Chapitre 21 : Pour le meilleur et pour le pire
Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.
Résumé : Il est dans le titre, braves gens !
Note de l'auteur. J'ai supprimé la « note de l'auteur devenue obsolète. Donc le prochain chapitre updaté portera aussi le numéro 22. OK ?
Village de Montmartre 24 Juin 1911,
Southampton, Angleterre, 1er Juillet 1911
Ils avaient courut tous les deux comme des chevaux faisaient le grand galop pour une course hippique. Minuit venait de sonner au carillon du Sacré Cœur Ils frappaient maintenant comme des damés et tambour battant à la porte de Dirmint qui devenait sans encore le savoir leur seul recours dans la nuit noire parisienne.
Une lumière d'une lampe à pétrole apparut finalement après des minutes qui leur parurent durer une éternité, l'homme daigna se montrer aux pas de sa porte, bonnet de nuit sur la tête.
-Jack, mon garçon. Qu'est ce qui t'arrives ? Il se frottait les yeux comme pour s'assurer que tout était réel.
-J'ai des problèmes. Peux-tu nous héberger pour la nuit ? demanda Jack en allant droit au but de sa visite.
-Nous ? S'exclama en baillant l'homme chauve qui se croyait encore endormi.
Très protecteur, il fit avancer Rose qui baissait la tête forte honteuse de n'avoir que son long manteau par-dessus la guêpière déchirée en guise de tenue convenable.
-Oui, Rose, ma fiancée.
-Tu as une fiancée ?
Par un oui, il confirma ce simple fait.
-Seigneur Tout Puissant ! Soupira Dirmint en les entraînants dans son antre.
Le vent glacé soufflant le Nord était devenu se radicalisé dans la soirée et la chute de température avait été importante
-Mais vous êtes glacés !
Un peu plus réveiller que précédemment (mais peu bousculé dans sa vie il pensait que des situations de ce genre n'arrivaient qu'en rêve), il se précipita dans sa chambre pour prendre des couvertures qu'il recouvrit sur les épaules des deux jeunes gens. Il ne s'arrêta pas la cependant et désireux d'aider Jack et la p'tite rouquine, continua à se mettre en quatre pour eux et se précipita dans sa cuisinette pour préparer un bon pot de café bouilli qu'il proposa bien vite aux amoureux leur déballant sans leur avoir demandé leur avis des tasses en terre cuite pour boire le chaud breuvage réconfortant.
Rose Dewitt Bukater et Jack Dawson ne voulaient pas évoquer les faits de la soirée. Poliment, ils demandèrent donc à Dirmint ou ils dormiraient ce soir. L'homme à qui sa chère petite bicoque Montmartroise suffisait amplement leur désigna une pièce adjacente. Un cagibi obscur ou une banquette de lit blanche était posée à même le sol, fut mit leur disposition à leur plus grand soulagement. Un bougeoir pour parer au manque d'électricité de la pièce.
Ils se faufilèrent au dessous de la couverture mais ni l'un ni l'autre ne furent capables d'y trouver le sommeil.
-Comment tu m'as retrouvé ? demanda Rose tout doucement.
-Olivia te cherchait partout pour te dire au revoir. Ne te voyant pas on pensait que tu avais des problèmes. On est arrivés en courant, on est monté dans la chambre mais on n'a rien vu. J'allais me rendre chez Dirmint pour te récupérer (je pensais vraiment que tu étais partie là bas). J'ai vu (et reconnu !) le coffre d' Hockley et j'ai compris. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie Rose, je savais que tu courais un grave danger. .On a entendu du bruit et Olivia et moi nous sommes cachés sous le lit. Quand je t'ai vue Rose, j'ai de suite voulu étriper ce sale type. Mais Olivia a mis d'elle-même ce plan au point et Rose… ne me refait jamais une peur pareille.
-J'ai cru qu'il parviendrait encore à ses fins sanglota t'elle sur son épaule réussissant enfin à exprimer ce qu'elle avait ressentie.
-Je ne l'aurais jamais laissé faire.
Il la serrait fort dans ses bras. Il ne voulait que plus jamais elle n'ait peur.
Les larmes coulaient à flots.
-Elle n'aurait pas du…Je n'aurais pas pu faire ce qu'elle a fait. Jack je me sens si mal. Je me sens honteuse de l'avoir obligé à ca et en même temps je suis si soulagée d'avoir réussie à m'échapper.
-Chut Rose, chut. Elle
-Jack, il faut que je te dise quelque chose
-Je t'écoute.
Elle prit le bougeoir, sortit de la banquette et fouilla la poche de son manteau frénétiquement pour sortir et lui montrer le cœur de l'océan.
-La dernière fois qu'il m'a violé. J'ai pris ce foutu collier rien que pour me venger. Je pensais que ce serait comme une monnaie d'échange pour qu'il me laisse m'en aller. Il était dans le coffre et… Elle n'avait la force que de balbutier.
-Mes dessins ! fit Jack soudainement tout penaud
-Qu'est-ce qu'il y a avec tes dessins ?
-J'ai mit mes dessins dans le coffre. Il était à moitié ouvert et Olivia et moi entendions vos pas. Il ne fallait pas qu'il devine qu'on était là et vite. J'ai oublié de le revendre. Et c'est lui qui a le coffre.
-Tu crois qui le regarderas ? demanda t'elle sans trop d'espoir.
-Il ne le remarquera même pas vu qu'il se promène avec un portfolio de dessins dans son coffre à chaque voyage ironisa t'il.
-Autant lui écrire une note avec écrit « maintenant vous pouvez nous garder tous les deux dans votre coffre Rose.
-Que va-t-il tenter pour de récupérer ?
-Je n'en sais rien Jack.
-Il faut que l'on se dire d'ici Rose. Plus j'y pense et plus je me dis que nous devrions quitter Paris.
-Pour quoi faire ? Aller ou ?
-Pour aller en Amérique bien sur ! Déclama-t-il joyeusement comme si c'était la chose la plus évidente du monde.
-Mais nous n'avons pas d'argent pour cela ! lui objecta-t-elle avec raison. Et puis, je suis sûre que Cal nous retrouverais quand même là bas. Il a une énorme influence tu sais.
-Sur la côte Est peut être mais dans le Midwest, le Nord ou bien même la Californie, j'ai un comme doute horrible lui sourit t'il.
- Emmène-moi là bas alors. En Californie.
-En plus là bas, il fait plus chaud qu'ici plaisantait' il sans entrain.
-Jack, je ne veux pas dormir, j'ai peur à nouveau de faire des cauchemars.
-Encore des cauchemars avec Cal ?
Il la comprenait fort bien après ce qui venait de se passer.
-Oui, mais pas seulement.
-Que veux-tu dire Rose ?
-J'ai déjà eu des rêves. Des rêves…Presque prémonitoires.
-Comment cela prémonitoire ?
-La première fois que Cal a réussi à...tu_ vois.
Il hocha la tête et offrait une mine renfrogné.
-J'avais déjà rêvé de lui auparavant. Il posait ses yeux sur moi d'une manière si.. Urgente.
J'ai vite réalisé après quoi Cal était. J'ai rendu visite à une femme à Southampton qu'on dit sorcière. J'ai prit la précaution de lui acheter une potion de stérilité. Car je savais…je savais. Et je n'ai pas pu l'en empêcher.
-Je sais ma puce, je sais.
-Avant ce soir. J'ai fait un rêve aussi quand tu étais partit à Vanves. Olivia qui avait besoin d'aide.
-C'est très étrange.
-Est-ce que tu crois que ça arrivera encore ?
-Peut être lui répondit t'il songeur.
-Jack ?
-Oui, Rose.
-Pourras-tu aller voir Olivia demain ?
-Je passerai la voir après le travail si tu veux Rose.
-Martha ne te connais pas et je veux m'assure qu'elle va bien.
-Je sais trop par quoi elle ai passé. Et c'est ma faute.
-C'est de la faute de Cal Hockley et de personne d'autre, je peux te l'assurer Rose. On ne peut pas traiter des femmes de cette façon impunément.
-Sauf si on possède beaucoup d'argent et qu'on s'appelle Hockley.
Il l'embrassa et la pria de dormir un peu. Demain était un autre jour.
Cet autre jour commença encore plus tôt que tous deux ne l'auraient crus.
On tambourine encore et encore à la porte de Dirmint pour qui deux fois en quelques heures était vraiment trop. Le pauvre homme alla donc rouvrir se demandant quelle autre aventure bizarre l'attendait en ce début de matinée.
-Etes-vous Monsieur Dirmint ? lui demanda t'on d'emblée.
Jack et Rose qui avait aussi entendu frapper au carillon. Et cette fois ci ce fut le tour de se demander si ils ne faisaient pas un mauvais rêve en se frottant les sourcils.
Un gendarme en uniforme et casqué accostait leur bienfaiteur et demandait si il 'avait pas vu la Princesse Rose Dewitt Bukater et Monsieur Jack Dawson.
-Oh Merde !
-Il ne va nous dénoncer demanda Rose alors qu'ils se cachaient et qu'elle implorait silencieusement pour qu'il puisse quitter leur refuge le plus vite possible.
-Je connais Monsieur Dawson. Mais la princesse Dewitt Bukater, qui est cette jeune femme ?
-La Princesse d'Ecosse. Elle a été enlevée par Dawson, un dessinateur vagabond bon à rien dont elle s'est apparemment entichée. Son fiancé Monsieur Hockley est très inquiet à son sujet vous savez. Quand avez-vous vu Monsieur Dawson pour la dernière fois ?
-Un mois et demi. Il voulait s'inscrire aux Beaux Arts. Dessinateur doué mais il n'a pas été prit et je ne l'ai pas revu depuis.
-Vous êtes sûr ?
-Parfaitement sûr monsieur l'agent.
Rose et Jack qui avaient bien cru l'instant venu où ils serraient vendus aux autorités ne purent s'empêcher de pousser un soupir de soulagement à ces mots mais pas autant que quand ils entendirent les pas de l'officier pressé qui quittaient la maison sans autre forme de procès.
Jean Dirmint n'étant homme à chercher les ennuis en disant la vérité à la police qui l'interrogeait chez lui ni à en attirer en gardant deux fugitifs chez lui, Rose et Jack furent vite mit dehors de chez lui.
Ils erraient dans Paris ne sachant que aire ni où aller. Rose aurait souhaité aller à la blanchisserie pour y débaucher un travail mais pendant que le policier parlait à Dirmint, ils avaient loupé l'unique tramway pour s'y rendre. Et avec Martha, à Nervins, ils ne pouvaient même pas aller demandé des nouvelles d'Olivia. Ils espéraient que Maddie et elle ne se faisait pas trop de soucis pour eux. Accoudés à la table d'un café ou ils ne demandèrent qu'un verre d'eau par restriction budgétaire, Jack comptait pour eux deux l'argent qu'il avait gagné en travaillant comme maraîcher mais c'était peu. Trop peu.
-Peut être devrions-nous aller à Vanves au moins jusqu'à ce qu'on retombe sur nos pieds.
-Peut être peut être mais le fort instinct de Rose n'était pas convaincu.
Quelque chose d'autre aller arriver elle en était certaine.
Dans un parc de la capitale qui fleurissait en abondance ce début d'été, ils s'assirent sur un banc sur lequel ils avaient l'impression de tourner en rond dans leur désir de s'échapper. Ils se savaient rechercher et ne donner pas chère de leur peau si on les trouvait ensemble.
-On devrait aller chez un bijoutier et vendre cette bague. On aura de quoi venir.
-D'accord. Tu as sans doute raison. Conclut Jack.
Et ils essayèrent de trouver une bijouterie qui accepterait de les recevoir.
Quand ils trouvèrent leur bonheur dans une petite rue située à hauteur des quais de Seine.
Le tenant de la boutique «était bourru et un peu mécréant, autant dire la personne qu'il leur fallait. Tout se passa très vite et Rose s'engouffrait en dehors de la boutique poussiéreuse car elle souffrait d'un mal de tête particulièrement sévère à l'intérieur. Elle voulait un peu d'air frais qui calmerait surement sa migraine. Elle étai mal fagotée, débraillée et décoiffée tant et si bien que certains passants n'hésitaient pas à la regarder de travers.
-Je peux vous aider mademoiselle. Etes-vous perdue ?
Elle ne voulait pas en dire trop à ce policier qui se proposait gentiment de l'aider de peur d'attirer les soupçons
-Non, tout va bien monsieur dit' elle dans un bon français mais dans un ton peu convaincant tant la panique la saisit.
-Que faîtes vous toute seule dans la rue ?
-Je…
-Ceci est louche fit l'officier moustachu.
-Je vous assure que…
-Votre nom de famille, prénom et adresse mademoiselle, je vous prie.
Le ton du policier devenait de plus en plus pressant au fur et à mesure que l'homme s'énervait après la jeune femme.
-…..
Il voulut la conduire au commissariat le plus proche et ce ne fut qu'au moment que le représentant des forces de l'ordre allait se saisir de son bras pour l'amener à le suivre que Jack sortit de la boutique et essaya vainement de la sauver de devenir une repris de justice.
-Cours Rose, cours ! ordonna-t-il vivement comme une supplique.
Il attrapa sa main et ils se mirent à courir à toute vitesse jusqu'à en perdre haleine, semant de justesse le policier.
Ils atterrirent prêt de la gare ne sachant toujours pas quoi faire pour empêcher qui soient reconnus.
-On doit quitter la ville fit Jack résolut à ne plus croiser le chemin des forces de l'ordre.
Nul doute qu'un vagabond sans le sou et sa fugitive sans parent n'apparaitraient pas du tout suspicieux aux autorités qui chercheraient à en savoir un peu plus.
-On n'a pas assez d'argent pour prendre les billets Jack le raisonna Rose.
-Il faut monter à bord de ce train quand même Rose la contredit Jack, convaincu du contraire.
-Mais ton travail à Vanves ? objecta-t-elle encore timidement.
-Je reviendrai
Elle n'était pas certaine que ce soit la bonne décision mais si le policier se trouvait être encore à leur poursuite et avec leurs maigres bagages embarquèrent dans le premier wagon. Sans plus attendre le train bondé démarra.
Trois heures dans l'engin qui parcourait les rails en trottant à bonne vitesse en faisant gaiement chauffer ses chaudières au bruit strident.
Jack avait l'habitude de se sortir de ce genre de situation à laquelle il était habitué depuis le milieu de son adolescence quand il voyait le contrôleur venir vers un wagon il s'en allait discrètement dans un autre compartiment et ainsi de suite.
-Je vous tiens !
Le contrôleur avait un second et Jack et Rose venait de se faire repérer à leur plus grand désarroi.
-Montrez moi vos billets demanda fermement ce deuxième contrôleur moins sympathique que son collègue (et surtout moins aisément berné).
Devant le silence coupable de Rose et Jack, le cheminot ne pouvait que s'impatienter.
-Vos titres de transports Messieurs Dames s'il vous plaît. Tonna-t-il, intransigeant.
Intransigeance que Rose avait à ne pas lui décliner à lui non plus sa véritable identité.
-Nous sommes des clandestins pour tout vous avouer. Nous n'avons pas d'argent et
La voix que Jack qui empêchait celle de Rose de s'exprimer, parlait bien décidée à défendre sa fiancée et se sortir de cette rocailleuse situation qui les mettait tous les deux en péril.
-J'men doutais bien tu penses. C'est pour ça qu'il est ridicule que j'vous donne une amende. Dans ce cas mon p'tit gars vous allez avoir des problèmes avec les autorités ta p'tite demoiselle et toi répliqua t'il en ricanant.
-Qu'es-ce que cela veut dire exactement ? Jack qui se préparait au pire souhaitait savoir de quoi il en retournerait pour eux exactement.
-Le prochain arrêt est à Honfleur. Je vous ferai descendre à la gare.
C'était là tout ? Ca en devenait presque suspect.
-Et bien évidemment, une fois arrivée, on vous fera conduire au poste le plus proche décréta encore une voix devenant de plus en plus narquoise et sinueuse.
Rose et Jack, rouges de se trouver en si mauvaise posture et tout honteux, furent ordonnés de rester sur une banquette à côté de lui en silence et sans broncher.
La petite, charmante et paisible bourgade normande d'Honfleur était le prochain arrêt des voyageurs impatients avant le terminus du trop grand et trop bruyant Havre.
Lorsque la machine sur rail s'annonça en gare toute sifflante et pimpante se stationna l'effervescence régnait partout sur cette étape du trajet mais nos deux héros ne partageaient pas à fortes raisons l'enthousiasme général ambiant. Un représentant des forces de l'ordre les « accueillirent » pour les conduire promptement l'anglaise et l'américain au poste non loin de là, près du littoral. Le sergent commissaire était absent, un agent ricana qui l'était souvent.
On força les amoureux à entrer dans une salle adjacente et dans la pénombre.
Jack serrait très fort Rose en lui disant qu'ils finiraient par trouver une solution. Aussi osée e impossible fut' elle. Tout était à nouveau si incertain.
Ils furent reçus en début de soirée par le fameux sergent commissaire et un autre administratif.
On demanda leurs passeports et d'où ils venaient mais Jack et Rose refusaient de piper mot.
Ce qui interpellait leurs interlocuteurs à défaut les intéresser.
-Vous avez des passeports Français?
-Non, nous sommes anglais. (Jack prenait l'accent Britannique avec malgré tout une certaine malice)
-Mais il faut des passeports pour être en règle.
-A part être des clandestins et d'avoir prit son train de la même illicite manière, avez-vous volé ?
-Non dirent t'ils.
-Vous êtes mariés ?
-Non.
Leurs bagages furent fouillés avec suspicion et intérêt mais on n'y trouva rien de suspect.
Rose décocha un sourire sous ses joues en pensant au Cœur de l'Océan restait dans la poche de son manteau qu'ils avaient amis de fouiller. Ce qui était pourtant le plus évident. Ils parurent l'entendre et on vient se saisir de son habit de misère. Elle eut le temps de donné en catimini le célèbre bijou à Jack, déjà fouillé lui et qui le garda discrètement sous le manteau le temps de cette nouvelle interpellation.
Au bout d'un autre moment plus long encore, Jack et Rose furent rappelés dans le bureau.
-Bon Voila ce qu'on va faire avec vous. Puisque vous n'avez fait pas trop de mal on a simplement décidé de vous renvoyez de la ou vous venez dit le sergent commissaire d'un haussement d'épaule et de dédain pour cette banale affaire.
Ils en étaient proprement stupéfiés.
-Vous nous libérés ?
-En effet.
-C'est aussi simple.
-Malheureusement oui, ce n'est pas nôtre jour de chance.
Ils en étaient tous deux franchement médusés de cette péripétie.
-Un réseau de prostituées clandestines doit passer la frontière anglaise et nous devons les en empêcher et cette affaire a nôtre priorité. Nous vous conduirons au bateau demain matin. Vous partirez donc pour l'Angleterre.
Ils passèrent la nuit dans la froide cellule avant d'être relâcher et débarquer au port pour un retour en Angleterre.
-Et ou va arriver le bateau ?
-Southampton, mademoiselle.
Une ville qu'ils auraient de tout cœur préférait éviter.
Installé dans le bateau sans autre forme de procès dans une pièce de petite commodité pour être rapatrier en Angleterre, Jack et Rose repassaient dans leur tête leurs dernières aventures. Ils se sentaient réexpédier à l'envoyeur et semblaient avoir fait tout cela pour rien. Alors en route pour être extradiez en Angleterre, ils jouissaient cependant d'une liberté importante sur le navire qui traversait la Manche.
Un officiel leur demanda encore leurs noms, adresses et nationalités pour se donner bonne conscience.
-Mais encore une fois vous ne pouvez débarquer du bateau sans passeport fit' il d'un ton strict.
-Et comment faire pour régulariser nôtre situation demanda Jack ?
-Et bien vous pourriez commencer par vous marier non ? (on observait que ni Jack et Rose ne portaient d'alliance). Une remarque qui fit rougirent Jack et Rose jusqu'aux oreilles.
-Ces jeunes gens n'on vraiment rien dans la tête désapprouva encore l'officiel avant de se retirer de la modeste cabine.
-Il a raison souffla Jack. Si on te reconnaît à Southampton et si nous ne sommes pas mariés, on pourrait nous séparer.
-Ah non, ils n'y arriveront pas. Tu es cruel, Jack. Elle ne penserait pas à ce qui arriverait si jamais le cas se produisait. Elle hochait toujours la tête négativement. Jack lui prit la main pour la rassurer.
-Mais ils n'y arriveront pas tu sais.
-Jack, si on demandait au capitaine du bateau de nous marier ?
Il rigola de bon cœur et d'un ton léger, répondant d'une boutade.
-Je désespérais que tu me le demandes.
Et de redevenir plus sérieux :
-Tu sais, si on se remercie, jamais plus on ne reviendra en arrière. Tu ne seras plus une princesse mais simplement Madame Dawson. Tu sûre que c'est ce que tu veux ?
-Certaine ! Opina-t-elle du chef fermement avant de lui déposer un rapide baiser sur sa bouche.
-Et après nous irons tous droit vers l'horizon quand cela nous chante.
-Promis ma belle, lui répliquant son vif baiser à son tour.
Ils longèrent en cette fin d'après midi le pont de « la tourterelle »et attendirent avec quelques impatiences que le capitaine, occupé avec d'autres passagers plus fortunés, du bateau consente à écouter leur requête.
Il en fut surpris mais étant lui-même un incurable romantique il ne déclina pas leur demande et leur assura qu'il procéderait à la cérémonie. Dans une heure, s'il le souhaitait.
-Et qui dois-je marier ?
Rose paniqua mais savait qu'elle devait réagir. Il lui fallait une idée songea t'elle. Une idée vite. Le nom des Dewitt Bukater était trop connu pour donner son réel nom de famille. Une idée, tout droit sortit des histoires que son père lui contait dans son enfance, la sauva. Witt, le premier des Dewitt Bukater serait son alibi car plus personne ne connaissait cette histoire. Et puis elle n'aurait pas à mentir…totalement. Et vu que Witt était le début, de son nom, de sa dynastie, elle pouvait l'user et rendre le mariage plus légal qu'avec un nom emprunter.
-Witt! Rose Witt et Jack Dawson.
Il l'interrogea du regard et répondit de la même façon lui faisant savoir qu'elle lui raconterait après.
-Je télégraphierai à Fabrizio avant de descendre à bord fit Jack. On restera à l'auberge avant de trouver quelque chose d'autre dit Jack à Rose que rien n'altérait la joie. Même si il lui annonçait qu'ils dormiraient sous un pont (mais Jack travaillait surtout à éviter cela).
La capitaine approuva.
Rose était toute excitée à l'idée tout comme Jack qui ne savait plus ni comment tenir en place à présent ni comment on respirait au juste.
Le capitaine mit sa femme qui voyageait toujours avec lui dans la confidence et celle-ci, charmée, décréta que « chère Rose » devait avoir une jolie robe pour son mariage et être un peu mieux coiffée. Ce qui fit sourire la principale intéressée aux cheveux encore tout emmêlés.
-De plus ajouta le commandant, pour que le certificat soit validé vous devez allez le faire signer par la mairie à vôtre arrivée.
-Nous n'y manquerons pas lui fait savoir Rose qui souriait tout son soul, le pli gracieux de son nez grimaçant reflétait parfaitement le bonheur parfait qu'elle ressentait à cet instant et qui se diffusait en elle. Barbara, c'était là le nom de la femme du marin en chef, ne lui donna à présent plus le temps de penser et l'entraina dans sa cabine se préparer. Le capitaine lui, ne possédait pas de smoking ou autres beaux vêtements qui scieraient à Jack. Mais ce dernier estimait que le smoking prêtait il n'y a pas si longtemps par Molly Brown était bien suffisant et lui avait déjà donné la chance de se transformer en prince charmant qu'il voulait être pour Rose. Elle, elle avait beau être une princesse, jamais elle n'avait pus connaitre quelque chose de similaire puisque déjà lassée par ce milieu qui était le sien depuis toute petite. Néanmoins le capitaine avait un ensemble bleu gris plus modeste qu'il lui offrit tout de même de porter. Jack, reconnaissant, accepta.
Tout serait donc près pour la cérémonie au coucher du soleil, semblable à celui qu'ils avaient admiré ensemble à Southampton au tout début de leur histoire débutait sous des auspices si défavorables et contraires. Mais Rose voulait croire que le soleil se couchait présentement sur tous ces problèmes pour un se lever dans le renouveau d'une meilleure vie à deux. A eux trois rectifia t'elle silencieusement en posant projectivement la main sur son ventre. Préparée, elle n'en pouvait plus d'attendre et le capitaine ne pouvait commencer la cérémonie trop tôt.
Elle était habillée d'une robe de couleur verte pommier et avait revêtue dans ses cheveux raidis et lâché et pour l'occasion. Une tulipe, un lys, une rose (eh oui, on n'échappe pas à son destin) et deux œillets composèrent à la va vite son bouquet avec les quelques fleurs qui se trouvaient à bord. Mais elle n'en avait cure. On toqua et sa gorge se noua d'émotions. Il était temps d'y aller.
Elle eut les larmes aux yeux quand elle entendit le violon commençait sa partition aux épaules d'un inconnu dépêchait pour l'occasion. Puis elle vit Jack au côté du capitaine qui l'attendait et qui réalisait une acrobatie intérieure entre garder son sérieux comme cela se devait ou bien de laisser exploser sa joie de tenir enfin la main de celle qu'il aimait qui en finissait de remonter le pont en guise d'autel.
-Monsieur Jack Dawson, voulez vous prendre pour épouse Mademoiselle Rose Witt ici présente ?
Lui jurez-vous fidélité, de l'aimer et de la chérir dans la richesse et dans la pauvreté jusqu'à que la mort vous sépare ?
-Oui, je le veux. Prononça-t-il fort, attentif, calme et collecté. Doucement pour faire durer le plaisir.
-Bien. Et vous Mademoiselle Rose Witt, voulez-vous prendre pour époux, Monsieur Jack Dawson ? Lui jurez-vous fidélité, de l'aimer et de la chérir dans la richesse et dans la pauvreté jusqu'à que la mort vous sépare ?
-Oui je le veux. S'entendit' elle dire clairement, alors que sa joie qu'elle voulait pourtant garder intime se diffusa dans le moins de ses traits. Trois personnes seulement se tenaient auprès du couple : le capitaine, son épouse qui faisait officie de témoin et le violoniste qui accompagnait la cérémonie vers la nuit tombante.
Après le temps de l'échange des consentements, viens celui de l'échange des alliances.
Rose sortit de la douce torpeur de la cérémonie et s'exclama qu'ils n'avaient pas d'alliance.
Jack fut tout sourire. Chez le bijoutier, il avait négocié deux simples alliances en plus de l'argent de l'horrible (et chère !) bague de Monsieur Hockley.
-Je te donne cette alliance comme symbole de mon amour et de ma fidélité. Dit l'officiant.
- Je te donne cette alliance comme symbole de mon amour et de ma fidélité certifia Jack, répétant la phrase.
-A vôtre tour Rose. Je te donne cette alliance comme symbole de mon amour et de ma fidélité.
- Je te donne cette alliance comme symbole de mon amour et de ma fidélité prononça-t-elle à son tour comme un serment.
-Je vous prononce donc Monsieur Dawson et Mademoiselle Rose Witt, mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Jack ne se fit pas attendre.
Ni repas fastueux, ni champagne ostentatoire pour célébrer les noces, ils préféraient le champêtre d'une discrétion toute à eux.
On était le premier Juillet 1911 et on arriverait à Southampton durant la nuit.
Fin de ce chapitre : Le prochain s'intitulera : Du travail et du charivari. Merci de suivre cette histoire. Joyeux Noël à vous tous !
