Chapitre 7: Tentative d'infraction dans un bain de dette.
Note de l'auteur : Passage « adulte » pour ce chapitre. C'est pourquoi je classe ma fiction M désormais. Merci d'avance.
Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.
Southampton, Angleterre, comté de Hampshire 9 Mars 1911.
Rose se remémorait encore les terribles mots du notaire Mr Law qui était aussi l'administrateur des biens de son défunt père. De plus, mais on s'y attendait, Lord Thomas, Prince d'Ecosse venait de mourir et son fils le Prince Aonghas lui succéderait, Ruth avait appris le décès de son demi frère le matin des funérailles de l'Amiral Lord Henry Dewitt Bukater, son époux.
-Le regretté Amiral Lord Dewitt Bukater aurait contracté un nombre de dettes assez importantes. Bukater, j'ai le regret d'annoncer à vôtre Altesse que vous et vôtre fille n'avait plus rien. Lady Ruth était demeurée interdite. On avait du s'y prendre à plusieurs reprises pour lui expliquer que les investissements réalisaient par la Bukater Ship Compagny s'étaient relevés être une catastrophe.
-Mais qu'allons nous devenir alors? Demandait' elle encore interloquée.
-Il vous faut vendre vos possessions pour éponger l'ardoise vôtre Altesse. A moins qu'un repreneur ne reprenne la compagnie ce qui est hautement improbable vu les finances de celle ci. Voyez-vous, Monsieur Dewitt Bukater avait placé sa fortune personnelle pour investir dans sa compagnie qui connaissait quelques petites difficultés qui se sont accrues avec le temps pour des raisons qui vous restent à élucider. Ils ne vous restent que les parts de Bukater Ship compagny qui pour être honnête ne vaut plus grand chose.
- Quelle genre de difficultés? Elle avait même peur de demander.
-C'est je crains ce qu'il vous reste à découvrir Lady Dewitt Bukater. Je suis ici pour vous informer de la situation et non pour la résoudre. Vous devrais, je le crains, vous en charger par vous même. Ce mystère est tout bonnement incompréhensible. Vôtre mari n'avait' il rien mentionné de tout cela Madame?
-Mon mari parlait pour ainsi dire jamais des affaires lorsqu'il était en famille Monsieur répondit avec fausse modestie Lady Ruth Dewitt Bukater, son nez aquilin retroussé. Ce qui indiquait en général qu'elle avait un plan en tête.
Et il partit sans ajouter un autre mot à ce fâcheux discours.
Rose et sa mère Ruth se rendirent alors le lendemain aux entrepôts pour explorer de plus prés les comptes de Bukater Ship compagny et ne purent que constater que ceux ci étaient fortement endommagés. Il était question d'un découvert de pas moins huit milles livres sterling ce qui représentait une somme astronomique alors qu'aucun document ne mentionnait le moindre transfert d'argent sur une telle somme que ce soit en espèce ou par paiement bancaire. Cet argent c'était bel et bien volatilisé; La mère et la fille, stupéfaites toutes les deux errèrent dans tout Southampton avant de se décider à regagner le domicile ne sachant que faire comme si elles espéraient y trouver la réponse à leurs nombreuses questions qui se bousculaient dans leur tête.
Rose savait qu'elle ne redoutait pas d'être pauvre tant qu'elle avait un toit sur la tête et à manger mais elle doutait fort que sa mère éprouve la même chose.
Personne ne reprendrait la compagnie et Rose calculait qu'elles allaient bel et bien devoir vendre les maisons de Southampton et la Roseraie (ce qui l'attristée) sans qu'elles n'aient aucun recours possible ni même d'autres endroits où elles pourraient aller.
Tant de questions la taraudaient: de quoi vivraient' elles à présent? Auraient 'elles seulement de quoi manger? Sans doute on saisirait les biens de la famille pour les vendre aux enchères.
Il n'y avait vraisemblablement aucune autre raison de s'acquitter d'une telle somme d'argent.
Etre de sang royal ne les aiderait pas, contrairement à ce que pensait la très collée-montée princesse d'Ecosse.
Il faudrait que Rose prenne sa mère à part pour lui parler de tout cela. Cette dernière semblait tout à fait perdue et ne sachant que faire ni vers qui se tourner. Personne n'était assez riche pour payer une telle dette parmi leurs proches relations, cela Rose le savait bien. D'ailleurs elle ne demandait pas l'aumône, juste à comprendre cette situation indue et totalement folle. Et il fallait prendre des disposions pour leur futur à toutes les deux.
Rose ne souhaitait nullement que Hockley reste prés de sa mère et d'elle plus longtemps.
N'était' il pas temps pour lui et son père de regagner Philadelphie et la Pennsylvanie?
Une Pennsylvanie où elle ne vivrait manifestement jamais vu la tournure des événements.
De quoi serait fait son futur à présent? Nul ne le savait et surtout pas elle.
Pourtant il y avait une chose dont elle était absolument certaine, elle voulait en finir avec Cal et sa cour empressée. Elle n'avait plus l'envie ni le temps pour cela. Elle irait à l'encontre de sa mère qui adorait Caledon et le trouvait distingué et raffiné.
Elle essaya donc de le trouver dans l'après midi pour lui demander d'arrêter ses avances ou tout du moins de se faire moins pressant envers elle. Il était dans un coin de l'imposante demeure visiblement très à son aise et fumant le cigare.
-J'aimerai avoir une conversation avec vous Monsieur Hockley commença t'elle.
-Bien sur ma chère, et à quel sujet?
-A propos de...nous. Je vous demande d'arrêter de me courtiser. Ce n'est pas à cela que je souhaite me consacrer et je vous ferai perdre vôtre temps, je suis si jeune J'espère que vous trouverez quelqu'un qui vous rendra heureux dans un avenir proche Monsieur Hockley.
Cal la regarda avec attention à ces paroles et les mimiques sur son visage cristallisaient une furieuse envie de hausser le ton mais cela se transforma vite en un sourire forcé et une expression plutôt résignée et ironique tout en même temps ce qui rendait Rose confuse d'autant plus Rose. Cal prit la parole d'une voix la plus doucereuse et suave.
-Mais Rose ma chère, je ne vous courtiserai pas si tel est vôtre désir.
D'instinct Rose su qu'il ne joua pas franc jeu et elle le vit s'en allait. Elle était certaine qu'elle venait de le rendre fou furieux et cela grâce à ses lèvres qui se plissait à l'annonce de son refus.
Les deux femmes ne firent pas part de leur découverte à Nathan et Cal Hockley qui se présentèrent pour le déjeuner dans la résidence des Dewitt Bukater. Ces derniers se montraient désireux de rester avec les deux jeunes femmes pour leur témoigner leur soutien.
Ils étaient dors et déjà conviés par la veuve Dewitt Bukater à rester chez elle et sa fille autant qu'ils le voulaient ou le pouvaient.
-Vous savez vôtre altesse (puis-je vous appeler Lady Ruth ?), je comprends que vous traversez une période difficile et je me demandais si vous accepteriez nôtre aide offrit généreusement Nathan Hockley.
-Que voulez vous dire par là ? interrogea Ruth voulant relever l'offre de Hockley père sans avoir l'air non plus d''espespérer d'accepter celle ci.
-Et en quoi pourriez vous nous être utile s'il vous plaît? demanda Rose interloquée.
-Et bien chère demoiselle, je pense que mon fils et moi même pouvons vous être utiles en traitant en vôtre nom les affaires que vôtre père expédiaient avant qu'il ne nous quitte.
Cal prit la parole d'un ton tout aussi mielleux que solennel:
-Lady Dewitt Bukater, ce que mon père essaie de vous dire est qu'il doit bien être difficile pour deux femmes comme votre fille et vous de diriger une telle compagnie telle que Bukater Ship. Je suis diplômé d'Harvard en affaires comme vous le savez et je suis qualifié pour assurer l'intérim entre feu Monsieur Dewitt Bukater et le futur repreneur, quel qui soit.
-Bien sûr, vous avez la possibilité et le droit de revendre vos parts de la société et je respecterai cela si tel est vôtre souhait mais sachez que je suis volontaire pour cette tâche.
-Voila une généreuse proposition à laquelle nous allons devoir réfléchir Monsieur Hockley.
Cet après midi là, Rose, mélancolique se réfugia dans le grenier ou Ruth avait fait ranger les affaires de son père. Elle s'empara lentement et amoureusement du gramophone et un disque cylindrique en particulier parmi l'importante collection qu'il eut possédé celui qui avait été dédicacé par Caruso en personne lors la dernière soirée aux Etats Unis, l'été dernier. Cela se passait à New York au Métropolitan Opéra. Le célèbre ténor mondialement connu qui était l'idole d'Henry le lui avait offert avec beaucoup d'affection quand ils avaient pénétrer dans les coulisses pour le rencontrer et le féliciter. Les deux hommes avaient même échangé quelques vocalises et avaient fait une photographie qui trônait fièrement dans le salon. C'était si dur ne plus l'avoir prés d'elle, lui qui l'avait toujours soutenu. Parmi ces autres trésors une chanson plus entraînante « Viens Joséphine dans ma machine qui vole » que Rose chantonnait à présent, d'Ada Jones et Billy Murray qui l'avait reprise à la chanteuse Blanche Rings.
Les larmes lui montaient encore aux yeux quand elle pensait à lui dans leur salon, le fauteuil prés de la cheminée dans lequel il aimait se reposer après sa journée de travail et fumait une pipe demeurerait toujours vide maintenant. Rose pour ne plus y penser s'alluma un cigare et pris un livre, un traité de psychologie que sa mère jugerait peu recommandable et qui évoquait les théories du docteur Autrichien Sigmund Freud.
Après le bon dîner chaud servi par Trudie, Ruth demeura en tête à tête avec sa mère. Celle ci avait pour sa part repris ses esprits et était aussi bien décidée de faire part de ses réflexions et décisions à sa fille avant que cette dernière ne puisse avoir la parole. Voila au moins une chose qui n'est pas prête de changer songea Rose amèrement.
-Rose, j'ai décidé d'accepter la proposition de Cal et de lui demander de rester pour diriger les affaires de vôtre père.
-Mais mère...
-Il suffit! Soyez bonne pour lui. N'objectez rien Rose. C'est un homme très bien et il pourrait nous sortir de ce vilain faux pas dans lequel nous a mis vôtre père. Je vous demande d'être on ne peut plus aimable avec Monsieur Hockley. Soyez bonnes pour lui .Je ne tolérerai pas la moindre incartade ou rebuffade. Est-ce clair Rose?
-Parfaitement clair mère.
-Il est riche, très riche et si nous nous en donnons les moyens, lui et son père réglerons la somme continua t'elle lentement, fermement et sèchement. Nôtre survie et celui de nom de Dewitt Bukater en dépend laissa t'elle encore éclater. Si cela échoue, je serai obligé de travailler comme simple couturière. Cela serait l'humiliation suprême. Je ne tolérerai pas est déjà venu me voir ce matin pour se plaindre de vôtre froideur à son sujet. Bien sûr, j'ai mis cela sur le compte de la mort de vôtre père. Mais écoutez-moi Rose, vous épousez Hockley et tous nos problèmes seront réglés.
-Et mon avenir qu'en faîtes vous mère? rétorqua t'elle à bout de souffle et lassée de la pression à laquelle Ruth la soumettait.
-Mais justement Rose, je ne pense qu'à ça!
-Plutôt au vôtre et à vôtre confort auquel vous semblez tant tenir.
Ruth semblait maintenant gênée : sa fille la vit s'empourprait pour la première fois, elle sa mère d'ordinaire si maîtresse femme dont personne ne déchiffrait les émotions. Etait-ce de honte ou bien parce qu'elle allait aborder un sujet délicat ?
-Il a de l'affection et de l'inclinaison pour vous Rose. Soyez bonne pour lui. Je suis sûre qu'il vous demandera de vous épousez. Et qu'il viendra quérir de moi vôtre main qu'il obtiendra sans peine. Peut être que si vous consentiez à passer plus de temps avec lui cela se transformera en quelques formes de sentiments comme lorsque j'ai connu vôtre père. Dit' elle tristement.
Un plan semblait se forgée dans la tête de sa mère qui rougissait.
-Si vous vous montrez aimables et que vous vous offrez à lui, peut être pourrions nous redevenir heureuses. Vous savez les devoirs qu'il incombe à une épouse de tenir n'est-ce pas ? Ce que veut signifie une union et un accouplement. Les hommes succombent à la tentatrice volupté. Sachez vous montrer docile et laissez entrevoir vos possibilités juste ce qu'il faut pour le conduire à vous et c'est là qu'il vous faudra le prendre avec ce qu'il veut obtenir et escompte de vous.
-C'est un jeu auquel on ne peut que se brûler, que faire si après m'avoir obtenue, il me laisse sans honneur et sans rien en retour de ce qu'il nous fallait.
-Les jeux de l'amour sont ceux du hasard, Rose. Mais je ne pense pas m'aventurer beaucoup en affirmant vu vôtre beauté (Dieu merci, vous êtes jolie et bien bâtit cela aide ne le nions pas) qu'il appréciera de s'acquitter d'un honnête pourboire pour faire bonne chaire. Vous ferez, Rosemarie, contre mauvaise fortune bon cœur et peu être deviendrez vous finalement amoureuse de lui.
Là était l'espoir le plus secret de Ruth.
- Comment osez-vous ? A-t-on seulement vu une mère digne de ce nom vendre la fille de la sorte ? Mais Rose savait bien que cela se faisait dans les milieux de la haute société des lors qu'il fallait sauver un bon nom, le mariage forcé et arrangé était la seule solution que ces gens bien pensants connaissaient. Et c'était tout ce que vous aviez avec père « une forme de sentiments » ?
Et des phrases comme cela faisaient extrêmement mal.
Ce fut ce matin la que Rose fit le deuil de l'idée qu'elles s'entendraient bien un jour. Elles étaient tout simplement trop différentes l'une de l'autre. Elle ne l'aurait pas défendu de toute manière.
-Et si l'amour ne vient pas, si même il ne vient jamais.
-Grande petite chose bête que l'amour vraiment ! Une heureuse fortune tout au mieux, si il existe une telle chose.
-Je suis heureuse d'apprendre que je suis née d'un hasard mère. Est-ce pour cela que vous me forçait à me dévoyer ? Je vous savais froide et égoïste parfois mais jamais je n'aurai cru possible un revers de fortune soit plus pressant et suffisant que l'amour de vôtre fille unique pour pousser cette même fille unique dans une débauche qui la mènerai au désastre et la plongerai tout droit dans les abîmes.
Rose n'avait jamais ainsi parler à sa mère de toute sa vie. Son estomac se contractait et les yeux piquaient tout d'un coup.
Ruth ne pouvait plus dire un mot tant ce qui sortait de la bouche de sa fille la choquait.
Les deux femmes se fixèrent alors droit dans les yeux durant un long moment et aucune des deux ne voulaient lâcher prise. Les deux femmes avaient les yeux rouges, tout sang bleu qu'étaient celui qui coulaient dans leurs très aristocratiques veines.
Leurs regards en disaient long sur les reproches que l'une et l'autre se faisaient mutuellement.
C'est alors que Cal vint encore une fois dans le salon et s'immisça dans la conversation non verbale entre la mère et la fille, comme un ajout qui n'était pas bienvenue. En tout cas aux yeux de Rose.
-Vous m'avez l'air très remontrées l'une envers l'autre, ma parole ? Puis-je vous aider à régler vôtre dispute? Le visage de la noble écossaise s'empourpra car elle ne voulait pas être surprise dan une si embarrassante situation de faiblesse et laisser entrevoir des mésententes avec sa fille n'était tout simplement pas d'usages ni de mises. On se devait de ne laver son linge sale que dans le domaine privé. Elle espérait que Cal n'est pas pu surprendre du dialogue. .
Sa voix et sa mimique de gentleman étant parfaitement rodées à prononcer de telles palabres en société ou à prétendre qu'il n'avait rien entendu ni vu. Comme quand il traitait et expédiait les affaires courantes dans ses usines de Pittsburgh songea Rose de plus en plus défiante à son égard.
Lui aussi avait visiblement quelque chose à dire, solennel.
-Vôtre altesse, la princesse d'Ecosse, je ne tournerai pas autour du pot. Vôtre fille m'inspire des sentiments profonds. Monsieur Dewitt Bukater pensait que vôtre fille était trop jeune pour le mariage et je suis sur du contraire. Si vôtre fille accepte ma main et que vous y joignez vôtre bénédiction vôtre plan d'immigrer aux Etat Unis est toujours viable. Je prendrai bien soin d'elle comme elle le mérite. De plus, je vous rappelle qu'Henry avait autorisé à ce que nous nous fréquentions et qu'entre vôtre fille et moi-même il y a déjà une histoire que je ne demande qu'à poursuivre et à faire s'épanouir et ceux malgré toute la froideur que Rose me manifeste en ce moment. Je mets cela sur le compte du décès d'Henry comme vous me l'avez dit, Ruth mais je souhaiterai que Rose se montre un peu plus coopérative dés lors que je fais tout pour elle et pour vous. Me suis-je bien fais comprendre Lady Dewitt Bukater ?
-Parfaitement bien comprendre Monsieur Hockley.
-Malgré l'hospitalité de vôtre demeure, je serai à Londres pour un mois. Après quoi je reviendrai et nous verrons si vôtre fille souhaite m'épouser ou non. A revoir mesdames, j'espère que la nuit porte conseille.
Ruth soupira un long moment et sermonna sa fille. Elle avait besoin qu'on lui remette la tête à l'endroit dans cette situation qui s'avérait devenir de en plus précaire, chaque jour un peu plus. Elle avait déjà reçue un premier avis d'huissier ce matin même. Cal venait de faire l'erreur tactique de faire valoir que le mariage était dans ses plans beaucoup trop tôt et il était de leur devoir toutes les deux d'en jouer, d'en profiter au maximum jusqu'à être totalement assurée de demeurer dans leur caste, sauvée de la banqueroute et riche à nouveau.
Rose n'était pas de cette avis, la banqueroute qui s'annonçait lui donnait enfin quelque chose à atteindre dans la vraie vie et non dans son cocon confinée, l'objectif et l'envie de s'en sortir. Mais Ruth plus craintive et moins aguerrie malgré son âge plus âgé, ne partageait pas cet avis ni cette analyse.
-Rose, vous ne réaliserai pas la chance que nous avons d'avoir les Hockley qui nous ont pris sous leurs ailes. Avec tout ce qu'il y a perdre, vous devriez faire un peu plus d'effort pour apprécier et accepter ce que Hockley propose. Il veut vous épousez ma petite et vous l'épouserez. Repensez à ce dont nous venons de parler et revenez dans de meilleure disposition.
Sur cette décision, Ruth renvoya sa progéniture révoltée, pleine d'anxiété et d'incompréhension, dans sa chambre. Elle était indignée qu'ils aient ait parlé d'elle comme si elle était à mille lieux sur un autre continent alors qu'une partie de son avenir se jouait. Avenir qui la liait aux largesses d'Hockley, elle le savait. Nathan et Cal avait déjà planifiés pour les deux femmes une semaine dans la campagne anglaise dans leur résidence Westland dans le Surrey, non loin de Londres pour célébrer un mariage d'amis. Ainsi elles pourraient renoncer au moins pour une journée à leurs robes de deuil. Cela était égal aux yeux de Rose qui n'en portait aucun signe visible au grand courroux de sa mère mais elle savait que son père si gai détestait le noir et honorait ainsi sa mémoire et en plus cela allait contre les "bonnes mœurs" et cela lui plaisait plutôt.
Cet après midi là Lady Rose tournait en rond dans la maison de Southampton, ne sachant pas que faire pour apaiser des tensions qui se dessinaient de plus en plus fortement. Ruth avait demandé à son neveu Prince Aonghas pour lui demander de l'aide. Elle s'excusait de ne pas avoir pu être là pour les funérailles de son demi-frère ni pour son propre avènement lui qui était le nouveau Prince d'Ecosse, (plus en faveur de l'indépendance que le précédent qui favorisait une commune entente les pays voisins mais rivaux )mais le neveu estimait que son père avait déjà payé une dette vieille de dix huit ans et que le titre laissé par feu son était bien suffisant pour une tante qui de son point de vue avait choisie de devenir anglaise par son mariage et qui donc n'avait plus rien à faire dans les contrées de son enfance .
Sur ces sombres pensées, Rose se dirigeait vers la salle d'eau (une grande pièce blanche et noire carrelée) dont bénéficiait la maison (Ruth qui trouvait l'originale salle des bains trop petite l'avait fait agrandir au début de son mariage, au détriment de trois placards). Dans les vestiaires de celles-ci, elle s'y changea et se rendit dans le bassin incrusté en pierre carrelé et plongea dans le bain bouillant et mousseux qui détendait ses muscles qui se crispaient quand elle pensait encore à sa son inconfortable situation actuelle et à ce qu'avait suggérer sa propre mère. Après s'être délassée dans l'eau elle voulut retourner dans la petite salle de change prévue à cet effet, à l'annexe du bassin pour y enlever. Prés des portes manteaux, elle allait agrippait sans y penser beaucoup sa serviette et sa capeline de bain rose et dorée. Dans ce vestiaire de bois, elle s'essuyait à la hâte et voulait mettre une robe plus légère pour l'après midi parce que celle de la matinée car les températures avaient sensiblement augmentées, ce qui était rare au royaume d'Angleterre.
Elle sortit de la cabine et Hockley arrivait dans sa direction sans se formaliser de l'inconvenance de sa tenue.
-Vôtre bain était' il agréable Rose ?
- Que voulez vous ? Vous ne devriez pas être ici. J'allais sortir de toute façon. Allez-vous-en !
-Je voulais être seul avec vous Rose.
La frayeur s'emparait d'elle tout d'un coup.
-Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous deux mais nous nous rattraperons n'est-ce pas ?
Il saisit avec autorité soin poignet et l'embrassa goulument.
-Vous êtes à moi Rose et rien qu'à moi.
Il l'entraîna de toute sa force dans la cabine d'où elle sortait à peine et l'assit d'autorité sur le banc en bois du vestiaire, suspendu au mur blanc de la pièce confinée sans prendre en compte ses protestations.
–Je ne suis pas prête pour cela. Seulement quand je serai mariée.
Cal souriait, elle venait de se trahir et de se vendre, elle venait de lui promettre ce qu'il désirait pour ne pas avoir à faire ce qu'elle redoutait dés lors que sa mère en eut parlé comme si c'était inéluctable, le corps tout entier de la jeune femme tremblait comme une feuille en pensant qu'elle était son obligée, la proie facile de Cal qui la maintenait assise en tenant celle qui estimait lui être dévolue par la taille
Rose se sentait prise à la gorge et terrorisée par la puissance de l' capeline recouvrait sa gorge jusqu'au bas des ses jambes mais la tissu était fin et s'ouvrait par l'avant.
Il fit descendre en défaisant avec une lenteur malsaine et vicieuse le nœud du fin vêtement qui tomba jusqu'aux hanches de la demoiselle pour révéler l'éclat de son buste et de ses charmants appâts qu'il commençait à caresser puis porta ses lèvres à celles de Rose qui demeurait interdite
Il fit descendre ses lèvres plus bas, goutant avidement le cou, la nuque et les seins de Rose qu'il pressait auparavant avec force. Rose essayait de se défendre cherchant désespérément une issue et avoir le pouvoir de sortir mais vers qui irait' elle ? Sa mère ? Ses deux mots firent gagner en elle une rage sourde. N'était' elle pas supposer la protéger ? « Sois bonne pour lui » lui avait 'elle dit auparavant Elle était plutôt en train de mettre en œuvre son plan pour mettre la main sur la fortune Hockley en même temps que d'être dans son boudoir en train de broder une tapisserie Et voila que Cal parcourait les moindres recoins de sa poitrine à laquelle des gouttes n'étaient pas encore tout à fait sèches, qu'il se s'accaparait, caressant, léchant et imposant son empreinte de ses mains qui faisaient mal.
-Caledon, cessez. Vous me faîtes mal articula t'elle ! À bout de souffle et apeurée.
-Mais nous ne faisons que commencez ma chère. Ce n'était qu'un petit aperçu de ce que je vous ferais bientôt. Il s'empara de sa bouche qui résistait.
Il passait ses mains sur son cou comme pour lui signifiait quelle était sa possession, il redescendait ses caresses, il embrassait ses épaules et caressait ses cheveux.
-Je vous en supplie Cal ! Sanglotait' elle, le visage fort pâle.
-Qu'il est bon de vous avoir ainsi à ma merci. Je ne saisi je dois vous prendre de suite comme la chaire tendre qui s'offre à moi ou bien dois-je attendre que vous murissiez un peu comme le raisin d'un bon vin au soleil. Qu'en pensez-vous ma chère ? Je prends plaisir à gouter de vos charmes qui m'on l'air très à point. J'ai entendu vôtre mère tout à l'heure et vous êtes une fille obéissante Rose, pas vraie. Je vais donc vous faire mienne.
Aucun son ne parvenait plus à sortir de sa bouche et rien ne semblait être à la commande de ses gestes pour qu'ils répondent.
-Mademoiselle, j'ai entendu du bruit. Est-ce que vous allez bien ? Est-ce que tout va bien ?
-Trudie ! Trudie ! Elle l'avait sauvé. Elle arriverait et Cal serait obliger de s'en aller.
-Nom de Dieu s'exclama t'il pendant que Rose remontait sa large capeline brodé
Les pas de Trudie approchaient. Et Cal détala comme un lapin dans la direction opposée de celle de la bonne, rouvrant la porte de la salle d'eaux
-Qu'avez Mademoiselle ? Questionna Trudie.
-Je voulais juste prendre un bain, Trudie. Voila tout. Elle était à bout de souffle.
-Je vais vous servir un verre d'eau fraîche Mademoiselle Rose proposa t'elle alors en constatant sn anormale respiration
Pourtant Rose retient Trudie et pleura beaucoup dans les bras de sa compagne d'enfant et désormais sa salvatrice.
-Voulez vous que j'appelle vôtre mère ?
-Non ! Surtout pas Trudie ! Surtout pas implora t'elle.
Trudie réussit à la calmer après avoir promis de ne pas donner l'alerte.
Rose savait ce qui lui restait à faire avant de ce rendre au mariage à Westland pour les festivités. Elle sentait qu'il y avait quelque chose qui fallait absolument qu'elle pouvait encore empêcher à défaut d'inéluctabilité. Elle sortit, il était peut être encore temps.
Fin de ce chapitre : Le chapitre prochain va s'intitule: Le saut de l'Ange. Review si le cœur vous en dit.
