Chapitre 24 : La naissance d'une Joséphine

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : La naissance du bébé de Rose et Jack.

Southampton, 24 Décembre 1911.

Calme et sereine à l'image d'une pluie drue et continue qui battait le pavé, Rose revenait d'une journée de travail à son petit appartement, un bien modeste châle rouge sur les épaules qui recouvrait à peine ses cheveux roux et pas du tout ses épaules sur lesquelles la pluie froide coulait. . Il avait fait un temps exécrable tout le mois de Novembre et les intempéries faisaient maintenant parties de leur quotidien et ils étaient contraints et forcés de vivre avec. Surtout quand les fuites sous le toit étaient assez réelles et fissurées pour le leur rappeler. Jack, en dehors de ses heures de travail, s'employer à en réparer ce qu'il pouvait pour que l'enfant « ait quelque chose qui ne mouille pas au dessus de sa tête ». Il espérait que la neige ne se mêlerait pas à la partie, peu importe le nombre de fois ou celle-ci l'avait émerveillé dans d'anciens Noëls Blancs du Wisconsin de son enfance. Il s'afférait à cela même lorsque sa petite femme rentra visiblement éreintée. Son dos semblait se courbait de plus en plus sous le poids de son ventre maintenant totalement arrondi à terme.

Jack et Rose essayaient en vain de deviner quand le petit être pointerait le bout de son nez, Jack pariait que sa fille verrait le jour en même temps que la nouvelle année et tandis que Rose pensait être certaine que son fils serait là avec l'arrivée de Noël au petit matin.

Elle s'inquiétait un peu à l'idée de n'être pas capable de supporter les douleurs de l'enfantement que l'on disait longues et laborieuses. Quoi faire si elle ne supportait pas les longues heures de travail autrement plus éreintantes que son travail de neuf heures par jour ? Elle avait entendu de femmes qui avaient mis leurs enfants au monde au bout d'intenses et douloureuses dix huit longues heures. Une voisine enceinte, elle aussi, avait succombée en couche car l'enfant ne voulait pas sortir. Il subit hélas le même sort cruel que sa mère qui n'avait pas eu le temps de l'être. Elle craignait de subir le même sort d'autant plus que pour encore de raisons d'économies, elle refusait d'aller consulter un médecin. Elle sentait boucher la douce petite créature qui adorait lui donné des coups de pied comme pour la taquiner déjà et cela devait être comme un bilan de santé fait à sa mère, faute de mieux. L'hôpital était également à proscrire au vu de son coût et qui sait qui pourrait la reconnaître dans cet endroit où plusieurs milliers de personnes transitaient chaque année. Prudence étant la mère de toute sureté, Rose avait cherché dans l'immeuble et ceux des alentours quelqu'un capable de l'aider quand viendrait la délivrance. Une sage femme d'une cinquantaine d'année s'appelant Elisabeth Lewis ayant entendue parler de Madame Dawson à l'église et qui la prenait pour une nouvelle venue parmi ses femmes ouvrières sans le sou dont on tassait les quartiers pauvres, elle se désigna bien volontiers pour procéder à l'accouchement. Il n'y avait plus qu'à attendre les premiers signaux.

-Rose, Rose. Tu dois te reposer maintenant lui ordonna Jack s'alarmant de la voir débarquer comme cela toute mouillée, pleins de nœud dans les cheveux dont il savait qu'elle prenait autrement grand soin, adorant cela. Ces cheveux sentaient aussi bon que le parfum d'une rose embaumée au soleil.

Ce fut à son tour de lui faire des massages et de lui procurer les soins dont elle avait besoin pour régénérer son corps tout endolori. Ses chevilles étaient enflées, ses pieds lui faisaient mal et à sa grande colère elle n'arrivait plus à attraper le bout de sa bottine légèrement trouée du côté gauche pour se chausser. Après les maux de dos, elle eut droit à un massage prolongé des pieds qu'il plongea ensuite dans une bassine d'eau qu'il avait mis a chauffé. Il ne fallait pas que Rose attrape un rhume alors qu'elle arrivait presque à terme.

Ils s'étaient rendis ensemble il y a deux jours dans le mercantile le plus proche pour acheter toutes les nécessitées dont « le petit bonhomme à sa maman » aurait besoin mais quand ils ressortirent, forts de leur achats ce fut la « parfaite petite lady à son papa » qui reçue berceau, habits, biberons et un jouet en peluche en prévision de son arrivée qui s'approchait.

Après quoi, ils placèrent tout le restant de leurs maigres économies qu'ils comptèrent sur leur table en bois pas verni mais trouvé d'occasion quand Amélie et Jonathan qui venaient de démanger pour du plus grand à cause de leur nouveau bébé la leur offrit. Jack et Rose ne pouvaient se permettre une telle extravagance qui ne serait que pure folie.

Il n'y a avait qu'une chambre et le berceau de bois brut emprunté aux Marks qui accueillerait la progéniture tant attendue serait installé dans celle-ci tout à proximité du lit de Jack et Rose qui partagerait la pièce avec le nouveau né.

-J'espère seulement qu'elle aime dormir autant que moi sinon il va y avoir comme un problème dit Jack en baillant aux sornettes mais visiblement de bonne humeur et gardant le sourire.

Les deux premières semaines de décembre étaient déjà bien entamées et Jack était sur le qui vive en attendant l'arrivée de sa première née. Il prenait son service au port tard la nuit mais au lieu de se reposer, muni d'une hache, il décida de se rendre en solitaire, dans la forêt ou Rose et lui aimaient se balader. Il coupa un sapin et le ramena vite à l'appartement. Il l'installa et le garnit de pommes de pins ramassées à la va vite dans cette même forêt qui seraient ces seules décorations, n'ayant pas d'argent pour des bougies supplémentaires ou de frivoles et inutiles guirlandes.

Rose avait également reçue quelques suppléments d'aides de la part de sa patronne et sa collègue, Amélie lui avait passé des vêtements et de langes de bébé. Rhonda lui avait offert une paire de chaussons blancs finement brodés et dentelés.

-Je t'apprendrai à coudre des vêtements si tu veux aussi lui suggéra t'elle à en rajoutant sur le faits que les nourrissons et ensuite les bambins trouvaient vite le moyens de salir leur garde-robe. Ca ne serait pas de luxe que d'acquérir cette nouvelle expérience.

Malgré le fait que d'un commun accord, il n'y aurait ni de cadeaux ni de repas de fête, Rose était totalement plongée dans l'esprit de Noël. Chacun des habitants du quartier semblait gagnait par l'excitation des fêtes à venir même si ils n'avaient beaucoup alors que les années précédentes dans son monde tout était si guindées alors qu'ils possédaient tout. Un inébranlable sentiment mélangé de joie et de piété se dégageait des passants dans la rue dont Rose entendait profiter pleinement. L'anticipation des fêtes de la Nativité combinait avec la perspective de sa propre naissance la mettait dans un état de grâce qui éclairait son visage malgré ses haillons.

Rose ne perçut même pas tout de suite les signes des premières contractions, arrivés en début de soirée le 23 décembre 1911, étant plus focalisée sur ses chevilles toutes gonflées qui la faisaient pour l'instant souffrir le plus Elle rejoignit son mari dans la chambre à coucher en ignorant le mal de ventre qui commençait à la tarauder avec un mal de dos de plus en plus douloureux. Elle eut du mal à s'endormir tant le point de côté se plaçait de façon continue en bas de ses reins et ne la lâchait plus. Après quatre heures d'un sommeil peu réparateur, elle se réveilla pour ne plus se rendormir. Il était cinq heures du matin.

Elle peinait à peine à comprendre ce qui arrivait et prenait son mal en patiente en attendant que cela passe mais rien y faisait. Pourtant, elle jugeait toujours inutile de réveiller Jack qui devait travailler jusqu'à huit heures du soir en cette veillée de Noël ! Elle jugea qu'elle avait fait le bon choix lorsque la tenaille dans le dos se calma un peu et qu'elle put se rendormir alors que Jack lui se réveillait. Et elle aussi se devait de se rendre au magasin de poterie pour sortir une fournée de vases qu'elle avait mis à cuire la veille et qui devaient maintenant être prêts pour le vernissage.

Elle se rendit avec au magasin avec toujours la même fougue et détermination mais remarqua qu'elle mettait plus de temps qu'elle ne le ferait d'habitude. Sur le chemin, une brigade d'enfants chantant des chants de Noël croisaient son chemin elle allait leur sourire et partageait quelques brèves notes avec eux quand une douleur au ventre la tenailla de nouveau et elle dut s'accrocher à la rambarde pour ne pas tomber. Elle tenait une main sur son abdomen en attendant que la douleur s'estompe un petit peu. Elle reprit le chemin quand ce fut le cas et rentra chez elle tant bien que mal avant de s'écrouler sur le lit. Il ne faisait plus l'ombre d'un doute que son bébé serait là au plus tard demain matin jour de Noël.

Cependant les contractions qu'elle ressentait n'étant pour l'instant pas si rapprochées que cela, elle s'essaya à redonner un peu d'ordre à l'appartement, s'asseyant quand elle ne pouvait plus tenir ou tournant en rond en attendant que cela stoppe à nouveau. Jamais elle n'aurait pensé que cela évoluait si lentement et prenait autant de temps même si elle savait que c'était la façon naturelle d'entamer le processus naturel de la naissance.

Elle se trouvait assise sur une chaise qu'elle venait juste d'épousseter pour passer le temps quand Jack rentra. Dés qu'il vit sa bien aimée qui grimaçait sans rien lui dire, Jack comprit ce qui se tramait :

-Tu es en train d'accouchée !

-Ce n'est que le début. Il y en a pour des heures avant que le bébé soit là plaida t'elle de bonne foi.

-Je vais quand même chercher la sage femme maintenant affirma Jack déjà en route pour trouver Madame Lewis.

-Mais c'est le réveillon, elle ne pourra peut être pas te suivre objecta Rose mais il avait déjà passé le pas de la porte.

-Il le faudra bien songea t'il en s'aventurant dans la nuit noire anglaise.

Jack fut désolé de déranger la sage femme au milieu de son repas de veille de Noël alors qu'elle était entourée de sa famille mais elle consentit bien volontiers à accourir au chevet de la parturiente

-Ce n'est que le troisième Noël de suite que l'on fait appel à moi plaisanta t'elle. Et cela semblait également une chose des plus normal pour sa famille qui y était habitué. En fait le contraire les eut étonnés.

-J'en suis vraiment désolé s'excusa t'il encore, vraiment navré.

-Ne vous tracassez pas, j'ai l'habitude, jeune homme. Je m'occupe de vôtre femme et vous aurez un beau bébé de Noël pour Noël.

-Pourvu que vous ayez raison.

-Ne vous faîtes pas de soucis tout se passera pour le mieux Monsieur Dawson.

Quand le futur jeune père et l'accoucheuse arrivèrent auprès de Rose, ils ne mirent pas de temps à constater que l'état de Rose c'était accéléré. Elisabeth ordonna à Jack de faire bouillir l'eau chaude et aida Jack à mettre Rose sur le lit après l'avoir revêtue de sa chemise de nuit alors qu'elle essayait de respirer un maximum comme on le lui recommandait.

Elisabeth l'examina avec attention et déclara qu'elle n'était pas totalement dilatée encore :

-6 centimètres. Et vous n'avez pas encore perdue les eaux. Trois ou quatre heures encore Madame Dawson.

-Je ne pourrais jamais tenir.

- Je ne crois pas que vous ayez le choix Madame Dawson argua Elisabeth lui souriant ironiquement.

A sa grande surprise, Rose tenue, il était maintenant vingt trois heures et dans une heure précisément Noël serait là. Elle était brave et soufflait autant que faire ce peu. Jack tenait sa main qu'elle empoignait avec force de la sienne La sage femme lui épongeait le front et Jack lui donnait de l'eau. Rose se retenait de crier pour ne pas déranger ou attirer l'attention des voisins et elle finit par sentir alors un liquide visqueux descendre sur ses cuisses.

-Vous perdez les eaux, le bébé sera bientôt là.

Mais le bébé ne voulait pas toujours pas montrer le bout de son nez. Rose s'agrippait toujours aux mains de Jack.

-Vous pouvez crier si vous le voulez Madame Dawson conseilla encore Elisabeth qui avait de l'expérience en essuyant les gouttes de sueurs sur tout le corps de Rose.

-Je ne te laisserai plus me toucher plaisanta t'elle à demie alors qu'une contraction manifestement plus importantes se présentait.

La saga femme ricana pour elle-même en voyant la tête de Jack :

-Les femmes, elles disent toutes cela vous savez mais je les revois généralement d'ici deux ans. J'ai moi-même eut six enfants alors…

Rose poussa un autre cri de douleur qui interrompit la conversation.

-Je crois qu'il est temps pour vous de commencer à pousser. Expirer bien fort.

Rose se montra une élève particulièrement douée en terme d'enfantement malgré son corps en sueur sous les yeux tous surpris de Jack. L'épreuve se trouvait être particulièrement pénible mais elle ne paniquait pas et n'avait pas peur sentait encore endurante dans un dernier regain de force. Ce qui rendait l'épreuve encore plus supportable.

Elle cria deux fois très fortement, d'une façon à faire trembler les murs avant de retomber dans le silence tout relatif de son haletante respiration.

-J'aimerai qu'il sorte maintenant gémissait' elle laissant de côté sa bravoure alors qu'elle se faisait tenaillait par l'enfant qui prenait son temps pour sortir.

-Ce ne sera plus très long maintenant et d'ici au maximum un petit quart d'heure vous serez maman Madame Dawson.

Roche hocha bravement la tête dans un silence approbateur à présent imposé par Elisabeth et cette dernière demanda à Jack de lui tenir les cuisses écartées pour examiner une ultime fois Rose dans son travail. Son appréciation fut que le bébé ne descendait plus comme il le devrait et qu'elle faudrait qu'elle aille le chercher elle-même si cela persistait.

-Je sais qu'être couché n'aide pas le bébé à descendre le col. Si vous vous asseyez. Cela le remettra sans douce en place et je me pencherais pour le prendre.

Le visage chargé de toutes les formes de la douleur, Rose regarda Jack et ils se mirent d'accord en un seul regard. Jack n'aimait pas voir sa femme souffrir comme cela.

-D'accord firent t'ils.

Et Jack aida une Rose épuisée à se positionner comme l'ordonnait la sage femme.

Assise et les mains fortement posée sur l'épaule de Jack et le matelas du lit, entre deux souffles très rapprochés, elle indiqua d'un mouvement de tête à Elisabeth qu'elle était prête.

-Tenait lui les cuisses Monsieur Dawson. Il les tient serrer jusqu'à en avoir les mains rouges.

Lorsqu'Elisabeth se pencha pour aller la chercher, elle constata que son plan avait marché et qu'elle n'aurait pas besoin de manipuler dans les entrailles de Rose.

-Bonne nouvelle. Je vois la tête ! Je vois la tête s'exclama-t-elle.

Rose et Jack poussèrent des soupirs de soulagement bien naturels. Elisabeth se saisit du bébé une fois qu'elle vit la tête et le corps de l'enfant qui glissaient vers la lumière et qui entra ainsi dans le monde après un dernier cri de sa mère qui expulsait enfin le petit corps rosé dans un vagissement qui fut le synonyme de la délivrance. Il ne poussait en guise de pleurs que de simples petits cris de surprise et d'étonnement d'avoir ainsi été dérangé. Jack pleurait de chaudes larmes immobiles, n'ayant rien louper du grand miracle de la vie qui s'était opéré sous ses yeux ébahis.. Tandis que Rose, à présent totalement vidée et pâle laissait éclater sa joie d'un rire incrédule mais magistral qu'elle et Jack garderait au fond de leur cœur et n'oublierait jamais. Jamais elle ne s'était sentie aussi accomplie, pleine et entière que l'instant ou elle avait senti son petit bébé sortir d'elle dans un dernier cri et une dernière poussée furieuse tandis qu'elle s'ouvrait de toute ses force telle une fleur bourgeonnante sans retenue ni pudeur pour faire passage à cette nouvelle vie que gagnait la terre et qu'ainsi elle faisait communion avec elle dans un profond sentiment de continuité. La sage femme regarda sa montre alors qu'elle tenait le chérubin et nota comme date et heure de naissance le 24 décembre 1911 à 23h59.

-Est-ce qu'elle va bien ? demanda t'il en essuyant une larme à la sage femme alors qu'elle se chargeait elle-même de couper le cordon.

Car bien sûr il avait vu que c'était une fille et avait décoché à Rose un sourire entendu du genre « Je te l'avais dis ». Il observait, malgré qu'elle soit de façon bien normale couverte de sang, que la nouvelle née qui n'avait tardé pour se rendormir possédait les traits fins de sa mère.

-Très bien monsieur Dawson, félicitations, vous avez une petite fille en parfaite santé confirma en souriant en retour la sage femme qui avait réveillé l'enfant en la nettoyant pour la présenter.

Rose, la gorge serrée, exténuée mais béante, souriante et éclatante de plénitude et de sérénité de part la mission accomplie (car elle se rendait compte qu'accoucher était comme faire la guerre), ne voulait pas céder, à la bien compréhensible fatigue, à cet instant tendit les bras pour qu'on lui amène son enfant. Ce à quoi Elisabeth consentit bien volontiers. Enveloppée dans une couverture grise, Rose reçut son précieux paquet et dut se mordre très fort les lèvres pour ne pas exploser de bonheur et calmer son impatience et sa curiosité naturelle.

-Oh quelle est belle ! Ne put-elle que murmurer tant, telle une boule dans la gorge qu'on essaye de faire passer, l'émotion l'étreignait d'être responsable de ce petit être. Elle regarda avec fierté et une merveilleuse incrédulité le visage poupin et rosé de sa fille pour qui visiblement il n'y avait pas de quoi faire tout un plat autour de sa naissance car elle s'était rendormie. Ce qui fit rire sa mère. Jack s'était lui aussi assis prés d'elle et Rose lui passa leur fille après l'avoir encore longuement bercée. Jack Dawson tomba amoureux de sa fille à l'instant même où il la tint dans ses bras :

-C'est nous trois maintenant réalisa t'il alors que Rose, qui récupérait le nourrisson, approuvait.

A peine dix minutes plus tard et la petite créature réclamait déjà l'attention de sa mère car elle se trouvait affamée après ce long voyage des entrailles de sa mère jusqu'au monde extérieur qui ne semblait pas l'impressionner beaucoup. Rose pleura les chaudes larmes du bonheur lorsqu'elle découvrit le fin duvet de cheveux blonds et les yeux bleus de la petite qui ne demandaient qu'à être percée et être percer en retour.

-Tout les bébés ont les yeux bleus en venant au monde essaya de rationaliser Jack qui pourtant masquait mal tout son émoi et sa fierté. Plus pragmatique d'apparence, il crut bon de vérifier qu'il y avait bien cinq petit doigts pour chaque pieds et chaque mains.

Elisabeth guida encore Rose dans la sensation nouvelle de l'allaitement. Petit bébé Dawson tout fatigué se rendormit au gout du lait sur ses lèvres qui suffisait à la nourrir pour le moment. L'expérimentée sage femme s'autorisa alors quelques minutes pour observer le tableau charmant de la nouvelle famille.

-C'est nous trois maintenant murmura doucement Rose à l'oreille de Jack comme il le lui avait dit tout à l'heure.

-Oui, c'est nous trois. Merci Rose. Merci de ce bonheur, merci pour elle.

Le petit bébé émettait de petits sons goguenards. Rose prit ses petites menottes fermées et les erra fermement comme pour lui confirmer que tout irait bien. Joséphine cherchait à enrouler son petit doigt qui se déplaçait autour de sa mère et qui finit lentement par le trouver et ne plus vouloir le lâcher. Les parents déjà émotionnés ne s'en trouvèrent que plus émus par ce premier geste qui établissait un premier contact et nouait le lien d'une relation parent-enfant, symbole d'une belle promesse de longue vie à trois.

-Maman est là mon ange et là c'est papa à côté. Je suis contente que tu sois enfin arrivée.

-Eh toi ma jolie lui fit Jack plus simplement qui lui caressait la joue quand sa mère la berçait

-Quelle est son nom s'enquit alors Elisabeth, émue malgré avoir assisté maintes fois à des scènes similaires ? J'en ai besoin pour l'inscrire dans le registre.

Au même moment, Rose réalisa qu'ils n'avaient pas absolument pensé à un prénom. Jack bordait sa fille en chantant doucement et d'une voix chaude « Viens Joséphine dans ma machine qui vole ». Rose regarda alors Jack avec des yeux suppliants, Jack regardait Rose d'un œil entendu :

En plus de leur chanson, Joséphine était la forme féminine du prénom Joseph, le défunt père de Jack.

-Joséphine Dawson dirent' ils comme une évidence.

-D'autres prénoms ? Il en faut six, c'est la loi pour les filles à Southampton.

-Jack, j'aimerai aussi qu'elle porte aussi le nom de ta mère et de Madame Brown : Margaret

-Alors elle doit aussi porter le nom de la tienne : Ruth.

-Mais Jack...

-Peut être que cela te fera finalement lui pardonner déclara t'il le plus sérieusement du monde.

-J'essaierai Jack lui promit' elle. Jack, que penses-tu de Caroline ?

-Si il te plaît, il me plait aussi mon amour. Et j'aime beaucoup celui de ma grand-mère paternelle : Alberta.

-Alberta est un joli prénom, Jack. Mais il nous manque encore un prénom.

-Eh bien, je pensais à Eve, vu qu'elle est née la veillée de Noël.

-C'est vrai que c'est Christmas Eve comme on le dit chez vous en Amérique. Au moins, nous sommes sûrs de ne jamais oublier son anniversaire.

-Elle est aussi Américaine qu'Anglaise. Donc, je vous présente Mademoiselle Joséphine Margaret Ruth Caroline Alberta Eve Dawson.

Le prénom d'Olivia n'avait pas été retenu car il évoquait malgré lui les mauvais souvenirs de la rue Nervins et de Cal.

Joséphine fut ensuite mise dans un panier en osier qui faisait office de berceau qu'ils n'avaient pas les moyens d'acheter et qui était préparé depuis longtemps à cet effet et qui se fit une joie de l'accueillir. En fait depuis de que les personnes ayant premièrement offerts de prêter le berceau c'étaient rétractés (la sœur de madame allait enfanter à nouveau) et en avaient demandé le retour que les deux jeunes gens ne pouvaient refusés. Et Rose le poussa longtemps d'une main le panier d'osier, avant qu'on lui propose un copieux repas pour reprendre des forces qu'elle accepta. Avant qu'elle ne s'endorme elle-même éreintée de fatigue et encore toute émotionnée d'avoir su donner la vie.

-Je peux vous laisser maintenant je crois s'exclama l'accoucheuse. Je reviendrais demain soir voir si tout se passe bien. Les relevailles devraient bien se passées aussi. Encore un joyeux Noël.

Jack le lui souhaita aussi en leurs noms à tous les trois. En la remerciant, il songea qu'en effet, il n'aurait plus jamais d'aussi beau Noël que celui la tout modeste qu'il fut matériellement tant riche il le fut émotionnellement. tellement était grand dans son cœur, l'amour qu'il ressentait pour son enfant dont Rose ne cessait de dire qu'elle lui ressemblait trait pour trait même si pour la contredire, il voyait aussi beaucoup de Rose chez Joséphine.

Le lendemain après midi, Joséphine avait déjà presque un jour en cette célébration de la naissance du Christ, les heureux parents pouvaient dire que pour eux aussi, elle était née leur divine enfant.

Fin de ce chapitre : J'espère que vous avez appréciés ces trois chapitres d'affilés. Cadeau de Noël, juste après l'heure. Le prochain va s'appeler : « Adorable famille » qui reprendra avec le jour de Noël. Bonne lecture à vous tous. Commentaires appréciés toujours.