Chapitre 8 : Le saut de l'ange :
Résumé de l'auteur : Dans ce chapitre Cal st toujours présent (boum j'attrape vos tomates) mais Rose rencontre enfin un certain personnage blond aux yeux nous adorons tous et toutes. Vous aurez reconnu Jack Dawson qui fait enfin son apparition
Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez. Note de l'auteur : Passages « adulte » pour ce chapitre également merci
Southampton, comté de Hampshire, Angleterre, le 16 Mars 1911.
La nuit s'était révélé être une grande mésaventure pour Rose qu'on avait ramené de la majestueuse mais dangereuse falaise de calcaire grâce au garde-côte, au commissaire, le colonel Archie et son fiancé Cal Hockley.
La chambre de Rose était semblable à celles que n'importe quelle jeune fille de son rang et de son époque. Les tons d'ensemble étaient foncés mais des tapisseries et des rideaux de couleurs vive assortis aux couvertures ne laissaient aucun doute quand à la richesse du lieu. Les meubles fait des bois les plus riches et possédaient des dorures qui les soulignaient et les embellissaient. La chambre se composait d'un lit en baldaquin au couvre lit rouge, d'un chevet avec une veilleuse pour la lumière qui permettait de lire tard le soir quand la maison dormait, d'une commode et d'une coiffeuse tous richement ornés. Elle s'était retirée très tôt de la réception donnée pour leur retour (l'absence n'avait duré que tris jours mais en ce que Ruth était concernée, il fallait se faire voir en ces temps délicats pour la famille comme une preuve que leur suprématie continuée)
Elle venait d'appelé Trudie en rentrant, juste après avoir posé le briquet sur le petit bureau de sa chambre qui lui paraissait aussi sombre que sa vie. Des orchidées jaunes avaient été posées sur la petite table près de son lit par Trudie qu'elle continuait à sommer pour qu'elle lui retire ses vêtements comme elle lui faisait chaque soir. Quelques pas près du miroir et Rose fit ces mêmes fleurs posaient sur la coiffeuse, à sa gauche elle avait posé une copie de la danseuse de Degas qu'elle n'était plus. Elle se débattait avec elle-même, au beau milieu d'une crise de nerf parce que Trudie n'arrivait pas. Elle défit ses cheveux devenus ébouriffés et ébouriffants si quelqu'un l'aurait vu, elle la jolie poupée toujours si docile voulait laisser éclater sa rage et s a haine. Tout tomba sur la coiffeuse, sa boite à bijoux, un petit miroir et même sa boîte à musique. Son regard se posa sur le plus grand miroir occupant un pan de la pièce. Elle s'y vit apeurée et ne ressentant plus rien d'humain. Elle constata qu'elle portait les grenats verts d'Eleanor Hockley, ceux qu'elle avait vus sur elle le premier jour qu'elle l'avait rencontré à Philadelphie. Et qu'elle lui avait offert hier quand elle avait su qu'elle deviendrait sa bru.
-Je suis là mademoiselle, je suis là.
Elle s'efforçait d'être encore plus présente au service de Mademoiselle depuis l'incident mais elle devait se faire discrète pour bien demeurer professionnelle.
Et Trudie s'empressait auprès d'elle pour lui mettre son habit de nuit.
Vêtue de sa chemise de nuit blanche brodée d'une large dentelle, Rose se brossait ses longs cheveux au doux son de sa boite à musique qui la berçait.
On se présenta dans sa chambre tout de suite après avoir frappé sans qu'elle put ni eut le temps de donner son accord à cette visite qui n'était pas impromptue et qu'elle attendait. Elle soumise à Cal et était pliée à sa volonté, son jouet. Il venait comme chaque soir pour leur « rendez-vous » dont il dirigeait la teneur. Elle releva la tête, révélant un port altier prête à se soumettre à lui, à être sous son joug.
Il lui fallait être une femme courageuse car même après les événements de ce soir, il allait falloir encore qu'elle se donne à lui.
Cal qui venait de fermer la porte, Rose observa qu'il portait avec lui un grand écrin.
Elle eut le reflexe de se lever chercher sa robe de chambre mais d'un geste de dédain, il l'en empêcha lui rappelant qu'elle n'avait guère le choix, abaissant le couvercle de la boite à musique ce qui en interrompit le son apaisant. Enfin il se décida à parler.
-J'ai vu la lumière de votre chambre. Je voulais simplement m'assurer que vous allez bien.
-Et bien, je vais bien. s'entendit-elle répondre comme dans un état second.
Dieu que la question était bête, était' on bien à la merci du bourreau ?
-Je sais que vous êtes mélancolique. Après tout vous venez de perdre votre père. J'ai apporté ceci pour vous. Je voulais vous l'offrir à l'occasion de la célébration de nos fiançailles mais le bijoutier n'avait pas pu finir son travail à temps. Alors comme je passais près de vôtre chambre dans le couloir et que j'ai vu la lumière allumée, j'ai pensé que ce soir était sans doute une bonne occasion.
Il 'ouvrit le coffret en velours et put admirer le somptueux bijou que Cal voulut s'empresser de mettre à son cou. Un collier qui représentait un cœur bleu qui scintillait de mille feux et qui était aussi gros qu'une pierre. La chaine était faite de petits cristaux brillants incrustés.
Mon Dieu, est-ce que c'est un... Elle se regardait dans le miroir
-C'est un diamant oui. 56 carats pour être exact. Une façon peut être de vous rappeler mes sentiments pour vous. Il a été porté par Louis XVI. Il l'appelait...
-Océanic Cor murmura Rose qui savait le Latin et connaissait l'histoire du diamant qu'elle avait lu dans un livre d'histoire à Hautes Dames.
-Le cœur de l'Océan confirma Cal tandis qu'en même temps Rose comprenait et traduisait à voix haute et intelligible.
-C'est bien trop beau susurra t'elle quasiment inaudible.
- C'est la pierre des rois. Nous sommes des rois Rose et il n'y a rien que je puisse vous offrir, si vous ne me refusez pas. Ouvrez-moi votre cœur Rose.
Il s'approcha d'elle et observa la jeune femme que la lueur de la chambre éclairait.
Il ne faisait aucun doute qu'elle était très belle, sa chevelure rousse présentement dénouée était longue, luxuriante, volumineuse et bouclée. Sa poitrine était ronde, ferme et généreuse.
Sa peau si blanche et l'exquis creux de ses reins complétaient ses charmes et ses atouts et finissaient de le tenter jusqu'à l'insanité. Si elle avait vécu au temps de la Renaissance, le grand Botticelli lui même l'aurait pris pour modèle et en aurait fait sa muse. Il se rapprocha encore d'elle, la tête se penchant prés de son cou pour mieux respirer son odeur et son parfum.
Rose ne pouvait pas bouger comme si elle était paralysée. Elle ne put s'empêcher de porter la main à son cou et d'observer avec ce bijou ce que donnait sa réfection dans le miroir, elle était toujours aussi vide et si opaque.
Le retour de Westland avait été une épreuve redoutable pour elle.
L'automobile Ford qui roulait depuis le comté de Surrey allait s'arrêter d'un moment à l'autre devant l'énorme maison des Dewitt Bukater car on atteignait maintenant la route de Petwoorth Gardens à l''intersection de la grande route de Lord Hill qui menait tout droit à Londres.
Le grand toit gris de la bâtisse se fit aussitôt voir et l'engin s'arrêta net alors qu'une jeune femme rousse en descendit. La mine plus blanche et pâle qu'à l'ordinaire, elle franchit tout droit, lentement et sans se retourner la grille et la porte d'entrée pour se retrouver dans le hall d'entrée où la pièce au dallage gris donner sur un escalier qui renvoyait aux deux étages supérieurs de la maison sans compter le grenier.
Elle s'y arrêta un moment, juste le temps pour sa mère qui la suivait toujours de près de la rattraper.
Des larmes lui montaient aux yeux sans qu'on puisse ni les prévenir ni les arrêter et elles n'avaient ni de flots ni de durée non plus. Elles, tout simplement, ne faisaient que voguées des ses yeux à ses joues et le vide était au bout.
-Jamais on ne croirait que tu es heureuse d'être fiancée ! Se fâcha et formalisa sa mère très stricte.
Elle refusa de suivre Trudie, ayant fait partie du voyage aussi, qui la priait tout comme Ruth de passer à la salle à manger pour le déjeuner qui serait bientôt servi. Un bon poulet rôti en était le plat principal.
Pas, à pas avec des crampes qui lui nouaient l'estomac elle parvient jusqu'à sa chambre, s'allongea sur son lit avec exhaustion et elle n'aspirait de disparaitre et tomber dans l'oblivion.
Elle se mit en position fœtale comme toujours quand elle se retrouvait seule depuis l'incident qui rendait impossible toute machine arrière.
Ses crises de larmes redoublèrent d'aigreur, de tristesse, de colère et de peur, le diamantaire or et blanc qui ornait son doigt lui donnait le sentiment que sa vie s'arrêtait là sèchement.
Elle s'était tue et le regrettait amèrement mais le problème se trouvait être que personne ne s'en souciait réellement et que dés lors que les dés furent jetés les gens se détournaient et ne prêtaient plus attention à moins qu'il ne se soit passé quelque chose de scandaleux mais là encore les gens préféraient fermés les yeux et échanger les nouvelles juteuses par derrière le dos.
Aurait' elle du parler alors que déjà il avait entamé de la touche essayant d'atteindre à son intégrité avant même que les fiançailles aient été officiellement décidées et annoncées ?
Comment aurait' elle du faire avec une mère aveuglée par sa difficile situation pécuniaire et qui ne voyait pas que celui qu'elle croyait leur sauveur se révélait être en vérité leur fossoyeur. Les charmes dont il se parait n'étaient qu'un manteau pour donner aux changes à sa perversité et sa lubricité.
Le vide et le désespoir qu'elle ressentait face à l'adversité étaient immenses et ils s'alternaient avec une rage sourde et muette qui rendait les tout plus supportables mails il y avait bien plus grave de ressentir tout cela en même temps c'était qu'elle changeait se montrant plus en soumission tel un papillon qui voulait revenir en l'état de chrysalide pour ne jamais croiser un filet de chasseur de lépidoptères et Rose se laissait attraper.
Entre des sessions de sommeil en rien réparateur et des réveils pleins de douleurs, la seule héritière d'une filiation jadis royale passa l'après midi de son retour chez elle en demi conscience. Elle voulait tout à la fois avoir quelqu'un auprès d'elle que d'être seule, envie de tout casser que de demeurer dans sa chambre prostrée à étouffer lentement jusque la mort la prenne.
Trudie, celle qui cette fois ci était arrivée trop tard, restait la seule personne à qui Rose esquissait un faible sourire blanc comme l'hiver mais elle savait comment supporter la pitié qu'elle lisait dans chaque regard et mouvements de la servante. A elle seulement, elle ouvrait la porte de la chambre ou elle restait prostrée avec confiance malgré les circonstances malheureuses, le reste du temps elle la fermait à clés
Après cette période de léthargie, ce fut sa mère qui lui ordonna d'ouvrir la porte et au lieu de lui apporter du réconfort, elle lui fit part de son mécontentement comme à l'accoutumée.
Son actuel courroux se portait sur le fait de qu'elle ne s'était pas encore parés de sa robe et de ses bijoux pour la soirée. Cal son fiancé qui était parti travaillé dans les entrepôts prés des quais ne devrait pas tarder à rentrer et tout devait être prêt sans la moindre fausse note. Les acariâtres grandes tantes Béatrice et Louise seraient présentes et évidemment féliciteraient Rose pour ses fiançailles. Ces deux femmes attachaient aux grands principes de l'aristocratie et de ces mariages de convenance entre même milieu mais savaient également reconnaître l'importance d'une union d'où l'argent coulerait à flot. Elles en seraient jalouses bien évidemment et entre elles se plaindraient que le fiancé soit ni noble ni Britannique et cela réjouissait fort Ruth. Il ne serait pas dit qu'elle n'avait pas su gérer la délicate situation dans laquelle son fou de mari les avait entraînées elle et sa fille. Ils ne pourraient plus rien dire concernant son inutilité et il était clair qu'elle avait agit pour le mieux. Rose devrait si faire voila tout, si seulement Henry n'avait décidé de prendre ses gamineries d'aller à l'Université et de devenir d'actrice au sérieux, on n'en serait pas arrivé là et Rose serait beaucoup plus malléable certainement. Ruth n'avait tout bonnement pas eu le choix en la matière que de se montrer sévère.
Voila que sa fille contemplait le paravent en sanglotant encore comme depuis la partie de cricket le jour d'après le mariage des Centavos à Westland où cette petite peste c'était encore faites porter pâle.
Rose se tournait à présent vers le paravent et recommença de plus belle sa complainte.
Ruth nullement dans ses états de grâce ni de patience l'à perdit et la fit asseoir devant la coiffeuse.
Elle déniait ce qu'elle avait deviné, ce qu'elle avait vu en regardant partout et nulle part et surtout ailleurs. Elle aurait pu et du réagir s' admit' elle aussi bien l'espace d'un faible moment que dans un instant de faiblesse. Mais voila que Rose n'était ni encore lavée ni coiffée ni affrétée.
-Trudie vous a-t-elle suffisamment attachée vôtre corset ?
Le bonheur de sa fille qu'elle rêvait en princesse protégée contre la folie des hommes devenait son écran de fumé dans laquelle elle s'enfonçait sans fin. Le contraire était en train de se produire.
Elle ne réalisait pas que bien que plongeant dans sa catatonie, Rose se souvenait de tout. Et pardonner à sa mère serait tout bonnement impossible elle le savait même si elle l'aurait désiré. Ce qui n'était pas le cas et ne le serait probablement jamais pensait' elle.
Les deux femmes furent silencieuses tout le long que Ruth mit pour préparer acceptablement la nouvelle fiancée, sa fille. Et cela prenait plus de temps ce soir pour une Rose moins qu'enchantée de voir le tapis de son existence tiré par des gens qu'elle n'aimait tout simplement pas.
Le gouffre entre la mère et la fille s'il était une écaille de fond durant les jeunes années était devenue une dorsale épineuse qui engouffrait tout au fur et à mesure qu'elle s'élargissait. Cela avait commencé le lendemain de la première tentative de Cal d'assaillir la jeune Rose, celle qui avait échouait de par Trudie.
Mais le spectacle de leur fête sans fin continuait et elle devait participer au manège que Rose n'avait pas à cœur de faire tourner.
C'était la première nuit que Rose passerait à Southampton depuis que sa mère et elle étaient revenues de Westland. Elles étaient prisonnières de Caledon et Nathan seulement Ruth ne s'en rendait pas compte. Rose en ce désastreux retour chez elle ne pouvait que revire le viol que Cal lui avait infligé. Ce cri bestial alors qu'il s'emparait d'elle lui faisant plier le ventre de douleur, qu'il cherchait à se pousser plus loin encore en elle dans des gémissements de contentement succincts et bref avant de recommencer sans donner le moindre répits à la jeune Rose qui subissait son bon vouloir. Le lendemain matin que la chose se passa, Rose se réveilla dans la chambre attribuée à Trudie, prise de vertiges à cause de sa tête qui tournait et de crampes abdominales.
Elle portait une robe rouge et noir voilée et bien modelée, construise et fabriquée sur mesure en France dans les ateliers de textiles manufacturés de la ville de Lille et qui était ensuite partie se vendre à Paris ou elle l'avait acheté.
Elle voyait des ombres à la place de visages et ne pouvait plus voir la cruauté de son monde en face. Parties incessantes de cotillons, yachts et parties de polo. Gens si étroits d'esprits avec leurs mêmes bavardages futiles. Elle avait laissé traîner cela depuis trop longtemps en vérité. Et il était temps que cela finisse. Elle se sentait toujours au bord du précipice sans personne pour la retenir ni même personne pour la remarquer. Remarquer qu'elle exister et reconnaître son désarroi le plus sincère et le plus total.
Elle avait prit la porte de la maison de Southampton et courut longtemps et seule, jusqu'à en perdre haleine, ses cristaux de larmes se dissipant dans le vent froid qui soufflait sur l'estuaire et enfin elle fut là, en haut la renommée falaise de craie ou l'eau fougueuse battait les rochers. Elle n'eut pas peur d'avoir fait tout se trajet depuis son domicile. Elle se pencha et elle allait vraiment sauté. Elle voulait juste admirer les étoiles une dernière fois avant de mourir.
Le vent fouettait pour une ultime fois et dans une ultime étreinte son visage, ses cheveux roux encore plus flamboyants à la lueur de la nuit virevoltaient avec rébellion et ses larmes deviendraient les flots qui écraseraient les rochers.
Il ne lui restait plus qu'un saut à faire et tout serait terminé enfin. Elle se pencha et allait faire le Saut de l'Ange, un terrible mouvement final qui lui manquait quand une main chaude et blanche, une main d'homme l'empêcha de se pencher en arrière pour commettre l'irréparable.
-Ne faîtes pas ça.
-N'approchez. Sinon je saute.
Une silhouette définitivement s'approchait, elle l'apercevait à travers ses larmes cristallines.
-Allons donnez moi la main. Je vais vous ramenai ici.
Elle voyait maintenant le portrait d'un homme jeune et blond et aux yeux d'un bleu perçant. C'était celui qu'elle avait vu débarquer du bateau l'autre jour lors de sa promenade.
-Je suis sérieuse. Restez ou vous êtes. Je ne plaisante pas. Sinon je saute.
Il s'approchait d'elle lui désignant sa cigarette à peine entamée qu'il s'apprêtait à jeter à la mer.
Il l'observait et le culot dont l'homme commença à faire preuve l'agacer même si elle sentait un sentiment de réel concerne de sa part. N'avait' elle pas le droit de réussir son suicide comme elle l'entendait non plus alors qu'on lui avait déjà pris sa vie ? Ceci était une tentative de suicide tout ce qu'il y a de plus sérieuse et de dramatique enfin.
- Vous ne le ferez pas. Il semblait sure dans son affirmation. Quel culot !
Précisément ce qu'elle s'attendait à l'entendre dire, comme genre d'inepties il n'y avait pas mieux. Ou peut être l'espérait 'elle tout simplement.
-Que voulez vous dire « Vous ne le ferez pas ». Vous n'avez pas la prétention de me dire ce que ferai ou non, vous ne me connaissez pas.
Un de plus qui voulait lui dicter sa conduite. Elle avait bien raison de vouloir à tous leur donner une leçon. Et tant pis si il était en fait plutôt très mignon.
-Vous l'auriez déjà fait sinon.
-Vous me déconcentrez allez vous en.
-Je ne peux pas. Je suis concerné maintenant. Si vous sautez, je serai obligé de plonger pour vous sauvé.
-Ne soyez pas absurde. Vous vous tueriez.
-Je suis un bon nageur. Dit-il nonchalamment comme dans une conversation tout à fait ordinaire.
-. Rien que la chute vous tuerai.
-Ca ferait mal. Je ne dis pas le contraire. Si vous voulez la vérité ce qui m'inquiète le plus c'est que l'eau soit si froide.
-Froide comment ?
Voila que ce garçon lui apportait des informations tout à fait pertinente et qui demandait considération.
-Glaciale. Elle ne doit pas faire plus d'un ou deux degrés. Avez-vous été dans le Wisconsin ?
-Quoi ?
Mais que voulait' il enfin et pourquoi lui volait' il la vedette à la fin de la grande tragédie grecque qu'était sa vie.
-C'est connu pour avoir l'un des hivers les plus froids. J'ai grandi la près de Chippewa Falls.
Je me rappelle quand j'étais gosse mon père et moi nous allions à la pêche sous la glace sur le lac Wissotta. La pêche sous la glace vous savez c'est…
-Je sais ce que c'est que la pêche sous la glace !
Voila bien la preuve que personne ne la comprenait et qu'elle devait mourir non ?
-Pardon mais enfin vous semblez plus habituée au salon.
Elle voulait bien lui pardonnait pour cette fois ci surtout si il continuait à la regardait avec ces ci beaux yeux bleus.
-Toujours est' il que je suis passé une fois à travers la glace et vous pouvez me croire de l'eau si froide comme elle est en dessous c'est comme si des poignards vous transpercez tous en même temps. On ne peut plus respirer, on ne peut plus pensez. Seulement à la douleur qu'on éprouve. Voila pourquoi je n'ai pas d'envie de sauter pour aller vous repêcher. Mais comme je l'ai dit je n'ai pas le choix, je suis impliqué. En fait je crois que ce que j'espère c'est que vous allez revenir sur vos pas et évitez ce genre d'ennui.
Des ennuis disait' il ? Mais elle en avait à foison et à revendre. Tous apportaient par Cal.
-Vous êtes fou !
Non, elle ne retournait pas dans les griffes de Cal. Ceci était la seule issue.
-Oui c'est ce que tout le monde dit mais avec tout le respect que je vous dois mademoiselle ce n'est pas moi qui suis sur les rochers et qui veut me donner la mort. Allons donnez moi la main. Vous n'avez pas envie de faire ça.
Et elle se laissa convaincre tout doucement.
Le jeune homme qui devait avoir tout au plus son âge semblait vraiment rassuré et laissa un ouf de soulagement s'échappait de sa poitrine.
Il déclama son nom sans la moindre fioriture ni supériorité dans sa voix.
-Je m'appelle Jack Dawson.
-Rose Dewitt Bukater.
-Je crois que je vais devoir vous demandez de me l'écrire.
Elle rigola même ce qui lui semblait un petit exploit qu'il venait de réaliser après tout ce qu'elle avait enduré. Il était vrai que quand elle était petite elle enrageait d'avoir un long aussi à rallonge et à particule. Il lui souriait toujours. Personne ne lui souriait plus depuis longtemps excepté ceux sardoniques de Cal.
-Venez.
Elle portait une paire de chaussure à talons et la partie noire rapportée de sa robe scintillante qui faisait office de traîne glissa sans prévenir sur cailloux de la falaise.
-Je vous tiens.
-Tenez bon !
-Je vous en prie. Au secours ! Aidez-moi !
Elle criait, hurlait et paniquait. Ses cris portaient par une vent et marée propice s'entendaient de loin.
- Ecoutez-moi bien. Je vous tiens. Je ne vous lâcherai pas. Alors hissez-vous. Remontez... Vous pouvez y arrivé. Je vous tiens.
Elle suivait instinctivement ses ordres. Elle s'agrippa très fort à lui et commença sa remontée. Ca y est, elle y était presque. L'effort se lisait sur chaque trait du visage du garçon qui faisait tout pour ne pas la lâcher. Son visage devenait presque rouge dans la blancheur de la nuit tant il ne voulait pas lâcher prise. Enfin elle fut sauvée et retomba de l'autre côté, du bon côté de la falaise dans les bras de Monsieur Dawson qui était étalé maintenant à terre par sa faute.
Une lumière les éclairait. Le garde côte vu tout de suite que sa robe était déchiré et révélait avec ambigüité un bout de sa jambe
-Relève toi immédiatement et ne bouges plus. Faîtes venir le commissaire.
Et le pauvre monsieur Dawson n'eut pas d'autre choix que de garder ses mains en l'air.
Elle s'en voulait maintenant de l'avoir entraîné dans cette situation. Elle ne pouvait s'empêcher de le regarder pour demander son pardon. Ceci n'était pas ce qu'elle avait voulu faire du tout.
Le garde de côtes après avoir enquêté sur Jack qui se disait dessinateur et qui vivait actuellement à Southampton sur Towy quay, avait également prit son nom et son adresse. Avait prévenu sa riche famille qui n'allait pas tarder à débarquer. A ce détail prés de ce ne fut pas sa mère mais Cal, le Colonel Archie et Lovejoy. En voyant tous les gens qu'elle appréciait au complet sans même que sa mère soit là (elle avait du dé léguer la corvée à son fiancée puisqu'il était là pour ça), elle se dit qu'elle avait vraiment de la chance en les voyant arriver sur leur grands chevaux.
-Ceci est tout à fait inadmissible. Qui vous a fait croire que vous pourriez portait la main sur ma fiancée. Regarde-moi petite ordure.
Cette petite brute oserait vraiment tout et surtout la réversion des rôles. Devait' elle en parler au commissaire ?
-Cal !
-Qu'est-ce que tu voulais faire ? Hein ?
Il secouait le malheureux innocent de colère sans se soucier d'elle.
- Cal !
-Tu…
Elle bondit car elle sentit l'instant ou Cal s'en prendrait à celui qui venait de la sauver.
-Je vous en prie, c'était un accident.
-Un accident ?
Il semblait de se rendre tout juste compte de la présence pour celle qui c'était déplacé.
-Exactement Stupide vraiment ! Je me suis trop penché et j'ai glissé.
Pourvu que Monsieur Dawson la suive dans son mensonge.
-Je me suis trop penché pour admirer les…
Très juste qu'il y avait t'il au juste à admirer ici ? Elle ne pouvait pas dire les hélices d'un bateau car ils n'étaient au bord d'aucun bateau. Elle ne pouvait pas dire les bateaux car dans la nuit on le les voyait d'ici. Il fallait trouver quelque chose même si cela leur paraissait fou.
-Les quoi ? S'interrogeait le groupe.
-La nuit de Tiangara. Ne connaissait vous pas cela ? C'est un phénomène astronomique rare. Deux âmes sœurs qui deviennent des étoiles et se rejoignent dans le ciel éclairant la mer toute la nuit. Homère en a vu une et à écrit un magnifique poème dessus. Mon père m'en parlait quand j'étais petite. Je me demandais si c'était ce soir. Oh, j'ai failli tomber mais monsieur Dawson m'a sauvé. Mais il y a failli tomber lui-même.
A cet instant tout le monde crut que Lady Rose Dewitt Bukater était devenue folle, y comprit Jack Dawson. Cal eut un sourire fort embarrassé de voir sa fiancée déblatéré ce charabia devant ses amis, ce qui amusa Rose dans son fort intérieur. Il y coupa cours :
-Elle voulait juste voir les étoiles.
-Astronomie et les femmes ne font pas bons ménages surtout si elles sont princesses. Commenta Archibald Gracie pour qui cette explication coulait de sens.
Cet Archibald était vraiment impossible dans ses gaffes et ne connaissait pas l'art de la discrétion tout bien né qu'il était pourtant. pensa Rose dépitée.
Jack Dawson écarquilla les yeux tout grands quand il réalisa qu'il venait de sauver une vraie princesse comme dans les contes que lui racontait sa mère jadis quand il n'était encore qu'un petit garçon assis sur ses genoux. Il s'enquit de baiser le dos et faire pencher son buste en avant et la main devant celui-ci en signe de déférence. C'était certainement la chose correcte à faire quand on rencontrait des membres d'une famille royale même si cette rencontre était purement fortuite comme quand arrivait chez vous la chance ou l'infortune. Il plissait les yeux et observait attentivement ce qui se passait.
-C'est bien cela qui c'est passé ? demanda le commissaire qui fit semblant de ne pas noter ce pourtant précieux renseignement qu'il estimait trop grand pour lui et qu'il ne saurait gérer.
Et pour Jack, sa princesse qui était si jolie le suppliait de confirmer.
-Oui c'est à peu prés ça.
-Alors ce garçon est un héros ! C'est tout à ton honneur mon garçon. Bravo. Constata encore le Colonel Archie. Tout est bien qui finit bien retourne à nôtre brandy.
-Retournons chez nous à l'intérieur vous devez être gelé approuva Cal à l'égard de Rose qu'il frictionnait avec une couverture. Commissaire, je demande la plus grande discrétion vis-à-vis de la conduite de Son Altesse ce soir qui ne se reproduira pas.
-Peut être un petit quelque chose pour ce garçon.
Cal se retourna.
-Lovejoy, vingt dollars devraient suffire. Vous prenez l'argent en livres sterling aussi ? interrogea-t-il Jack.
Rose décida de s'interposer.
-Est-ce la le tarif pour avoir sauvé la femme que vous aimez ?
-Rose désapprouve ? Que faire ? Je sais ! Voulez vous vous joindre à nous pour le diner demain soir ? Afin de régaler nôtre groupe de votre récit héroïque.
-Bien sûr. Comptez sur moi. Jack était assez intelligent pour supposer que Cal ne désirait aucunement qu'il accepte l'invitation mais il voulait revoir la jeune femme rousse qui venait de sauver et qui avait déjà réussie à captiver avec toute son attention et qui était jolie, même quand elle pleurait. Mais c'était une princesse et il n'était qu'un fils d'un fermier du Wisconsin devenu un dessinateur vagabond. Fabrizio n'en croirait simplement pas ses oreilles.
-Bien l'incident est clos.
Et le quatuor tourna vers la direction opposé de Jack. Rose rentrait chez elle auprès de son fiancé et des ses acolytes.
-Cela devrait être si amusant murmura Cal sans plus aucun souci de discrétion vis-à-vis du jeune homme blond.
-Eh. Je peux vous taper d'une cigarette ?
Lovejoy regagnât Jack qui restait deux pas plus loin.
-Vous devriez les attachés. C'est tout de même curieux cette dame qui glisse tout d'un coup et vous qui trouvait tout de même le temps de retirer vôtre veston et vos chaussures.
Et on l'avait ramené au point de départ, son domicile étant plus prés d'une geôle que d'une maison.
Son fiancé lui ordonna de ranger le cœur de l'océan puis Cal commença à passer ses mains entre ses cheveux puis tourna la tête de Rose en sa direction pour l'embrasser fougueusement s'appropriant ses lèvres et resserrant son étreinte alors que Rose protestait de plus en plus énergiquement.
-Je ne veux pas être achetée Cal.
-Mais je vous ai déjà payée et je vous consommerai encore comme bon vous semble.
La bague qu'elle avait acceptée en était à la fois, le témoin, la preuve et l'avocat du diable quand a la régularité ou presque de leur relation.
De ses fines menottes elle fit tentative de les repousser, les mains de l'entrepreneur des aciers Hockley se révélèrent être trop puissante et l'homme était déterminé à avoir main mise sur Rose cette nuit également
Il la réduit au silence en la positionnant plus prés de lui encore et s'emparant à nouveau de sa bouche et de l'ordonnait sur le lit.
-Mettez vous au lit, comme cela même. Je vais dormir avec vous ce soir maintenant et tous les autres. Vous ne ferez jamais plus de fugue comme cela Rose. Plus jamais ! Maintenant, nous allons nous voir pour faire mon fils.
C'était un ordre. Il allait recommencer.
Sur son lit de baldaquin, elle fut couchée avec qu'elle portait et n'avait plus qu'à ouvrir ses cuisses alors que se jetant sur elle après avoir défait son pantalon, il la besognait vigoureusement et salissait de ses cris rauques et réguliers mélangeant son plaisir et son nom. Couchée et supportant son poids ses fines mains étaient placées sur son dos.
En voyant Cal allongé sur elle qui lui remuait ses entrailles, les jambes bien en appui sur le lit de bois, on aurait vu son visage muet qui semblait happée par la douleur à laquelle il semblait voué.
Mais elle ne ressentait plus rien du tout. Elle s'extrada de son corps qui devenait qu'un pantin froid et sans vie quand le sien s'y imposait et en ressortait plusieurs fois, la serrant plus fort entre ses jambes à chaque coup et tandis qu'il remuait bien les siennes jusqu'à qu'il soit servi et fatigué.
Elle devait assumer pour sa famille.
Le matelas couinait fort mais personne ne s'en souciait et chacun dans la maison préférait ignorer son calvaire alors qu'elle apprenait à pleurait en silence.
Fin de ce chapitre : Le prochain va s'appeler : L'innocence enlevée.
