Chapitre 17 : Soucis mineurs pour Arts majeurs.

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : Jack et Rose essayent entre autres de réaliser leurs ambitions artistiques à Paris.

Paris, quartier Latin, le 31 Mars 1911.

Les bancs et les pupitres avaient un goût doux-amer pour Rose, tout comme le tableau noir et les craies blanches. Ses camarades semblaient avoir rétrécies, elle ne s'était jamais particulièrement senties proche d'elles mais leurs relations en ce retour de classe semblait plus diffuses et lointaines que jamais. Nombres d'entre elles s'embrassant de futiles paroles compatissantes plus ou moins sincères quand à la soudaine disparition de son père ne perdaient cependant nullement de temps pour minauder derrière son dos. Elle était censée être fiancée du moins officiellement, alors certaines n'hésitaient pas à dire derrière son dos qu'elles ne comprenaient pas pourquoi elle était revenue alors que la sécurité d'une vie de haut standard s'offrait à elle sans avoir même à se fatiguer à passer des examens si harassants. Elles trouvaient qu'elle venait faire son intéressante et sans nul doute les narguer d'avoir trouvé un si bon parti. Peu leur importait ce qu'elles ne comprenaient pas et n'avaient pas la moindre idée du chemin tortueux par lequel elle était passée.

Elle cirait le banc de la classe devenue tellement plus petite depuis qu'elle l'avait quitté il y a un mois. Il y avait pour elle de cela, un siècle, une éternité.

Cette semaine qui venait de se dérouler était passé à la fois vite et violente, à la fois lente et anormalement paisible. Comme si rien ne c'était passé. Tout était à nouveau coffin et calfeutrée.

Les couloirs de tapisserie du très select internant la faisait suffoquer de terreur et d'un ennui mortel malgré les élégants portraits de différentes personnalités distinguées.

Les cours auquel elle ne rechignait pourtant pas de se concentrer devenait plus ardu à soutenir car elle s'était rendue compte qu'il y avait une autre forme d'apprentissage de la vie que la craie et les livres de latin.

Rien et tout avait changé elle avait retrouvé le chemin des larges salles de classe, de la bibliothèque bien fournie, de son dortoir et de sa chambre, de la petite chapelle en brique où elle assistait à l'office religieux catholique le dimanche matin qui se trouvait dans le grand parc de l'établissement, tout jonché de bourgeons de fleurs en ce début de printemps. Les écuries, anciennes, ne se trouvaient pas loin non plus, derrière un bâtiment annexe qu'occupait les professeurs, demeurant ici en permanence. Elle souriait de son ingénuité lorsqu'elle se remémorait ses galants rendez vous avec le comte de Lignac, sots jeux d'enfants trop tôt emportés. Mais elle en avait compris toute la futilité quand elle avait connu Jack. Rien ne serait comme avant désormais.

Rose n'avait pas revu Jack depuis le matin du 25 Mars quand elle avait passé les grilles de Hautes Dames sous la forme d'une grande porte verte foncée dont la beauté était à sa hauteur, une majestueuse voute fléchée qui offrait prestige au lourd objet à en protégeant ses mains qui étaient deux charnues poignées dorées. Il lui manquait d'autant plus que Gabrielle Du Marais et Louise De La Roche, pensionnaires elles aussi, ne lui avaient pas réservées leur meilleur accueil. Mais il fallait aussi qu'elle sache se défendre toute seule.

Leurs trois lits étaient placés jointement côte à côte dans le dortoir avec une vingtaine de lits similaires (pour toutes et chacune des filles de sa classe) dans la pièce impersonnelle et froide aux pâles murs beiges et blancs. Elle se défiait et se méfiait du drôle de regard dont Louise et Gabrielle l'avait gratifié la veille juste avant de se coucher l'avait plus que l'interpeller.

Elle se demandait si la manière quelque peu orthodoxe et non conventionnelle de son arrivée avait pu filtrer mais ce n'était heureusement pas le cas avait 'elle jusque là constater.

La sémillante et directrice de l'établissement, Madame Honfleur, de justement Honfleur en Normandie, l'avait reçue pour un entretien de reprise sous d'assez bons auspices, elle non plus ne soupçonnant rien. Avec du thé et des gâteaux dans ses quartiers privés du bâtiment, elle s'exclamait qu'elle comprenait la douloureuse épreuve qu'elle venait de traverser avec le décès d'Henry son père bien aimée mais que ô combien son bonheur devait être grand de s'être fiancé pendant son retour en Angleterre.

-Vous savez vôtre altesse, je ne peux qu'admirer vôtre engouement et vôtre loyauté à nôtre établissement.

-J'ai du goût pour l'étude Madame et je voulais absolument rester jusqu'à la fin du semestre.

-Bien que vous n'ayez pas besoin de ce diplôme car en tant que jeune mariée, vous en aurez bien sûr pas besoin. Vous aurez de nouvelles responsabilités et de ce fait ne pourraient pas rentrer à l'Université.

-Oui, mon choix s'était porté sur l'Université de Pennsylvanie mais je préfère me concentrer à ma nouvelle vie avec mon fiancé. Mais comme je vous l'ai dit c'était important pour moi d'en terminer avec mes études très officiellement.

-Je vous comprends ma très chère. Nous accordons à Hautes Dames, autant d'importance au raffinement de l'esprit qu'à celui des bonnes manières, mais c'est sur les leçons de morales et d'étiquettes qui doivent retenir vôtre attention désormais, conclut la directrice Madame Honfleur.

Rose dut répondre à cette courbette protocolaire de circonstance par un sourire tout aussi hypocrite. Si tel était le cas, pourquoi Madame Honfleur n'encouragerait pas Rose à l'étude propre plutôt qu'à la leçon d'étiquette ? Cependant il était encore utile de faire croire aux noces prochaines si d'aventures Caledon essayait de s'enquérir par le billet les dirigeants et dirigeantes du pensionnat de ses intentions à venir. Si Cal et sa mère pensaient qu'elle reviendrait, il la laisserait ici très facilement et elle pourrait un long plan d'évasion solide sur le long terme avec Jack. La raison pour laquelle ils avaient convenus que jamais il ne passerait la Porte de Hautes Dames. Il ne devait en aucun cas se faire remarquer et on ne devait pas savoir qu'il « rôdait » encore auprès telle et ils avaient prit des précautions en ce sens.

Le lendemain matin même de son arrivée, Rose avait reçue une lettre signée de la main de sa mère Ruth qui lui expliquait en terme très clair à quel point elle désapprouvait son attitude et qu'à compter de son retour après son examen et la remise de son certificat, elle devrait ne plus la moindre occasion de dérobades et se consacrerait à Cal et à son mariage, aux préparatifs à venir.

Elle se disait encore choquée et c'était même demandé pendant un moment si elle était encore en vie. Elle se devait encore d'être obéissante, de ne pas créer de scandale et de surtout rester éloigner de ce monsieur Dawson qui l'avait retourné contre elle, sa seule parente proche qui lui restait. Rose déchira à l'instant même la missive et dans la pièce ou elle se trouvait, seul se fit entendre le long et sec craquement du papier qui finit aux oubliettes.

Tard le soir, alors qu'elle se glissait dans le lit de l'internat elle repensait à sa belle nuit d'amour avec Jack, à leur dernier instant passé ensemble devant la porte d'entrée de Hautes Dames.

Ils c'étaient promis mille et uns sermons de fidélité et de tendresse :

-Tu me donneras des nouvelles ?

-T'en fais pas, je trouverais un moyen.

-Dés que j'ai une autorisation de sortie, on se retrouve d'accord.

-D'accord. Mais comment, je le saurai ?

-Je posterai une lettre rue Nervins ou je te dirai le temps et le lieu. Ca ira ?

-D'accord. A bientôt Rose…et bonne chance.

-Merci Jack, toi aussi.

Les voix sanglotaient, toujours un peu plus tremblantes aux moments éphémères de provisoires adieux.

Du côté de la rue Nervins, Jack continuait ses activités artistiques, utilisant ses talents pour l'art graphique à dessiner en plus des habitantes de la maison rose de Nervins., tout le quartier de Montmartre jusqu'au très renommé Moulin Rouge, parfaite représentation du cabaret parisien par excellence. Trouvant durant son temps libre de gagner la place du Tertre, il peignait les passants pour quelques sous avec ses collègues. Parmi eux, Jean Dirmint, artiste peintre.

Il était brun et âgé d'une dizaine année de plus que l'Américain de dix neuf ans, il avait trouvé ses dessins « bruts et intéressants ». Et il avait proposé de lui donner des cours de peinture contre des cours de dessins aux fusains. Il espérait que Jack soit d'accord pour qu'ils échangent leurs techniques et leurs bons procédés de leurs arts respectifs.

Jack conclut l'accord d'une frange poignée de main reconnaissante, d'autant plus que « Monsieur Jean » connaissait le carnet d'adresse des potentiels acheteurs et le nom de certains dirigeants de prestigieuses galeries d'art.

Que ce soit sous le soleil ou sous la pluie, il arpentait les rues de la capitale à la recherche de l'inspiration qui réussissait généralement à lui procurer la capitale française. C'était son deuxième séjour dans la ville lumière, pour ce séjour les roses berçaient ses pensées.

Chaque jour au matin, il passait avec espoir ses mains dans la boîte aux lettres mais il n'y avait présentement aucun signal de Rose. Le jeune homme amoureux et donc déçu se résonnait autant qu'il le pouvait en se disant qu'elle était autant occupée à étudier qu'à ne pas attirer l'attention.

Sautant dans l'eau de pluie salée des pavés ou bien tourbillonnant dans l'air au gré du vent, comme si on balayait de la mauvaise graine.

Sortie de la salle à manger, Rose prenait la direction de la salle d'histoire pour un cours sur l'Egypte ancienne, elle se dispersa dans la forme amphithéâtrale de l'endroit. Après quoi, elle tomba nez à nez avec Louise et Gabrielle qui lui souriaient sournoisement. Louise s'empara vite de la main de Rose désireuse d'admirer la bague et son diamant, une perle noire incrustée.

-Rosemarie ma chère, c'est une somptueuse bague que vous portez là. Vous devez être réellement ravie d'être fiancée.

-Je suis sûre que tu as du beaucoup travailler pour l'obtenir.

-Oui, sur le sofa si tu vois ce que je veux dire.

-Vous n'êtes que des langues de vipères toutes les deux.

-C'est que vois-tu, nous sommes un peu persifleuses, mais nous ne mordons jamais.

-Seulement quand c'est nécessaire plus précisément raillèrent les deux jeunes filles une dernière fois avant de se retirer, glorieuses de propager de telles médisances.

Et voila qui recommençait. Rose se demandait bien quel jeu et manigances, elles pouvaient bien cacher toutes les deux. Elle eut la réponse à cette question le lendemain en aparté de son cours de littérature, dispensé par Elisabeth Magenta, également responsable de ce qui concernait l'Art Dramatique dans l'établissement :

-Mesdames, nous jouerons à la fin de l'année la pièce de Monsieur Jean Racine : Andromaque.

Les auditions auront lieu dans une semaine jour pour jour à 16 heures précises. Les personnes intéressées devront se présenter devant le hall d'entrée du bâtiment principal. Merci. Et maintenant, place à nôtre leçon sur Victor Hugo et le mouvement romantique dont il était le chef de file.

Il y avait aussi les leçons de morales tout de suite après la sortie du petit déjeuner avant les cours dits plus intellectuels. L'après midi était consacré à l'art de l'étiquette et des bonnes matières ? Il fallait apprendre à se comporter en épouse et maîtresse exemplaire, comment recevoir en société et surtout pour Rose comment s'avoir s'effacer et se taire. Tout cela lui faisait vivement remémorer la première partie de sa vie, son enfance qu'en dehors de la Roseraie, elle n'avait pas aimée. Trop d'amour non dits, trop d'incompréhensions de chaque côté. Elle essayait de ne pas trop penser à cela. Demain, il y avait une longue matinée d'arithmétique l'attendait et c'était loin d'être sa matière préférée. Beaucoup de travail l'attendait et même si cela était très dur pour elle, elle se devait de repousser Jack du premier plan de son cœur et de ses pensées qu'il occupait naturellement. Juin n'était pas très loin sur l'échelle du temps. Depuis les feuilles de son cahier et de sa plus belle plume.

Jack, sur la place du Têtre, Jack était en proie à une cliente forte exigeante qui exigeait d'être uniquement dessinée de profil ce qui ne ma rendait pas à son avantage mais de meilleur côté que cette face, elle n'en possédait point. Ce qui rendait l'esquisse un peu compliqué

Le fusain à la main, il se dit que tout le monde ne pouvait pas être Rose, posséder sa gentillesse, sa patience et son charme. Et il fallait bien gagner son pain comme on le pouvait.

Ce qui lui faisait penser qu'il avait un but à poursuivre et avait rendez vous qu'il espérait concluant pour cela. Le portrait finalement terminé, la dame s'en alla et il vit avec surprise Olivia qui s'approchait de lui, une lettre à la main. Elle lui sauta au cou comme à son habitude, l'embrassa sur la joue à plusieurs reprises et secoua sa main avec excitation pour lui révéler une lettre dont le son craquait déjà à ses oreilles. Il détacha vite l'enveloppe pour en lire le contenu qui lui fit sourire.

Le grand jour pour Rose était enfin arrivé les auditions commençaient dans une demi heure, elle étudiait consciencieusement le texte demandé (la partie ou Hermione, fiancée à Pyrus demande à Oreste de le tuer alors qu'i l la trahie pour épouser Andromaque) dans le parc, au pied d'un arbre sans doute centenaire, où soufflait une brise légère. Les murailles grises en encerclaient l'enceinte protectrice et étaient difficiles à escalader. Sauf qu'une certaine personne s'y aventura et sans mots dire après avoir aperçu la belle Rose laissa tombé un mouchoir blanc sur lequel était griffonné quelques mots d'amours :

« Bonne chance pour ton audition Rose. Je pense à toi. Pour que ce jour compte. Ps : Regardes par terre au pied du mur. Jack »

Prévenant, il avait inclus une rose rouge dans sa missive.

-Merci Jack murmura 'elle près du mur en espérant qu'il puisse l'entendre.

Derrière ce mur, une main portant une manche de chemise marron se tendit pour la saluer.

Rose souriant tristement la regarda descendre vers l'autre côté, vers la route qu'ici elle n'avait pas le droit de passer sans permission. Ö combien, elle enviait la liberté de ces hirondelles qui recommençaient à venir dans le parc (certaines filles leur donnait même à manger) chantant sous les bosquets pour célébrer les beaux jours, qui à leurs images, chaque année, revenaient.

Alors que personne ne la voyait elle se dirigea près du mur, et y vit tout en bas, une brique défaite, laquelle elle déplaça facilement. Ce serait lieu d'échanges de leurs écrits, cela éviterait que leur correspondance épistolaire ne soit interceptait par de mauvaises mains, des personnes mal intentionnés. Il suffirait de remettre la brique en place après chaque passage pour ne nul ne se rende compte de cette supercherie.

Rose se rendit à l'audition théâtrale, émue par ce signe de Jack. Elle espérait juste qu'il ne prenne aucun risque inutile.

Pourtant Jack avait prit milles précautions pour ne pas se faire prendre et lui aussi avait entre autres sa propre « audition « à passer. Il avait rendez vous pour passer le concours de l'école des Arts et peut être décroché une bourse. Cela allait leur faire rester en France, un peu plus longtemps que prévu mais il espérait que cela rendrait Rose fier de lui.

C'était dur de ne pas se voir aussi régulièrement mais ils espéraient que leurs efforts porteraient finalement leurs fruits. C'étaient des petits soucis qu'il fallait appréhender pour mieux se retrouver par la suite. Rose et Jack s'écrivaient donc par le biais de ce système et ce racontait leurs différentes péripéties artistiques et autres mésaventures. Un mois et demi avait déjà passé.

Gabrielle et Louise commençaient à colporter les pires ragots sur son compte, n'hésitant de plus pas le moins du monde à troquer son sommier de lit contre une planche de bois inconfortable, histoire de lui faire une « blague « ou plutôt comme le pensait Rose, de lui faire payer d'avoir auditionné pour la pièce, elles qui se prenaient pour les reines de l'Art Dramatique. La distribution serait annoncée ce mardi. Rose savait qu'elle ne tarderait pas à en récolter pour effet de retour de sérieux problèmes avec elles, mais elle fallait qu'elle tienne coûte que coûte.

C'était ce qu'elle écrivait à Jack en déposant ce bulletin d'humeur en l'expédiant dans leur brique postière, messagère de mots d'humeur et d'amour.

-Rosemarie, pouvez-vous m'expliquez ce qui vous arrive ? Que faîtes vous ?

C'était Madame Magenta qui avait vu Rose parler dans le mur. Elle s'inquiétait de découvrir que peut être, son élève la plus douée n'arrivait pas à gérer la mort de son père aussi bien qu'elle paraissait le montrer dans la vie de tous les jours au pensionnat.

Et cliffhanger. Spéciale dédicace à Tiffany qui les adore je crois lol. Fin de ce chapitre, un peu plus court que les autres il est vrai. Le prochain va s'appeler « Ce qu'on peut, pas ce qu'on veut». Merci de me suivre. Les Review sont comme des bonbons, j'en mangerai bien tout les jours LOL. Ne soyez pas timides de donner vôtre avis. A bientôt.