Chapitre 23 : Eté douceur, automne rondeur.
Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.
Résumé : Un peu de temps dans le Southampton pauvre pour Rose et Jack.
L'été battait son plain dans le Hampshire et la vie avait si l'on peut dire reprit son court normal. Tant de belles choses étaient arrivées dans la vie de Jack et Rose qu'elles étaient trop nombreuses pour être énumérées.
Depuis le petit matin, premier jour de son premier travail, tout avait été accéléré par cent.
Tout d'abord, Rose adorait le petit magasin de poterie et Rhonda était une personne et une patronne exigeante mais juste. Rose n'aimait rien de mieux que de rentrer à la maison la main pleine de glaie, prête à préparer le repas de Jack après les avoir lavée.
Bien sur tout n'avait pas été exactement rose au début mais Madame Dawson s'était faite à sa nouvelle vie de femme de la classe ouvrière et ne désirait en changer pour rien au monde.
Il avait été déroutant et moins grisant qu'elle ne l'aurait pensé au début de voir à la rubrique nécrologie cette autre personne qu'on n'était plus qui avait péri dans l'eau, laissant sa mère et son fiancé, totalement dévastés.
Elle voulait bien le croire surtout en ce qui concernait sa mère. N'ayant plus d'argent pour payer ces dettes, il avait su aux yeux de la bonne société disparue et avait ouvert un atelier de couture dans le comté voisin. Rose n'irait pas la voir même si Jack souhaitait généreusement le contraire.
-Mon bébé n'aura jamais la chance de connaître ces grands parents de mon côté mais si il y avait ne serait-ce qu'une chance qu'elle le puisse, je la tenterai Rose. Même si je m'étais fâché avec ma mère.
-La mienne n'en vaut pas la peine et je ne dis pas ça de gaieté de cœur, répondit Rose fermement mais sans s'énerver ni hausser le ton de sa voix, indice de sa suprême indifférence à l l'endroit de la personne dont ils parlaient et qui n'existait déjà plus pour elle. Elle se trouvait bien décidée à élever son enfant dans des valeurs plus chaleureuses, plus simples et plus réelles que ce que l'éducation de son enfance avait permit et tolérer pour elle.
N'ayant pas pu rester à l'auberge à cause des finances, ils avaient eu la chance de trouver dès le lendemain un petit appartement très modeste dans un immeuble vétuste (comme il y en avait en nombre dans la ville) mais pas à l'abandon, avec une seule chambre à louer trois rues à côtés. L'escalier en bois n'était ni de première qualité ni de première fraîcheur et l'on avait accès aux sanitaires qu'à l'autre bout du couloir étroit qui faisait le palier On pouvait aussi bien s'y chauffer pourvu que l'on puisse acheter du bois pour la cheminée qui n'avait pas encore été vidée de ces cendres. Non, loin du travail de Rose il se trouvait mais Jack devait faire un peu plus de marche à pied pour atteindre les quais de l'estuaire et son précédent quartier de Towy quay. Mais cela lui devait être égal car il répétait à l'envie que c'était elle, Rose, qui ne devait pas se fatiguer au vu de sa condition. Elle n'était pourtant pas une incapable s'offusquait' elle en voulant le prouver. Et la gestation se déroulait tout à fait bien pour ne pas être une excuse. Depuis longtemps elle avait acquis l'intime conviction que sa grossesse et son accouchement se déroulerait le mieux du monde.
Jack rentrait souvent du travail fatigué et fourbu, dans ces moments là, ils ne disaient rien mais s'écroulait d'un trait sur le lit, Rose alors lui prodiguait ses meilleurs soins le massant longtemps et en abondance. Tandis qu'il baillait encore de sons longues et dures journées et nuits de labeurs à charger et décharger les cargaisons des bateaux en partances ou qui accostaient.
Le cœur de Rose se serrait de le voir travaillait autant et elle tâchait de toutes ses forces de le soulager. . Quand il arrivait il laissait tomber ses bretelles et s'endormir tout de suite, Rose le recouvrait alors de la seule couverture qu'ils possédaient et s'enroulait contre lui entourant le torse de Jack et posant la tête contre son dos et Jack se sentait mieux quand elle le faisait.
Durant leurs rares jours de repos, Jack lui faisait découvrir le Hampshire ou il avait résidé avant leur fuite vers l'avant. Maintenant c'était différent, ils avaient pu se poser. Au moins pour le moment, ils s'étaient mis tous les deux d'accord pour que plus jamais ils ne s'enfuient de cette façon Ils avaient ensemble convenus, que dès qu'ils auraient l'argent nécessaire, ils embarqueraient pour le premier transatlantique venu en direction du nouveau monde.
Avec les frais occasionnés par la future naissance, ils calculaient que cela se ferait surement alors que l'enfant aurait dans les quatre ou cinq mois. On demandait une somme folle aux immigrants pour qu'ils aillent tenter leur chance dans le nouveau monde et pour obtenir un billet à bord d'un paquebot qui fendrait l'Atlantique pour les amener ailleurs.
Un dimanche d'été en fin d'après midi, la chaleur régnait sur Southampton. Un peu comme le jour qui avait donné naissance à Rose. Rose et Jack se trouvaient être à l'orée du bois de la grande forêt d'Emery à dix miles de Southampton, poumon vert- de tout le Hampshire et c'était pour eux (et d'autres passants semblaient être d même avis). Ils aimaient s'y installer pour un pique nique. La première fois, ils s'y étaient rendus à pied et cela avait prit un certain temps. Mais Jack, les autres fois avaient su compté sur l'aide de son nouveau patron et nouvel ami pour lui prêtait une calèche en échange d'heures supplémentaires. Et Jack aimait promener Rose dedans quand leurs emplois du temps respectifs le leur permettaient. Rose disait qu'il fallait garder l'argent des heures supplémentaires mais Jack disait qu'elle méritait bien une distraction de temps en temps et une ballade en forêt avait le mérite d'être gratuite. Et quand on est pauvre on sait s'accommoder de ce petit privilège qui en plus rendait plus proche de la nature. Jack aimait plaisanter en disant qu'heureusement avec cette chaleur on pouvait y trouver refuge et fraîcheur car sinon il aurait été heureux de retourner dans le froid de son Wisconsin natal ou bien dans une de ces nouvelles boîtes réfrigérantes qu'on appelait frigidaire. Ils se baignaient dans le lac de la forêt alors que personne ne les voyaient, communiant avec la nature alors que Jack se désolait de ne pas pouvoir (encore) lui offrir un petit bout de jardin ou elle se promènerait et arrangerait un potager ou un verger. Les deux, peut être, qui sait.
Comme de bien entendu, Rose n'avait pas pu renouer contact avec Olivia et Maddie. Elle aurait aussi voulue renouer contact avec les Cartmell mais Jack lui déconseilla de prendre un tel risque. Cora était encore bien jeune et qui sais si elle ne révélerait pas quelque chose sans y penser. Pourtant, Rose su qu'elle c'était montrer très affectée par la « mort » de sa marraine et aurait voulu, la rassurer, la cajoler, lui dire que cela était faux. Pourtant, elle ne voulait se le permettre même si selon ses sources Cal était repartie pour les Etats-Unis. Une seule chose tourmentait Rose dans se cadre aussi parfait qu'il eu été permis d'espérer, c'est que Jack avait complètement oublié son amour pour le dessin et l'art même si il lui assurait que ce n'était que provisoire.
Elle s'en confiait encore à lui
-Tu as totalement oublié la comédie toi ? lui répliquait' il du tac au tac.
Non mais…
-Alors tu vois, moi non plus. Mais ce n'est pas le plus important. L'important c'est qu'elle arrive dans de bonnes conditions. Après on verra.
Jack avait des arguments, il est vrai, il disait sans cesse qu'il ne voulait être dans la position de ne pas subvenir aux besoins de sa future fille.
-Mais comment tu sais que le bébé sera une fille. Ecoute mon instinct maternel, je te dis que ce sera un garçon.
Jack éclata d'un rire sonore et gras et lui lança comme un défi.
-Eh bien, c'est ce que nous allons voir !
-Tu verras lorsqu'il sera arrivé.
-Quand elle arrivera !
-Je croyais que tous les hommes voulaient avoir un fils.
-Je croyais que toutes les femmes voulaient une fille.
-Ce sera la suivante.
-Oui mais si il vient après ?
Et elle riait de bon cœur avec lui alors qu'il soulevait son vieux chemisier repavé d'occasion et qu'il plaçait des baisers sur tout son ventre révélé, traçant avec amour un cercle à l'endroit ou se logeait le bébé, encore au chaud et à l'abri dans le nid qu'était pour lui le ventre de sa mère.
-Jack Jack ! S'exclama Rose qui craignait les chatouilles mais qui avait toute autre raison que celle de lui demander d'arrêter pour réclamer la complète attention de son mari.
-Il a bougé, il bouge. Je t'assure, c'est vrai.
Ils éclairaient à eux seuls la chambre de leurs sourires surpris, tous émus et réalisant à peine et béats comme l'éclat d'une trop grande joie qu'on protégeait et gardait pour soi.
-Il va adorer son papa murmura Rose aux anges.
Bien sûr tout était loin d'être complètement, rose, noir ou blanc et il y avait quelques petites disputes, rituels de passage obligatoire quand on apprenait à vivre ensemble pour la première fois. Comme la fois ou la naïve Rose avait ramené par mégarde de la viande avariée vendu par un peu scrupuleux commerçant bien heureux de refiler sa mauvaise marchandise.
-M'enfin la viande fraiche ne sent pas cet odeur là. Rose, absorbait à porter le paquet n'avait pas vu sous l'emballe de la rouge chaire, la verdure de la moisissure. Jack était d'autant plus mécontent car il avait mit beaucoup d'argent dans cette commande, n'ayant plus la force pour travailler de se contenté de la bouillie de mais plus longtemps. Il ne voyait Fabrizio, Tommy qua tard le soir car on les savait en relation avec lui et si on le voyait avec eux (le pub avait des oreilles et n'avait été qu'en cas d'extrême urgence) on découvrirait la supercherie de leur mort.
Jack c'était confié à Fabrizio sur son mariage et sa future paternité et Fabrizio fut content d'avoir vu juste en Jack et Rose depuis le début :
-Je savais bien que vous finiriez par faire un bambino tous les deux.
-Tu vas te taire oui. Et si tu es sage, tu seras un padrino.
–Me Allegro ! Me Allegro !
-Tu es content d'accord. Mais en attendant tu te tais. Capito ?
-Capito Jack.
Avant d'ajouter pour lui-même qu'il était vraiment pazzo.
Mais en ce qui concernait Jack et Rose, pour leur futur bébé, le travail était à présent devenu leur priorité et ils n'avaient guère l'occasion d'en profiter. Rose s'entendait assez bien avec Amélie, l'autre employée de Rhonda même si elles n'étaient pas issues du même milieu social et qu'elles occupaient toutes deux des postes bien distincts. Amélie, mariée, mère de deux enfants en bas âge (un garçon et une fille) s'occupait de tenir le petit magasin et sa caisse et d'organiser tant bien que mal le présentoir et la vitrine, tandis que Rhonda et Rose s'occupait de construire les poteries, de les mettre au four pour les faire cuire et ensuite de les vernir pour qu'elles soient enfin et finalement mises à la vente. Rose appréciait ce travail de l'ombre car cela lui permettait d'être dissimulée du regard des curieux susceptible de la reconnaître. Mais une pensée effaça aussitôt cette crainte, son portrait en tant que jeune fiancée de Hockley avait fait le tour des journaux avec son faux décès et personne ne l'avait reconnue lorsqu'elle avait ainsi été au cœur de l'actualité et des commérages de la ville. Rhonda, en bonne aînée, organisait et chapeautait le tout de son œil juste et vigilant, toujours attentif au moindre détail malgré son âge respectable et avancé. Elle se montrait une patronne véritable, terriblement exigeante qui ne demandait pas à ce qu'on rechigne à la tâche mais juste. Payant avec régularité. Rose alors se retroussait les manches jusqu'aux coudes, ses cheveux attachés et renfermés dans un simple tissu blanc qu'il fallait faire tenir, elle s'essuyait le front rapidement et retournait enfourner les poteries qu'elle avait généralement fabriquée la veille dans le grand four à la porte de fer noire
Elle avait changé de coiffure (elle se coiffait toujours exclusivement à présent d'une natte comme le commun des femmes de son quartier en dehors du travail) et avait prit un peu de poids et avait juste un tout petit peu plus de cernes, (normale lorsqu'on était enceinte et cela n'irait pas en s'arrangeant) et cela avait suffit à forcer sa chance pour demeurer incognito.
Amélie lui avait appris comment faire une délicieuse limonade maison juste avec le restant d'un citron et un rien de sucre et elle s'en désaltéraient avec joie avec Jack , ainsi que d'autres petites astuces toutes simples pour faire la cuisine quand on avait des moyens limités. Rose ne brillait pas par ses talents de chef mais par sa volonté de faire bouillir un poison dans l'huile. Ce qui aurait catastrophé Jack et Amélie si cela ne c'était pas révélé être du plus haut comique.
Ce fut en toute quiétude dans son nouvel appartement et sa nouvelle vie que la jeune Rose célébra au côté de son époux ses dix-sept printemps le 16 août 1911. Pas de cadeaux pour elle ni aucune autre extravagance. Pas même un repas qui sortait de l'ordinaire. Elle prenait tout juste l'amour que son mari lui donnait. Et puis ce jour là, elle en était presque à con cinquième mois de grossesse et alors qu'elle s'habillait devant la glace fendue, elle remarquait plus qu'à l'ordinaire la courbe de son ventre qui épousait de plus en plus harmonieusement la forme de l'enfant qu'elle portait en elle. Elle caressa longuement et amoureusement son ventre, son reflet dans le miroir au cadre noirci l'indifférait complètement dans sa rêverie qu'elle poursuivait, espérant que cet espoir n'était pas le reflet de chimères qu'elle voulait pourtant réelles. Sous le dessous de l'apparente douceur de sa peau lisse et charnelle qu'elle tâtait pour mieux la voir et comprendre le changement qui s'opérait pour réaliser le miracle de la vie se cachait toute la fermeté de sa chaire qui s'exprimait de plus en plus au fur et à mesure qu'avançait la nidification de son petit être qu'elle et Jack avaient crée.
Ainsi de l'été et de ses couleurs vertes, gaies et chatoyantes, on passa à l'automne avec ses couleurs jaunes orangées. Le vent soufflait toujours un peu plus sur le Hampshire et les feuilles quittaient les arbres rendus à leurs seules branches maintenant totalement découvertes. Mais cela n'enlevait en rien la beauté du coucher du soleil sur l'estuaire.
Un dimanche après-midi alors que mari et femme s'apprêtaient à passer à table, on toqua à la porte pour leur plus grande surprise. C'était le propriétaire qui venait réclamer son dû et Jack et Rose furent fiers de pouvoir lui donner la totalité de la somme au centime prêt. Peu importait que le nanti ivrogne aillent ensuite le dépenser dans la boisson dans les bars de la ville.
Les nausées de Rose, pourtant régulières au début de sa grossesse avaient maintenant complètement disparues et elle ne s'en portait que mieux. Comme un charme, elle se sentait pleine d'énergie et de vitalité, aussi bien en construisant les poteries et les mettant au fou par grands lots que lorsqu'il s'agissait d'aller chercher par grande marche du bois dans la forêt.
Elle pouvait demander conseil en ce qui concernait sa grossesse à Amélie, lors des courtes pauses déjeuners qui ayant accouchée deux fois n'était pas sans s'y connaître un petit peu dans ce domaine particulier.
-Pour John junior, ca a été vite mais pour ma cadette Eliza c'était terrible. J'étais tellement fatiguée mais cela vaut d'endurer toutes les douleurs du monde quand on te dépose ton petit bébé dans les bras.
Rose écoutait avec attention bien que les descriptions d'Amélie qui rêvait d'être infirmière faisaient un peu peur lorsqu'ils leur arrivaient, à elle et Jack d'être inviter chez elle et son mari Jonathan, pour un dîner à la bonne franquette. John (Jonathan Junior), le fils aîné venait de souffler ses trois années tandis qu'Eliza n'était qu'une puce de quatre mois qui ne marchait pas encore. Quoi qu'il en soit elle se dit qu'au moment venu, Rose serait prête.
En attendant, la routine continuait. Rose qui continuait d'aller à la messe tous les dimanches avec piété se félicitait plus que jamais d'avoir su faire le choix du bonheur.
Fin de ce chapitre : Le Prochain va s'appeler « La naissance d'une Joséphine »
Chapitre 24 : La naissance d'une Joséphine
