Chapitre 20 : Le retour de Cal
Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.
(Longue) note de l'auteur tout d'abord. Je m'excuse pour ne pas avoir posté le chapitre plus tôt, panne d'ordi pendant une semaine et demie oblige. Merci la technologie pour la clé USB qui m'a bien sauvé la mise sinon je n'aurais plus de fiction sauvegardée. Merci à mon frère pour m'avoir appris à l'utiliser et pour avoir réparer le pc. Je tenais aussi à remercier Xénane de sa très gentille Review. Veuillez noter aussi que je gommerai prochainement quelques fautes de grammaires et d'orthographes dans toute la fiction et rajouter quelques courts passages dans les chapitres (déjà fait pour le chapitre précédent) et que le chapitre 9 : « L'innocence enlevée » va complètement être réécrit lui. Je vous en dirais plus prochainement. Je vous quitte sur une bonne nouvelle en vous disant que le prochain chapitre est écrit et prêt déjà à être poster et en m'excusant pour la longueur de ce billet qui ne doit pas beaucoup vous intéresser. Ce chapitre contient des passages explicites, scènes adultes, nudité etc. les scénes les plus dures de cette fics sont dans ce chapitre. Bisous et Bonne lecture à vous tous.
Résumé : Quelqu'un retourne sur ces pas pour venir récupérer ce qui lui appartient.
La Seine, 17 Juin 1911, Paris, Ile de France, France.
La péniche voguait avec douceur et sérénité sur la Seine, Rose et Jack se trouvaient à l'intérieur sur le petit lit en bois sous les draps et un couvre lit rouge et blanc qui tombait en jusqu'au sol, les finitions de celui-ci, des mèches blanches et poussiéreuses nouées entre elles et balayant le plancher vétuste mais toujours solide.
Rose relevait timidement la tête et daigna après un certain temps enfin croiser le regard de Jack.
Celui-ci avait ses grands yeux bleus écarquillés tout grands et le teint un peu plus blanc qu'à l'ordinaire, il en était certain et Rose guettait la moindre de ses mimiques et réactions.
Elle l'encouragea d'un sourire timide mais sincère à dire quelques choses mais la bouche entrouverte de Jack restait muette et ne pipait mot, ses yeux inextricablement attirés sur le ventre nu de Rose comme si il se demandait comment il avait pu rentrer un petit bébé à l'intérieur d'une taille si fine, si menue et délicate. Mais il le savait très bien et souriait à cette remémoration express qu'il défilait dans sa tête. Puis il aperçut brièvement et vivement le visage de Rose qui le ramena sitôt fait à la réalité. Rose paraissait, pas un sourire mais un visage plein d'attente et d'espérance, ses fines lèvres pincées et de grands yeux interrogateurs en attendant que Jack puisque collectait ses pensées et reprendre ses esprits.
-Il y a vraiment un bébé dedans ? Put' il demander enfin.
Rose alors laissa tomber le drap du lit qui recouvrait sa poitrine et s'approcha de Jack pour lui susurrer tout doucement à l'oreille.
-Oui Jack, tu m'as fait un petit.
Mais il était toujours en état de choc, le souffle coupé et la respiration presque arrêté. Il s'arrêtait encore et toujours aux courbes ventrales de Rose qu'il parcourait du doigt. Il réagissait entre incrédulité et émerveillement avant d'éclater d'un rire qui les libéra tous les deux.
Rose avait été si nerveuse à l'idée de le lui dire qu'elle ne dormait pratiquement plus. Elle était restée dans le déni longtemps, avait attendu qu'elle soit complètement sure du fait mais il n'y avait plus aucun doute et si elle avait prévue de se faire examiner par Maddie Volta quand ils retourneraient à la rue Nervins ca ne saurait que pour confirmer ce que Rose savait déjà. Le cycle de ses menstruations était interrompu au profit de maux de ventres et nausées matinales qui elle l'espérait cesseraient bientôt. Elle s'enquit d'une question quitta taraudait quand même dont elle avait besoin que Jack réponde à vive voie, voudrait' il de ce bébé autant qu'elle ?
Elle n'eut rien à ajouter quand au même instant il répétait presque en suivants les mêmes mots.
-Un bébé, Un bébé, Un bébé. Et la phrase se révélait être toujours autant surréelle pour lui.
-Ô Rose se contenta t'il seulement de prononcer en terme de paroles avant de purement et simplement la serrer très fort contre lui et de fermer ses yeux qu'il ne voulait pas voir pleurer.
Rose expira une grande bouffée d'air, revêtit son kimono et sortit à l'extérieur de la péniche, poussée par une soudaine envie d'une bouffée d'air nocturne et le plus grand besoin encore de réfléchir.
La nuit était chaude (l'été pointait du doigt) et étoilée, reflétant parfaitement ce que Jack et Rose ressentait l'un pour l'autre. Rose observa longuement les abscisses lumineuses et scintillantes dans le ciel. Elle se rappela en souriant une phrase qu'elle avait prononcée quand elle les regardait aussi depuis le dortoir de son lycée. C'était quelque chose comme « Je me demande la vitesse les étoiles filantes exaucent les souhaits. » Elle la murmura encore à nouveau comme si elle se réitérait une promesse faîtes à elle-même il y a quelques temps qui paraissaient déjà longtemps. Des mains fortes mais apaisantes vinrent la sortir de sa rêverie, celle de Jack bien sûr.
-Depuis quand le sais tu ? Lui demanda-t-il enfin après un silence.
-J'ai commencé à m'en douter après ta première visite à la pension avoua t'elle en se libérant d'un poids ce qui lui permettait maintenant de débitait plus vite les phrases. Tu te souviens de la première fois que tu as passé l'après midi à Hautes Dames et que je t'ai dit avoir été malade. Ca a continué le lendemain et c'est ainsi que j'ai commencé à avoir des soupçons. Je ne voulais pas t'alarmer en pensant avoir tort et c'est pourquoi je n'ai rien dit lorsque tu revenais. Les nausées ne passaient pas, mes menstrues ne venaient pas et j'ai commencé à paniquer un peu. Et la veille des examens, j'ai du me rendre à l'évidence que de la condition délicate dans laquelle je suis.
-Tu aurais du m'en parler avant objecta Jack en fronçant les sourcils moins sur un ton de reproche que sur le fait qu'il se disait qu'il aurait pu (et du, il n'était pas homme à fuir ses responsabilités) faire quelque chose de plus pour sa belle.
Rose quand à elle avait presque les larmes aux yeux. Des doutes subsistaient dans son esprit sur ce que Jack comptait faire. Il venait de la demander en mariage avant qu'elle lui annonce sa grossesse et elle était donc sûre que ce n'était pas par obligation mais encore fallait 'il s'assurer qu'il soit heureux de la prochaine arrivée de ce cher petit être. Rose n'était pas assez folle pour lui demander de sauter de joie immédiatement mais quand il se serait fait à l'idée elle espérait qu'il se réjouirait assez pour l'accueillir avec elle. Beaucoup de solutions avaient été envisagées par Rose mais elle en était venue à la conclusion qu'elle voulait ce bébé plus que tout. Terminer la grossesse avec les moyens présentement connus se révélait quelques dangereux pour les femmes d'infortunes qui n'avaient que cette restreinte et douloureuse option. L'abandonner à l'adoption et par conséquent à d'autres parents revenait pour Rose à l'amputer d'une partie d'elle-même. Elle savait instinctivement que si elle le mettait au monde et ne ferait ne serais-ce que l'apercevoir elle n'irait jamais jusqu'au bout de la démarche et s'enfuirait n' importe où avec lui sans même attendre ses relevailles. Ave Cal, elle ne voulait pas d'enfant et se révulsait à l'idée même de délivrer au monde le fruit des immondices qui lui avait fait subir (d'où la demande de la potion à la sorcière de Southampton) mais l'enfant à naître était celui de Jack et cela changeait tout ,tous les deux ils avaient magnifiquement réussis à créer un lien charnel, un lien du cœur que Rose voulait à tout prix conserver et dont l'enfant était le témoin et la preuve que le fruit de leur amour devait être approuvé par le Seigneur. Tant pis pour tous ces gens qui soit disant étaient « Bien né » car il le leur avait bel et bien envoyé pour une raison même si une princesse grosse de son vagabond amant amènerait assurément un scandale sans précédent chez les Dewitt Bukater. Voila pourquoi elle ne fallait pas qu'elle revienne. Et Rose était à cet instant très certaine qu'elle ne reviendrait jamais chez sa mère ou ce qui l'avait été plutôt. La Princesse d'Ecosse n'aurait pas les moyens de conserver son château bien longtemps sans sa fille rebelle qui était son seul billet pour conserver son train de vie et qui la quittait. Cette décision était dorénavant sans appel car même si Jack l'abandonnai avec l'enfant elle l'élèvera seule, libre et sans contrainte. Le travail ne lui faisait pas peur.
-Tu sais pour quand le petit est prévu ? Est-ce qu'il y aurait une possibilité que Cal soit le père Questionna doucement Jack (il fallait à tout prix qu'il sache), comme un murmure, toujours prés d'elle et bel et bien décidait à le rester. Il caressait ses cheveux roux et bouclés.
Elle cessa de regarder la lune et se tourna pour lui faire face :
-Non, bien sur que non. C'est absurde. Heureusement. Si mes calculs sont bons le bébé naîtra vers Noël.
La première nuit passait à une ville de Paris alors sous l'orage à l'abri dans la grande chambre inoccupée du bordel avait due être sans nulle doute celle de la conception de l'enfant.
Ils y repensèrent en frissonnant intérieurement alors que Jack décida qui l'avait rejoint dans la contemplation des astres décida que maintenant, il était temps de ramener Rose à la réalité du présent.
-Eh Rose lui souffla t'il tout contre sa joue.
Elle savait qu'elle ne pouvait raisonnablement pas lui en vouloir de demander mais une part d'elle aurait voulue qu'il n'ait tout simplement pas à poser cette question qui évoquait les blessures du passé.
-Oui Jack ? Sa voix semblait presque faible :
-On va se marier Rose, On va se marier.
Elle le serra dans ses bras à son tour et il lui chuchota que tout irait bien comme une prière d'un croyant bien qu'il ne pratiquait pas vraiment et surtout pas régulièrement. Des nuages commençaient à s'annoncer sous le ciel d'Ile de France et Jack fit rentrer Rose à l'intérieur de la petite embarcation. Ils passèrent la nuit ensemble et se soucieraient de ce qu'ils allaient faire comme du reste du monde demain matin. Jack devenant soudain philosophe humoristique se dit qu'ils n'avaient plus à craindre de faire un bébé puisque c'était déjà fait. Et doux était les serments de corps échangés lorsque l'on ne dormait pas et que les bruits la nuit nous accompagnaient jusqu'au petit jour. Ils s'aimaient encore lentement lorsque l'heure était venue de se levée, l'aube d'un jour nouveau redessinant toujours un perpétuel horizon. Jack et Rose continuait à y jouait autour de sa ligne. Assise de bon matin, la péniche voguant toujours empruntant les canaux fluviaux franciliens, elle prenait un bain de pieds et la brève froideur qu'elle éprouva au contact de la très fraiche eau la grisa et la revigora. Elle avait eue encore des nausées ce matin là et c'était dépêchée de trouvé un seau pour jeter ses abattements et se soulager de toute cette bile qui l'oppressait au réveil. Elle réveilla Jack mais elle n'en sut rien jusqu'à qu'elle sente une main décidée qui releva ses cheveux en queue de cheval qui sans un mot resta discrètement derrière elle jusque qu'à que passe ce mauvais moment. Il se trouvait toujours à côté d'elle alors que la limpide et calme eau lui reflétait son image qui admirait sa bague de fiançailles pour s'assurer que ce n'était pas un rêve.
-Elle appartenait à ma mère tu sais lui confia le jeune homme en souriant.
-Je te jure d'en prendre bien soin Jack lui promit' elle.
Pourtant la magie devait finir d'opérer ses tours tôt ou tard et Jack venait de déposer vers les neuf heures du matin à la rue Nervins. Dés cet après midi Jack Dawson repartirait pour Vanves ou commençait la récolte des fruits rouges qu'il ramènerait sur Paris pour le vendre sur le grand marché des Halles de bon matin le lendemain, ainsi en avait décidé son patron qui répartissait ses employés en deux équipes qui travaillaient en alternance d'où le fait que Jack ne travaillait pas aujourd'hui et qu'il pouvait profitait de Rose encore un peu même si regagnait Vanves ou le maraîcher était un long trajet qui prenait beaucoup de temps et qu'il fallait en tenir compte tout comme le fait que le labeur payait bien et méritait bien ce sacrifice. Ce fut cet élément qui l'avait emporté quand Jack avait accepté la place vacante.
-Jack, avant de partir tu aurais le temps d'aller faire quelques dessins sur le Tertre. Je ne veux pas que tu abandonnes ta passion.
-Peut être que j'irai vers un tour. Je ne sais pas encore fit' il pensif.
L'établissement de Madame Monnaie se réveillait d'une autre de ses renommées folles nuits et Rose qui tournait en rond attendait avec impatience le réveil de Maddie pour lui demander de l'examiner encore une fois. Olivia, plus matinale, était déjà à taper causette à Jack. Ce qui énerva passablement Rose (bien que rationnellement elle n'ait aucune raison d'être jalouse puisqu'elle était désormais sa fiancée). Pourquoi donc ne profitait' il pas du reste de sa dernière matinée de libre en faisant ce qu'il aimait le plus au monde : faire de beaux portraits ?
Assise sur ne chaise, elle entendit enfin les pas de Madeleine qui arrivait à son tour dans la salle aux murs gris.
-Rose, tu es ici ? s'exclama Maddie visiblement surprise.
-Et oui, je suis revenue. Je viens de terminer mes études balbutia t'elle comme une enfant.
- Ah bon très bien ! Et alors ?demanda Maddie qui devenait soudainement curieuse comme si elle devinait quelque chose d'important.
Rose soupira profondément et se lança à tout expliquer à Maddie en qui elle avait toute confiance.
-Je ne rentre pas chez moi. Je m'enfuie avec Jack. Je suis amoureuse de Jack et je suis certaine d'être enceinte de lui. Je comptais sur toi pour m'examiner et me dire si le bébé va bien.
Le regard de Maddie était implacablement posé sur elle, tout juste si Rose y remarqua les sourcils un peu plus plissés qu'à l'ordinaire que la prostituée de Montmartre qui un léger étranglement dans la gorge la convia donc à repasser sur la table d'examen pour confirmer ou infirmer les dires de la jeune princesse. Tout en la suivant, Rose se dit qu'elle n'avait pas fait tout ce travail et obtenue c e diplôme pour rester ici indéfiniment. Elle se sentait mal à l'aise dans cet endroit qui ne las distinguait pas des autres filles travaillant ici et qu'elle n'était surtout pas.
Résignée, elle monta sur la table d'examens comme au matin de son arrivée et écartant les jambes se résolut encore une fois à subir la fouille de Maddie et recevoir son verdict. Après un quart d'heure Maddie la fi revêtir à nouveau et tremblante un peu lui confirma ce que Rose savait déjà.
-Tu es bien enceinte Rose. Le bébé se porte bien et tout se déroule normalement. Elle avait du mal à articuler soudainement.
La dernière phrase soulagea Rose d'un grand poids. La jeune femme la remercia rougissante de ne pas avoir de quoi la dédommager de sa peine et la vit partir très lentement sans autre mot.
Toujours occupante de la grande chambre du bordel qui normalement revenait à l'absente tenancière des lieux. Olivia lui disait que ce n'était pas juste que ce soit elle qui l'ai pour elle toute seule et Rose dut la rabrouer sévère en lui rappelant qu'elle n'était qu'invitée ici et qu'elle (elle mit exprès l'accent sur le mot « elle ») ne resterait pas éternellement ici.
-Et au moins je pourrais utiliser la chambre la prochaine fois que Martha partira en voyage persiffla Olivia, en colère comme elle l'était rarement.
-Et ce n'est pas une raison de t'emporter alors tempêta Rose maugréant elle entre ses dents, visiblement boudeuse et de mauvaise humeur.
-Assez de vos disputes les filles intima la blonde Maddie qui était la plus âgée d'entres toutes. De plus avec Martha outre manche, elle se sentait la chef de groupe. Olivia râle seulement car son amoureux à ce soir été retenu par sa femme.
-Ou bien parce que Mon Jack n'est pas là. Fit Rose. (Il était retenu à Vanves puis au Halles de Paris).
-Je crois que j'ai dit de vous taire. Ca vaut pour toi aussi Rose. (Sans qu'Olivia ou Rose puissent répliquer) regardant droit dans les yeux de la rousse :
-Rose, je peux te voir seule à seule.
Rose hocha la tête et la suivit à l'abri des regards indiscrets.
Leur conversation prit part dans un couloir discret et obscur de la maison.
Rose s'attendait à des réprimandes ou une médiation de la part de son amie Maddie mais pas à la voir à bout de nerf comme cela.
-Rose, une bonne fois pour toute, je voudrais que tu arrêtes de te disputer avec Olivia. Elle ne représente aucun danger pour toi.
-Mais…protesta Rose, concernée de voir que Maddie avait à présent les yeux tout rouges et visiblement pleurait presque.
-Olivia est simple d'esprit ne comprends tu pas ? Jack tu l'as pour toi toute seule car elle n'a pas tout simplement de pensées sexuées s'exclama-t-elle à bout de forces. Elle a de la chance de ne pas se prendre au sérieux et de considérer tout cela comme un jeu. Alors laisse la tranquille, c'est tellement mieux ainsi.
Dit comme cela paraissait tellement évident que Rose due concéder la défaite.
-Excuse moi si je suis sur les nerfs, j'ai tellement peur d'être reprise par ma mère que j'en perds tous mes moyens.
-Ta mère ? Le « détective » Maddie (comme elle se surnommait elle-même à ses heures perdues)
-Ma mère Lady Ruth Dewitt Bukater, la Princesse d'Ecosse.
- Comment ? Tu es une véritable princesse ? Maddie en était presque tombée par terre, estomaquée par la nouvelle, heureusement que le radiateur (qui ne fonctionnait d'ailleurs même pas) l'avait retenue.
-Oui ou plus précisément, celle qui doit l'être un jour en tout cas.
-Continue la supplia Maddie au comble de la curiosité.
-A la mort de mon père qui venait de subir un revers de fortune, j'ai été pratiquement fiancée de force à un Américain très riche nommé Cal Hockley. Je suis revenue de mon pensionnat français pour l'enterrement et un après midi, il m'a piégé et m'a violé
Et depuis l'a fait à répétions sans que puisse rien n'y faire. Ma mère et moi dépendions trop financièrement des Hockley. Je n'avais d'autre choix que de me taire alors lors d'une soirée mondaine je me suis enfuie de chez moi jusqu'à la falaise de Southampton d'où je voulais me jeter. C'est là où j'ai rencontré Jack qui dans le coin m'a sauvé en me dissuadant de la faire.
On est tombé amoureux et on s'est enfuit de Southampton pour que Jack me reconduise dans mon pensionnat (j'étais inscrite à Paris à Hautes Dames). On s'est aimé et maintenant que j'ai mon diplôme en poche, Jack m'a demandé en mariage, nous sommes fiancés et je suis enceinte et jamais je ne retournerai à ma vie d'avant. Termina t'elle, ferme et résolue et elle défiait quiconque de l'en empêcher.
-En voila une histoire convint Maddie en reprenant son souffle tant l'histoire de la Princesse Rose lui avait perdre haleine.
-Je me souviens la première fois que je t'ai rencontré. Tu cauchemardais à l'agonie. Je pensais que tu étais « une nouvelle » (Ô vous étiez, pardon vôtre altesse. (Mais Rose corrigea sa formalité bien vite)). Je n'aurais jamais crue une histoire pareille possible de ma vie.
-Et pourtant elle est vraie confirma Rose qui pleurait maintenant jusqu'à que Maddie décide de la conduire jusqu'au petit sofa de la pièce voisine.
-Jack, tu l'aimes et il t'aime, n'est-ce pas ?
-Oui bien sur.
-Alors estimes toi heureuse d'avoir cette chance et ne lâches pas le morceau. Deux amants en fugue, comme c'est romantique. Tu auras droit à ton bonheur, un mari formidable et je suis sur un beau bébé et tous les deux tu les chériras plus que tout au monde.
-Si on ne me retrouve pas miaula Rose.
-Tu es en sécurité ici la rassura Maddie sur un ton bourru et décidé que Rose ne lui connaissait pas jusqu'à maintenant. Je…Je vais envoyer Olivia tantôt pour que vous fassiez la paix toute les deux. J'ai du travail à présent, des clients arrivent.
Maddie esquissa quelques pas en direction d'une sortie programmée puis se retourna vers elle
-Quand Cal t'a prise et t'as séquestrée tu étais comme vidée de ton corps souillé de lui et l'esprit embrouillé.
-Comment sais-tu cela ?
-Tu ne le devines pas ? Tu crois que cela ne m'ai pas arrivée avec mes passants ? Tu crois que l'on choisit cette profession par plaisir ? Chacun gagne son pain avec ce que la vie lui a donné ma p'tite dame.
-Non ! lui certifia-t-elle. Elle le savait maintenant qu'elle n'avait pas choisit le plus vieux métier du monde autrement que par nécessité. Peut être qu'un client s'était récemment montré trop entreprenants.
Et voila que Maddie, les yeux rougis commençait à se mettre à pleurer aussi et à être toute bizarre.
-C'est juste..Que…je ne supporte plus qu'on me touche lâcha d'un cran la prostituée.
-Je sais ce que ca veut dire aussi nota Rose que la blessure d'être à la merci de Cal l'a possédant merci n'avait pas encore cicatrisée. Et qui comprenait à présent l'attitude de Maddie qui prenait de plus en plus de sens.
-Toi au moins Rose, tu as Jack pour t'aimer et te faire l'amour. Aussi de quoi te réconforter en pouvant prétendre que toi au moins tu ne le voulais pas ce qui t'ai arrivé. Moi, vois-tu, je n'ai même pas cela pour me consoler lorsque chaque soir je m'abaisse à m'avilir pour satisfaire les clients et que je me dis que jamais je n'aurais droit moi aussi de languir dans les bras d'un homme qui ne paierai pas.
-Ca t'arriveras peut être aussi u jour Maddie, quand tu t'y attendras le moins. Comme moi et Jack.
Elle sourit ironiquement.
-Je ne crois pas non. Personne ne voudra de moi avec tous ces messieurs qui me sont passe tous les jours dessus, c'est impossible.
-Je croyais la même chose quand Cal a été le premier mais Jack m'a prouvé le contraire.
Le silence s'installa inconfortablement entre les deux femmes.
Avant de partir Maddie, fermant ses yeux noirs demanda à Rose :
- Ets-ce que Jack Dawson est tendre avec toi ? Est-ce qu'il te traite bien ? Comment a tu trouvé l'envie d'aimer après ce qui t'est arrivée ?
Rose rougit à cette conversation intime qui ne la ravissait pas. Mais n'étaient elles pas devenues amies ? Ne lui faisait' elle pas confiance ? La similaire conversation qu'elle avait eue avec Trudie avant sa fuite de Londres lui revenait en mémoire. Sauf que cette fois ci les rapports de force se trouvaient inversés.
-Oui, il me traite bien sûr. La réponse en était même absurde.
-En fait, il est tellement doux et prévenants dans ses caresses que quand on fait l'amour, c'est moi qui en redemanderai encore et encore.
Très dignement sur ces mots et silencieuse, Olivia se retira cette fois ci pour de bon.
De retour dans sa chambre, Rose réfléchit et convint qu'elle c'était sans doute montré trop dure avec Olivia et elle songeait que Maddie avait mit dans le mille au début de leur conversation. Dans son infortune, elle avait eu des la chance. La chance que tout cela l'ai mené jusqu'à Jack avec qui elle avait apprit ce que le verbe aimer voulait dire. Assise et au chaud dans le lit de Martha et dans des couvertures confortables, elle fut soudainement remplie d'une vague reconnaissance envers les deux prostituées pour l'avoir toujours protégée coûte que coute et se sentit par la même occasion honteuse d'avoir pensé il n'y a pas si longtemps d'être indigne de ces lieux. Elle dut admettre que ces deux femmes l'avait protégé et continuait à le faire. C'était sans doute pour cela qu'elle n'avait jusqu'à présent croisé qu'un nombre select de filles dans le bâtiment. Elle ne devrait jamais oublier ce qu'elle avait subie avec Cal et ne plus regarder de haut Maddie et Olivia qui souffraient le courage (ou la témérité) de faire « ces choses la » avec leurs clients tous les soirs.
On toqua à la porte, ce n'était pas Jack encore retenu à Vanves pour son travail et Rose croyait déjà savoir qui se trouvait derrière. Maddie tenait visiblement ses promesses et venait d'envoyer Olivia à la rescousse. Pari gagné Rose sentit le parfum de l'unijambiste avant même le bruit de ses béquilles que quand elle voulait elle savait mettre en sourdine.
-Rose Rose tu n'es pas fâchée ?
-Non, non, je suis plus fâchée Olivia.
Ces mots suffirent à réjouir l'unijambiste qui se précipita dans ses bras toute à sa joie de la réconciliation.
-Merci Rose. Je croyais avoir fait quelque chose de mal, tu sais.
La jeune anglaise souhaitait s'excuser et expliquer pourquoi elle s'était empotée et voulait qu'Olivia comprenne.
-Je me suis emportée car je n'aime pas ce qui se passe ici…avec vos clients. Je e voulais que Jack arrive et m'emmène quelque part.
-Parce que tu ne veux pas que Jack devienne client et parce que tu l'aimes constata d'emblée Olivia avant d'éclater de rire.
-C'est comme les dessins sauf que Jack n'aime pas jouer comme les clients autant qu'il aime dessiner…A part avec toi, il me l'a dit cligna t'elle malicieusement de l'œil avant de se retirer à son tour pour aller satisfaire les visiteurs.
Rose se demanda si Olivia ne jouait pas les candides pour mieux affronter l'opacité de sa vie de fille de joies, peut être que les miroirs ne reflétaient pas la vérité dés personnes que l'on est. Elle lui en toucherait deux mots demain. Elle était trop fatiguée, ce soir.
Deux jours furent pleinement écouler pour Rose sur Paris depuis la conversation tardive avec Olivia et Madeleine. Et elle essayait de les aider autant que faire se peux tout en demeurant discrète dans sa chambre lorsqu'elles travaillaient la nuit. L'une et l'autre, de façon plus ou moins claire c'étaient confiées à elle sur le ressentir de leur profession, et elle ne les admirait que plus d'avoir la force d'écumer le salon pour ensuite gagner les chambres chaque soir. Elle ne l'aurait jamais pu et encore moins après ce qu'elle avait subie et qui l'avait conduite dans la situation ou elle était. Mais sans laquelle elle n'aurait jamais connue son fiancé Jack et ne porterait pas leur enfant à l'heure actuelle. L'homme de ses pensées pensait également à elle et venait d'envoyer un télégramme rue Nervins pour lui dire que tout allait bien à Vanves et qu'il serait de retour sur les Halles parisiennes dans trois jours. Ce qui fit pensait à Rose qu'elle devrait encore trouver son utilité dans la maison pour encore trois jours.
Peu de mots ou de choses dîtes et Rose se contentait de faire de son mieux, à 13 heures trente de l'après midi elle faisait la vaisselle du déjeuner des pensionnaires de la maison rose et auparavant avait épluché les légumes en aidant Olivia, la corvée de repas. Heureusement que Hautes Dames avait également offert des cours de cuisine, si Rose n'était pas un chef, du moins avait' elle été capable de la seconder un peu dans sa tâche même si la frugalité des plats n'avaient rien à voir avec l'opulence de nourriture jusque là connue. Rose se dit que ca ne serait pas la dernière des choses à laquelle elle devrait s'habituer dans sa nouvelle vie.
En route pour le marché de saint Ouen à la recherche de fruits frais qu'elle ramènerait au logis dans un panier en osier qu'elle pendait à son bras et dont les tresses ne semblaient ne tenir ensemble qu'à un fil, elle tenait fermement dans sa main les pièces de monnaie confiaient par Maddie. Humant l'air et l agitement des locaux et des habitués, elle hâtait cependant le chemin du retour avec détermination. Dans la pièce commune, Rose trouva Olivia Guichard prostrée contre le feu était de la cheminée dont seul les cendres restaient. Elle avait à nouveau fait une teinture dans les cheveux (« rousse comme sa meilleure amie ») et son parfum si particulier embaumait à nouveau sur elle.
-Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? s'exclama Rose, craignant de suite le pire. Maddie la réconfortait et prit le partit de répondre pour sa camarade.
-Martha nôtre patronne est à Calais, elle a envoyé un télégramme et sera ici dans deux jours fit comprendre Maddie avant de continuer plus loin son explication.
-Et elle n'a pas encore récolté tout l'argent qu'elle lui doit. Il lui faudrait au moins dix clients de plus d'ici deux jours conclut Maddie, morose.
Et ce n'était pas la maintenant désargentée Rose qui pouvait aider son amie saugrenue.
Cette nouvelle signifiait sans l'ombre d'un doute que Rose et Jack ne pouvaient rester dans leur peu orthodoxe refuge.
Maddie, seconde de l'établissement les avaient prit sous son aile et maintenant ne pouvant faire autrement leur signifier leur congé, les mettant dehors. Qu'allaient' ils devenir ?
Rose n'avait jamais attendu avec autant d'impatience pour le savoir.
La venue de Martha se propagea comme traînée de poudre prête à se répandre et exploser et manifestement on était déjà sur la rampe de départ, parée au lancement face au compte à rebours qui s'annonçaient. Rose croisait même quelques filles qu'elle n'avait jamais rencontrées auparavant.
-Des nouvelles arrivent confirma Maddie. Il faut bien renouveler la marchandise de temps à temps comme le dirait Martha.
Jack venait de rentrer ce début d'après midi des marais de Vanves et était tout courbatu, fourbu par son labeur à tracer sillon sur les vastes prairies de l'est à labourer sans repos et sans fin.
-Je suis fils de fermier aimait t'il à proclamer fièrement. Je devrais m'en tirer jusqu'au mois d'aout.
- Trouverons-nous une maison où nous loger ? demandait Rose en retour.
Le bébé bien au chaud dans son ventre était la première de ses préoccupations et elle était bien décidée à le faire naître avec un toit au dessus de sa tête.
-Dés que j'aurais amassé l'argent nécessaire Rose. Tel était la réponse de Jack.
-Je vais chercher du travail aussi. Il n'y a aucune raison pour que je n'y arrive pas.
-Dans ta condition ? objecta Jack tout de go. Il ne voulait pas jouer avec la santé de Rose ou celle de leur bébé.
-Je pourrais essayer au moins au début. Si je ne dis rien, ca ne se remarque pas encore.
-Ca ne saurait tarder.
-Après nous aviserons. Je sens que je gène ici et je ne suis pas autant utile que ca aux filles alors. Et puis Martha revient demain. Que ferons-nous ?
-Je suis passé chez Dirmint, il est d'accord pour nous prêter son grenier. Ensuite nous serons comme de la mauvaise graine emportée par le vent.
Cette évocation qui paraissait pourtant lointaine revenait avec Rose chez Rose ainsi que tous les sentiments de bien être et de grisement qu'elle procurait.
- Devrons-nous aller à Vanves ? Questionnai t'elle.
-Je ne sais pas, peut être dans un premier temps. Les loyers y sont moins chers. De beaucoup.
Jack toujours chaussé mais les bretelles de son pantalon suspendu à ses jambes était allongé dans la grande chambre que Rose occupait pour la dernière nuit. Il éclata d'un rire sourd et profond alors qu'il se saisit de Rose jusque là assise près de lui pour la mettre tout contre sa poitrine et se nouer tout autour de son cou. Elle fit de même. Et ils se relaxaient comme cela arrivait plus maintenant, nez contre nez, souriants et détendus. Ni l'un ni l'autre n'étant en cette soirée partant pour une nuit de leurs ébats autrement passionnées et brûlants.
-Quand est-ce qu'on se mariera demandait encore avec excitation Rose pleine d'espoir.
-Quand on sera chez nous et que j'aurai assez d'argent pour le loyer, le bébé, nous et une bague.
-Je finirai vieille fille avec tout ca. J'ai une meilleure idée si je vendais la bague de fiançailles de Cal. On aurait déjà un petit pécule qui nous laisserait de la marge.
-Ce ne serait pas un recel ?
-Je ne l'ai pas volé tu le sais bien.
-Qui t'achèterait cette babiole ?
-Quelqu'un qui a de l'argent et qui veut couler tout droit au fond de la Seine.
Jack riait sous cape des plans que formulait sa fiancée.
-Non, sérieusement. Je sais qui pourrait me l'acheter. J'irai la voir demain avant d'aller chez Dirmint et de chercher un travail. En attendant nous devons nous reposer tous les deux. Demain, tu retournes aussi à Vanves, n'oublies.
-Je n'oublie pas soupira t'il exagérément.
C'est ainsi que leur dernière nuit se passa beaucoup plus calmement que celle de leur arrivée mais toujours blottit contre l'autre.
Jack avait quitté Montmartre de bon matin et Rose c'était réveillée à son départ lui donnant ainsi un tendre baiser d'au revoir après lequel elle jugea qu'elle avait le temps de se rendormir un petit peu. Elle fit un rêve étrange comme cela lui arrivait parfois. Olivia gardait ses mains poser sur sa bouche et ne pouvait parler, voulant l'aider, Rose sortit pour chercher de l'aide mais la porte ne pouvait s'ouvrir sur elle. Ce fut alors qu'elle allait ouvrir qu'elle en tomba à la renverse pour se réveiller en sursaut dans le lit.
Elle n'avait croisé ni Maddie, ni Olivia dans la salle commune du bordel mais quelque choses à son attention à avaler sur la table mais un peu en retard sur et au regret de gâcher de la nourriture et le temps du cuisinier, Rose due pourtant se résoudre à partir l'estomac vide.
Elle chercha sans relâche du travail ce jour là, jusqu' à la fermeture des commerces et artisanats, malheureusement ce fut sans succès Tout juste obtient' elle par bouche à oreille l'adresse d'une blanchisserie qui recrutait mais celle-ci se situant loin de son secteur de recherche, elle arriva devant bien après l'heure de fermeture et reviendrait donc demain. Il fallait maintenant déménager chez Dirmint ou Jack l'attendrait comme convenu. Remontant vers la rue Nervins, elle prenait la mesure de ce parcours un peu spécial qu'était le sien et découvrit qu'il lui plaisait d'autant plus qu'il était tout sauf conventionnel et quoi qu'il couta il la conduirait vers le bonheur.
Surprise et déçue, elle le fut en constatant que les filles étaient encore une fois de plus absente de la salle commune mais sans doute avaient' elles d'autres obligations et clients à satisfaire. Elle en frissonna d'horreur.
Ses affaires se trouvaient rassemblées en évidence dans un coin de la sombre pièce.
Elle fut déçue de ne même pas leur dire au revoir et merci comme elles semblaient le mériter.
Mais il ne lui restait plus qu'à frapper à la porte de Dirmint.
Elle s'arrêta net dans la rue, fatiguée de tant d'heures de marches mais surtout parce qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié le cœur de l'océan sous le matelas du lit. Il lui fallait donc rebrousser chemin au plus vite si jamais quelqu'un de mal intentionné s'en emparer.
Toujours personne n'était en vu, à pas de velours elle s'introduit dans la chambre qui était dans le même état qu'elle l'avait trouvée à son arrivée. Elle souleva le matelas et prit le bijou qui n'avait pas changé de place dans la poche de son manteau. Ce fut à tâtons qu'elle allait repartir quand soudain :
-La voila !
Le tréfonds de ses peurs remonta soudain à la surface, son premier instinct fut de penser que Cal l'avait retrouvait.
Elle restait à nouveau comme paralysée et tremblants de tout ses membres.
-Petite voleuse ingrate ! Accusa une femme forte replète aux cheveux gris.
-Pardon Madame, qui êtes-vous ? Je ne vous ai rien volée.
-Rose ? Je suis Martha Monnaie. Il paraît que tu dors ici dans ma chambre comme une clandestine depuis un certain temps déjà. Je ne donne ni l'hospitalité, ni la charité. Paye de suite ou travaille pour moi avec mes autres filles.
Elle aurait voulu protester avec énergie et trouver un arrangement mais quelque chose qui lui avait échappé en rentrant dans la pièce la fit presque défaillir de terreur.
Un détail en plus. Il s'agissait d'un petit coffre fort qu'on amenait partout lorsque l'on était riche et que l'on aimait voyager ou qu'on y soit obligé. Les yeux éberlueraient, elle constata qu'elle ne le connaissait que trop. Sur le côté, il y a avait gravé l'infâme lettre « H » de Hockley. Il était là, il était ici. Qui ? Quoi ? Comment ? Elle ne savait rien sauf qu'il fallait sortir de cet endroit qui se refermerait sur elle comme une souricière.
-Tu me dois soixante francs.
-Mais…je ne peux pas vous payer madame. Je suis une amie avec Olivia et Maddie. Et...
-Oui, j'ai déjà entendu l'histoire. Alors épargne-moi tes inutiles jérémiades. Elles sont vaines.
Elle ferma la porte à clés et Rose sentit seulement de l'oppression autour d'elle. La sourire narquois et sordide sur le visage guerrier et conquérant de Cal n'apparut pas comme elle s'y attendait d'une minute à l'autre. Deux autres filles vinrent à elle, deux nouvelles recrues qui avait les dents longues en leurs débuts à Nervins et visiblement prêtes à touts pour plaire à leur patronne. Elles fermèrent la porte à clés.
-Elle veut que tu portes ca et que tu ailles chercher le client qui te réclame dans le salon. On doit t'escorter.
Rose prit la guêpière qu'elle devait passer à la main quand le regard d'une fille retint particulièrement son attention. C'était Ambroise la guichetière de la pièce. Comment était-elle arrivée là ?
- Jamais ! clama-t-elle de toutes ses forces.
Mais les femmes déterminées, une se saisit de son bras, l'autre la tenait par la taille, elles joignirent leur force pour lui enlever sa robe, son bustier et son manteau. Elle pleurait alors qu'entre ces deux geôlières elle se retrouvait le buste nu en train de passer une guêpière serrée tandis que Martha pénétrait pour la seconde fois dans la pièce, pièce ou son petit bébé avait été créé.
Elle tâtait ses seins fermes sous ses protestations avec une énorme satisfaction de maquerelle voyant apparaître les deniers.
-Hockley sera content. Et si tu remues bien ton jolie derrière quand il te prend le devant, j'aurais beaucoup d'argent.
-Je ne veux pas. Je ne veux pas hurlait Rose.
-Et que comptes-tu faire ? Appeler la police et dire que tu n'as pas payée ta dette ?
Elle fût traînée de force dans le couloir qui menait aux salons des clients et vomit de dégoût dans cet obscur corridor, hystérique, respirant après cela inexplicablement fort sans que rien ne puisse arrêter ce processus.
L'ombre du mal en personne s'interposa aussitôt qu'elle ait franchi les pièces des salons réservés aux habitués. Il se pointa la devant elle, Caledon Hockley, droit et silencieux et ne détachant pas son regard d'elle. Elle ne baissât pas la tête mais ne sut se résoudre à affronter le regard noir de l'ennemi. Elle parcourait le salon et fit Maddie, nue, sur un fauteuil empirique n'être que de la pâtée de chien pour Lovejoy qui la prenait avec son pantalon tâché mais toujours sur lui.
D'autres clients et les belles se livraient sur de similaires concepts à des orgies sans fins. Le champagne coulait à flot.
Elle dégorge encore et ce fut à ce moment là que Cal daigne baisser la tête et la regarder.
-Alors, c'est elle que vous cherchez Monsieur Hockley?
-C'est elle en effet confirma t'il sur son ton de gentleman parfaitement imité.
-Vous aurez du bon temps avec elle! appuya la tenancière. Regardez moi cette poitrine. Elle baissa le buste de Rose, révélant ses seins lourds, exposés à la lumière de ce salon de galanterie plein de monde
-Et les rousses ne sont pas les moins farouches. Elle remontait la guêpière pour qu'il jouisse de l'enlever à nouveau lui même.
Elle, elle tâtait déjà l'argent que Cal lui tendait dédaigneusement, le mettant en sécurité dans son propre bustier.
-Vous n'êtes vraiment qu'une petite salope! Et il la gifla magistralement.
Elle y était maintenant mais c'était trop tard. Ambroise la guichetière du théâtre devenue prostituée avait du la vendre. Cal avait du mener déjà l'enquête partout dans Hautes Dames et Ambroise avait réussie à faire la connexion et deviner son secret. Elle fermait les yeux, n'osant rien dire.
- Ramenez t-la dans la chambre ordonna t'il aux filles.
Les trois filles et l'homme d'affaire héritier américain refirent le chemin inversent.
Cal vit un bac d'eau qu'on utilisait généralement pour la lessive.
Il ordonna à la deuxième fille baraquée d'y plonger la tête de Rose pour qu'elle y rince sa bouche.
-Cela sera mieux quand on s'embrassera. N'est-ce pas mon cœur ?
-Allez au diable !
Ambroise fut la première à pousser Rose qui trébucha dans la chambre de Martha
-Fermez la porte Béatrice ordonna encore Cal. Elles se retirèrent docilement.
-Que ne vous ai-je prévenue Rose, les actrices ne sont' elles pas toutes des putains ? En voici la preuve. Vos petites camarades en sont la preuve vivante. Heureusement certaines de vos connaissances ont encore le souci de vôtre réputation et sont venues me trouver. Ce soir vous vous montrerez sous vos vrais couleurs et en subirez les conséquences.
-Non, non, pas encore ! Suffoquait' elle totalement.
Il se tenait droit et calme mais Rose qui sentait son haleine alcoolisée savait que quand il avait bu, il pouvait se montrer dangereux en un rien de temps.
Il se rapprocha d'elle en titubant (signe que l'alcool dans ses veines atteignait son apogée et n'allait pas tarder à montrer le plein éclat de sa puissance) la poussant sur le lit après s'être déshabillé.
Il arracha le tissu du bustier de la guêpière, révélant la chaire ferme de ses appâts, la prit par les pieds alors qu'elle essayait une ultime fois de se débattre et qu'il la dépouillait de ses bas avant de s'attaquer à sa vulgaire pièce de lingerie. Et de commencer sa débauche de luxure.
-Cal, arrête !
-Non, j'ai dit NON !
Quelque chose vibrait sous le lit, comme une force opposée et alors que son agresseur essayait de la montée avec peine.
Rose sentit son pied être entrainé vers le sol par des mains rugueuses qu'elle reconnaîtrait entre mille.
Celles de Jack.
-Rose, ca suffit. Soyez gentille.
-Je suis à vous Cal.
Une autre paire de bras sortit de sous le lit, les bras d'une femme puis une jambe.
Le corset prêt à être défait-elle prit subtilement la place de Rose.
Cal trouva la main d'Olivia qui était en train de s'installer sur le lit sans qu'il s'en aperçoive, l'ivresse et la même couleur des cheveux des jeunes femmes aidant bien la cause de Rose.
Cela permit à la jeune femme de glisser habilement sous le lit. Depuis cette place poussiéreuse, elle vit le corset et la jupe, les sous vêtements d'Olivia décidée, glissés comme dans un ralenti.
Jack aussi cruel que ce soit retient difficilement un soupir de soulagement en voyant sa fiancée sauvée d'une nouvelle attaque et maintenant pelotée dans ses bras mais toujours dans une situation inconfortable. –J'ai eu si peur murmura t'il !
-Argh.. Olivia couina et ce n'était pas dans ses habitudes.
-Ce ne sera pas fait si vite cette fois beuglait Cal.
Il bondit hors du lit et tira Olivia part les cheveux, l'entraînant avec lui.
Rose et Jack entendirent le souffle d'Olivia monter d'un volume dans la pièce.
Cal tenait fermement la personne qu'il croyait être Rose et la plaqua contre le mur.
-Vous m'avez humilié Rose et il est grand temps que vous appreniez le mot soumission. Au coin.
Dans un coin du mûr Olivia de dur se trouvait immobiliser et Cal la rendit à l'obédience en la pénétrant sans une autre forme de procès.
Rose tremblait, Jack la retint d'aller à la rescousse de l'unijambiste.
-Si il nous trouve ici, nous sommes morts tous les trois chuchota t'il, une boule dans la gorge que la tenure de sa pomme d'Adam reflétait parfaitement Alors que Cal continuait à s'introduire dans le derrière d'Olivia, celle-ci retenait ses larmes qui ne tenaient que jusqu'aux cils. Elle avait déjà enduré plus. Crânement, elle bougea un peu, Caledon toujours collait à son arrière train, elle attrapa le manteau de Rose confisqué par Béatrice et Ambroise l'envoyant tout juste assez loin pour que Jack s'en saisisse du bout des doigts. Il recouvrit présentement Rose du vêtement.
La valise de Rose n'avait pas bougé d'endroit.
Cal s'agrippait toujours à Olivia, désireux de voir ses besoins assouvis.
Bientôt il sembla se lassait de cette position et intima à Olivia de s'asseoir à genoux sur le lit.
-Faîtes moi plaisir mon cœur ! Intima-t-il.
Olivia prit l'organe reproducteur qu'elle aspirait dans sa bouche et que Cal grognait tout son soul.
Jack bouchait très fort les oreilles de Rose toujours planqués comme des clandestins qu'ils étaient d'ailleurs. La rousse pleurait toujours, se sentant coupable du martyr qu'Olivia consentait à endurer pour elle et Jack et surtout du fait de l'avoir avant déjà rudoyer à plusieurs reprises.
Jack ne put la calmer qu'en lui montrant une clé passe partout que possédait Olivia et qui les sortirait d'ici dès que le moment opportun se présenterait. Il se présenta lorsqu'encore une fois lassé, il ne la ménagea guère plus mais la poussa à se coucher sur le lit lui écarta les cuisses alors qu'elle gémissait et pleurait et se faufila dans ses entrailles, la consommant pleinement avant de recommencer. Jouant avec ses mamelles rosées comme avec des jouets à sa seule disposition qu'il utiliserait à sa guise. Juste après l'acte, Cal s'endormit. Le temps de déguerpir était définitivement venu.
Essoufflés de ces péripéties, Jack et sortirent de leur cachette avec leurs menues affaires sous les bras. Toute pâle, manteau la recouvrant, l'Anglo-Ecossaise se dépêcha de déposer un trop bref baiser sur le front l'assaillie qui pleurait encore à chaudes larmes sans dire un mot, reniflant seulement de temps à autres.
Déjà Cal commençait à s'éveiller et s'en reprenait en elle. Olivia mimait, imitait les sons et les gestes de l'amour pour garder l'attention de Cal qui la besognait sans merci. Elle voyait très bien Jack et Rose à quatre pattes qui étaient trop médusés pour pouvoir sortir. Trop bons pour la laisser avec lui.
-Oh oui Cal. Encore.
En même temps, des menus poignets, elle leur faisait signe d'y aller sans tarder. Alors qu'elle se sacrifiait.
-Faut pas rester ici Rose, faut pas murmura faiblement Jack qui avait gardé le point fermé de colère et serré les dents tout le long. Dans la nuit, Jack la tirant par le bras. Ou qu'ils aillent.
Sans reprendre leur souffle, ils sortirent du bordel et dévalèrent la rue des martyrs qui regagnait la rue de Monsieur Dirmint.
Fin de ce chapitre. Commentaires toujours aussi utiles et appréciés. Alors donnez moi vôtre avis et au diable la timidité. Titre du prochain chapitre ? « Pour le meilleur et pour le pire »
