personne d'autre ne voulait l'acheter. Tout comme cette robe rose bonbon (elle ne portait guère d'autres couleurs car il fallait sans doute à tout prix quelle soit en harmonie avec son prénom) en dentelle qui faisait si délicate et féminine selon sa mère.

Un peu plus tard, elle reçut également des cours de maintien pour se mouvoir parfaitement et apprendre à faire la révérence devant le roi d'Angleterre et à relever d'un geste gracieux de la main les manants qui lui rendrait hommage. On devait faire la révérence bien droite. Elle sut aussi qu'en toute occasion, elle se devait de sourire et surtout qu'elle devait maintenir son air calme et digne dans n'importe quelques occasions, sauf pour les enterrements ou on avait le droit d'être un peu triste mais pas trop. Juste le nécessaire et toujours de façon naturelle et jamais trop forcée Elle eut également des leçons de musique ou elle s'essaya évidemment au solfège et tenta comme sa mère de faire de la harpe mais se révéla plus apte au piano, à la flûte ou au violon même si elle aurait préférer la guitare qui avait un son plus entraînant. L'inconvénient était que Ruth que ne pensait pas que l'instrument était approprié pour une altesse royale. Elle du aussi apprendre la ridicule façon de relever les personnes imaginaires agenouillées devant elle d'un simple mouvement de la main.

Son papa revint enfin de Plymouth et fut accueillie dignement par sa fille et son épouse. Vous savez il était très occupé à agrandir son entreprise. De Southampton, Londres, Douvres tout le monde le réclamait. Il avait l'intention de s'implanter également en France au Havre, à Cherbourg et à Saint Malo.

Aujourd'hui, c'était une grande boîte à musique en argent de forme carré qu'il lui avait ramené.

Rose entendit son père parlait qu'il y avait besoin d'acier supplémentaire pour les chantiers navals. Les aciers Hockley de Pittsburgh se proposaient de les lui fournir, eux qui désiraient en Europe et plus particulièrement en Angleterre. Une opportunité à saisir selon lui.

Il devait se rendre à Philadelphie dans deux mois pour négocier et finaliser les termes du contrat. Rose ne fut pas du tout ravie d'entendre cela, Il allait tellement lui manquer encore. Elle crut même voir sa mère se mordre les lèvres dés lors qu'elle crut qu'elle était hors de portée de vue en ce rendant dans la pièce voisine de la maison.

On venait d'installer un appareil de téléphone dans la maison qu'Henry utilisait pour parler à ses collègues. Bientôt on pourrait directement avec les Etats Unis proclamait' il.

En attendant, sa mère allait encore la faire asseoir devant un peintre à poser comme une petite fille de porcelaine ou bien peut être pour un photographe ou pire les deux en tout cas elle n'avait jamais la patience pour jouer avec elle.

Elle dut accompagner sa mère dire au revoir à son père sur le port de Southampton qui grouillait de monde agitant passionnément des mouchoirs en tissu. Le paquebot RMS Océanic de la White Star Line partait pour l'Amérique.

Son père l'embrassa ainsi que sa mère et embarqua les saluant une dernière fois au passage avec son chapeau melon.

Quand il revient deux mois après, Rose ne réussit pas à contenir son entrain, elle lui sauta au cou et l'embrassa sans retenue. Elle était fatiguée des cours de danse classique que sa mère tenait absolument qu'elle prenne. Les pointes faisaient horriblement mal. Henry se disait ravit de ce voyage mais que sa femme et sa fille lui avaient manqués. Les contrats avec Hockley, parfaitement établis en bonne et due forme allaient leur rapporter beaucoup d'argent dit' il lors du diner qui vit son retour. Ruth posant avec délicatesse ses lèvres sur la serviette blanche et estampillée, tout comme l'était la vaisselle et la précieuse argenterie, demanda à Annabelle, la main un peu tremblante de bien vouloir conduire son Altesse Royale Lady Rose (toujours entre porte à faux de ses parents et assise toute seule d'un côté de la table) dans sa chambre. Rose fut surprise, elle n'avait rien fait de répréhensible en terme de bonnes manières pour une fois. Mais sa mère insista et d'un geste, la montra à Annabelle comme un objet trop encombrant à enlever.

Trois mois le retour après le retour de ce papa chéri et ce dîner, Rose eut la joie d'apprendre qu'elle serait bientôt une grande sœur. Et Rose s'en réjouit très fort.

Pendant que sa mère Ruth devait se reposer, son père l'amenait se promener partout dans Southampton et l'invitait à manger des glaces près de l'enceinte médiévale qui conduisait au port ou bien au tout nouveau zoo de Southampton et il lui racontait l'histoire de la famille Dewitt Bukater.

Il y avait à peu prés quatre cent ans de cela, Georges Graham Witt, moussaillon au long cours sur le navire "L'Hopefully" sous les ordres de Sir Francis Drake se trouvait acculé face au vaisseau espagnol ennemi "La Galencia"" commandé par l'amiral Guillermo Marquez sous les ordres du Duc de Médina. One ne sait ce qui se passa exactement mais on sait qu'il retourna la situation à lui tout seul et que son supérieur l'amiral Bukater en fit son hériter pour lui remercier de lui avoir sauvé la vie en lui donnant la main de sa fille unique Adelaïde. Par décret royal les noms de Witt et Bukater furent anoblis après la bataille devenant ainsi des Lord, la reine Elisabeth 1ere d'Angleterre ayant été mise au courant de la bravoure du moussaillon. A l'occasion des épousailles Witt et Bukater devinrent Lord et Lady Dewitt Bukater. Georges et Adelaïde vécurent bien sur toujours très heureux et eurent beaucoup d'enfants dont Henry Dewitt Bukater leur fils ainé, premier des Dewitt Bukater dont ils descendaient et dont il avait hérité le nom en hommage à ce dernier.

Quand il était d'excellente humeur comme cela était le cas en ce moment il chantait de l'opéra ensemble, cela les faisait rire. Surtout l'air du Toréador extrait de Carmen de Georges Bizet, plus longuement mais plus précisément intitulé « Vôtre toast je peux vous le rendre ». Elle trouvait encore le français, qu'elle bafouillait seulement une langue très dur.

-Tu ne seras pas soprano mais tu as un joli mezzo ma chérie jugea t'il avec finesse et expertise de sa voix.

Ruth, en octobre, à deux jours de son anniversaire donna naissance à une deuxième fille que la famille baptisa Anne Dorothy Abigaëlle Adelaïde Dewitt Bukater, elle était née toute bouclée. Rose l'aimait beaucoup et adorait se pencher prés du berceau pour lui chanter des chansons et la berçait, ce qu'elle préférait c'était quand elle enroulait ses petits doigts autour des siens. C'était que Anne se révélait être un bébé agréable et calme en tout point qui ne pleurait pas souvent. Cela enchantait Ruth en tout point. Tout le monde était heureux de son arrivée, Henry disait qu'il préférait ses filles adorées à n'importe quel fils de toute façon.

-Ta sœur ressemble à un ange ! Lui dit' il en la serrant la petite contre son cœur et d'inviter ensuite son aînée à la rejoindre dans ses bras.

Quelques jours après, 1902 arrivait et Rose entamait sa neuvième année.

La Bukater Ship compagny adhéra à la International mercantile compagny, une association regroupant toutes les compagnies navales Anglos saxonnes pour garder le contrôle des lignes commerciales et maritimes face à la concurrence Allemande, désireuse de lancer sa propre écoutille sur les mers.

Rose fut mise au courant peu de temps après d'une surprise que son père avait réservé à sa famille.

Dans le souci de flaire plaisir à son épouse qui disait se languir des paysages écossais de son enfance, Monsieur Dewitt Bukater décida d'investir dans un cottage anglais dans le comté de Devon, tout à l'Est de l'Angleterre qui servirait comme maison de campagne à la famille et d'où il comptait se lancer également dans l'élevage de chevaux.

Il était à rénover et en même temps qu'il entreprit les couteux travaux, il le baptisa en l'honneur de sa fille aînée et en français "La Roseraie».

-Il faudra aussi que je trouve autre chose pour Anne ! disait' il pas peu fier.

-Bien sûr mais quand il s'agira de lui choisir quelque chose, il faudra ne pas faire d'ânerie.

-Rose tu es incorrigible lui siffla sa mère, inhabituellement badine.

La maison était calme, avait du charme et du cachet, un air de je ne sais quoi de mélancolique, ce qui aux yeux de Rose la rendait totalement unique. Elle était isolée et ne devait compter que deux ou trois voisins dans les environs. Le jardin était vaste et fleuri.

On y accédait par un petit chemin de terre qui sentait soit l'odeur mouillée de la pluie ou la verdure de l'herbe en train de sécher. La réflexion du soleil dans les environs provoquait souvent des arcs en ciel que Rose trouvait d'une beauté sans nom. Les couchers de soleil étaient des merveilles n'ayant pas leur pareil.

C'était situé prés d'une ville typiquement anglaise appelée Torquay, la mer à côté la longeait et la bordait, on y mangeait du poisson. Beaucoup de marins vivaient ici et y installaient leur bateau, u quartier du village était dévolu à des patients malade venant en cure d'en l'espoir de guérir mais Lady Rose ne visiterait pas cela. Plus loin, à l'autre bout de la localité, une jeune fille plus âgée que Rose qu'on appelait Miss Christie avait douze ans, munie d'un papier, d'un stylo et de sa prose disait à qui voulait l'entendre que plus tard elle écrirait des histoires de policiers et de détectives. Rose, la croisant, dans la bourgade et trouva l'idée amusante quand elle lui en fit part mais n'en dit rien.

Même sa mère semblait assez contente de pouvoir admirer les champs de tulipes et la mer claire et plate depuis leur nouvelle résidence secondaire. Elle était fière de la réussite de son époux et en profiterait pour prendre un bain de mer. Et Rose pour une fois ne se renfrognerai pas quand il s'agirait de faire des photographies familiales ou même quelques peintures avec sa petite sœur sous les bras.

Annabelle et Trudie avaient été envoyées en éclaireuses pour préparer l'arrivée de la famille.

-Pourrais-je avoir mon propre animal de compagnie ici mère? demanda Rose simplement.

Elle se souvenait fort bien que sa mère refusait d'avoir chat ou chien à Southampton car même si elle ne le faisait pas elle même, l'animal serait obligé de sortir dehors et ramènerait sans doutes toutes sortes d'abominables maladies de la rue poussiéreuse "contractées par la fumée des usines, les gens qui vivent dans la rue, les bandits et les voyous".

Ruth acquiesça à la surprise générale, à ce que sa fille ait le cocker spaniel dont elle rêvait. Ce serait Milady. Elle pourrait même apprendre à monter à cheval mais bien entendu pas comme un homme une jambe de chaque côté cela faisait vulgaire avait jugé Madame Dewitt Bukater (Rose se demandait bien pourquoi). Rose monterait en amazone comme les dames chics, comme une reine le faisait. Henry lui offrit donc ainsi une jument marron recouverte sur toute sa robe d'un trait blanc immaculée. Elle s'appellerait Tiare et se montrerait douce et patience durant les leçons d'équitations de sa jeune maitresse.

-Je suis certaine que nous allons vivre des moments merveilleux ici Ruth.

-Je veux y être heureuse Henry avait affirmée en arrivant pour la première fois dans l'enchantée contrée. Ruth qui tendit le bras à son mari alors qu'ils pénétraient dans les jardins de la Roseraie qui étaient à faire en poussant elle-même le landau d'Anne, celui se pencha vers elle et caressa les cheveux roux de sa femme en lui dérobant un petit baiser sur la joue ce qui l la fit rire quelque peu.

Rose, étonnée de voir sa mère si déridée, se décida à les suivre en pensant au merveilleux été qui se dessinait et à ceux qui suivraient. Et ils suivirent. Mais cela suffisait il ? Etait-ce possible que cette nouvelle harmonie puisse durer toute une vie? Peut être que d'autres aventures l'attendaient ailleurs.

Cet été ci, ils eurent même l'occasion d'avoir des invités, ils y accueillirent en effet en visite Monsieur Nathaniel Hockley que ses amis appelaient plus simplement Nathan. Originaire de Philadelphie et possédant de vastes usines d'aciers à Pittsburgh non loin de là. Il était venu en compagnie de son fils Caledon surnommé Cal qui avait vingt ans, un brillant étudiant à l'Université d'Harvard. Il se montrait impatient sur bien des points mais en société il savait se montrer charmant mais vu la grande différence d'âge il ne s'intéressait pas du tout à lady Rose qui 'l'ignorait totalement dés lors qu'il l'avait courtoisement salué comme il se devait. Il préférait résider dans un hôtel select de Londres, ce qui était de son âge et explorer la capitale Britannique. Le père quand à lui, cherchait à acquérir une résidence secondaire dans la campagne anglaise autour de Londres.