Chapitre 12 : Ton portrait pour 10 cents pièces.

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : On avance petit à petit dans l'histoire. Je préfère vous laisser découvrir.

Southampton, comté de Hampshire, le 18 Mars 1911.

Dans le patio de la maison, Rose avait revêtue une simple robe jaune fleurie.

Ruth qui ne s'était même pas aperçue de la disparation de sa fille la nuit dernière venait de s'arranger pour que Rose passe un petit déjeuner avec son fiancé Cal.

L'ambiance n'était guère au beau fixe.

Rose contemplait sa tasse de thé, la tête basse. Elle savait qu'à ses yeux elle avait mal agit.

Cal l'observait sans dire un mot un moment mais répliquait les mêmes gestes que sa fiancée.

Enfin, il brisa le silence :

-J'espérait que vous rejoindriez hier soir.

-J'étais fatiguée mentit' elle

-Vos exercices dans ce pub miteux ont du être éreintants

-Vous m'avez fait suivre par vôtre croque mort de valet, c'est tout à fait vous.

-Vous vous ne conduirez plus jamais de cette façon Rose, est-ce bien entendu ?

-Je ne suis pas un contremaître de vos usines à qui vous donnez des ordres, je suis vôtre fiancée

Cals, sembla t'il n'avait attendu que cet instant pour exploser.

-Ma fiancée, ma fi..Ancée. Oui vous l'êtes. ! Et ma femme, ma femme en pratique ! Si vous ne -l'êtes pas légalement, alors vous allez me faire honneur ! Vous allez me faire honneur comme une femme doit faire honneur à son époux ! Parce que je ne vous laisserai pas vous moquer de moi, Rose ! Dois-je mettre les points sur les "i" ? Me suis-je bien fait comprendre ?

Rose n'avait jamais vu Cal perdre à ce point le contrôle de ses nerfs, à l'exception de quand elle subissait ses appétits charnels et elle devenait de plus en plus terrifiée et pétrifiée.

Il avait crié et tempêtait de telle sorte qu'il venait de renverser la table et tout les mets qu'elle contenait saisissant Rose qui croyait qu'il la ferait encore revivre l'innommable.

- Etes-vous tombée enceinte déjà Rose ? Lui demanda abruptement Cal.

-Non, ces choses là prennent du temps.

Elle pensait à la potion préventive confiait à Trudie qui la lui faisait boire avec son thé à huit heure du matin, elle en était d'autant plus efficace pour prévenir les grossesses lors des unions imposées et illicites de la nuit que Rose subissait actuellement pour la première fois avec joie, ses menstruations. Il n'y avait eu donc aucun bébé de conçu entre Cal et elle pour avancer encore plus le mariage et parachevé son destin.

-Vous tomberez enceinte de mon fils très vite Rose. Peut être même ce soir. Préparez vous à assister à l'officie religieux c'est à dix heures et ne soyez pas en retard.

Il claqua la porte, énervée et Rose craqua et se mit à pleurer en voulant commencer à ramasser les débris de vaisselle.

Rose avait fondu en larmes, elle pleurait, elle n'aimait pas et n'aimerait jamais Cal mais ne serait jamais autorisé à vivre l'amour qu'elle commençait à ressentir pour Jack.

Trudie essayait de calmer sa jeune maîtresse.

-Trudie, je suis désolé, nous avons eu un petit accident.

-Ce n'est pas grave, vôtre altesse, ce n'est pas grave.

Mais cela se révélait être de plus en plus dur au fur et à mesure que les jours passaient.

Elle était encore à se changer de tenue pour l'office dans sa chambre. Trudie lui laçait son corset.

On frappa et sa mère Ruth se présenta :

-Le thé Trudie

-Oui, tout de suite vôtre altesse.

-Rose, vous ne reverrez pas ce garçon d'hier soir. Vous entendez ? Je vous l'interdit.

Cette intervention ne surprit pas la jeune Dewitt Bukater.

-Je vous en prie maman, vous allez encore vous déclenchez un saignement de nez.

-Ceci n'est pas un jeu. Nôtre situation est des plus précaires, tu sais qu'il n'y a plus d'argent

-Evidemment que je le sais. Vous me le rappelez chaque jour.

-Ton père ne nous a laissé pour héritage que de vilaines dettes cachées par un nom célèbre. Ce nom est la seule carte que nous pouvons jouer à présent. Je ne te comprends pas le fils Hockley est un bon parti, ton mariage assurera nôtre survie.

- Comment pouvez-vous tout mettre sur mes épaules ?

-Et toi comment peux tu être aussi égoïste ?

-C'est moi qui suis égoïste ? demanda Rose sur le point de s'effondrer.

Ruth pleurait pour la première fois devant sa fille.

-Est-ce que tu veux me voir travailler comme simple couturière. Toutes nos belles choses vendues aux enchères. Nos souvenirs dispersés au quatre vents.

-C'est tellement injuste !

-Bien sur que c'est injuste détacha Lady Ruth retrouvant peu à peu un certain sang froid.

Nous sommes des femmes et nos choix ne sont jamais faciles.

Qui plus ait si ses femmes se trouvées être nées altesses royales.

Lady Ruth embrassa doucement sa fille avant de lui nouer son corset blanc.

Rose passa son ensemble tailleur bleue marine et son bustier satin crème et brodé, son châle blanc aux fils d'or et son papillon art nouveau dans les cheuveux puis elle se mit en route pour l'office à la cathédrale.

Alors quelle sortait en compagnie de sa mère et son fiancé, Jack Dawson frappait à la porte du logis des Dewitt Bukater. Deux domestiques ouvrirent la porte.

-Monsieur ?

-Je dois juste parler à quelqu'un quelque secondes

-Monsieur, c'est la résidence de Son Altesse Royale, vous ne pouvez pas rentrez ici.

-Juste Deux mots à quelqu'un. Il tenta de se justifier encore auprès des domestiques.

- J'ai dîné ici hier soir, vous ne vous rappelez pas ?

-Non, je le crains, il va falloir vous en retourner.

Ils allèrent chercher Lovejoy qui demeurait avec Cal à quelque endroit qui fut.

-Lui il va vous le dire ! Il se souviendra.

En effet Lovejoy avait vérifié que les invités étaient bien présents et connaissait donc Monsieur Dawson qui ne portait pas dans son cœur (ni lui, ni personne d'autre d'ailleurs).

-Il faut…Il faut que je la voie une seconde.

Le visage de l'homme de mains se figeait comme le marbre. Il tendit deux billets de dix livres à Jack.

-Monsieur et Madame Dewitt Bukater ont été extrêmement sensibles à vôtre dévouement.

-Je ne veux pas d'argent, je vous en prie, je dois juste.

-Mais ils vous également remarquer que vous n'êtes pas de la maison et qu'il serait désormais approprié de vous limiter au quartier des quais. Vôtre présence ici n'est plus du tout la bienvenue.

-Je vous en prie, je dois juste parler à Rose pendant une ou deux secondes, d'accord ?

Mais Spicer Lovejoy avait déjà le regard vers les deux domestiques

-Veuillez vous assurez que Monsieur Dawson retourne de la ou il vient et qu'il y reste.

-Oui monsieur. Allez mon petit, on rentre.

A la cathédrale Sainte Mary, un cantique s'élevait de part les vitraux :

« Protège-les de ta main directrice de tous les périls de la terre. Ô Esprit envoyé par le Père qui s'étend de par le firmament. Ö vent des cieux par ta puissance sauve ceux qui défient le vol de l'aigle et garde-les par ton œil puissant de tous les périls de l'air. Et entends nôtre appel vers toi pour ceux en péril sur la mer.

A la sortie de l'office, Rose s'apprêtait à se diriger vers l'automobile, Jack qui avait aperçu la voiture l'avait suivi à pied jusqu'à la cathédrale et avait attendu la sortie de l'office religieux.

Il la saisit par le bras dés qu'elle eut fini de discuter avec Andrews et rentra (réentrant pour Rose) dans le bâtiment

–Jack, c'est impossible Jack, je ne peux pas vous voir.

-J'ai besoin de vous parler Princesse

-Non Jack. Jack, je suis fiancée, je vais épouser Cal. J'aime Cal

Mais la phrase résonnait plutôt comme un appel au secours que pleine de conviction.

-Rose, vous n'êtes pas un cadeau. C'est vrai, vous êtes une petite fille pourrie gâtée. Mais à l'intérieur vous êtes la plus époustouflante, la plus incroyable fille...Femme que j'ai jamais connue.

-Jack, je…

-Non, laissait moi essayer de vous le dire, vous êtes ma…

Il reprit son souffle :

-Je ne suis pas un idiot, je sais comment marche le monde, je n'ai que dix pièces dans ma poche.

Je n'ai rien à vous offrir, je le sais très bien. Je comprends. Mais je suis trop impliqué maintenant, tu sautes moi je saute, vous vous souvenez ? Je m'en irez que lorsque je saurez que vous allez bien. C'est tout ce que je veux.

-Et bien je vais bien. Sa voix était de plus en plus monocorde.

-Vraiment, murmura t'il tout à fait septique, je ne le crois pas. Ils vous ont pris au piège Rose et vous allez mourir si vous ne vous libérez pas. Peut être pas maintenant parce que vous êtes forte, mais tôt ou tard, ce feu que j'aime en vous Rose, tôt ou tard ce feu va cesser de brûler.

Il lui passait la main sur son visage et elle avait presque envie de pleurer, Ce n'était pas réaliste qu'un homme comme lui puisse l'aider à briser son joug. Elle avait des responsabilités envers sa mère qui était sa seule famille et elle devait les assumer en épousant Cal.

-Ce n'est à pas à vous de me sauver Jack.

Pourtant elle aurait voulu que les choses soit autrement, si elle quittait Cal et qu'il s'empennait à sa mère ? Elle se sentirait bien trop coupable, malgré tout ce qu'elle lui infligé, l'imaginer mourir de faim lui était une image insupportable

-Vous avez raison, vous seules pouvez le faire. Confirma Jack Dawson tristement

Sa main toucha celle de Rose que Ca et Ruth on appelait de dehors.

-Rose ?

-Je dois partir maintenant Jack. Laissez-moi tranquille.

Et elle rejoignit son cortège comme on allait à une battue dont on était le chassé.

Ruth avait bien planifié l'après midi pour sa fille chérie. Elle devait le passé avec Dédisse, artiste peintre peu doué mais très demandé avait accepté de se déplacer un dimanche car réaliser le portrait d'une Princesse ne se refusait pas, ce qui faisait que même le jour du Seigneur, on n'accordait aucun repos à Rose.

Ce n'était pas encore l'heure du déjeuner et Rose était seule au milieu des convives qui prenaient de trop onéreux cocktail,, on y échangeait des potins. La cible des quolibets du jour n'était autre que l'homme qu'elle avait rencontré à Philadelphie l'été dernier, le propriétaire du célèbre hôtel Astoria, le très riche homme d'affaires JJ Astor qui venait après un divorce d'épouser Madeleine Force, une jeune mondaine de 18 ans alors qu'il en avait quarante deux et était déjà père d'un grand fils.

-Même Guggenheim est venu ! Triompha Cal.

-Je ne connais pas celle qui l'accompagne ?

-Sa maîtresse Madame Aubert lui confia t'il à mi voix.

-Et où est donc Madame Guggenheim ?

-A la maison avec les enfants bien sûr ! répliqua Cal comme ci c'était la chose la plus naturelle du monde. Une demi-plaisanterie que Rose ne gouta point.

L a comtesse de Rhodes qui se trouvait prés d'elle l'interpella.

-Rose, il y a si longtemps que je vous ai vu que faites vous en ce moment ? La dernière fois vous me parliez de vos leçons de latins.

- Pour l'instant je m'occupe surtout avec mon piano à la maison, je rentre bientôt à mon pensionnat pour finir mes études en juin. Le mariage viendra l'année prochaine.

-Puis-je vous parler un moment seule à seule Rosemarie ? murmura Ruth.

-Oui mère.

Elles sortirent dans le couloir.

- C'est à vôtre mariage que vous devez vous consacrer maintenant. Je compte vous désinscrire de Hautes Dames. Nous serons si occupées avec les préparations du mariage. Vous n'avez pas besoin de ce fichu diplôme qui serait de toute façon inutile vu que vous épousez Hockley. De plus nous partons demain pour Londres rejoindre Eleanor pour l'essayage de vôtre robe de mariée à Londres.

Quand elles retournèrent, Rose et sa vie future étaient toujours le sujet d'attention.

-Ruth, ma chère, une petite chose comme le mariage n'est pas une raison pour s'affranchir de développer nôtre esprit.

-Oh, vraiment vous êtes terrible comtesse s'exclama Ruth de sa voix la plus mondaine, feignant d'être amusée par ses propos qu'elle jugeait plutôt blessants.

-L'annonce du mariage de Rose nous a un peu surpris je dois dire. Henry nous disait toujours combien sa fille souhaitait ardemment aller à l'Université souligna encore Thomas Andrews, présent à Southampton ce dimanche.

Rose n'eut le temps de répondre même si elle se délectait de voir sa mère subir la question.

-Mais le But de l'Université un époux convenable mais il se trouve que Rose l'a déjà trouvée.

-Arrêtez, je n'y tiens plus, cette conversation commence à rendre malade.

Et elle sortit se retirer en direction de sa chambre :

-Qu'à donc Rosemarie ? One le la sent pas vraiment elle-même ces temps-ci. Elle n'est pas malade au moins Ruth.

-Oh vous savez, de la nervosité avec les noces à préparer. Noëlle, il faut que je vous dise la catastrophe que nous venons d'avoir eu avec les cartons d'invitations (elles ont du être renvoyer trois fois) et les robes de les demoiselles d'honneurs, quelle odyssée. Que nous avons eu. Rose a choisi hier la couleur lavande, elle c'est que je déteste cette couleur. Elle ne l'a donc choisi que pour me contrarier.

Elle alla ensuite vite trouver sa progéniture qu'elle avait bien du mal à contrôler aujourd'hui.

-Qu'est ce qui vous prend Rose ? Vous vous comportez d'une manière déplorable.

-Je pensai que je pourrais terminer mes études et dire adieu à l'Europe (et à la vie pensa t'elle un peu trop tragédienne) avant d'aller aux Etats-Unis.

-Vous verrez sans doute l'Europe une fois mariée. Il n'ya vraiment pas là de quoi fouetter un chat. Il y a encore une chose dont je vous voudrez vous parler.

-Que je dois plutôt épouser JJ Astor qui sera divorcé et bigame pour assurer vôtre train de vie peut être ? Ricana Rose plus cynique que jamais fasse à cet entretien.

-Non, petite idiote ! lui répliqua-t-elle désemparée. Le nouveau Prince d'Ecosse m'on neveu m'a écrit et m'adjoint une pension sur ma casette personnelle et des appartements au château de Glasgow, terre de mes ancêtres.

-Cela veut dire que tout va rentrer dans l'ordre et que le mariage est annulé ? gloussa t'elle amèrement sans grand espoir.

-Ne faites pas l'enfant Rose, vous savez très bien que l'annuler alors que tout le monde est au courant serait un véritable désastre. Cela veut dire qu'en revanche, je dois transmettre mon titre de Princesse d'Ecosse pour m'assurer de ce privilège et donc qu'il vous reviendra bientôt de plein droit.

-Cal me demandera sans doute de le nommer Prince Consort se glaça soudain Rose qui ne voulait pas incomber de cette charge ni d'un tel mari pour le titre de Consort en question.

- Je dois aller maintenant donner mes ordres en cuisine pour le diner. Soyez sage. Essaye vraiment de passer un peu moins de temps à bouder et plus à te préparer à te tenir devant les cinq cents invités le jour de tes noces. Ces écarts de conduite ne mènent à rien tu sais.

Elle l'embrassa pour la consoler de ses malheurs comme elle l'avait fait ce matin, sans bien toutefois la comprendre.

-Elle le sait. Rose, il faudrait vraiment que vous attiriez moins l'attention sur vous quand je suis avec mes invités et que nous essayons de parler affaire.

-Et alors ? Ce n'est vraiment pas comme si vous essayer de résoudre le problème de la faim dans le monde. Il la regardait toujours d'un air lubrique et ca la mettait en colère.

-Préparez vous Ruth. Je sens que vôtre fille va encore nous ressortir ses tirades sur le droit de vote des femmes, les conditions et les codes du travail qui devraient être réglementés ainsi que sur le socialisme et n'importe qu'elle autre idéologie gauchiste qu'elle s'est mise dans la tête.

-Félicitations, c'est de la dynamite Cal, j'espère que vous saurez la manier.

-Je devrais juste faire un peu plus attention à ses lectures n'est-ce pas Madame Brown ?

Rose donna un coup de point à a table de chevet.

La femme du Colorado errait dans le couloir pour se rendre à déjeuner. Elle avait du précédemment aller en ville dans la matinée pour prendre son billet pour pouvoir enfin embarquer sur Bordeaux et elle avait décidé de rejoindre le Trio

-C'est de la dynamite Cal, j'espère que vous serez la manier.

-Pressez vous Rose, après que Monsieur Dédisse nous devons aller prendre le thé chez les Ambrai.

-Je n'ai pas envie d'aller prendre le thé chez eux Mère.

-Voyons, il va penser que nous les snobons si vous ne vous y rendez pas.

Molly s'en mêla :

-Moi, à son âge dans le Colorado, personne ne me disais avec qui prendre le thé !

S'insurgea Molly. Après tout Ruth, si Rose est en âge de se marier, elle est assez grande pour dire avec qui et quand elle veut prendre le thé.

Une séance avec Dédisse était prévu pour Rose, il avait presque achevé son portrait.

Il se montra fort mécontent de l'indiscipline de son élève qui se sentait épiait par l'artiste peintre et ne faisait que bouger dans sa robe ce qui fit qu'elle le renvoya immédiatement pour retourner dans sa chambre :

-Je ne veux pas d'un autre tableau de moi en parfaite petite poupée de porcelaine.

-Surprise marraine ! Lady Ruth m'a envoyé me chercher pour rester avec toi. On me ramènera ce soir.

-Je suis toujours contente de t'avoir chérie.

Rose lui offrit la poupée de porcelaine avec laquelle elle ne jouait plus depuis longtemps.

-Prends en bien soin, elle est à toi maintenant.

-Merci Marraine.

La jeune femme resta un moment en la compagnie de sa filleule, l'enfant jouait avec la porcelaine de Chine qui lui semblait merveilleuse. Tandis qu'elle jouait avec les cheveux de jais bouclés de la petite anglaise.

-Et si tu allais jouer dans le salon ma petite Clara ?

-Je m'appelle Cora Monsieur Hockley.

Et en enfant obéissante qu'elle était, elle se retira. Rose la suivit dans le couloir

-Et qui va s bien vouloir accepter faire vôtre portrait maintenant ?

Elle avoua timidement :

-Je pensais à Monsieur Dawson.
Cal la frappa, d'un coup sec sans prévenir :

-Vous ne le reverrai jamais. Par contre vous, vous me reverrai toujours.

Il voulait la mener au lit mais cette fois-ci, elle résista :

-Je dois prendre le thé. Ensuite je ramènerai Cora chez elle moi même. Me suis-je bien fait comprendre ?

Puis elle rajouta, victorieuse :

-Bien.

Elle prit avec le thé dans le petit salon avec sa filleule pour seule compagnie :

-Pourquoi tu as choisi un fiancé méchant ?

-On l'a choisi pour moi Cora

- Moi, on ne le choisira pas pour moi, j'ai déjà choisi Oncle Jack.

Rose éclata de rire devant la détermination de la petite fille et se contenta pour toute réponse de lui embrasser ses cheveux de jais et de lui dire qu'elle l'aimait.

Cal apparut dans ce même salon, fort mécontent de la tournure qu'avaient pris les événements :

-Vous vous êtes mis à dos un des meilleurs peintres d'Angleterre et j'ai besoin d'un portrait de vous à envoyer à Philadelphie pour l'annonce américaine de nos fiançailles.

-Dois-je aller chercher Monsieur Dawson pour le portrait pendant que je ramène Cora ?

Cal ne répondit pas mais encaissa le coup.

Le problème pour Rose était qu'elle avait décliné l'aide et l'amitié de Jack ce matin même alors qu'il lui avait fait une déclaration à laquelle elle n'était pas restée insensible.

C'était à son tour de vouloir lui parler.

Elle se rendit au pub après avoir rendu Cora à Bert et Charlotte, on lui dit que chaque allait souvent sur la falaise.

Les rayons du coucher du soleil se reflétaient sur la mer et l'écume de ses folles vagues battait doucement les rochers et elle l'aperçut de dos contemplant l'infini :

-Bonsoir Jack dit' elle simplement, un peu timide et le sourire hésitant. J'ai changé d'avis.

Le regard du jeune homme s'illumina, empli d'un sourire, promesse de moments heureux.

Ils m'ont dit que vous vous seriez surement ici.

-Sh ht, donnez moi vôtre main fit l'homme pour seule réponse.

Rose plongeait son regard dans le siens, dévorant les traits de son visage.

-Et fermez les yeux

Rose sentit son cœur s'emballait encore un peu plus pour ce jeune homme plein de douceur.

-Allez intima t'il d'une profonde et douce.

Il la guida sur la plus haute pente de la falaise de craie qui surplombait toute la cité estuaire et l'estuaire lui-même.

-N'ouvrez pas les yeux, ne regardez pas.

- Je ne regarde pas.

-On y arrive, redressez vous, tenez bon. Gardez les yeux fermés.

Elle rigola un peu à l'indication qu'il avait formulée plusieurs fois.

-Vous avez confiance en moi ? demanda t'il.

-J'ai confiance en vous ! affirma-t-elle

-Très bien. Ouvrez les yeux.

Jack prit ses mains et les positionna à la manière d'un oiseau pour prendre son envol.

Elle se retrouva face au plus beau coucher du soleil qu'elle n'avait jamais observé

Le ciel était bleu et orangée, le vent soufflait doucement d'une brise parfumée aux senteurs de la mer qui se trouvait au loin, il révélait toute la majesté du lieu et le châle blanc et doré de Rose s'y serait surement engouffré s'il n'était pas solidement encré sur les épaules de la princesse.

-Je vole Jack ! S'exclama t'elle un sourire radieux aux lèvres,

Il regardait avec elle le spectaculaire du flamboyant de l'étincelant soleil au couchant qui plongeait dans l'estuaire pour dire au revoir au jour qu'il reverrai le lendemain.

-Viens Joséphine dans ma machine qui vole, qui vole, s'envole, comme une folle.

La chanson et sa mélodie pénétrèrent comme le son d'une flûte enchantée dans l'âme de Rose.

Au même moment, il resserra leurs bras et leurs lèvres se joignirent et ils s'embrassèrent doucement d'abord, puis avec une passion que Rose n'avait jamais connue. Rose passa sa main redevenue libre dans les cheveux blonds de Jack, peut être un peu trop long, qui flottait continuellement, autant que leur amour naissant.

Ils se tenaient encore par la main et ils redescendirent sur le sentier :

-Vous réaliserez le portrait d'une jolie jeune fille Jack ?

-Pour 10cents pièce. Répliqua l'Américain du tac au tac.

Et ils se rendirent chez Rose pour effectuer la tâche.

-Ca conviendra parfaitement croyez moi. Voici le salon de la suite présenta Rose à Jack quand ils rentrèrent chez elle et qu'ils se trouvaient ans le petit salon.

-Est-ce que cette lumière, vous ira ?

-Quoi ?

-La lumière ne joue t'elle pas pour les artistes ?

-Ca C'est vrai mais je n'ai pas l'habitude de travailler dans de si horrible condition ironisait' il en appuyant avec exagération le R qu'il faisait rouler pour Fabrizio.

-Un Monet ! Lâcha-t-il tout de go d'admiration et de surprise.

Le tableau représentait des nénuphars.

-Vous connaissez son œuvre ? demanda t'elle enchantée de son savoir artistique.

-Bien sur. Regardez comme il utilise la couleur ici, c'est inouï. Ses mains suivaient l'œuvre qu'il décrivait avec ferveur.

-Je sais, c'est extraordinaire.

Ils admirèrent les autres grandes œuvres d'art menaçaient de saisie à tout moments (cela Jack l'ignorait) en silence.

Rose partit dans la chambre et en ressortit avec sa robe noire de deuil que Cal insistait qu'elle porte pour son portrait, accompagné du précieux diamant offert.

-Qu'est-ce que c'est un saphir ? fit Jack, peu perturbé par l'énorme valeur du bijou et son éclat tapageur.

-Un diamant, un diamant très rare confirma Rose.

-Il va falloir peut être que je commence à travailler remarqua t'il aussi bien pour lui-même que pour Rose commence à prendre la pause.

La discussion portait sur la façon dont ils s'étaient rencontrés

-Je courais, je courais, j'étais si furieuse contre eux, j'allais leur montrer de quoi j'étais capable, je voulais qu'ils se sentent désolés.

-Ils auraient été désolés, vous seriez morte fit' il sérieusement.

-J'ai été totalement folle, n'est-ce pas.

-Oui, comme je l'ai dit la vie est trop précieuse. Affirma-t-il sans concession. Mais je peux comprendre que ce soit pesant de temps en temps.

-Je ne voulais pas que vous me jugiez avant d'avoir vu les gens de mon monde.

-Ils étaient tous très beaux hier soir, déguisés en pingouin singea t'il.

Il la dessinait toujours et soudain leur parler devient plus sérieux.

-En fait, c'est l'idée de vous marier avec Cal qui vous fait peur. Désolé, vous ne l'aimait pas et vous ne devriez jamais l'épouser. Ne l'épousez pas !

-J'aimerai seulement que cela soit si simple.

-Ca l'est pourtant.

Jack arrêta son crayon de fusain qu'il posait sur la feuille de papier au même instant que Rose arrêta de poser pour lui, ses yeux s'embuaient de larmes.

-Pardon, je n'aurais pas du.

-Jack, ma vie serait différente si elle ne tenait qu'à moi. Je serais repartie dans mon pensionnat français mais demain je dois quitter Southampton pour Londres pour choisir ma robe de mariée.

-J'ai peut être une idée.

Fin de ce chapitre. Review bonnes ou mauvaise appréciées, alors ne soyez pas timide et exprimez-vous.

Titre de ce chapitre : Je suis venue te dire que je m'en vais.