Chapitre 9: L'innocence enlevée

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : Le titre est assez explicite. Rose n'est plus innocente.

Note de l'auteur : Passage « adulte » pour ce chapitre également merci.

Southampton, comté de Hampshire, Angleterre, le 10 Mars 1911 (Ellipse narrative)

Installée sur la coiffeuse ou Cal l'avait poussée la veille, Ruth avait pour une fois pris la décision de venir voir sa fille de bon matin et entrepris de lui brossait et ses longs cheveux roux volumineux et bouclés elle-même et cela n'était pas une mince affaire. Elle souriait timidement à son enfant car malgré ses remontrances se cachait un instinct maternel certes souvent dysfonctionnel lui dictait que quelque chose n'allait pas et que pour une fois la douceur serait de mise.

-Qui il y a-t-il mon enfant ? Quelle chose vous perturbe t'il ?

La gorge de Rose s'était nouée à ses paroles mais elle n'osait s'entrouvrir de ce qui c'était passé dans la chambre d'eau durant l'après midi d'hier. Elle voulait tant que Cal s'en aille loin d'elle (là il était à Londres mais pour combien de temps avait' il dit déjà ?) Un léger châle blanc sur son épaule elle répondit par la négative et la main maternelle continua sa tâche pour terminer son ouvrage avec conscience. Rose demeurait muette et tout lui devenait égal. Son entourage s'en inquiétait et on fit d'urgence appel à un médecin qui ne trouva comme seul diagnostique que le surmenage. Lady Ruth s'en réjouit fort car cela signifiait que Rose était capable de venir avec elle dans le Surrey et irait surement mieux durant ces épousailles campagnardes qui feraient office de vacances et offriraient une coupure avec la terrible épreuve du deuil qu'elles surmontaient. Ruth cherchaient cependant à la recherche d'un autre prétexte pour ne pas avoir assisté à l'enterrement de son frère Lord Thomas et à l'avènement de son neveu, le nouveau et tout jeune prince d'Ecosse.

Les deux invitées du mariage des Centavos par les Hockley qui en étaient les hôtes puisqu'e les noces se dérouleraient à Westland se devaient donc être d'humeur de fête et impeccable. Or ce n'était pas le cas car trop de questions demeuraient en suspens entre les deux femmes et rien ne semblait vouloir se résolvait pour le moment.

Ruth et Rose furent donc forcées de prendre leur mal en patience et de faire à défaut de meilleure expression disponible contre mauvaise fortune bon cœur.

Elles s'étaient rendues en automobile et avec Nathan, Cal et Spicer Lovejoy comme escorte qui était aussi assortie et drôle qu'un numéro de pingouin guindé selon le journal intime Rose sure de ses gouts.

On avait fait refaire les malles et avait pris la direction du domaine de Westland qu'Eleanor Hockley appelait « son petit cottage anglais ». Et Rose qui repensait encore à la visite de Cal qui par l'entremise de son père avait fait valoir son absence et s'en excuser. Mais s'il décidait de revenir pour assister à la noce et qu'il revienne à l'assaut et qu'il réussisse ? Ô elle avait essayait de convaincre sa mère de ne pas aller à ce mariage qu'elles étaient encore en grand deuil, rien ne faisait le poids par rapport au fait que vu que les Hockley les aidaient rien n'étaient plus impolis que de refuser une invitation ou ils étaient obliger d'aller. Cela semblait être le synonyme d'une sommation avait fait remarquer Rose amère à sa mère qui concluait qu'il était bien entendu hors de question qu'elle reste seule à la maison, c'était bien trop dangereux.

Avec le sentiment tenant que quelque chose aller arriver là bas, propriété des Hockley ou elle ne pouvait en rien intervenir et se sentait une proie menacée. Si son instinct s'avérait correct il restait une chose qu'elle pouvait prévenir et elle trouverait le moyen pour cela. Elle était sortit de la maison encore une fois se promettant que personne de garder ce petit bout de destin en main. Tant pis si cella allait à l'encontre de la religion anglicane et de la profonde conviction religieuse de la jeune femme qu'on lui avait toujours enseigné et fait grandir en elle.

Bien sur la maison Westland des Hockley était grande et imposante et prévue pour accueillir le plus grand nombre comme on pouvait s'y attendre. Rose il n'y a pas si longtemps de cela l'aurait trouvé magnifique comme celle de Philadelphie et aurait compris qu'elle fasse l'envie de biens de propriétaires, elle la trouvait maintenant bien trop luxueuse et tape à l'œil.

Madame Hockley se montra ravie d'accueillir encore une fois ses deux invitées mais pas autant que de leur exhiber sa fortune tape à l'œil en pleine face Elle s'assurait désoler que son fils ne soit pas là mais disait être ravi qu'en revanche son mari ait pu se libérer pour le mariage. La nourriture se révélait délicieuse mais le buffet n'intéressait pas Rose et elle doutait qu'elle garde de la place pour les mets du mariage plus fins encore.

La mariée était belle et il n'était pas difficile pour elle de prétendre de se réjouir de l'événement même si la petite mariée avait autant de charme qu'une citrouille en compote toue enrubannée et blanche qu'elle était mais ce fut une cérémonie tolérable car Cal n'y assistait pas. Et elle vit même sa mère en robe grise et or discutant gaiement en compagnie d'autres dames. Des sandwiches et des limonades bien tempérés étaient offertes en guise d'amuse gueule à un copieux repas qui devait couronner le succès de la réception d'où en tant qu'altesse royale elle devait l'ultime attraction même si elle en avait pas le cœur.

-N'oublies pas que vous êtes sans doute la prochaine à accéder à l'autel Rose lui conseilla t'elle mesquine en la croisant de bon matin. Pourquoi sa mère s'obstinait t'elle toujours à gâcher mêmes les moments ou Cal était absent ? Le savoir dans la capitale lui était si rassurant. Elle n'avait pas à penser à sa requête de mariage et se torturer avec l'hypothèse ou Cal aurait réussi à atteindre à sa personne.

Bientôt, elle l'espérait Ruth la renverrai à Hautes Dames. (Quelle ironie que cette situation, elle qui n'avait voulu y aller sous aucun prétexte au contraire de Ruth voulait maintenant y repartir au plus vite pour terminer ses études). Après son diplôme pour lequel elle travaillait dur jusqu'au décès de son père, elle trouverait un travail quelconque et poursuivrai le théâtre et échapperai à Cal qui ne désirait que la posséder. Elle lui dirait u non ferme et définitif et tirerai elle-même un trait du même acabit sur les jeux auquel il tentait de l'entrainer. Et qu'elle ne voulait pas jouer avec lui. Et si cela voulait dire, réduire son train de vie, soit, tant pis !

Le lendemain matin de bonne heure, elle avait croisé Nathan Hockley qui lui avait indiqué qu'elle avait quartier libre si jamais d'aventure elle souhaitait échapper à la partie de cricket d'après noce dans l'après midi. Il lui trouverait aisément une quelconque excuse si elle souhaitait encore étudier ou se reposer.

Elle passa donc le matin dans la bibliothèque dés le matin à rattraper le temps perdu au milieu des manuels qui lui fallait apprendre à bien maîtriser et comprendre pour terminer une scolarité jusque là sans accro.

Elle savait que sa mère et elle n'avait plus les moyens de se payer une université qu'elle se situe en Angleterre ou bien de l'autre côté de l'Atlantique, son pragmatisme dictait à Rose qu'elle devait faire purement et simplement une croix dessus. Et la sensation d'un gros caillou dans l'estomac la saisit quand elle entra dans la chambre qu'on lui avait allouée au quatrième étage, le temps de son séjour qui se terminerait dans un jour et demi. Il était temps ! Dieu Merci !

Tout était calme en cet après midi, elle était enfin seule avec sa mère assistant au match de cricket et se contentait après avoir étudié d'admirer le paravent puis l'armoire de sa chambre depuis le lit en fer forgé dans laquelle elle s'étendait présentement. Peut être pourrait' elle faire une sieste ?

La tête sur son oreiller elle pensait que ses peurs vu que Cal se trouvait être à Londres devenaient infondées et elle en était heureuse et soulagée. Ce qui lui faisait penser qu'elle n'avait pas refermé la porte de la chambre à clé, ce qu'elle allait faire séance tenante d'ailleurs.

Caledon apparut dans le couloir et il semblait à Rose qu'ils n'étaient que les deux personnes présentes dans la maison. La gène s'emparait d'elle et ne la quittait plus.

-Bonjour Rose, j'espère que la surprise de ma visite vous fait plaisir. Passez vous un bon après midi ? J'ai les moyens de vous le rendre agréable. Que pensez-vous d'une ballade de l'autre côté du parc ?

-J'allais repartir étudier. Il y a mon examen final au mois de juin que je veux absolument réussir réussit' elle à bafouiller.

-Et je suis sur pour que le succès soit au rendez vous, vous avez besoin de vous aérer l'esprit de temps en temps. Accompagnez-moi et donnez-moi vôtre bras.

Il se crut obligé de sourire tout comme elle se crut obligée d'accepter cette invitation. Peut être allait' il s'excuser de son comportement lors de son séjour chez elle ?

Ils arrivèrent au pied d'un châtaigner du parc de Westland, le ciel restait gris mais dégagé et dieu merci les giboulées du mois de mars que de fins météorologues annoncés, n'avaient pas pu cacher des festivités qui s'étalaient sur trois jours.

-Rosemarie, il y a maintenant trop longtemps que j'attends de pouvoir demander vôtre main. Vous allez me l'accorder séance tenante, sans quoi j'ai les moyens de ternir vôtre précieuse petite réputation qui plus les contributions de ma famille, vous sauve de la ruine jusqu'à présent. Mais je ne jouerai pas ce jeu pour bien longtemps encore si je n'ai pas à espérer de rétribution.

Elle le vit maintenant à genoux devant elle dévoilant un magnifique écrin de velours noir dans sa main.

Les yeux manquèrent de peu de lui sortir de son orbite.

-Lady Rosemarie Dewitt Bukater, ce que je veux vous dire c'est que je vous aime. Je veux vous voir vivre avec moi à Philadelphie et je vous demande d'être ma femme. Y consentez-vous ?

Rose pâlit et ferma les yeux en s'entendant à peine dire la seule réponse qu'il tolérerait sans qu'elle plie sous son joug, sans qui la fasse pliée sous ses coups.

-Oui Cal.

Aussi sure et certaine qu'était Rose que pourtant même la paire d'oreilles la plus fine du monde n'aurait su entendre ce mot qu'elle redoutait. Cal l'entendit lui et il exulta comme jamais auparavant alors qu'il lui passait l'anneau de fiançailles qui symbolisait son appartenance à lui et à lui seul. Un vulgaire caillou qui l'aiderait à couler dans l'abysse encore plus profondément que maintenant si cela était possible.

C'en était fini d'elle, c'en était fini de sa vie. Elle se rendait à lui.

-Voila qui est parfait ! S'exprima-t-il-en retrouvant un ton de voix très modéré.

-Dîtes moi Rose, souhaitez toujours vous devenir actrice ?

-Je ferai ce que vous voudrez Cal. Ai-je le choix maintenant ? Elle ravalait sa salive qu'elle mourrait d'envie de lui crachait à la figure. Quand nous serons mariés, pourrais-je encore être actrice ?

-Voila qui est effectivement sage. J'aime vous voir comme cela Rose. Soumise et à moi.

Puis il trancha net et cassant :

-Non !

-Comme il vous plaira.

-Les actrices sont toutes des putains.

Il sembla à Rose qu'elle était son esclave et lui son négrier, que sa vie devenait vide de sens.

Cal qui semblait avoir obtenu ce qu'il voulait partit dans la maison après l'avoir observé longuement et hochant la tête avant de la pousser dans ses derniers retranchements. Elle venait de donner son accord à ce qu'elle avait voulu toujours éviter.

Elle allait repartir dans sa chambre sans trop bien savoir quoi faire d'autre.

Contre toute attente, Cal s'y trouvait, Rose ne savait trop comment réagir. Un fâcheux présage refoulé commençait à refaire surface et elle ne pouvait plus l'ignorer. Il lui sembla que les mimiques de l'hériter Hockley changeaient d'expression. Plus demandant et dangereux à la fois.

-Avez-vous oublié ma dernière journée à Southampton ? J'espère que non car pour ma part j'ai décidé que je n'en avais pas eu assez et compte bien recommencer dés maintenant Rose. J'aurai du vous prendre dans vôtre bain.

-Cal, vous me mettez mal à l'aise, je vous demande de sortir immédiatement.

Sa voix devenait plus faible et craintive, autant que celle de Cal demeurait confidente et calme. Elle courut vers la porte pour sortir et aller dieu sais où mais elle fut empêchée.

-Lovejoy ! Fermez la porte Appela et ordonna Cal comme à la fois une punition et une riposte.

Et la porte se referma conformément aux attentes du puissant Caledon Hockley. Le bruit de la serrure terrifia Rose qui comprit la trappe et ce qui allait arriver. Il l'obligerait à se donner à lui.

Les deux étaient seuls et personne ne secouerait Rose cette fois, Trudie était de corvée de ménage cet après midi çà la requête d'Hockley père. Sa mère et tous les autres (pour une fois elle aurait été ravie qu'il y ait du monde aux alentours mais ils se trouvaient visiblement seuls) s'extasiaient sur le cricket à cet instant même et il n'y avait rien à attendre de personnes parmi les employés Hockley qui défendraient avant tout leur emploi. Elle savait ce qu'il ne restait plus qu'à se passer maintenant. Piégée, piégée ! Cal avait été piégée ! Et si sa mère aussi avait trempée dans cela ? Avait t'elle été vendue comme le premier bétail pour juste de l'argent ?

Avec force et rage elle lui balança un cendrier à la figure mais le mufle qui la retenait prisonnière se contenta d'en rire. Il avait déjà gagné ou presque. A cette réalisation elle commença à éclater à sanglots.

-Cal si vous osez porter la main sur moi je…

-Et que pourriez-vous contre moi ? Réalisez et apprenez que je dispose de vous ou et quand je le désire ma chérie. Alors appréciez plutôt et laissez vous faire. Vous allez vous donner à moi et aller en aimer chaque minute. Me suis-je bien fait comprendre ?

Elle hocha la tête qui ne cachait pas ses larmes chaudes. N'avait' elle pas un plan en réserve pour échapper à ce cauchemar qu'elle avait senti venir ?

Il ne lui restait que ce plan d'extrême urgence qui limiterait les dégâts à long terme comme si Rose avait senti l'inéluctable arriver. Il lui fallait s'empêcher d'enfanter.

Elle avait été voir deux jours avant le départ une vieille femme qui vendait des potions aux femmes qui ne voulaient pas d'enfants. Elle en avait entendu parler par encore une fois Trudie car une connaissance sur le marché à elle avait quatre enfants et n'en voulait un cinquième car son mari gagnait trop peu d'argent, elle avait donc confié à Trudie prendre la décoction à passe d'une étrange poudre qui marchait mille fois mieux que la douche après l'acte. La « sorcière » avait jaugée Rose et avait donné et dosé le préventif en fonction de sa morphologie et stature. Depuis Rose le gardait avec elle à cause de Cal, la fiole contenant l'indolore mais efficace mixture se trouvait dans son manteau. Elle se précipita dans le cagibi et la prit. Cal croyait qu'elle cherchait encore à se cacher mais une si fine entrée ou sortie de cagibi se démontait à la main avec une facilité déconcertante.

-Je m'impatiente Rose. ! Sonna la grosse voix grave d'Hockley lui sommant de sortir et tapant du pied.

Elle y avait brièvement trouvé refuge mais elle n'y avait gagné que peu de temps. Cal ouvrit le cagibi avec force l'attrapant presque par le bras et elle ne boulait pas lui donner la satisfaction de la traîner dans la pièce.

Toute tremblante elle obéit sachant désormais qu'elle ne pouvait reculer et Cal se délectait vicieusement à l'avance du pouvoir qu'il avait sur elle et du plaisir qu'elle allait lui donner ou bien qu'il allait prendre elle.

Toujours muni de son comportement de gentlemen détaché, il désigna à une Rose suffocante le paravent.

-Otez vos vêtements Rose. Cette fois ci je verrai tout.

-Ce serait un pêché aux yeux de Dieu. Pourquoi n'allait pas prendre tout vôtre saoul chez les filles de joies comme vous le faîte d'habitude ! s'exclama t'elle désespérément furieuse.

Il se mit tout prêt d'elle lui resserrant la taille et l'embrassa goulument. Descendant le long de sa nuque et son cou. Il voulait la gouter et avait faim.

-Je m'en accommoderai avec Dieu très chère. Je vous ai choisi car vous n'avez pas encore été touchée et ceci est un élément indispensable et de plus vous êtes de sang royal. Il nous faudra faire cela chaque soir pour créer la nouvelle génération de la famille Hockley vous savez. Ce sera vôtre devoir lorsque vous serez ma femme Rose et il est le mien de vous y préparez. Il n'y a aucun mal à ce qu'on prenne de l'avance ma chérie.

-Je ne crois pas en l'union entre un homme et une femme avant le mariage lui répondit' elle monocorde encore.

-Je crois surtout que vous n'avez pas le choix. Je vais vous faire l'amour maintenant et vous prendre comme il me plaira. Et je crois que nous avons avez discuté.

Et il la jeta derrière le paravent.

-Otez vos vêtements. C'est un ordre.

Dans le même temps, il lui avait tendu une pièce d'étoffe, telle à un voile qui se portait des épaules jusqu'aux jambes comme une grande et fine écharpe, elle était transparente, seule en était visible les contours qui était dentelé.

Alors le rimmel dégoulina, elle devait obéir même si c'était sous la contrainte.

Sa robe bleu tomba, le chemiser, le jupon puis enfin les bas et elle était comme un ver prêt à se faire dévorer par le féroce rapace. La peur, la honte, le dégout et l'humiliation la tenaillaient et ses larmes étaient aussi vives et réelles que ses tremblements qui n'avaient pas stoppés. Elle revêtit le voilage qui était tout ce lui était permis de porter Elle en sortit en cachant sa poitrine qui était restée apparente et soulignée par la dentelle aux abords. La tête basse et tétanisée, elle courut s'asseoir sur un fauteuil et ne comptait pas y bouger. Cal plus arrogant que jamais et tout à son triomphe enlevait son veston et sa chemise et se déchaussa également.

-C'est maintenant, Rose. Il détachait chaque parole avec possession.

Il la fit lever du fauteuil, saisie elle ne pourrait rien dire ni même murmurer, les mots dans la bouches de Rose ne parvenait pas à sortir tant ils étaient empreint de terreur. Les pleurs étaient visibles.

-Chut chut ma toute belle, vous n'avez pas peur de moi, n'est-ce pas ?

Elle articula faiblement le mot non alors que ses yeux bleus épousaient toute la détresse de ce moment souhaitaient dire le contraire.

Sa respiration augmentait et le sang de Rose se glaçait alors que Cal continuait à lui parler, sans doute voulant faire durer l'emprise qu'il savait posséder sur elle. Il se rapprochait inexorablement d'elle alors qu'elle reculait, aculée. Il se saisit d'elle, la couvrant de baisers que Rose trouvaient empoisonnés.

-Avez-vous pensez à ce que faisait les Centavos durant leur nuit de noce ? Non, vous êtes bien trop sage pour cela. Je serai celui qui vous initiera. Sans plus attendre, avec délectation, il enleva la suave lingerie qu'il avait fait porter à Rose, impatient de la déposséder du seul garnement dont elle disposait.

Il la fit tenir au milieu de la pièce et jugea lubriquement de la beauté de Rose dans le plus simple appareil alors qu'elle sanglotait et grelotait.

-Vous voila enfin mûre à récolter pour que l'on puisse s'unir, pour que vous m'abandonniez vôtre vertu et vôtre innocence.

-Et mon honneur !

-Vous n'aurez pas besoin d'honneur puisque vous m'aurez moi, pour toujours.

- Ne me touchez pas ! Allez-vous-en !lança Rose comme une ultime supplique ou une bouteille à la mer qui n'arriverait jamais. Cependant Cal fit quelques pas en arrières pour mieux la contempler

Il s'approcha encore d'elle et la serra dans ses bras fermement. Les deux gens toujours debout comme un défi. Ses yeux devenaient très noirs et urgés par le désir.

Il commença à porter ses seins à sa bouche en y prenant un plaisir certain alors que Rose essayait de le repousser.

-Bientôt vous ne serez plus une enfant.

-Cal. Non ! Pas avant que l'on soit marié. Elle renouvela sans succès l'unique mais faible argument qu'elle avait.

- Le mariage était hier non ? fit t'il remarquer machinalement et cyniquement, se moquant de son désarroi. Nous, nous allons l'être maintenant Rose. Silence.

Il continuait à appuyait sur sa poitrine et à lui imposait chacun de ses gestes alors qu'il parcourait son corps avec ses mains, le malaxant à souhait comme un chasseur tâtant du gibier. Elle répliqua par une griffure au visage et il enleva le bas de sa tenue. A présent comme Adam et Eve.

-Chut Rose, Chut. N'ai-je pas été bon pour vous ? Il est temps que vous me faîtes une faveur vous aussi.

-Je vous en supplie, épargnez moi. Ne faîtes pas ça.

Il la jeta sur le lit et se mit au dessus d'elle alors qu'elle cria du tréfonds de ses peurs. Elle le sentit se durcir et monter dans l'appétit charnel alors qu'il se frottait vulgairement sur son corps, cherchant l'excitation. Rose hurlait et se débattait mais il n'aimait ça que plus. Rose terrorisée voulut ravaler la salive qui montait dans sa gorge mais un cri déchira ses entrailles lorsqu'il se força en elle, s'emparant de l'enfant qu'elle était et que les larmes chaudes se soumettaient aux grognements rauques de Cal comblé et victorieux mais qui continuait à l'intérieur d'elle ses va et viens et ses cris d'aises et de dominations.

-Arrêtez ! Non ne faîtes pas ça. Elle laissa éclater un grand cri ravagé de larmes, de peur, de chagrin et de pleurs détresse à l'instant fatidique.

- Ô Rose, Ô Ma femme ! Jouissait' il. Enfin !

Encore et Encore jusqu'à qu'elle a mal d'avoir mal. Qu'elle soit totalement violentée Ainsi elle était matée et lui appartenait. Par trois fois, fort de sa prédominance, il planta sans prévenir son couteau dans sa cavité ou il ne doutait de rien ni s'en souciait même, surtout pas de la supplique du flot de ses larmes qu'il transformait en sang qui se rependait sur les draps.

L'acte achevé Rose s'écroula en tombant à côté du lit qui n'était plus blanc mais maculé de tâche de sang, empreinte de ce qui venait de se passer, preuve pour elle d'une faute indélébile, de la bonne conduite de Rose auparavant et de sa propre vigueur pour Cal.

-Partez ! Partez ! Maintenant que vous avez eu ce que vous cherchez s'exaltait à lui harasser Rose meurtrie et souillée.

Son sourire la narguait plus encore.

-Trudie Trudie Ou es-tu ?

-Je suis là mademoiselle.

La servante accourut affolée et cria à la vue de celle qui était sa maîtresse dans un état de faiblesse et visiblement secouée, elle souffrit pour son amie et tressaillit quand elle comprit ce qui venait d'arriver. Elle le recouvra alors que Rose pleurait toujours et la conduisit au bain.

-Trudie ! Il m'a...

-Ne dîtes rien mademoiselle. J'ai tout compris. Je suis là maintenant. Il est parti.

Ruth qui se demandait avec colère ou cette petite péronnelle était encore quand Nathan lui avait dit qu'elle restait dans la maison au lieu de venir au cricket car elle se sentait souffrante venait de revenir de l'extérieur.

Elle aussi, elle appela Trudie qui sortit de la salle à bain aussitôt.

-Ou est Rose ? On la dit souffrante.

-En effet Madame. Mademoiselle vient de prendre son bain et souhaite se reposer maintenant.

-Bon et bien je vais me coucher maintenant moi aussi alors. Embrassez tout de même Rose pour moi. J'espère qu'elle n'est pas trop malade car Cal est revenu de Londres et j'aimerai qu'ils passent du temps ensemble.

Le sang de Trudie ne fit qu'un tour à ses mots et Rose vomit en entendant ça derrière la porte.

Trudie entendit Rose apeurée récitait en boucle et frénétiquement une citation qu'elle ne connaissait pas cela ressemblait à un psaume ou une prière.

-Vous ma tendre mère ne m'abandonnez pas. Pas à lui.

Malgré tout quand la rage des larmes se tarirent par de la prostration, elle réussit à la coucher auprès d'elle dans sa propre chambre. La nuit finissait d'être entamée

L'horreur de l'après midi en enfer auquel Cal l'avait contrainte lui revenait aussi vivement que si des lames d'épées avaient atteintes tout son corps. Trudie ? Elle aurait besoin d'elle pour se préparer et affronter cette dernière journée des festivités nuptiales. Les yeux rougis, elle se saisit de la montre qu'elle avait offerte à Trudie à Noël dernier et qu'elle avait visiblement oublié de mettre ce matin. Elle constata sans trop de surprise qu'elle avait dormie bien après l'heure habituelle pour elle. Elle avait toujours aimé se lever tôt pour profiter de la clarté matinale et même du lever du soleil mais aujourd'hui elle n'en sentait ni la chaleur de ses rayons bienfaiteurs ni la clarté de sa lumière ce qui si les circonstances n'étaient pas aussi grave aurait été une véritable honte vu qu'il s'agissait un charmant lundi ensoleillé anglais comme on n'en voyait pas souvent. Elle ne savait que faire et avait l'impression dans cette maison ou elle tournait en rond et à la merci de son agresseur. Elle se frotta les sourcils qui lui piquait, puis embarrassée de passer dans la maison en robe de chambre en allant du quartier des domestiques jusqu'à son propre appartement pour un brin de toilette. Elle était visiblement encore seule, cela lui pesait car elle aurait voulu de la compagnie pour affronter cette épreuve qui la vidait de toute son énergie et de sa joie de vivre, elle se sentait étrangère à elle même et peu réceptive à ce qui se passait autour d'elle. A la fois dans sa bulle ou elle se réfugiait et sortie de son corps pour ne pas en ressentir les multiples contorsions et sévices enduraient. Comme un automate, elle rentra dans la pièce à dormir. Après s'être assuré que la porte était bel et bien fermée à double tour et que personne et surtout pas lui ne se trouvait dans sa chambre. Mais étais-ce bien utile ? Elle commença alors seulement et machinalement à mettre de l'eau dans la cruche pour faire ses ablutions. Une fois la tâche réalisée, elle s'habilla d'une simple robe pastelle à voilette car elle ne trouvait pas Trudie pour lui lacer le corset, un instrument barbare avec la gent féminine, mais que bien entendu Ruth trouvait son port le comble du raffinement et du savoir vivre à quiconque le porter surtout si il était bien serré, du plus indispensable pour ne pas faire l'objet de trop de convoitises masculines qui on le savait s'attardait toujours sur les plus vulgaires décolletés. Et que dire que ces tout nouveaux étranges objets appelées brassières qui permettaient aux femmes et aux jeunes filles de maintenir fermement leurs attributs sans avoir à souffrir le martyr pour marcher et le comble du luxe, elles permettaient réellement de pouvoir respirer. Voila qui était tout à fait incroyable et digne d'une révolution. Rose les avait essayé en pension (en cachette bien entendue) avec certaines de ses co-pensionnaires et avait trouvé cela beaucoup plus agréable et cela maintenait la poitrine tout aussi bien. Profondément choquant, sans classe et vulgaire selon Ruth et qui ne saurait être porté que par les « femmes de mauvaises vies » Rose trouvait le corset oppressant et un moyen de contrôle sur les jeunes filles qu'on empêchait de sortir sans qu'il ne soit lacé. Un instrument de torture purement et simplement. Comment les jeunes filles pouvaient être débridées de toutes ces façons qui n'avaient pas lieu d'être ? Cela lui faisait irrémédiablement pensé à Cal. Elle ne portait pas de corsets hier l'après midi et elle savait Cal attiré et sensibles aux échancrures féminines. Son sort était-il donc son propre fait ? L'avait-elle trop aguichée et cherchait ce qui lui était arrivé ? La culpabilité s'inscrivait sur chaque recoin de son corps et se lisait dans ses yeux bleus qui avaient perdu l'éclat et la splendeur de leur naturel bleu d'azur.

Son geôlier, son maître et son dompteur. Que lui ferait' il subir aujourd'hui à présent qu'elle avait cédé? Qu'avait' il décider ? Ce qui lui fit encore penser à prendre sa mixture préventive de naissances non désirées obtenue secrètement avant l'arrivée dans le Surrey. Comme elle avait eut raison. Elle s'en félicitait. Cette poudre liquéfiée serait une habitude qu'elle devrait prendre si sa destinée été d'être le jouet de Cal comme elle le craignait fortement. Si elle ne satisfaisait pas à donner un hériter à Hockley, il la répudierait comme tous ces méchants hommes de la bible courroucés parce qu'ils n'avaient point de mâle engendrer. Sauf que dans son cas, ce serait bien pire, elle ne retournait pas chez sa mère, elle serait tuée avant elle en était sûre. Ce qu'on lisait dans les journaux sur les crimes passionnels pouvait être vraiment ahurissant et effrayant. Rose en frissonnaient d'horreur par avance. Jamais elle ne serait une héroïne sacrificielle. Pleine de confusion entre ces multiples pensées et l'étroitesse du champ d'action qu'elle possédait, elle allait sortit de la pièce avec une retenue et une appréhension tout à fait prévisible et compréhensible quand à ce qu'elle trouverait à l'extérieur.

-Bonjour Rose. Vous êtes toujours souffrante ?

Elle secoua la tête négativement.

Cal l'avait attendue dans le couloir, il n'avait eut simplement qu'à patientait pour l'ouverture de la porte pour cueillir celle qui voulait.

Le souffle que Rose voulut lâcher retomba comme un soufflé à la vue du trentenaire brun.

-Lovejoy ! Fermé la porte !

Et bien entendu le chien ré obéit à son maître et Rose tremblait à nouveau de tous ces membres au bruit de la serrure qui s'enclenchait.

-Ma femme êtes vous toujours souffrante ? S'enquit' il de nouveau.

Elle secoua avec hésitation la tête négativement.

Rose fut étonnée de constater que sa voix était plus douce que d'usage.

A quoi jouait' il ? Quelle était la réponse attendue ?

Son premier instinct aurait été de le corriger sur le mot « femme » mais elle eut l'intuition que si elle déniait ce qu'il pour lui était déjà un fait établi il la malmènerait encore plus qu'à l'ordinaire. Il semblait presque serein et lui sourit même. C'était toujours un signe trompeur.

-Vous n'oublierez jamais que c'est moi qui vous ai fait femme Rose. Vous m'honorerez comme il se doit et ferez ce que je vous dis. Et rien d'autre.

Il passait sa main dans ses cheveux et ses joues et continua à lui parler. A la questionnait en fait.

-Rose, trouvez vous normale que cela soit moi qui monte pour vous atteindre ?

Mais bon sang, ou voulait t'il en venir ?

Il s'approcha t'elle et l'embrassa puis la fixa d'un regard assuré. Et fort satisfait. Il observait ses réactions alors qu'il parcourait la pièce en même temps.

-Qu'attends donc ma femme pour me faire plaisir ?

Les larmes giclaient à nouveaux et Rose défaite prit le chemin du paravent se résignant à subir ses assauts.

.-Vous ne m'avez toujours pas répondu est-ce normal que je monte tout le temps pour vous voir ?

La seule réponse acceptable qu'elle murmura fut :

-Je ne le sais pas Cal. Elle était honnête tant elle ne comprenait rien à ce galimatias.

-Mais moi je connais la réponse. Claironna t'il narquois et calculateur.

Il était si proche d'elle et que cela lui était insoutenable. Il l'embrassa avec faim de son visage jusqu'à sa nuque puis prit ses mains qu'il baisa avec ferveur.

-Aller vous encore disposez de moi ? Dois-je encore me déshabillez pour satisfaire vôtre plaisir ?

Elle avait enfin réussie à poser les questions qui la taraudaient depuis le réveil de ce matin avant même que Cal ne revienne pour la seconde fois.

Il éclata alors du plus cruel des rictus.

-Non Rose pas dés ce matin. Aurai-je déjà réussie à vous faire oublier vos bonnes manières ?

Vous m'en voyez très flattée ma chérie.

Les joues de Rose s'empourprèrent de honte mais cela n'était rien en comparaison de ce qui allait venir. L'homme de Philadelphie reprenait son discours qui était censé impressionner Rose.

-Toutes les actrices sont des putains chéries ! Répétez.

-Cal je ne…peux… pas…dire ce mot.

-Suffit Rose ! Répétez.

L'autorité dont il faisait preuve était un contraste avec la douceur sadique de sa voix et Rose n'en croyait pas ses oreilles.

-Toutes...les...actrices...sont …des...Putains. Articula-t-elle comme ordonnée.

-C'est très bien mon cœur, vous aimez me faire plaisir n'est-ce pas ?

-Oui…J'aime vous ..faire…plaisir… Cal.

-Voila qui est parfait. Il me plait de vous voir si soumise. Donc ce n'est pas bien que je monte tout le temps pour vous voir n'est-ce pas ?

-Non Cal… .Je suppose…que ce n'est pas bien.

-Montez sur le bord du lit Rose, je vais vous montrer.

-Cal ! Mais vous aviez dit que…

-Ecoutez Rose. Je vous ai dit de m'écouter. Me suis-je bien fait comprendre ?

Et elle recommença à trembler de plus belle, s'exécutant en voulant être aussi brave qu'un soldat à la tache dans une dangereuse bataille.

-Mettez vous à genoux.

-Pourquoi Cal ?

-Bon sang, ne discutez pas mes ordres je vous l'ai déjà dit. Et elle se mit à genoux sur le bord du lit de l'enfer. Elle sentait la barre de fer forgée cognait fortement sur son genou.

L'humiliation qu'elle croyait endurer était en fait à avenir.

-Je vais vous dire la réponse Rose, c'est effectivement pas bien que ce soit toujours moi qui monte vous voir. Ce matin, c'est vous qui descendrez à moi mon cœur. Ne bougez pas.

-Comment ? Elle eut peine à comprendre ses paroles et ne réalisa leurs portées vraiment dans un laps de temps trop court que quand elle vit un Cal Hockley défaire son ceinturon avec lequel n'avait aucune intention de la frapper. Le pantalon noir chic, cher et finement coupé tomba à terre et son sous vêtement suivi. Il dévoila à nouveau à elle son anatomie la plus intime. Mais pudique, devant' elle, il ne l'était guère.

-Faîtes moi plaisir maintenant Rose. Ordonna-t-il.

-Ne me forcez pas à… Vous n'avez pas le droit.

-Mais j'ai tout les droits sur vous Rose. Dans votre bouche.

Avec reluctance et crises de larmes, elle s'approcha de l'organe et hésita à le prendre. Elle revivait ce cauchemar dont seule une issue désespérée lui apparaissait comme la seule échappatoire possible.

-De suite Rose. Vous n'êtes tout de même pas sourde.

-Je vous… en supplie.

Mais elle ne fut pas épargnée Et quand elle le porta dans sa bouche pour son plus grand dégout elle crut défaillir tant l'ignominie lui prit tout son corps en entier.

Cal savourait sa domination comme le loup ayant mangé l'agneau. Son corps frissonnait, sa respiration s'accélérait et il exprimait sa satisfaction de par le mouvement de son bassin et toujours ses petits et faibles cris à intervalles réguliers qui ressemblaient à des bruits qu'auraient fait de sombres échos qui n'arrivaient pas à destination.

-Oh Rose...Continuez.

Il fermait les yeux et savourait sa jouissance quand il en eut assez goûté, il congédia Rose se rhabilla et ouvrit la porte en toute discrétion pour s'assurer qu'il n'avait pas été vu.

Il savait ce faire discret quand il le fallait. Comme pour la petite surprise qu'il lui réservait cet après midi. En attendant avant de se retirer il avait promis à Rose :

-A ce soir ma chérie.

Rose sortit de cette entrevue plus harassée, incertaine et plus en état de dépression que jamais.

Elle éclata de nouveaux en sanglots s'étalant sur le lit comme de nombreuses fois depuis qu'il avait quémandé ses faveurs chez elle en lui offrant ce maudit diamant. Elle maudissait le jour ou son père avait accepté ces accords avec les aciers Hockley. Elle aurait voulu ne jamais le rencontrer cette bête immonde.

Elle ne sut comment ni pourquoi mais elle finit par se retrouver dans le jardin de Westland, à peu près habillées correctement. Trudie avait' elle bien bridée son corset ?

Cal se tenait prés d'elle comme rien ne c'était absolument passé ces deux derniers jours qui venaient de changer le cours de sa vie à jamais. Egalement, elle n'avait pas remarqué tout se monde qui se trouvaient en tant qu'invités des Hockley. Pourquoi personne ne c'était précipiter à sa rescousse quand elle en eut besoin ? Après le match de cricket du gotha, Eleanor présidait à une garden party pour célébrer le début de printemps. Sa mère, Ruth en la voyant avait poussé de grands cris de joie peu convaincants à ses yeux mais qui se trouvaient être suffisants pour convaincre tout une société de gens pétris dans les bonnes mœurs de l'amour d'une mère pour sa fille. De plus maintenant qu'elle se retrouvait veuve, elle devrait plus aisément suscitée la sympathie de ses pairs ce qui jamais été le cas toute une vie durant.

On servait des toasts qui étaient sans doute délicieux à déguster et des boissons fraiches mais elle n'avait absolument aucun appétit ni aucune soif et elle souhaitait continuer à essayer de ne penser à rien. Elle y réussissait ma foi fort bien jusqu'à ce qu'elle se rendit compte que Cal prenait la parole avec toute la posture d'homme du monde dont il était capable.

-Je m'excuse d'interrompre cette joyeuse assistance mais j'ai une grande nouvelle encore plus joyeuse à lui annoncer. Vous savez peut être mes luttes pour trouver l'âme sœur et que ce chemin a plutôt été tortueux mais j'ai le plaisir de vous affirmer que tout cela est terminé. J'ai enfin rencontré une femme qui est aimé par moi et qui par bonheur m'aime aussi. J'ai demandé à Mademoiselle Dewitt Bukater de m'épouser et elle a dit oui. Nous sommes fiancés.

Il se saisit de la main de Rose et montra à la cantonade le vulgaire caillou qui était la preuve de ses dires.

L'assistance applaudit et cela déclencha un tonnerre d'applaudissements qui entrainèrent un mal de tête chez Rose qui n'avait même plus la force de se forcer à sourire. Elle baissait la tête silencieuse, persuadée que tout le monde savait ce qui lui arrivait et qu'ils faisaient partis du piège. La réaction de sa mère au discours de Cal fut sensationnellement extraordinaire qu'un numéro de cirque parfaitement rodé et elle était parfaite dans le rôle du petit caniche et Cal dans le rôle du dompteur pour essayer de mâter la rebelle qui pour l'instant demeurait sans défense.

Seul Thomas Andrews avait lui semblait' elle fronçait les sourcils

Ruth esquissait un large sourire quand elle recevait les félicitations des autres invités et ne pouvait pas cacher son incroyable satisfaction.

- Allez-vous vous installer avec vôtre époux et vôtre fille à Philadelphie ? Lui demandait' on.

-Je dois encore y réfléchir. Sans doute pour le début tout au moins, le temps à ce que Rose s'habitue à sa nouvelle vie, après nous verrons bien. J'aimerai bien retrouver mon château de Glasgow aussi.

-Bien sur, nous reviendrons vous voir chaque été. Promettait Cal. Avec tous les petits enfants que nous vous promettons de faire bien sur déclarai-t-il avec taquinerie qui provoque l'hilarité générale d'une fin d'après midi printanière. Rose rougit jusqu'aux oreilles si seulement ils savaient tous et chacun d'entre eux ce qui lui faisait subir.

Elle reçut des félicitations elle aussi tout comme Cal mais elle n'y prêta pas attention, se sentant étrangère à tout cela. A cette vie qui venait d'être décider pour elle. Elle n'entendit même pas Nathan Hockley lui dire qu'il était ravi de l'avoir bientôt pour belle fille.

Elle ne toucha encore une fois en rien au repas proposé.

- Etes-vous heureuse Rose ? Lui avait même demandé encore Andrews, inquiet.

Elle ne voulait pas repartir de suite dans cette maudite chambre de peur d'y trouver celui qui était devenu son fiancé. Il avait déjà promit de revenir ce matin de toute façon à quoi bon se battre ?

Nathan lui avait offert un accès illimité à sa bibliothèque personnelle, non qu'il soit un lecteur vorace mais la culture était toujours du meilleur effet surtout si on n'en possédait guère.

Elle sélectionna un recueil de Baudelaire ainsi que de Rimbaud et Verlaine.

Retournant sur ces pas elle entendit les voix du vieux Nathan et de Cal en grand conciliabule. Presque comme un binôme d'organisation secrète dans un bureau opaque, clandestin et impénétrable.

-J'ai était parfait sr cette affaire père. J'eus échangé les actions de la Bukater Ship Compagny que j'avais convaincu ce pauvre vieux fou d'Henry de me céder alors qu'elles se trouvaient au plus bas contre celles de Localiers qui étaient en hausse. Je deviens ainsi l'actionnaire majoritaire de Bukater Ship compagny que je fais absorber par les Aciers Hockley qui gagnent ainsi au passage un gros bénéfice. Les actions Bukater remontent tandis que je revends celles de Localiers qui baissent. On va gagner énormément d'argent grâce à cela père. Êtes-vous fiers de moi ?

Nathan dévisagea son fils comme un Abel regardait un Caïn. Son fils n'était visiblement pas dans ses petits souliers à cette révélation.

-Je ne t'ai pas élevé Caledon pour que tu deviennes un voyou. Et ce plan dont tu es si fier est à la limite de l'escroquerie.

-Admettrez vous que c'est légal ?

-Exact. Et il n'y a pas moyen de faire machine arrière de toutes façons donc tu auras cela sur ta conscience mon fils. Maintenant que tu es fiancée à la petite Dewitt Bukater tâche de bien la traître et ce sera un moindre mal. Elle et sa mère sont complètement ruinées à cause de tes misérables actions, pourvoie bien à leur exigences et traites les bien au moins.

- la vieille me fait déjà toute confiance. Elle m'a donné carte blanche, les clés de sa maison et des entrepôts Dewitt Bukater. On a signé cela cet après midi. Quand à Rose… Je me ferai aimer de Rose et la rendrai heureuse père.

-Il vaudrait mieux pour vous mon fils. Quel bonheur que vous vous mariez enfin. Je suis plus que fatigué de vos manières cavalières avec la gent féminine. Je veux vous voir un époux model et connaître mes petits enfants avant de quitter ce monde. A cette condition seulement tu hériteras.

Elle entendit le pas de leurs chaussures se rapprochaient de la porte entrouverte, elle décida de regagner la chambre. Surement qu'avec les remontrances du père de Cal, celui-ci n'aurait pas à cœur de venir la voir.

Elle regarda bien que personne ne se trouvât dans la pièce et referma la porte à clé.

Demain elle rentrerait chez elle et cela irait sans doute mieux.

Elle lit un peu Baudelaire et s'endormit. Jusqu'à ce que Cal refasse son apparition.

La montre que Rose avait emprunté à Trudie et avait oublié de lui rendre indiquer deux heures vingt du matin précisément.

-Comment êtes vous rentré dans cette chambre ?

Il montrait sa clé passe partout avec fierté :

-C'est à moi clamait' il. Et vous l'êtes aussi !

Il s'approchait encore une fois d'elle et il avait bien pris soin de fermer la porte à double tour avant de la réveiller pressement.

I l'embrassa poussivement et il sentait l'alcool et commença à enlever ses habits.

Rose criait mais avec une remarquable anticipation il mit la main sur sa bouche et pris les devants.

-Vous ne voudriez pas réveiller la maison Rose. Vous allez vous donnez à moi.

- Laissez-moi pour une fois tranquille Cal.

-Mais non ma chérie, je viendrai dormir chaque soir avec vous désormais car c'est là ma place.

Et nous nous joindrons chaque soir également. Alors vous savez ce qui vous restes à faire je crois. Maintenant, ne me faîtes pas attendre Rose je vous en prie.

-Je vous ai entendu dans le bureau avec vôtre père. Il veut que vous nous traitiez bien. Si jamais il savait ce à quoi vous vous adonnez. Vous iriez en prison.

-Le vieux monsieur voit ces vieux jours arrivé. Je suis le Hockley à qui vous devez respect et obéissance en tout point. Que dirait' on et qu'adviendrait t'il de vous si par malheur on apprenait que votre si parfaite réputation est déjà teintée ?

-Je n'ai jamais rien fait pour cela. C'est vous au contraire qui m'avez souillée.

-Je vois et pouvez vous le prouvez vous petite rien du tout et ruinée ? Contre moi qui croira t'on ?

-Vous bien sur. Larmoya-t-elle en elle-même.

Soumise et résignée, elle allait vers le paravent en espérant que cela finirait vite, qu'il se contenterait de la prendre vite et sans heurts.

-Non Rose, épargnez moi ce stupide paravent. Je veux vous voir enlever vos vêtements.

Un frisson d'horreur la parcourut mais elle n'avait d'autre choix que de plier l'échine.

Elle se retrouva encore dévêtue face à lui.

-Au centre de a pièce chérie. Surtout ne faîtes pas de bruit.

La bile, la rage qui montait en elle alors qu'il la menait au supplice n'étaient pas de sources pour tarir ses larmes qui tarissaient abondamment Elle essayait de cacher mais en vain, il était simplement le plus fort.

-C'est un séjour d'initiation pour vous. Maintenant ne bougez pas et appréciez ceci.

Il s'agenouilla devant elle empestant le whisky et commença à embrasser tout son corps en remontant d'en bas jusqu'en haut. Rose ne pouvait restait que figée.

-Oh Rose. Rose. Ma femme.

Quand il eut finit, il aboyait encore ses ordres.

-Sur le lit Rose, et ne passez pas sous les draps, rester bien en vue. J'aime vous voir.

-Arrêtez. Je vais hurler et ils verront bien ce qui se passe ici. Mais le son de sa voix était trop implorant pour qu'un Caledon grisé n'en ait cure. Elle obtempéra ravalant ses plaintes saccadées et ses crises de larmes aiguisaient.

-Chut Rose ! Je vais vous refaire l'amour et vous allez aimer ça. Je veux entendre crier mon nom et prendre du plaisir. Vous tomberez enceinte très vite et allez me faire trois beaux garçons. Nous n'y employons dés maintenant Rose chérie.

-Tsss Tsss Que vous ai-je dit au sujet des actrices Rose ? demanda t'il pour vérifier que son élève savait sa leçon.

-Les…actrices...sont…toutes …des…putains.

-Bien. Vous comprenez vite mon cœur.

-Vous sentez si mauvais. Vous me répugnez. Elle pleurait sans fin et sachant très bien qu'elle subirait ses assauts à nouveaux. Elle aurait voulu pouvoir demander de l'aide à Trudie mais ici le quartier des domestiques était éloigné de l'habitation des propriétaires.

-Ô Rose, oui.

Il prenait son plaisir dans sa douleur et sa terreur faisant va et viens dans ses entrailles qu'elle aurait cru arracher tant elle pliait lorsqu'il rentrait dans elle.

-Faîtes moi un fils ! s'exclama t'il quand il se soulagea en se forçant en nouveau.

-Vous êtes et ivre et fou Cal.

-Est-ce que je vous fais du bien mon cœur ?

-Vous…me…faîtes du bien.

Elle croyait avoir compris comment il fonctionnait.

Il parcourait la forme de ses seins :

-Alors Rose que me dîtes-vous ?

-Que je suis une bonne actrice ! Ne put' elle s'empêcher de répliquer.

Le coup de sa main sur sa joue arriva aussi vite de l'abeille vient sur le miel ou la charge du taureau sur le toréro.

-Ne redîtes plus jamais ça mon cœur. Vous avez compris ?

Elle se demandait ce comment elle avait fait pour arriver à ça, qu'elle pêchait elle devait expiée pour supporter cette immondice. Est-ce que tout était de sa faute. Peut être que tout cela était sa faute et qu'elle l'avait cherché quelque part. En le maintenant à distance pour être l'avait' elle aguicher.

Ces en cet état de choc qu'elle était rentrait à Southampton vidée et l'envie de ne plus exister.

Fin de ce chapitre : Le prochain va s'intituler : «La découverte d'un ami » Ainsi s'achève cette première partie de fic. Je suis contente d'en avoir fini avec les scènes explicites CAL/Rose mais c'était je pense un passage obligé (qui m'oblige à rater M) pour puiser la douleur du personnage de Rose pour ce qui viendra ensuite. Après la pluie, vient le beau temps non ? Ou peut être pas qui sait. Mais je reste optimiste. HIHIHI. J'aime aussi beaucoup les petits indices parsemés tout au long de la fiction sur comment elle va se finir