Chapitre 16 : Paris, c'est la ville de son cœur

Paris, France, village de Montmartre le 24 Mars 1911.

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : Les explications se poursuivent pour Rose et Jack. Scènes d'amour/ nudités Thèmes matures etc. dans ce chapitre aussi merci.

-Sais-tu seulement pourquoi j'ai tenté de me jeter du haut de la falaise cette nuit là à Southampton ?

-Je crois que ta bague pesait un peu trop fort à ce que tu m'as dit ironisa t'il, sentant qu'il allait enfin savoir le fin mot de l'histoire et tout d'un coup qu'il se sentait nerveux.

-Il n'y avait pas juste un mal être dans cette haute société, il y avait plus que cela. Cal, mon fiancé. Il me violait.

Le souffle de Jack se coupa littéralement à cette révélation. Il resta muet un instant avant de tendre la main en direction de Rose, le regard tout prêt à être embué de larmes. Sauf que celui de Rose auquel il faisait face montrait sans équivoque qu'elle ne voulait nullement de la pitié.

Jack voyait qu'elle se mordait les lèvres. Pour se retenir d'exploser ou bien de se briser en milles morceaux qu'on ne pourrait ramasser. Peut être était' il plus sage et préférable de la laisser se confier maintenant qu'elle y semblait prête. Bon sang, quel horreur et pourquoi n'y avait' il pas penser un peu plus tôt ? Il avait juste envie de la serrer dans ses bras pour qu'elle sache qu'il était là, quoi qu'il arrive. Il décida d'écouter le monologue qui sortait doucement de sa bouche, ses yeux s'embuaient de larmes et elle tremblait encore en parlant.

-Je connais Cal depuis le début de mon adolescence à peu prés lorsque sa famille et la sienne ont alors décidés d'avoir des intérêts financiers communs via leurs entreprises. Il était charmant à l'époque, un étudiant de Harvard qui faisait la fierté de sa famille mais trop jeune pour qu'il et que je l'interpelle vraiment. Cela a commencé quand j'ai visité les Etats-Unis avec mes parents mais j'étais juste trop bête pour m'en rendre compte alors, dés le premier jour il a essayé d'attirer mon attention en m'offrant parures et bijoux. On était très bien reçu et bien gâté. J'étais flattée de toutes ses attentions et n'en voyait pas le piège.

Sa gorge lui piquait de plus en plus alors qu'elle essayait de poursuivre son récit sans devenir un flot ravagé de larmes. Mais elle décida d'aller à contre courant et de se retenir.

-Il a commencé par m'inviter au Bal des débutantes de Philadelphie en tout bien en tout bien tout honneur bien sûr, je croyais encore que c'était quelqu'un de bien et c'est là qu'il m'a embrassé alors qu'il était déjà fiancé avec une autre. Si seulement, j'avais su à l'époque, je l'aurais fui comme la peste, il commençait déjà à me faire des avances et ensuite il m'a dit que sa fiancée nous avait surprit ensemble et qu'elle c'était suicidée Je n'avais qu'une hâte fuir quitte à traverser l'Atlantique à la nage Cela a empiré lors de son séjour en Europe pour les affaires familiales qui a coïncidé avec la mort de Papa. Ca c'est passé après le Bal de Débutantes de Paris, Cal a demandé ma main à mon père avec empressement. Il la lui a heureusement refusée.

-Comment tu t'es retrouvée la fiancée de ce minable alors ? demanda t'il tout doucement avec compassion.

-Il était venu donc venu avec mon père et le sien ici à Paris et il devait être mon cavalier pour ce fameux Bal et durant celui-ci il a insisté pour que j'accepte qu'on se fréquente officiellement.

Le lendemain, Père mourait dans mes bras et c'est Cal et son père qui m'ont ramené auprès de Mère à Southampton. La bas, ca été horrible, il s'est proclamé le maître des lieux à peine venait-on de l'enterrer. Il a commencé par venir dans ma chambre pour me souhaiter bonne nuit.

Puis alors qu'il était venu me souhaiter bonne nuit, un soir il a appuyé ma tête contre ma coiffeuse. Il a annoncé un jour tout de go que bien que ma mère et moi étions en grand deuil, nous devions l'accompagner dans un cottage de campagne pour un mariage. La veille du départ, je prenais mon bain et je me suis rendue compte qu'il était là, en train de m'espionner et j'étais trop effrayée pour parler. Il s'est approché et à commencer à me toucher et toucher encore. Je me sentais tellement perdue. Je ne savais pas quoi faire ni vers qui me tourner.

Jack, l'écoutait, concentré et de plus en plus conscient que le pire était sans doute à venir.

Après le mariage auquel ma mère et moi furent forcées d'assister, il m'a demandé ma main et cette fois je ne pouvais pas refuser. Mon père venait de subir un revers de fortune et avait accumulé des dettes que nous devons payées. Ma mère n'avait cesse de me dire combien Cal était un bon parti, combien on n'aurait plus d'ennui si je me marierai avec lui. Je ne savais pas qu'il m'attendrait dans la chambre. Il a ordonné à Lovejoy de fermé la porte et c'est là qu'il m'a fait subir ça pour la première fois. Il me disait que comme il faisait des efforts pour sauver ma famille, que je devais être bonne pour lui. J'étais assez mûre maintenant et il 'a fait enlever mes vêtements. Il m'a regardé avec des yeux si horribles et il m'a violé. Ensuite, chaque soir il venait dans ma chambre et il recommençait. Voila pourquoi ce soir là, le soir de nôtre retour, j'en ai eu assez, c'est pour cela que je me suis trouvée devant la falaise.

-Et que je t'ai rencontré.

. La dernière fois, il m'a tiré par les cheveux, utilisé un couteau pour me contrainte. Il disait qu'il me tuerait si je ne me m'exécutai pas.

Ca en était trop pour Rose qui se mit à pleurait des larmes qui étaient celles de la délivrance de son secret.

Jack ne disait rien alors qu'il la voyait se jeter dans ses bras et qu'il se contentait de passer sa main dans ses cheveux bouclés aujourd'hui coiffés en tourbillons et que Rose enfonçait sa tête encore un peu plus contre son poitrine et que ses larmes devenaient sourde bien à l'abri de l'extérieur. Elles étouffaient contre son torse robuste et sa chemise sur lequel elles coulaient et teintaient désormais avant de disparaître. Jack, toujours silencieux, passait sa main contre sa joue pour mieux la rassurer tandis que l'autre dextre se refermait rageur et fermement tout en rondeur derrière son dos derrière son dos

Rose releva sa tête tout doucement et son regard croisa celui de Jack qui la regardait et qui lui semblait tout en hauteur pour elle qui avait touchée le fond.

Il était en train de la berçait comme on berçait un enfant terrorisé alors qu'après avoir trop pleuré elle séchait les paupières mouillés qui soulignaient sa fatigue et sa détresse.

Toujours sous le choc de cette révélation, il lui demanda en bafouillant :

-Ton mère, la police n'ont rien fait? Pourquoi ce type n'est pas en prison ?

-Ma mère ne sait pas et de toute façon Cal est devenue son sauveur. La prunelle de ses yeux.

Elle accepterait tout plutôt que d'accepter qu'éclate un tel scandal. Tu imagines ce que les journaux écriraient sur une Princesse violentée, les gros titres…horribles…répugnants.

-Chut, chut ma belle, ca va aller maintenant.

-Je me sens si sale. J'ai honte de moi. J'ai juste envie de vomir en passant à ce qu'il m'a fait et j'ai surtout envie que la douleur qui me reste nouer partout attachée dans mon corps disparaisse. J'ai essayé pourtant de tout faire pour oublier, De rien ressentir, quand il se mettait sur moi. J'ai même essayé de prétendre que cela ne m'atteignait pas. De n'être qu'un corps sans âme lorsqu'il me souillait. Mais je n'y arrive pas ! Je n'y arrive pas. J'ai toujours ces affreuses images dans ma tête et je ne peux rien y faire.

-Chut, Chut.

Jack expira lui-même très fort. Le récit de ces horreurs lui donnait tout simplement envie de lui boucher ses oreilles ou bien d'aller débarquer à Londres chez Cal Hockley pour le tuer. Il fallait égoïstement qu'il parle à Rose malgré l'horreur qu'elle avait enduré sans rien en dire jusqu'à présent, il fallait qu'il lui parle de ce qu'il ressentait, de ce qu'elle lui avait semblait 'il fait et de ceux qu'ils feraient.

-Chut Rose chut. Il ne te touchera plus, c'est terminé. Je serais toujours avec toi. Si jamais il t'approche… Mon Dieu je ne sais pas mais….

Son esprit essayait de se concentrait sur ce qu'il désirait savoir, sur ce qu'il était important de faire pour elle. Il avait prit sa main. Et ne la lâcherai plus jamais. Elle sautait, lui aussi sautait, il se souvenait très bien de cette promesse qu'il voulait tenir, voyant qu'elle était au moment ou elle avait le plus besoin de lui, de son soutien. .

-Je sais que tu es là pour moi. Merci Jack.

-Je le serais toujours Rose. Quoi qu'il arrive. Mais je dois savoir…

-Quoi, tu veux tout les détails les plus sordides ? demanda t'elle avec un sentiment nauséeux.

-Non, bien sûr. Je veux savoir si tu es enceinte de lui demanda t'il, ressentant à son tour les effets émétiques que Rose éprouvaient aussi.

-Non, heureusement, non.

Et elle lui expliqua sa visite à la sorcière de Southampton et sa stérilité provisoire grâce à sa potion, trouvée et confisquée par Cal avant qu'il ne porte l'assaut sur elle une dernière fois avant sa fugue. Vers l'avant, vers la liberté. Cette pensée cette perspective fit faiblement sourire la jeune anglaise. Le chemin était long mais elle y arriverait.

-Rose, pourtant, ce qu'on a fait n'est pas bien tu sais.

Tout comme Jack souhaitait qu'elle comprenne ce qui c'était passé.

-Quoi ?

D'autres mots lui manquaient pour répondre et surtout. La voix de Jack restait tendre et avait le son de la patience mais il semblait tendu et elle ne voyait pas ce qu'il pouvait lui reprocher si il lui pardonnait sa crise de jalousie de tantôt comme il le lui avait dit.

-Qu'est-ce que ca veut dire « Ce qu'on a fait n'est pas bien » ?

-Je te parle de la voiture…dans le bateau.

-Eh bien ? Susurra-t-elle, alarmée et déconcertée à la fois. Toute rougissante en ce remémorant cet instant totalement impulsif.

-Je ne pense pas…que ca aurait dû se produire.

-Quoi ?...Mais non…

-Tout simplement parce que je ne veux pas avoir abusé de toi après ce qui t'es arrivé. Jamais je ne te ferai de mal et je ne veux pas que tu crois que c'était ce que tu devais faire pour que je t'aide à t'échapper de chez toi.

Stupéfaite, Rose ne pouvait que secouait la tête par la négative. Ce n'était pas ce qu'elle voulait qu'elle comprenne. Pas du tout. A son tour, il fallait qu'il sache. A son tour, elle fallait qu'elle le rassure.

-Jack, je ne l'ai pas prit ni ressentit comme ça du tout.

Et le regard de l'Américain se fit moins dur et plus interrogateur tandis que Rose poursuivait :

-Si ca c'est passé, c'est pour ne pas qu'il gagne. Parce que si j'avais eu le choix, c'est toi qui aurais été le premier, parce que je le voulais vraiment et que je n'avais pas envie que tu me prennes pour…Pour une de ces filles que tu dessines.

-M

-Mais de cela tout le monde s'en fiche lui fit 'elle amère.

ais ce n'est pas ta faute, ce qui est arrivé voyons. Il faut que tu te calmes maintenant.

Jack faisait ce qu'il pouvait pour prévenir une nouvelle crise de larmes qu'il sentait arriver mais qu'il voulait éviter en sachant que Rose n'avait vraiment pas besoin de cela.

-Pas moi lui répondit' il.

Le silence s'installe, s'imposant comme une évidence tant nos deux protagonistes avaient des choses à engranger et surtout digérer.

Elle gardait la tête posée sur l'avant bras de Jack qu'il posait sur le coude, sur la rambarde de ce petit escalier de fer de l'arrière cour indigente. Elle ne le regardait pas et Rose ne dit plus rien. La pluie tombait un peu plus rapidement depuis son ciel tout nuageux et gris.

Ce fut Jack qui brisa le silence et lui dit tout doucement à l'oreille :

-Je peux te laisser seule ? Il faut vraiment que je parte travailler un peu maintenant.

Elle acquiesça en signe d'approbation.

-J'ai juste envie de monter me reposer.

-D'accord Rose.

Dans sa chambre, bien qu'il ne fût que dix heures du matin à peine, elle se rendormit.

Elle ne rêva pas de Cal s'en prenant à elle(bien qu'elle dormât seule), quand elle doramit seule elle avait toujours de cauchemars) mais plus précisément de ce qui était arrivé la dernière fois après le fait.

Cal venait d'en finir avec elle, il était étalé sur le lit sur lequel il était monté avec difficulté et il dormait maintenant. Ses vêtements à nouveaux sur elle, elle allait enfin pouvoir quitter cette pièce, alors qui l'avait jeté à terre, le coffre de Cal avait été par mégarde entrouvert, un grand coffret en forme de carré et tout de velours noir en était tombé. C'était le coffret qui contenait « Le Cœur de l'Océan ». Elle savait que Cal tenait à ce bijou, pour se venger de l'humiliation subie chaque nuit, elle s'en saisit malgré les mauvais souvenirs auquel il était lié. Dans un accès de fureur, elle se réjouissait à l'idée que Cal ne le reverrait jamais. Sur « La petite fugue », elle avait alors hésité à le jeter à la mer. Mais la force de ce qu'on appelle communément l'intuition la retint et l'en dissuada. Il avait encore un rôle à jouer dans son histoire, ne serait-ce comme monnaie d'échange en cas de dernier recours.

Elle finit par émerger de sa somnolence et après s'être rafraîchie, elle passa le nez au travers de la porte entrouverte et en sortie sa tête pour voir ce qui s'y passait. Où donc était Jack ?

La réponse fut vite trouvée. Consciencieux, il était à la salle commune des filles en train de regarder son travail dont i l était le juge le plus dur et le plus ardu. Il soufflait les dernières finitions sur son dessin puis posa le crayon de fusain prés de lui avant de jeter un dernier coup d'œil satisfait sur son ouvrage puis sur son portfolio de cuir. Lorsqu'il vit Rose son visage s'illumina comme les lumières de ses grands magasins qu'on décorait pour Noël. Elle ne tarda pas à se précipiter à son côté et à l'embrasser sous les yeux des quelques prostituées présentes.

Rose, maligne, jalouse et surtout amoureuse marquait « gentiment » son territoire et elle aimait ce jeu se surprit' elle en penser.

Les filles, vêtues de manière très colorées, éclatèrent de rire à la vue de ce spectacle romanesque, elles les professionnelles de l'amour tarifé n'en voyait pas beaucoup. Olivia Guichard était en tête du groupe scandant à qui voulait l'entendre (pas grand monde pour tout vous dire) que voila Jack ne penserait plus à elle et Maddie semblait approuvée aussi car chuchotait des mots à l'oreille d'Olivia, le sourire jusqu'aux oreilles. Sans doute, avec raison, les trouvait' elle mignons et en les voyants si radieux, il y avait franchement de quoi. Rose s'enquit des travaux artistiques de son cher Jack. Il venait de dessiner la réelle nouvelle arrivé la maison close Anaëlle Piquet.

Elle regarda attentivement le dessin et sourit au croquis qui montrait à la fois Anaëlle dans son plus simple appareil mais aussi soulignait la beauté de sa timidité et sa confiance. Tout le paradoxe du dessin. Il semblait réel et palpable. Jack précisa qu'en tant que nouvelle, il avait du l'aider à se détendre car elle n'était pas à l'aise au début. Mais que cela avait été beaucoup mieux par la suite.

Elle murmurait contre son oreille pour que personne n'entende :

-Comment tu fais pour être si détaché alors que tu l'as rendue si belle ?

Jack sourit :

-Ethique professionnelle madame.

-Je te crois.

-Merci de le faire.

Une idée commença alors à germait dans la tête de Rose, une idée dont elle n'osait prendre encore conscience dans sa tête se formait peu à peu. Elle rougit devant une telle pensée.

Après un déjeuner avec les locataires de la rue Nervins, Jack n'avait rien à faire de plus ou de mieux pour l'instant, il offrit à Rose de faire une petite ballade parisienne. Elle accepta.

-Nous nous faisons toutes la sieste pour recevoir nos clients la nuit.

-Car chez nous la nuit Rose, il y a de l'action, si tu voies ce que je veux dire s'exclama Olivia.

-Ben ca ne les empêche pas d'en avoir aussi répliqua Maddie. Les trois autres étaient hilare, certaines jusqu'aux larmes, pas comme Rose et Jack, tout aussi rouges mais pas pour les mêmes raisons.

Ils allèrent jusqu'à l'entrée principale de la Basilique du Sacré cœur qu'ils contournaient également rue Norvins (Rose était stupéfaite qu'un tel lieu de mauvaise vie exista tout près d'un lieu si Saint mais elle supposait qu'elle avait été trop naïve jusqu'à présent), devant les marches du prestigieux monument cléricale. Juste devant les marches de la basilique, ils admiraient Paris qu'ils auraient pu voir dans toute sa splendeur depuis la butte où ils se trouvaient si le temps c'était montré un peu plus clément pour nos jeunes amoureux. Des nuages noirs bouchaient l'horizon en ce début d'après midi. Pourtant à ce moment ou elle contemplait la vue, elle se dit que Paris était réellement la ville de son cœur et qu'elle y était mille fois plus heureuse qu'à Southampton au moment de son départ. Là s'offrait le point culminant de Paris, mystérieuse aujourd'hui et encerclée par le brouillard, Jack et Rose se dirent tous deux que quand le temps serait plus de leur côté, ils descendraient en bas de la butte et remontraient avec le funiculaire, également tout proche d'eux.

Place du Tertre, sur le chemin du retour tout juste littéralement à quelques mètres de là, Jack voulait s'arrêter voir ses collègues dessinateurs à l'œuvre, malheureusement il fut assez vite déçu pour peu qu'une grosse bourrasque de pluie fit décampée très vite les artistes de la place.

-Quand je pense qu'Henri Toulouse Lautrec vivait ici, je me dis qu'il ne devait pas être au sec bien souvent plaisanta Rose.

-C'est pour cela qu'il aurait du faire de la peinture à l'eau au lieu de la peinture à huile peut être !

Jack n'en pensait pas un mot car il aimait aussi beaucoup ce peintre mais il aimait présentement encore plus faire enrager Rose qu'il savait encore plus sensible aux exploits picturaux du plus Albigeois de tous les Montmartrois.

Très vite ils rentrèrent, mouillés, dans le logis licencieux mais hospitalier de Nervins et la maison rose fut vite en vue du jeune couple.

Ils s'assirent sur deux chaises près du poêle à bois qui ne fonctionnait pas encore. Un confortable silence filait l'air de ce début de bien maussade printemps.

-Jack ?

-Oui ma chérie ?

-Que crois-tu que Lovejoy a fait quand on a été débarrassé de lui ?

-Je ne sais pas. Je pense qu'il n'a pas eu d'autres choix que de retourner en Angleterre

Olivia Guichard arriva pour peler des pommes sur la table, elle avait l'ouïe fine.

6Ah l'Angleterre. J'adore l'Angleterre. Je n'y suis jamais allé encore mais un jour peu être. Mais Martha y va souvent. C'est pour cela qu'elle est absente ces temps ci, elle y est pour affaires en ce moment mais moi je m'y comprends rien et c'est pareil pour les filles. Alors on la laisse faire !

Elle quitta vite les lieux car elle devait se rendre au marché. Elle vit savoir haut et fort qu'elle n'aimait pas cela et que c'était toujours elle qui effectuait cette corvée.

Jack et Rose restaient seuls :

-Et nous que ferons-nous. Ce n'est pas qu'on peut aller bien loin avec cette pluie,

-ET cela t'embêterai de faire des heures supplémentaires ?

-Non, mais je n'ai plus personnes à dessiner.

Rose n'en était pas si certaine.

A présent, elle entraînait Jack vers « son atelier » (c'était en tout cas ce qu'il aimait prétendre).

Pour lui, quelques objections se faisaient entendre :

-Mais Rose, tu ne sais pas poser. Tu ne te rappelles du portrait à 10 cents pièces que j'essayais de faire chez toi. Une vraie catastrophe tellement tu gigotais de partout et que tu ne fixais pas ton regard. Je ne travaille pas avec des amateurs moi.

-Tu n'auras pas à le regretter assura t'elle en embrassant bien vite ses lèvres avant de disparaître dans la pièce ou les autres filles n'allaient pas tarder à se préparer pour leur soirée de travail.

Une ambiance feutrée enveloppait Rose qui se préparait à être croquée par Jack. Sauf que cette fois ci, il ne s'agissait pas d'un exercice préparatoire mais d'une réelle esquisse qui allait réserver une drôle de surprise à Jack Dawson. Entre temps, elle était rapidement remontée dans sa chambre car elle avait un objet à aller chercher. La princesse secouait sa rousse crinière de feu en y retirant sa broche à cheveu papillon art nouveau, tout en pensant et sachant que ce qu'elle s'apprêtait à faire n'avait rien d'un comportement d'une grande dame ou très royal. Elle voulait ressentir ce que les modèles éprouvaient lorsqu'elles étaient ainsi soumises au pinceau de l'artiste qui saisissait les moindres souffles et mouvements.

Il y avait du maquillage et Rose l'utilisa pour gommer les imperfections que la peau avait contractées après ce voyage depuis Outre Manche. Une épuration de pores et autres soins sous forme de pommade se trouvaient être à sa disposition et lui permit de retrouver de la netteté ainsi que sa couleur naturellement diaphane et onctueuse. Elle avait décidé d'apposer contre sa peau une pierre froide et bleue. Elle s'en orna donc.

L'instant fatidique arriva presque spontanément, elle enleva sa robe et fut nue pour revêtir le kimono de soie noir et or que d'autres avaient porté avant elle.

Elle trembla un peu avant de passer la porte qui la séparait de Jack qu'elle entendait sifflotait le plus banalement du monde de l'autre côté, comme si de rien n'était. Il chantait encore « Viens Joséphine dans ma machine qui vole ». Elle se dit en soupirant qu'il fallait ce dire qu'il était plutôt et tout le temps rompu à ce style d'exercice et que cela devait être pour lui ni plus ni moins que la routine de ce qu'il faisait quotidiennement.

Il venait de déplacer le sofa pour le situer au centre de la pièce, les bretelles une fois n'étant pas coutume étaient détachées et lui tombées jusqu'au genou.

Assis sur son sofa, il s'apprêtait à l'accueillir avec un grand sourire un peu présomptueux et goguenard mais qui s'effaça pour se transformer en une totale expression de surprise quand il comprit ce que sa Rose voulait faire. Il allait l'interroger quand d'un regard elle lui fit comprendre l'inutilité d'un tel geste et commença sans plus de précédent à prendre le contrôle de la situation et le pouvoir dans la pièce. Afin de détendre l'atmosphère, elle jouait avec la ceinture de soie du kimono pour cacher sa nervosité et qu'elle faisait tout pour enfouir au fond d'elle et pour qu'il soit assez distrait afin qu'il n'entende pas les battements de son cœur devenir de plus en plus forts.

-Jack, je veux que tu me dessines comme une de tes françaises en pourtant ce bijou.

-D'accord.

-En portant uniquement ce bijou.

C'était à la fois ce dont il se doutait, la séance dont il voulait se protéger et qu'il appréhendait autant qu'il anticipait et le tout sans savoir comment il réagirait ni sans savoir ou cela mènerai. Lui aussi son cœur battait de plus en plus fort.

-La dernière chose dont j'ai besoin c'est encore un portrait de moi ressemblant à une poupée de porcelaine. En tant que cliente qui paye, j'espère obtenir ce que je veux et elle lui tendit la dernière pièce qu'elle possédait.

Rose recula juste de quelques pas à peine et laissa tomber le kimono d'un coup, se dévoilant pour la première fois à Jack en pleine lumière, se laissant apprécier dans toute sa splendeur. En sécurité. Sans qu'une quelconque menace ne plane sur elle Pour la liberté et le plaisir de plaire.

Plairait' elle à Jack.

Celui-ci fut troublé et médusé par sa beauté qui le troublait un peu plus qu'elle ne l'aurait dû.

Par son cran, son audace et son attitude revêche aussi, même si pour que Jack Dawson soit tout à fait franc avec nous, ce n'est pas la chose qui l'avait marqué en premier.

Il dît marquer un temps d'arrêt pour contempler la créature qui se tenait devant lui.

Quelle était belle !

Rose se tenait toute sérieuse et sans expression visible malgré qu'il se devait de dépeindre la moindre de ses expressions et les coucher sur le papier. Elle se surprenait elle-même de penser comment Jack pouvait bien la trouver au lieu de guetter les signes qui seraient similaires à l'attitude peu cavalière de Cal. Elle était juste heureuse de se prouver à elle-même et à Jack qu'elle pouvait le faire. Une façon aussi de se libérer de sa vulnérabilité, de sortir de sa carapace, de sa chrysalide et devenir enfin papillon et montrer enfin qui 'elle était vraiment. Un défi qu'elle voulait relever la tête haute.

- Allongez-vous sur le lit…Je veux dire le sofa.

Jack s'en voulu un peu d'un tel lapsus après ce que Rose lui avait confié le matin même. Mais si elle releva la méprise ce fut bien dans le sens que Jack la formula et non dans le sens mal intentionné que ce dernier craignait qu'elle le prenne. Jack résuma son professionnalisme qui était un peu plus dur à obtenir qu'à l'ordinaire.

Elle s'installa sur le divan et prit la pose. Dans le plus simple appareil, elle se mouvait parfaitement.

- Très bien, allongez-vous.

-Dîtes moi quand la pose est bonne.

Elle c'était mise distinct de la manière que Jack désirait.

-Oui restez comme ca.

-Comme ça ?

Elle écoutait attentivement toutes ces directives.

-Oui. Gardez vôtre main comme vous l'aviez mise. Bien mettez vôtre bras plus haut. Vôtre main droite près du visage. Voila maintenant tournez la tête. Vôtre visage, gardez le bien vers moi.

Elle éclatait d'un sourire malicieux. Qui des deux pourrait soutenir le regard de l'autre ?

-Et essayez de rester immobile.

-Vous êtes si sérieux feignit t'elle de le retrouver en prenant un faux air renfrogné.

Au fur et à mesure qu'il dictait ses instructions, Rose se laissait portait et devenait vite comme grisée. Jack lui perdait poise, il expira un bon coup pour évacuer le stress et enfin réussit à poser le fusain sur le papier et effectuer les premières lignes du croquis, la main un peu plus tremblante que le croquis. Rose se détendait en imaginant une douce musique, un air de piano mélodieux et harmonieux qui se rependrait partout dans cet air un peu confiné. Jamais elle ne rompit le contact avec l'artiste s'y perdant bien volontiers pendant qu'il réalisait le tracé des formes de sa modèle pour qui pour la première fois, il n'était pas désintéressé. C'est pour cela qu'en cette occasion, il avait cessé de la tutoyer, le vouvoiement de nouveau utilisé était son garde fou, une barrière de sureté. Maintenant, si Rose s'était imaginé qu'il ressentait cela pour chacune de ses modèles, il comprenait sa jalousie, non qu'elle soit justifiée.

-Il me semble que vous rougissez monsieur le grand artiste. Je n'imagine pas monsieur Monet en train de rougir le nargua t'elle encore. Il sourit et ne nia pas. Cela s'appelait une évidence.

-Ce sont des paysages qu'il peint. Détendez vôtre visage.

-Pardon

-Ne riez pas.

Et ce fut au tour de Rose de souffler pour reprendre sa respiration.

Elle regarda cet homme qui posait sur elle un regard plein comme personne ne l'avait jamais encore fait. Protecteur et charmeur, elle avait de la chance qu'ils se soient trouvé. Jack assura une bonne fin de séance à la session qui venait de se dérouler. Le son du piano se vit désintégrer. Mais pour Rose, toute princesse qu'elle était, son cœur, de battre fort, continuait.

Il lui montra l'esquisse commandée. Il s'était sublimé et l'avait sublimée. Mieux que beau, le croquis avait saisi et reproduit la beauté d'un instant et sonnait vrai qui n'avait appartenu qu'à eux seuls, qu'à eux deux.

-Merci lui déclara-t'elle tout simplement en l'embrassant promptement, se penchant pour atteindre celui qui était encore assis sur son siège et à qui elle rendait le portfolio par la même occasion.

Quand elle sortit pour se diriger vers la loge afin de se rhabiller, à son retour Jack qui l'attendait toujours avait parfaitement retrouvé sa composition normale.

-Tu es ravissante.

On les interrompit :

-Jack, Rose.

Maddie rentra et les regarda une minute très scrupuleusement avant d'annoncer ce qui se passait.

Jack et Rose retenait son souffle.

-On a des clients supplémentaires et on est obligé de changer Rose de chambre pour ce soir.

-Ce n'est que ça ? demanda Jack ?

-Oui, Oui articula t'elle bien vite.

-Quand peut' on descendre pour le diner s'enquit Jack que dessinait la femme de ses rêves avait affamé et pas seulement au sens propre.

-On vous fait porter quelque chose en haut. On a une inondation dans la salle à manger.

-Je veux venir aider à éponger ?

-Un homme au ménage est peuchère. J'ai déjà donné merci.

-Et moi.

-Je ne voudrais pas que tu te casses un oncle ma belle.

Rose s'étonna de sa mauvaise humeur mais la mit sur le fait que vivre une inondation ne serait-ce que minime ne devait pas être totalement une chose plaisante.

Maddie, visiblement en ce début de soirée, une femme très pressée les fit monter à vive allure les escaliers supérieurs et conduit Rose dans sa nouvelle chambre. A sa grande surprise c'était une grande et réelle chambre pas comme sa précédente cellule. L'ameublement était riche et fourni, un chaud et moelleux tapis trônait au milieu de la pièce. La chambre avait une cheminée personnelle et fonctionnelle mais pas allumée et sur le grand lit en bois, la couverture était une grande peau de bête marron et grise bien tannée. Maddie annonça que c'était en fait la chambre de la tenancière absente: Martha Monnaie.

Toute seule dans sa chambre allouée, elle redevint mélancolique. Elle faisait ses succincts bagages pour retourner comme prévu à l'internat de Hautes Dames, tôt le matin. Ses yeux se mouillèrent inexorablement, si elle n'avait pas le choix et ne voulait pas autant finir ses études sur une haute note, elle aurait choisie de demeurer auprès de Jack. Elle aurait du mal à le quitter. Cela lui rappelait un poème. Pourtant demain dès l'aube, elle partirait, elle ne pouvait demeurer près de lui plus longtemps. On frappa à sa porte et Jack entra et Rose pensa qu'il avait la mine la plus sérieuse du monde.

-Rose, j'ai beaucoup réfléchi et il faut que je te parle.

-Je t'écoute l'encouragea t'elle.

-Je pense rester ici à Paris.

-Tu n'y es pas obligé tu sais. Tu aimes tellement voir le monde que tu ne tiendrais pas deux jours à la même place.

-Si tu peux survivre en vivant comme moi quelques jours, je peux bien survivre en restant quelques temps ici non ?

-Mais ce n'était que provisoire.

-Ca le serait aussi. Tu sautes, moi je saute pas vrai lui sourit' il. Jusqu'à ta sortie de l'école. Ensuite, nous partirons tous les deux ensembles.

Elle sourit.

-Loin de ma mère, loin de Cal. Je deviendrai une actrice.

-Comme tu veux Rose.

-Jack ?

-Oui ?

-J'ai déjà tenue plus de deux jours. Je tiendrai encore.

Elle l'embrassa avec énergie et il répondit à ce baiser, approchant sa bien- aimée de lui, la prit par la taille et la serra très fort à nouveau avant de l'embrasser encore plus fort, plus passionnément si cela était possible. Jack arrêta le baiser et frissonna ce qui fit sourire Rose.

-Il fait froid ici. Pourtant il était brûlant. Il devenait de plus en plus nerveux.

-Je fais allumer un feu

-Tu as déjà mangé Jack ? lui fit' elle alors qu'il attisait les flammes.

Il acquiesça de la tête et elle ne dénouait pas ses mains rosées de son large dos. Ensemble ils roulèrent sur le tapis et Jack caressait ses joues mais n'osait aller plus loin.

-Jack susurra t'elle comme un appel.

-Je sais ce que j'ai envie de faire. Mais j'ai peur que ce soit trop tôt pour toi. Je ne suis pas venu pour ça.

La tête sur ses genoux, elle se releva d'un bond et regarda droit dans les yeux :

-Tu n'as pas besoin de me le dire. Je le sais. J'ai confiance en toi. Mais écoute tu ne savais pas ce que cette ordure m'a fait, tu aurais le même discours ?

-Probablement pas non.

-Alors essaye d'oublier. J'ai tellement peur de ne pas pouvoir être aimée parce que c'est lui qui a été le premier et que je ne puisse aimer personne.

-Tu c'est que ce n'est pas ca. Objecta-t-il.

- Mais je sais que toi, c'est différent. Avec toi, jamais je n'aurai peur Jack. Ca c'est déjà produit dans la voiture, tu t'en souviens ?

Bien sur qu'il s'en souvenait, qu'il n'avait pas oublié.

-J'en ai envie dut' il admettre.

-Jack, ramène moi voir les étoiles.

Il l'a regarda droit dans les yeux, ce n'est pas parce que elle était demandeuse qu'elle était vulnérable, elle semblait confiante et déterminé.

Il l'embrassa doucement et Rose rendit son baiser avec une force qu'il ne lui soupçonnait pas d'avoir.

-Ce n'est pas bien tu sais !

-Quoi, qu'est ce qui n'est pas bien ?

-Tu mets à bien trop rude épreuve mon éthique professionnelle. Se moqua-t-il de lui-même.

Voila qui n'était pas pour lui déplaire.

-Et si c'était toi qui posais tes mains sur moi, Rose ?

Elle sourit en l'embrassant de nouveau avec fougue :

-Viens avec moi.

Elle prit ses mains rugueuse et l'invita à joindre le lit qui s'avérait être confortable.

Toujours Rose dans ses bras, ils s'embrassèrent jusqu'à en avoir le souffle coupé.

Depuis la fenêtre arrondie de la chambre, on voyait et entendait les gouttes de pluie qui crépitaient, tombées sur la vitre sale en en cognant les barreaux noirs. Les flammes rougeoyaient et dansaient dans la cheminée.

Jack et Rose respiraient à l'unisson l'un près de l'autre.

Impatiente, Rose déboutonna avec langueur la chemise de Jack et explora les moindres recoins de son torse, le caressant et l'embrassant jusqu'à l'apprendre par cœur, procurant à Jack une sensation de plaisir et de désir de plus encore.

Souriant timidement, il demanda à Rose s'il pouvait commencer à la dévêtir Elle lui donna son accord, l'en pria même. A son tour, il ôta le chemisier et la brassière qu'elle portait, révélant des seins fermes, ronds et aussi blanc que le lait. Autant bouillant, qu'ému, il lui retira sa brassière, exposant ses seins ronds aussi blanc et velouté que le lait, lui demandant la permission pour chacun de ses gestes et le moindre de ses frôlements dont si elle changeait d'avis il saurait en rester. Rien que le fait qu'elle veuille bien le lui le rendait satisfait et fier.

Tout doucement, il commença à caresser sa poitrine, de ses doigts dessinant et parcourant pour de vrai cette fois. Rose frémissait sous le toucher des ses mains fortes et rugueuses mais tellement aimantes. Les mouvements de Jack sur elle la faisaient trembler de peur, de joie et de plaisir. Sa respiration s'accélérait au fur et à mesure que cessez sa réflexion. Elle n'aspirait qu'à succomber à sa passion et à voir Jack la partager alors que des éclairs appréciaient dans la nuit. La vie était trop courte pour ne pas se laisser aimer. Elle chavira alors que Jack embrassait lentement ses seins qu'elle sentait durcir après qu'il eut passé ses doigts sur les auréoles que pensait 'il on nommait particulièrement bien car elles lui semblaient aussi divine que sa belle tandis et qu'elle entrelaçait ses jambes, les adjoignant aux siennes alors qu'il faisait vœux de lui prodiguer milles tendresses auquel les aréoles et le mamelon paraissaient posséder assez de sensibilité pour la titiller.

-Jack lui murmura t'elle encore, un peu nerveuse.

- Que veux-tu mon ange ?

-Ta première fois, c'était comment ?

Allongé sur elle, il sourit, l'observant en silence avant de toujours la contempler avec bienveillance en riant :

-C'était toi !

La chaleur de la peau de bête les enveloppait dans un monde d'où eux pouvaient aller car ils en étaient les seuls à y être inviter, ils en étaient les gardiens et en possédaient les clefs. L'orage retentissait mais il laissait Jack indifférent, seul le feu dans l'âtre de la cheminée les éclairait et les guidait pour qu'ils succombent et se consument, brulant en redevenant un.

Les derniers vêtements et les dernières barrières tombaient. Sur le corps de Rose, Jack effectuait des mimiques sur sa peau qui la mettait en feu provoquant des gémissements succincts, la rendant en l'état de docilité la plus charnelle, la plus coupable, la plus désirable et la plus sereine. Jack apposait sa touche sur chaque centimètre de son corps la brûlant encore plus au plus profond.

Maintenant c'était à son tour de donner. Ce qui il y avait entre l'envie et la tendresse et plus encore. Leurs bouches qui ne savaient pas se quitter dansaient au rythme de leur amour.

Rose timidement palpa le torse de Jack avant d'oublier ses frayeurs d'enfants et de l'embrassait à ce sembla paradoxalement à la fois une longue torture et une éternité. Il s'empara du buste de Rose offert agrippant son dos. Les deux jeunes amants montraient à présent l'un à l'autre tout l'éclat de leur amour qui n'était pas si pur à cet instant car quand Rose se cambra, Jack fit ce qu'il avait à faire et Rose ressentit avec magie la sensation de Jack en elle. Se fondant complétememnt en lui. Il poussait un cri d'homme comblé alors que cette fois ci le tonnerre retenti dans toute sa splendeur. Ce fut comme elle recevait des étoiles dans le ventre qui éclataient ensuite partout dans son corps et dans son coeur. Elle ne détachait pas ses yeux de ceux de son partenaire en saphir qui ne la couvait plus du regard mais la chevauchait sauvagemment. Elle riait, pleurait de joie et criait tout en même temps. Gémissant de plaisir, elle pencha son buste de sueur en arrière savourant le la beauté d'un tel moment. A cet instant peut importe qui entendrait, jamais elle ne c'était autant sentie aimée et désirable. Les yeux de Jack l'appréciait autant qu'il la protégait, autant qu'il la dévorait. Elle se sentait son égale, une femme enfin qui ne répondrait plus de rien à personne si ce n'est lui. Rose se mouvait lors de leur corps à corps, sueur contre sueur, ondulant les mouvements de ses hanches et l'ordonnance de ses sens en ébullitions avec ceux de Jack qui lui répondaient pleinement alors qu'éclatait le zénith de leur nuit à qui devait succéder la plénitude d'un nouveau matin.

-Tu trembles ? S'inquiéta Jack, sans aucune autre raison que celle de l'amour.

-T'en fais pas pour moi, je vais très bien lui affirma Rose.

-J'entends ton coeur battre dit Rose qui se blotissait toute contre son torse après la fin de leur acte d'amour qui n'en était que le prélude.

Pouvez ton quand on aimait avec tout nôtre corps touchez le fond d'une âme ? Rose et Jack aurait sans doute à cette question répondus OUI.

Fin de ce chapitre Ladies et gentlemen. Review toujours très appréciées. Bisous. Le prochain va s'appeler « Soucis mineurs pour Arts Majeurs. »