Chapitre 19 : Se rapprocher de l'avenir

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : Il leur faut refaire des plans pour le futur. Jack pose une question importante à Rose. Que va-t-elle répondre ? Scènes d'amour, nudités dans ce chapitre etc.…

Paris, quartier Latin et Village de Montmartre le 16 Mai 1911,

Rose tournait en rond dans le parc, se demandant si Jack viendrait. Un mois qu'elle n'avait pas eu de nouvelles, depuis qu'il lui avait fait savoir en lui en expliquant que vaguement les raisons que l'admission aux Beaux Arts n'avait pas marché et qu'il retournait sur la place du Tertre à dessiner les passants en entendant une meilleure opportunité. Monsieur Dirmint qui l'encourageait toujours à poursuivre dans sa carrière artistique et à ne pas se décourager. Ce même monsieur, veuf, lui avait prêté le bas de son appartement d'un étage et avec l'aide de Jack l'avait transformé en atelier pour qu'il puisse tranquillement s'établir et construire d'autres projets.

Si le rejet avait été dur à encaisser, Jack avait décidé d'en prendre son parti en se disant que ce n'était tout simplement pas sa destiné d'être dans les beaux Arts et que quelque chose de mieux l'attendait autre part. Sans nul doute que la route proposée par l'école d'Art était un peu trop classique pour lui. D'autres peintres de talents y furent rejetés jadis et leur étoile n'en n'avait pas moins brillait de tout leurs éclats. En attendant, il vivait au jour le jour. Jack faisait entre 50 centimes et 1 francs cinquante les mauvais jours et sept francs et douze francs quand l'affluence était bonne.

Il savait qu'il devait mettre cet argent de côté pour Rose et lui plus tard quand elle sortirait diplômée de Hautes Dames.

Alors qu'il marchait dans les rues animées de la capitale française en direction du pensionnat de Rose, il ressassait également dans sa tête la bizarre attitude de Maddie la nuit dernière mais il décida finalement que ce n'était pas le moment d'y penser et refoula pour l'instant l'étrange attitude de la prostituée dans un coin de sa tête qu'il revisiterait que plus tard. C'était Rose qui était sa priorité du moment. Il était désolé qu'à cause de lui et de son imprudence, elle se soit fait prendre en dehors du couvre feu obligatoire par ses rivales qui bien sur en avaient bien profitées pour reprendre les titres rôles de la pièce qui commencerait à se jouer d'ici la fin du mois. En même temps que Rose graduerait de la prestigieuse institution. Française.

Et en attendant, il se demandait pourquoi Rose le faisait venir cette fois. Le jeune anglaise avait bien dit de venir et il avait emprunté une échelle de corde pour accéder au mur de Hautes Dames et ainsi voir sa chère bien-aimée. Comment pouvait' elle prendre le risque de le faire venir en pleine journée sans qu'il ne soit vu de ses congénères ? Il faisait beau, c'était un samedi en début d'après midi et sans nul doute d'autres élèves que sa douce seraient capables de la voir. Il redoublerait encore une fois de vigilance en ce sens.

Il se disait que sans doute, elle serait seule dans le parc pour le faire venir ainsi de toute urgence. En conséquence, il hâtait son pas en arpentant les couloirs parisiens et enfin il aperçut le pensionnat et ses hauts murs qu'il devait franchir pour retrouver sa Rose.

Aidé et caché par l'arbre à l'angle de la rue auquel il grimpait de branche en branche en y attachant puis en y accordant et accommodant l'échelle de corde qui se cachaient sous les feuilles vertes et nouvelles du printemps qui allait fêtait son mois d'existence en cette année 1911.

Rose, telle Pénélope en attendant Ulysse pour la sauver, s'asseyait sur le banc de pierre dans le parc pour être présente quand Jack arriverait et pour ne rien vous cacher elle commençait à se montrer franchement impatiente. Toute prête à son arrivée, elle lisait Shakespeare en espérant qu'il daigne son monter bientôt. Ce fut le moment qu'il choisit, alors qu'il longeait longiligne et prudent le haut du mur de brique à son plus haut niveau.

L'homme se stoppa net sur les briques qui culminaient l'édifice qui le séparait encore de sa Rose si aimée. Il la vit et sourit, il décida de l'observer un moment avant de se faire voir. Jack nota aussi que le parc verdoyant et fleuri semblait notablement désert. Et puis il entendit Rose qui déclamait Shakespeare et ses plus beaux sonnets. Jack décida de répondre par un extrait plus connu du dramaturge compatriote mais non contemporain de la princesse Rose.

-J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter

-Je ne voudrais pas pour tout l'or entier qu'on te visse ici s'amusa-t-elle de sa tirade improvisée.

-Ah ma Rose, comme tu m'as manqué.

Il dévalait l'échelle de corde qui le faisait descendre du mur à une telle vitesse qu'il fut bientôt au bout de la descente et de ce fait se blottit immédiatement dans le bras de Rose. Il parcourait de ses mains les cheveux de sa belle qui ne se défaisait pas de la taille de Jack, tout contre elle et dont elle avait enroulé ses bras. Bien sûr Jack répondit à ce doux appel par un long et langoureux baiser de retrouvailles auquel Rose répondit avec une même ferveur.

Leurs lèvres se joignirent et se scellèrent en un même mouvement commun qui les amena hors de tout temps mortel dont ils ne se souciaient à cet instant à vrai dire guère.

-Mais tu es seule ! constata-t-il après qu'ils eurent repris leur souffle. Comment ca se fait ?

Jack visualisait maintenant avec surprise la densité du parc florissant qui n'avait point de visiteur par ce radieux et ensoleillé samedi de printemps.

-Tout le monde est partit au théâtre et moi j'ai était obligé de rester car je suis punie je te rappelle. En plus, j'ai été malade ce matin, je ne me sentais pas très bien.

-Malade ? répéta Jack inquiet et soucieux de la santé de Rose.

-Ne t'inquiète pas, Jack. Juste des maux de ventres au réveil, c'est passé à présent.

Néanmoins l'œil bleu azur de Jack silla et ne quittait pas les autres yeux bleus de Rose.

-Si ca arrive encore, fais le moi savoir conclut t'il la conservation d'un ton énergique et décidé.

-Chut, ne t'inquiète pas. Je vais très bien la rassura t'il après encore quelles questions supplémentaires pour rassurance de la part du jeune artiste blond dont les cheveux d'or de vagabond (sa coupe était un tout petit peu plus longue que ce que l'époque convenait et tolérait) se reflétait et brillait au soleil, emporté au gré du vent, au gré du temps. A son image tout simplement. Rose savait que quoi qu'il arriva jack resterait fidèle à lui-même. C'était quelque chose d'inexplicable, une entende non déclarée entre ces deux personnes qui se comprenaient parfaitement sans rien dire, la clé d'une confiance sans limite qui elle seule a le pouvoir de forger un amour infini. Et comme pour le prouver, ils s'embrassèrent encore avec la même passion.

-Tu m'as tellement manqué mon amour murmura Jack qui enroulait maintenant Rose autour de lui et qu'elle se blottissait toujours et encore tout contre sa poitrine.

-Et toi donc murmura t'elle doucement à son endroit. Les paroles étaient presque chuchotées, comme si un mauvais sort venait conjecturer de sombres augures sur ses douces retrouvailles.

Les deux amants restèrent longtemps ainsi dans le silence le plus complet et le plus serein tellement ils se sentaient bien l'un avec l'autre.

-Tu ne me fais pas visiter ton palais la taquina t'il.

-Plutôt ma cage dorée répliqua t'elle, voulant plaisanter mais néanmoins en soupirant tant elle avait hâte de quitter les lieux pour vivre pleinement son amour avec Jack. Elle le prit par la main et l'entraîna pour faire le tour de l'établissement présentement déserté.

-Tu sais, ce sera comme cela tout les samedis jusqu'au terme de l'année scolaire certifia Rose.

-Je pourrais venir te voir tous les samedis comme ça répondit' il en redoublant ses baisers auquel elle répondait toujours bien volontiers. Pourtant, à ces paroles de Jack, Rose s'arrêta net.

–Jack, tu ne peux pas. Le samedi après midi est là où il y a le plus de monde sur le Têtre.

-Ne te fais pas de soucis pour ça la coupa t'il sans avertissement ni délai. Je trouverais toujours du temps pour toi. Rose ne put qu'acquiescer

Ils suivaient maintenant le chemin du parterre de fleur qui leur faisait une allée, les conduisant vers les bâtiments et rejoignait les intérieurs de Hautes Dames.

Rose fit savoir à Jack qu'elle avait encore des révisions à faire et celui-ci l'aida dans ses leçons du mieux qu'il put. Il faut dire que les études ne l'avaient jamais appelé à s'intéresser à elles, cependant jack possédait déjà de manière innée l'intelligence précoce, véloce et rapide d'un fils de la rue qu'il était depuis il y avait aujourd'hui cinq ans déjà, depuis le décès de ses parents, Joseph et Margaret Dawson au jour de son quinzième anniversaire.

Ils se trouvaient à la bibliothèque qui contenait plus de volumes que d'étudiantes et Jack écoutait Rose passait en revue algèbre et géométrie (elle détestait cela mais c'était des points importants par lesquels il fallait passer pour le précieux diplôme, sésame d'émancipation).

Au niveau linguistique le parfait de son latin avec laquelle elle aurait pu célébrer la messe n'avait d'égal que celui de son italien (à cette réflexion Jack se dit qu'il était réellement temps qu'il écrive à Southampton pour avoir des nouvelles de l'ami Fabrizio) et de son français impeccable de fluidité tant elle excédait dans sa pratique, dans sa lecture et dans sa compréhension (c'était bien là sa matière favorite). Après un peu d'histoire (Jack dans une langue de Molière quelque peu plus accentuée que celui de Rose) l'interrogea sur les raisons de la formation de l'Ordre des Templiers. Question essentielle et existentielle à laquelle elle répondit pourtant sans faute.

Cette session s'acheva vers les quatre heures de l'après midi et Rose en le faisant savoir à Jack prit bonne note que d'ici trois quart d'heure le petit monde de Hautes Dames reviendrait en ces lieux.

-Ca a du bon d'être punie Rose. Vilaine fille, va ! Plaisanta t'il gaiement, je t'ai eu pour moi toute seul tout un après midi comme ça.

-Et je suis encore punie samedi après midi sourit t'elle avec malice. Pour un peu je remercierai même Gabrielle et Louise pour ce coup tordu mais j'ai encore des lignes à faire pour expurger ma mauvaise conduite.

A ce moment de la conversation, l'estomac de Rose fit un bruit si fort qu'il embarrassa la jeune femme comme jamais, faisant bien sûr de facto rire jack aux éclats.

-C'est comme cracher, il ne vous montre pas non plus comment ni quoi manger correctement à la faim de vos études. Au tour de Rose de rire et de convenir de la vérité de ses dires mais en soulignant tout de même qu'elle avait bien mangé pourtant au petit déjeuner et au déjeuner avant qu'il arrive en début d'après midi.

-Ou sont les cuisines de ce château princesse ? demanda Jack en empruntant l'accent des bourgeois de Paris.

-Jack, on ne peut pas y aller protesta t'elle avec malgré elle une irrésistible envie de rire qui à elle seule lui prouvait le contraire.

Le jeune homme l'entraînait déjà vers les cuisines ou ils décidèrent de tout dévaliser. Rose réalisait à quel point elle avait une fringale lorsque Jack s'était rabattu sur un panier de pomme qu'il prépara assez vite et qu'il enroba ensuite de chocolat qu'il avait également trouvé et fait fondre préalablement dans une grande casserole, met qui coutait chère mais aujourd'hui il semblait décider à ne rien se refuser. Jack avait été peu auparavant déçu de constater que la farine trouvée soit périmée car il voulait confectionner un gâteau. Cela dégouta et révolta Rose qui comprenait enfin pourquoi elle avait toujours faim ou mal au ventre ces temps ci. Elle ria sous cape en pensant à Gabrielle et Louise qui vantait publiquement les mérites et la légèreté de ces galettes qu'on donnait aux pensionnaires pour calmer leur faim qui ne l'était jamais tout à fait, dictat de la pression des charmes féminins oblige. De belles idiotes, voila ce qu'elles étaient !

La nourriture subsidiaire préparée et prête à être déguster, ils s'en régalèrent.

Puis Jack commença à ranger le plan de travail de la grande cuisine carrelée marron et beige mais Rose n'était pas encore rassasiée à sa faim et continuez la dégustation. Ensuite, elle termina la tâche entreprise par Jack. Après quoi, une fois passée ce délicieux festin improbable et improvisée, ils rejoignirent le dortoir où Rose demeurait.

-Comme c'est rupin s'exclama Jack ! Goguenard devant l'architecture de la pension qu'il jugea ostentatoire.

-Et voila mon lit fit' elle en s'asseyant confortablement, sentant le plume moelleuse dans son matelas qui était de même. Jack s'assis à son tour, testant le même matelas.

Les deux amoureux furent vite à nouveau dans les bras l'un de l'autre et en furent pour une longue embrasse, allongés sur le lit et à mesure que chacun goutait les lèvres de l'autre, il devenait de plus en plus évident qu'ils ressentaient le besoin de plus, l'urgence du besoin de faire à nouveau un. Alors qu'elle déboutonnait la chemise de Jack qui tenait sa princesse tout contre lui et lui déposait de fiévreux baisers sans ne nullement discontinuer. Pourtant alors que Jack se montrait lui aussi très entreprenants, pourtant tout entreprenants qu'ils furent, ils furent contraints de reprendre leur esprit car le temps qui serait toujours trop bref et qui leur était imparti venait à son terme. Très bientôt les élèves et leurs chaperons rentreraient au bercail comme les moutons bien dociles qu'ils étaient.

Jack grommelait son désappointement alors que Rose remontait le bustier qu'elle avait tout juste commencé à enlever seulement quelques minutes avant.

Tant de temps qu'ils ne s'étaient pas vus et ils avaient envie de se retrouver, corps et âmes. Il ne s'agissait que de deux mois mais il s'agit d'éternité quand on est amoureux et qu'on ne peut se toucher ou vire au grand jour son amour interdit. Pas d'autres solutions que les mots écrits quand on aurait voulu le contact d'un corps ou bien la mélodie de paroles susurrées tendrement à l'oreille.

Pourtant ces pensées n'occupaient pas les têtes respectives de Jack et Rose à ce moment car des bruits de pas se firent entendre, ils étaient aussi décidés et lourds que ceux d'un géant et résonnaient aussi forts qu'un coup de tonnerre s'abattant sur un arbre tombant. C'était Ernest le vieux balayeur qui la ponctualité même venait passer un coup de balai

Rose, prenant conscience de l'urgence de la situation et décida avec regret de faire quitter les lieux à un Jack qui se montrait lui-même réticent à le faire. Mais ni l'un, ni l'autre n'avaient le choix et ils se quittèrent promptement et brusquement s'étreignant à peine. Une chance que Rose connaisse un chemin alternatif au couloir principal sans que Jack tombe nez à nez avec Ernest qui s'empresserait de donner l'alerte en voyant un jeune homme dans ce pensionnat de gente demoiselles (enfin, c'était ce qu'on était censé penser de cette institution, la vérité étant toujours une autre histoire, différente et moins édulcorée). Jack éconduit pour son propre bien, obéit à sa belle et se retira par la direction indiquée. Tout juste eut' il le temps de traverser le par cet de passer le mur du Haut en y retirant son échelle que le large portail s'ouvrit laissant passer le troupeau de pensionnaires riants gaiement aux éclats sans aucun n'autre souci dans ce monde. Perché sur l'arbre poussant près du mur, il eut le sentiment confus d'avoir oublié de dire quelque chose d'important à Rose.

Il sourit à cette étourderie, la mémoire lui revenant vite. Il ne lui avait simplement pas dit la raison pour laquelle il avait voulu un gâteau en tout premier lieu, il ne lui avait dit quel jour on était. C'était un jour qui nous arrivait à tous qu'une fois dans une année et aujourd'hui c'était ce que Jack fêtait et avait voulu célébrer avec Rose même si il n'avait pas les moyens de se payer une vingtaine de bougies car il économisait pour autre chose.

De retour au soir comme prévu au bordel de la rue Nervins, Jack se retrouva face à son amie Olivia, visiblement jusqu'à présent occupée par un client en à juger par sa tenue (seulement constituées d'une culotte en lin reprisée car mal cousue bouffante et dentelée et le bustier fabriqué de la même matière lui tombait jusqu'au bas de son ventre. Olivia n'en avait nullement cure, elle était de très bonne humeur comme si de rien n'était.

-Va vite de couvrir, je ne veux pas que tu es froid s'empressa de dire Jack à la vue de l'impudique dénudée.

Visiblement elle aussi avait passé du bon temps avec son camarde qu'elle appelé son petit amoureux. Le malingre mais riche client était un régulier des lieux venant toujours un peu en avance pour échapper comme d'habitudes aux reproches et au mécontentement de sa femme sur son comportement. Les prostituées de la maison close connaissait l'histoire qui avait fait le tour du peu conventionnel établissement par cœur, s'en moquait et n'avait pas hésité à la raconter à Jack. Connue pour ne pas s'embarrasser dans les manières, Olivia remarqua Jack et se précipita dans ses bras sans autres pensées que de l'accueillir comme il se doit malgré sa non-tenue affriolante. Elle se faisait toujours un devoir de lui souhaiter la bienvenue dés lors qu'il franchissait les portes de la maison close. Elle savait qu'il n'était pas comme les autres messieurs, il n'était pas un client mais bel et bien juste son ami sans complexe vagabond et dessinateur sur qui elle pouvait compter depuis qu'elle le connaissait il y allait avoir un an et demi déjà. Et c'était justement parce qu'il n'y avait pas d'ambigüité entre eux qu'ils pouvaient se permettre cela. Jamais Jack ne demanderait jamais ce que certains demandait de faire pour leur bon plaisir, de là était née leur amitié et toutes les filles de joies pensaient comme elle. Il était si gentil et s'il les dessinait dans leurs atouts de travail, il s'agissait avant tout d'art et permettait aussi pour elle de connaître autre chose que les murs confis de leurs chambres, comme une distraction qui mènerait à l'acceptation d'elles même. Jack fut prit au dépourvu quand Olivia décida de se jeter sur lui sans aucune autre formalité et chantant à la cantonade joyeux anniversaire, ce qui fut pour lui tout à fait déconcertant. Maddie Volta se contentait toute en retenue d'observer l'inconvenante, déraisonnable et plus qu'improbable scène.

-Tu vois toujours Rose ? lui demanda-t-elle doucement.

-Oui.

-C'est pour ça que tu es toujours ailleurs. Tu es à cran de ne plus la voir.

-Elle m'a rendue accroc.

-Salue là de ma part dit' elle en fermant les yeux.

Il y avait eu chez Jean Dirmint, une inondation due aux nouvelles canalisations d'égouts installées depuis peu de temps dans sa rue, toujours dans le village de Montmartre et en conséquence il était revenu rue Nervins et dormait dans la chambre de la tenancière Martha Monnaie, toujours en voyage en Angleterre, chambre qui rappelait sans cesse à Jack rougissant, la nuit qu'ils avaient passé avec Rose à leur arrivée à Paris . C'était sans doute Olivia aussi qui pour sans doute lui fêtait son anniversaire avait déposé un petit gâteau individuel provenant du pâtissier du coin et qui fleurait bon l'oranger. Après en avoir avalée la dernière bouchée savoureuse, il s'endormit du sommeil du juste et de celui qui cherchait un emploi plus stable. Une seule pensée emplissait toute sa tête. Dés le lendemain, il s'activerait dans sa quête d'emploi plus stable parmi ceux que proposait la capitale et il trouverait bien quelque qui conviendrait. Au réveil, il eut auparavant instantanément bondit vers son sac de voyageur ambulant posé sur une chaise en bois. Il en sortit un objet qu'il contempla longuement avant d'aller faire ses ablutions et de prendre son petit déjeuner. Il n'avait que eu de temps à attendre maintenant. Bientôt se jura-t-il. Bientôt se répéta-t-il. Il partit dans le jour chauffant du matin à travers les rues de Paris. Et comme convenu Jack retrouverait sa Rose samedi après midi. En attendant, il s'employait à activer ses connections pour lui trouver un travail et subsisterait à ses besoins et celui de Rose. Sa quête commençait dès qu'il poussa la porte de la rue Nervins.

J

Le final du dernier trimestre à Hautes Dames faisait venir à lui une atmosphère planante sur le pensionnat. Rose effectuait toujours ses corvées qu'on lui avait demandé d'exécuter car pour s'être exfiltrait du dortoir, elle était punie jusqu'à la fin de l'année et privée d'art dramatique.

Elle travaillait sur ses examens et attendait patiemment le jour dit pour la visite de Jack.

Le samedi suivant Rose, seule, attendit comme le précédent l'arrivée de Jack. A l' instant où il apparut, Rose se précipita sur lui, l'embrassa à pleine bouche et dans un sourire le jeune homme lui commença une harmonieuse réplique qui les conduisit dans le dortoir.

Ils goutèrent alors pleinement à nouveau l'un à l'autre. Les vêtements étaient vite tombés au sol, les deux amants momentanément indifférents à leurs sorts.

Ils s'aimèrent très forts cet après midi là, jusqu'en en avoir le souffle couplé. Jusqu'à qu'ils jugèrent rattrapés ces moments intimes que leur séparation forcées leur avait enlevée.

Brûlants, d'éclats, d'ardeurs et d'amours, ils se laissaient emporter par leur fièvre de leurs corps et de leurs âmes.

Jack passait ses mains sur tout le corps de Rose sans aucun tabou ou restriction et les deux jeunes gens connaissaient qu'une même partition lorsqu'ils fusionnaient ensemble.

Lorsqu'elle pliait sous la délicieuse emprise des caresses de Jack qui mettait en feu la cambrure de ses reins tandis qu'il plongeait sa tête dans sa poitrine, jugulant les battements de son cœur quand Jack fondait en elle et que tous les deux en sueurs frissonnaient sous le plaisir que l'un et l'autre se donnait mutuellement et qu'ils virevoltaient dans les draps.

Ils refirent leur acte d'amour jusqu'à qu'il fut temps de départir l'un et de l'autre.

Juste avant que le balayeur arrive et balaie ainsi la jouissance pleine des amants qui se montraient doux et complices et qui ne souhaitait être réunis enfin

Trois samedis ce fut ainsi, entre révisons sur la règles de trois, quadrilatères et autres théorèmes, Rose et Jack ne vivaient plus que ces moments de grâce. Juin était arrivé.

A l'écurie et au dortoir, leurs deux corps enflammés chaviraient dans le bonheur se balançant au rythme de leurs corps effrénés et effrontés et ne se sevrant de caresses que par des moments de tendresse plus épanouissantes encore. Comme une renaissance.

Le dernier samedi de ces visites fut un peu spécial, Jack avait décidé en arrivant l'après midi qu'il ne resterait pas ici aujourd'hui. Ils iraient en ville.

Rose et Jack connaissaient bien sûr depuis maintenant les hauts lieux attrayants de la capitale mais il était toujours mieux de le découvrir auprès de l'être aimé.

Ils s'arrêtèrent manger un morceau. Dans les différentes brasseries et café, un nouveau plat était à la mode et faisait fureur le croque monsieur. Jack et Rose se régalaient de ce plat chaud et s'amusaient à laisser couler à foisons le fromage chaud et dégoulinant juste avant qu'il tombe du sandwich et de le déguster juste à point. Cela donnait de l'énergie juste avant le début de la session d'examens qui commenceraient ce lundi. Elle avait réussie l'exploit de rentrer sur le quartier Latin, juste à temps pour ne pas se faire prendre. Rose avouerait qu'il était ainsi grisant de jouer avec le feu.

La salle d'examen était grande et austère. Les filles de Hautes Dames y pénétrèrent en rang et fort disciplinées sous le regard vigilent de deux examinateurs et examinatrice. Rose se montra particulièrement nerveuse car au matin de ses examens, Rose c'était réveillée pâle et malade, dégurgitant même avant son petit déjeuner. Elle mit cela sous le compte de la tension et de la nervosité du au sérieux de ces dernières partielles. Elle n'en dirait rien à Jack pour ne pas l'inquiéter. Et de toute façon les douleurs abdominales étaient déjà passées.

Elle noircit son devoir sur le papier durant les quatre heures que duraient chaque examens.

Certains exercices se révélèrent ardus notamment la trigonométrie et les fractions d'un niveau assez élevées. Rose pensait néanmoins s'être défendue sur l'algèbre. Les matières littéraires ainsi que les langues étrangères lui semblèrent plus facile. Ainsi, elle fut particulièrement fière de sa dissertation rendue et de sa copie de français qui n'était pas, rappelons le, sa langue maternelle.

Elle buta sur la dernière partie de la traduction de latin et comptait sur son texte d'Art Dramatique pour rattraper cela.

Une fois que Rose en finit par ce passage obligé, il ne restait plus qu'à assister à la pièce de théâtre qui serait l'adieu à ces deux longues années de pensionnat. Ruth, sa mère, lui avait écrit, non pour s'enquérir de ses nouvelles mais pour lui envoyer en plus de son paquet de biscuits traditionnel, son billet de retour pour le premier ferry en direction de l'Angleterre après la remise des diplômes. Les résultats des examens tomberaient mardi à midi pile.

-Cal a du repartir pour les Etats Unis et attends vôtre retour avec impatience lui écrivit' elle au passage dans une plume que Rose jugea plutôt narquoise et sournoise.

De plus Mesdames Honfleur et Magenta lui signifièrent la levée de sa punition en précisant bien qu'elles espéraient qu'elle avait tiré les conclusions qui s'imposent de ce qui pourrait arriver si elle s'aventurait encore toute seule la nuit dans le parc. Le sourcil hissé, Rose se dit qu'elles ne pouvaient pas savoir que ce qu'elles évoquaient en se gardant bien de nommer le mot lui était en fait déjà arriver et par son fiancé qui plus est. Enfin, elle avait maintenant le droit d'assister aux répétitions et elle connaissait les moindre des répliques, des alinéas et des intentions de mises en scène parfaitement. Franchement, elle aurait pu et du faire mieux que Gabrielle et Louise. Rose fit la connaissance d'Ambroise la guichetière qui se montrait déférente et gentille envers elle.

Le matin de la représentation planifiait de longue date au vendredi soir, un élément qui jouait en faveur de Rose changea la donne. Le grand escalier de Hautes-Dames qui venait d'être ciré pour le départ en vacances imminent des pensionnaires et Gabrielle et Louise s'y étaient méchamment vautrées et ce malheur fit le bonheur de Rose qui n'en espérait pas autant.

-Rose, Gabrielle est indisponible pour nôtre production de ce soir. Connais le texte ? C'est toi qui interpréteras le rôle finalement. Prépare-toi.

Le cœur de l'aspirante actrice battit à la chamade à cette nouvelle, elle était morte de trac et aurait voulu voir Jack pour qu'il la rassure. Avant de se raviser, c'était quelque chose qu'elle devait affronter seule et elle tenue bon, forte de cette résolution. De plus quoi faire si jamais il se faisait voir ? Il ne fallait pas craquer alors que le diplôme et la porte de sortie étaient tout proches.

Le sentiment de la Rose au sortir de la représentation qui avait rencontré un véritable succès. Elle avait aimé jouer parmi le public et s'investir de son personnage mais en même temps elle savait fort bien que cela ne pourrait durer dans un futur si incertain pour elle. Elle avait choisie avant tout de s'enfuir avec Jack. Le reste viendrait après. Au moment de saluer la guindée assistance, elle se dit qu'elle ne pourrait pas exiger de renouveler cette expérience avant longtemps. Bien que Jack l'encouragerait toujours à se donner les moyens de réaliser ses rêves. Il y avait le côté pratique à envisager en premier lieu. Et si ces suspicions s'avéraient exactes ? Que dirait Jack ?

Rose avait essayé de repousser cette pensée au creux de sa tête tout du moins jusqu'à qu'elle quitte Hautes Dames mais on était maintenant au milieu du mois de juin à la date fatidique et elle ne pouvait plus ignorer ses maux de ventres matinaux et quelques autres signes. Elle était nerveuse.

Mardi midi, la liste des reçues s'afficha et Rose finit troisième de sa promotion. Gabrielle et Louise, jalouses, obtinrent respectivement une cinquième et septième place.

Les filles s'alignèrent ensemble l'après midi pour une photographie de leur promotion puis toujours en une simple file indienne défilèrent dans le bureau de Madame Honfleur pour recevoir leur diplôme.

Rose embarquerait demain pour l'Angleterre, c'était du moins ce qu'elle avait répondu à sa mère dans une lettre qui était une réponse à la sienne. Elle ne partirait pas. Dans un dernier message de la brique boite à lettres, Jack l'informait qu'Olivia et lui avaient mit au point un plan pour qu'elle soit abritée rue Nervins juste assez de temps pour qu'elle et Jack réussissent à s'échapper alors que sa mère réaliserait seulement qu'elle ne reviendrait pas. Jamais. Elle serait tellement loin et elle serait tellement bien d'ici là. A l'heure ou elle faisait ses adieux à cette policée et vénérable institution à laquelle elle faisait croire à un départ imminent chez sa tante puis vers sa terre natale anglaise, Jack l'attendait à la rue et la conduit enfin au loin. Celui-ci avait désormais un travail fixe sur l'extérieur de Paris en tant que maraîcher mais cherchait encore un endroit convenable pour Rose et lui. On ne donnait pas un bail facilement à un jeune homme tel que lui.

Sur une péniche ce soir là prêté jusqu'au matin par une connaissance de l'amical et débrouillard Jack, le jeune homme prépara un bon diner avec des boites en conserve vide en guise de chandelles qui encerclaient de petites bougies afin qu'elles ne s'éteignent pas. Après le dessert, il s'agenouilla auprès de Rose qui ne s'y attendait pas et qui laissa échapper un ô de surprise. Elle se demandait si cela ce produisait vraiment. La demandait' il vraiment en mariage colle elle n'osait l'espérer ? Tandis que Jack sortait de sa poche une modeste bague d'un écrin noir et d'occasion.

-Rose, depuis que je t'ai rencontré j'ai décidé que c'est avec toi que je veux faire ma vie. Veux-tu être ma femme ? Chuchota-t-il sans autres fioritures.

-Oui Jack, je serais ta femme susurra t'elle plus émue qu'elle aurait su le dire.

Ils s'embrassèrent longuement sous un ciel noir sans étoiles et la pleine lune.

Plus tard dans la nuit, après qu'ils eurent refirent l'amour, ils se serraient l'un contre l'autre riant et planifiant leur futur :

-Nous aurons au moins six enfants princesse murmura Jack en embrassant l'oreille de sa rose anglaise.

-Nous les amèneront voir le monde et nous aurons un chat nommé Archibald. Renchérit Rose.

Jack pouffa :

-Archibald ? Mais c'est horrible comme nom. Nous irons chez moi en Amérique. Tu seras en sécurité là bas. Et nôtre maison aura un balcon.

Elle rigola. Elle sentait que le moment d'annoncer sa grande nouvelle arrivait. N'avaient' ils pas parlé marmaille juste quelques instants auparavant ?

-Comme celui de Roméo et Juliette ? Taquina-t-elle encore un peu. Juste pour le plaisir.

-Oui, comme celui de Roméo et Juliette si tu veux. Après tout, on est un peu comme eux. Fit Jack, pensif.

-Mais eux, ils n'avaient pas de bébé. Voila c'était fait. Elle retint son souffle, guettant sa réaction mais constata que Jack n'avait pas saisit le sens de sa phrase. Elle baissait la tête et le regard.

-Oui répliqua t'il confirmatif, eux ils n'avaient- pas de… QUOI ?

Fin de ce chapitre. J'attends toujours vos reviews et commentaires si vous le désirez. Le prochain va s'intituler : « Le retour de Cal ».