Chapitre 25 : « Adorable famille »

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : La famille qui s'est agrandie prend ses marques dans le petit appartement.

Southampton, comté de Hampshire Angleterre, 25 Décembre 1911.

Southampton, comté de Hampshire Angleterre, 6 janvier 1912

Jour de Noël. La petite Joséphine dormait à poing fermé dans son panier, enveloppée dans sa couverture. Rose c'était rendormie tout de suite après avoir bercé l'enfant et s'assurer qu'elle allait bien. La sage femme s'était également retirée et Jack regardait avec sérénité la petite et la grande femme de sa vie dormir du sommeil du juste.

L'une était exténuée d'avoir donné la vie tandis que l'autre était fatiguée d'avoir été mise et monde et d'avoir déjà fait tout ce chemin dans le ventre de sa mère avant même d'avoir était née.

Il n'en voulait ni à l'une ni à l'autre, ayant deviné l'effort que requérait une naissance et ayant surtout était le témoin admiratif de toute l'énergie qu'elles avaient d employer pour que tout se déroule bien. Il se comptait parmi les jeunes hommes chanceux de n'avoir pas de complications ou bien pire à déplorer, tant d'accouchement se terminaient malheureusement encore en tragédie Passant ses mains sur le duvet de Joséphine, puis sur les boucles de cheveux de Rose, une chaleur lui envahit le cœur et le corps lorsqu'il réalisa enfin qu'il ne serait plus jamais seul et qu'il avait maintenant une famille. Que de chemin parcouru depuis la ferme de ses grands parents à Chippewa Falls. IL soupira en y pensant, confus, ne sachant si c'était juste de la nostalgie ou quelque chose de plus profond comme le chagrin ou le regret. En tout les cas, ce sentiment n'en était pas moins réel.

Rose émergeait peu à peu de son sommeil et sa première vision fut celle de Jack dans le coin le plus sombre de la chambre qui berçait sa petite princesse en attendant que Rose se réveille.

« Viens Joséphine dans ma machine qui vole… »

La jeune mère souriait et poursuivit la ritournelle :

« Qui vole s'envole comme une folle ».

Jack posa Joséphine sur le lit, tout au chaud près de sa mère qui ne se lassait pas de la contempler.

-Elle est belle pas vraie ?

-Elle est très belle Rose. Elle te ressemble. Déclara un Jack émotionné.

Rose sourit sarcastiquement car la ressemble de Joséphine avec les Dawson de Chippewa Falls ne faisait aucun doute pour quiconque verrait l'enfant.

-Je n'arrive pas à croire qu'elle soit là et qu'elle soit à nous.

-Et je n'arrive pas à croire que tu ne le crois pas après tout ce que tu as enduré pour la mettre au monde pouffa Jack qui semblait moins avoir oublié les douleurs de l'enfantement que Rose elle-même.

La tête sur l'unique coussin de leur chez eux, neuf de seulement quelques mois, Joséphine était cajolait et protégeait. La mère couvait sa petite en la tenant son petit corps sur ses avant bras.

Rose regardait son enfant avec des yeux émerveillés et ne pouvait s'empêcher de sourire face à la petite frimousse endormie de Joséphine.

-Et en même temps je ne me rappelle pas comment c'était la vie avant elle. Confia-t-elle.

-Mais moi non plus ! Plaisanta son mari tout aussi ravi qu'elle.

Ce fut le moment choisi par la déjà délicieuse et malicieuse Joséphine pour ouvrir ses yeux tout ronds et balbutiait sa faim à sa façon. Ses petites cuisses potelées se trémoussaient avec entrain suivies par ses petits pieds dont les orteils bougeaient à même mais ne demandait déjà qu'à se tortillait au son de la mélodie maintenant chantée en chœur par ses parents déjà fous d'elle.

-Oh Pardon Joséphine s'exclama impulsivement Rose. Mais maman avait tellement envie de t'embrasser.

Joséphine ne voyait pas d'objection à ce spontané élan d'amour maternel et se laissa faire.

-Ca va être bientôt l'heure de la tétée à Jo poursuivit Jack.

-Oui confirma Rose qui allait justement se préparer à nourrir Joséphine.

Jack passait tendrement ses mains dans les cheveux de Rose alors qu'elle prenait la petite contre son sein.

La mère et la fille firent une sieste de Noël dans l'après midi tandis que Jack sortit malgré un début de chutes de neiges qui ne tiendrait pas sur un sol trop mouillé par la pluie. Il fallait à tout prix que malgré tout surtout la perspective d'être découverts il partage la nouvelle avec leurs amis proches. Il alla donc à travers les différents coins de la ville annonçait la venue au monde de sa fille. Tout d'abord à Rhonda, puis ensuite à Amélie et sa petite famille et puis encore à Fabrizio et Tommy qui logeait encore et toujours dans les petites chambres du pub de Towy quay. Les Dahl seraient de facto eux aussi mis au courant car Fabrizio et Helga avaient commencés à se fréquenté officiellement. Et Rose et Jack les avaient tous les deux choisis pour être le parrain et la marraine de Joséphine très tôt durant la grossesse. Et puis, il passerait en toute discrétion chez les Cartmell. Cora serait surprise mais tellement heureuse de revoir son Oncle Jack et sa chère marraine ainsi que la nouvelle née.

Cora s'était tout de suite jetée dans ses bras à l'instant même ou elle le vit franchir la porte et fut très heureuse lorsque Jack lui promit de l'amener voir le bébé très bientôt. Mais bien sûr, il ne faudrait rien dire à Rose car se serait une surprise. Il repartit ensuite vers l'appartement où femme et fille l'attendait.

-Mes chéries ! S'émerveilla-t-il à voix basse en les contemplant dormir.

La semaine entre Noël et le Nouvel An passa vite à s'accommoder de leur nouvelle vie à trois. Jack essayait de passait le plus de temps possible avec sa famille quand il ne travaillait pas.

La température avait largement baissée sur le Hampshire et le froid avait vite fait de se glisser dans vôtre dos, pénétrant la peau et glaçant vos vieux os que Jack ne voulait certainement pas faire en traînant trop longtemps à l'extérieur. Chose difficile pour lui qui travaillait si durement sur un port le plus souvent détrempé à présent. D'ailleurs il avait été l'un des premiers travailleurs à s'en apercevoir lorsque les semelles ramassèrent toute l'eau que laissait passée le cuir de sa vieille paire de chaussure trouée. De plus il allait souvent à pied dans la forêt trouvait du poids pour garder le feu allumé. Il ne fallait pas que le bébé prenne froid. C'était pour cela que juste avant que le feu dans l'âtre ne brule plus, les jeunes parents se levaient chacun leur tour et soir après soir pour mettre la petite Joséphine bien à l'abri entre eux et dans de vraies couvertures. Et le trio s'endormait la tête contre chacun sur un grand oreiller. Par conséquence, bientôt, il devint bien vite inutile de mettre Joséphine dans son berceau et dormait désormais à plein temps dans lit avec ses parents qui lui tenaient et embrassaient chacune de ses petites menottes et si cela n'était pas du goût de Rose qui ne voulait pas que Joséphine s'habitue déjà à ce petit privilège forcé, Jack en père indulgent qu'il était lui expliquait qu'ils auraient tout le temps de la disciplinée en la matière lorsque il aurait les moyens d'offrir un chambre chauffée pour elle et pour eux tout un chacun. Mademoiselle Joséphine la marmotte n'y trouvait pour elle rien à redire pour peu qu'on la nourrisse, étant parfaitement heureuse d'être un bébé comme n'importe lequel de son âge. Sans faute, ils la réveillaient chaque matin en n'oubliant jamais de lui chanter « Viens Joséphine dans ma machine qui vole ». Et pour illustrer les propos de la chanson, l'heureux père soulevait son enfant et la transportait dans les airs comme si c'était un avion. « Tu aimes cela Jo, pas vraie ? » Rose corrigeait alors affectueusement mais vainement son époux en lui rappelant le long prénom qu'ils avaient choisis.

-Et il est très joli approuvait le père.

-Trop joli pour un surnom. Le réprimandait t'elle, taquine.

-Tu dis cela seulement parce que tu es née dans la haute. Et même les bourgeois ont des surnoms. Peux-tu me dire par exemple comment s'appelait la deuxième fille dans les Quatre filles du docteur March exactement ?

Rose constata que c'était peine perdue et qu'il avait raison. La deuxième fille du docteur March s'appelait Joséphine mais ne répondait qu'à son surnom de Jo du à son caractère de garçon manqué. Rose soupçonnait vaguement que sa Joséphine à elle ne partageait pas seulement le même prénom que le personnage mais qu'elle la suivrait également dans ce trait de caractère. Son petit front plissé semblait toujours être si décidé. Et au fait depuis quand Jack lisait les mêmes romans que l'on lui avait forcée à lire au fin fond de son dortoir londonien ?. Elle se rendit compte qu'elle aussi avait eu un côté garçon manqué jadis.

Elle dormait comme une marmotte mais quand elle était réveillée elle voulait toujours voir ce qui passait autour d'elle-même si on avait vite fait le tour du petit appartement et encore plus lorsque vous étiez un bébé de quelques jours à peine. Une semaine avait passé.

Ce soir là verrait 1911 s'endormir à tout jamais et Rose se rendait compte qu'elle n'avait pas vue l'année passait. Tant de choses, bonnes et moins bonnes s'y étaient déroulées qu'elle ne s'était pas arrêtée pour faire lez point des événements jusqu'à maintenant. L'apothéose , sans oublier son diplôme, en avait été sans aucun doute son mariage et la naissance de sa fille qui lui avait fait tourner la page des mauvais jours que représentait sa relation détériorée avec sa mère, le décès de son père et Cal avec tout le lourd et douloureux poids associait à ce seul prénom.

Alors qu'elle pensait ainsi, elle vit Jack s'afférait en cuisine à préparer quelques mets achetés au rabais la veille. Pas de quoi à faire un vrai festin mais de quoi marquer le coup de cette nouvelle année 1912 qui verrait le jour dans maintenant 7 heures seulement.

-Tu devrais mettre une plus jolie robe pour ce soir suggéra Jack d'un air entendu et pas du tout innocent auquel Rose qui quant à elle, venait d'habiller la petite Joséphine avec les laines qu'elle avait elle-même tricoté durant sa grossesse ne prêta guère attention. Elle allait faire glisser les chaussons offerts par Rhonda dans les petits pieds mouvants de Joséphine lorsqu'on toqua à la porte. La jeune mère en eut un haut le cœur de surprise. Il n'y avait aucune visite de prévue avant dimanche après midi. Jack qui déjà accourait pour se rapprocher de la porte d'entrée souriait de toutes ses dents.

-Surprise !

Fabrizio, Helga, Rhonda (qui n'avait plus de famille qui habitait dans les environs) et les Cartmell se tenaient là dans un joyeux chorus.

Rose ne dissimulait pas sa joie et se précipita à son tour pour les accueillir.

Les invités, pas si imprévus, s'étaient tous endimanchés des plus beaux vêtements qu'ils possédaient même si ils étaient loin de s'inscrire comme de beaux atours.

-Je suis tellement contente de vous voir lançait' elle à tous. Le compliment fut renvoyé à la cantonade.

-Je voulais te faire cette surprise, Rose. Clama un Jack, pour s'expliquer et pas peur fier de l'effet produit par « sa » surprise.

De bien entendu, les visiteurs étaient venus pour en plus fêter le jour de l'an pour admirer la nouvelle addition de la famille Dawson. Jack du à présent poursuivre Cora qui se précipitait en battant des mains vers Joséphine qui dormait dans son osier.

-Elle est magnifique fit Rhonda. Et ne me dit pas que tu l'as fait avec le facteur, je ne te croirais pas Je sais qu'il te court après mais quand même.

Rhonda cligna malicieusement des yeux à cette dernière remarque qu'elle faisait avant tout en ayant l'attention de taquiner Jack qui ne se laissait pas démonter malgré le fait que tout cela n'était que pure forme de plaisanterie de plus ou moins bon gout selon qu' on l' appréciait plus ou moins bien. Jack salua la compagnie avant d'aller se rendre plus présentable. La petite assemblée passa ensuite à l'apéritif. ! Après quoi ils passèrent à table et furent bien repus et divertit de rires qui retentissaient dans toute la pièce car chacun des invités avaient également apporté des victuailles et quelques boissons alcoolisées pour agrémenter le menu en ce jour de réveillon. La fête fut gaie et réussie.

-Il va être minuit ! fit Fabrizio au comble de l'excitation ! 1912 était l'année qu'il c'était choisi pour aller en Amérique et y devenir un millionnaire.

-Cinq, quatre, trois deux un :

Et alors que sonnèrent les douze coups de minuit sur la lointaine horloge de Big Ben, tout ce petit cercle d'amis se souhait naturellement…

-Zéro ! Bonne année !

Ils restèrent encore un peu plus de temps en cette fin de soirée autour d'une boisson à savourer l'amitié qui les lisait. La petite Cora s'était endormie sur les genoux de sa bien-aimée marraine qui passait sa main protectrice dans ses cheveux de jais bouclés. Les Cartmell et Rhonda bavardaient maintenant de leur côté du temps ou ils vivaient à Manchester. (Rhonda était Irlandaise mais son mari fut tout ce qu'il y avait de plus anglais issu de la classe ouvrière).

De son côté Jack parlait à Fabrizio en aparté et lui offrait à lui et Helga d'être parrain et marraine de sa chère tête blonde. Il faudrait fixer une date pour le baptême. Rose annonça qu'elle verrait le pasteur après l'office de dimanche prochain et on verrait bien ce qu'il dirait à propos des dates disponible afin de célébrer la cérémonie.

Dans le ciel noir de Southampton, Jack finit par raccompagner tout ce beau monde vers les une heure et demie du matin. Et lorsque Jack revint, sa femme et sa fille se trouvaient déjà toutes les deux endormie blotties l'une contre l'autre. Comme si elle avait entendue son papa arrivée, Joséphine commença à pleurer, peut être afin d'attirer son attention.

-Chut Chut. Nous n'allons pas réveiller maman. D'accord ma petite souris ? Je t'aime (Il savait qu'elle avait déjà bue son lait car alors qu'il raccompagnait les invités, Rose lui avait susurrée en aparté qu'il était temps pour elle de nourrir Joséphine. Il remarqua aussi que Rose en mère dévouée n'avait également pas manqué de bien essuyer les contours de la bouche de leur chère petite tête blonde n'avait pas manqué d'avoir.

Il s'approcha de ce qui servait de couffin et prit son nourrisson avec une infinie précaution et tendresse. Il embrasa les joues de sa fille, afin de l'allonger sur la table pour la langer. Ce fut seulement une fois confortablement installée qu'elle se calma et se laissa changer avant de retomber dans un sommeil de plomb alors que Jack se couchait lui-même après s'être dévêtu et plaçait la pouponne désormais endormie dans le lit entre ses deux parents. Jack souffla sur le cierge bien positionné dans son bougeoir et la flamme se pencha de haut en bas avant de définitivement péricliter pour vaciller et s'éteindre.

En fin de matinée dans la semaine qui suivit ces festivités, Rose prit la petite soigneusement enveloppée dans son châle blanc méchés et se dirigea décidée jusqu'à la petite église paroissiale ou elle avait eu ces habitudes depuis qu'elle c'était réinstallée dans le quartier pauvre de Southampton. Elle prit la direction du presbytère.

-Pourrais-je parler au père Adreit s'il vous plaît ? demanda t'elle à la concierge.

-Mon enfant le père Adreit est reparti chez lui en Allemagne.

Et Rose se souvient, mortifiée, que le religieux avait déjà mentionné ce départ définitif à la fin de la dernière messe à laquelle elle avait assisté avant la naissance de Joséphine.

-Mais le Père Blythe est à présent parmi nous. Vous pouvez vous adressez à lui si vous voulez.

-Je voudrais parler au père Blythe alors confirma t'elle.

-Je vais le chercher dit sommairement la vieille femme.

Elle du être rapide car bien vite l'homme d'Eglise arriva et se présenta on ne peut plus courtoisement.

-Et que puis-je faire pour vous Madame ?

-Madame Dawson. J'aimerai pouvoir faire baptiser ma fille Joséphine dés que possible.

-Ah je vois. C'est une jolie petite que vous avez la. Et quel âge a-t-elle ?

-Une semaine lui répondit' elle.

-Et bien, je vais vérifier on emploi du temps si vous le permettez Madame Dawson.

Après consultation le baptême fut fixé pour dans 10 jours. Quand Jack aurait droit à une matinée de repos.

-Vous avez bien de la chance madame Dawson, vous avez un bébé adorable. Vôtre mari doit être fier.

-Il l'est ! Sourit t'elle avant de s'en aller, satisfaite.

Rose la rousse trotta allégrement sur le chemin du retour au logis, replaçant la couverture de Joséphine lorsque l'enfant qui aimait gigoter comme sa mère jadis.

Jack rentra tard des chantiers ce soir là et surpris Rose surveillant Joséphine endormie (jusqu'à ce qu'elle est encore faim). En même temps, elle s'afférait à tricoter des vêtements de laine pour que sa petite ait bien chaud par ce froid hiver anglais.

-Un avant gout de quand on sera dans le Wisconsin plaisanta Jack. C'est-à-dire si tu veux bien y aller avança-t-il timidement après un bref moment d'hésitation.

-J'adorerai connaître l'endroit ou tu as grandi Jack répondit' elle simplement en appuyant sa tête contre son épaule alors qu'ils continuaient de contempler Joséphine.

La fin de semaine arrivait et ce fut au tour des Dawson et de Rhonda de se retrouver chez les Cartmell pour la fête de l'épiphanie et ou une galette des rois avait été préparée par la sémillante et obligeante toute fluette Madame Cartmell. Cora remplaça naturellement la trop petite encore Joséphine dans le rôle de l'enfant la plus jeune pour aller sous la table et répartir sous celle-ci les tables entre tous les adultes présents religieusement rassemblés autour de la table et attendant le verdict. La part que Cora avait désigné comme étant celle de son oncle Jack fut celle qui contenait la fève et sous les applaudissements l'Américain fut proclamé roi pour la journée.

Un roi qui cependant s'agenouillait toujours à quatre pattes pour jouer au cheval avec Cora qui après tout était toujours sa meilleure cavalière comme elle le lui rappela gentiment. En guise de réponse il lui pinça ses joues enfantines et charnues. Bert s'essaya ensuite à quelques airs de cornemuse qui firent danser l'assemblée. Elle était vraiment sa cavalière, Cora. Rose, approuvait d'un regard ferme et entendu, complice d'un clignement de l'œil avec sa chère filleule, elle attendrait pour valser à son tour. Elle profita du tour de piste que son mari et sa petite protégée effectuaient dans le salon des Cartmell provisoirement maquillé en sal de bal de quartier. Rose battait encore des mains quand Jack l'appela pour qu'ils dansent à présent tout leur soul. Bert décida e jouer un morceau plus doux.

Quelques jours après encore, c'était la date et l'heure décidaient pour le baptême de la petite Joséphine et tout le monde se trouvait déjà devant l'église avant d'y rentrer pour commencer la cérémonie. Le religieux les accueillit sur le porche du saint bâtiment et les invita à gagner l'intérieur de l'office. Et le début du rituel religieux s'ensuivit. Parents, parrain et marraine se tenaient au bien du bénitier et écoutaient les paroles évangéliques du père Blythe qui lisaient les saintes écritures pour finir par la lettre de Paul aux Corinthiens.

-Joséphine Dawson, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen. Finit-il par solennellement déclarer en plongeant la tête de la fillette dans l'eau. Elle émit un petit cri de surprise et gigota mais elle ne pleura pas beaucoup si l'on comparait à d'autres bébés ayant aussi la tête engagés dans l'eau bénite qui saluait leurs arrivés parmi les Chrétiens. Jack fut très fier de la bonne place tenue par sa progéniture dans cette statistique exposait par le père Blythe à la sortie de la cérémonie. Il se dit un peu naïvement qu'elle ne serait jamais peureuse.

Un bon gueuleton aurait sans nul doute été le bienvenu et se serait fait apprécié mais les moyens manquants, la troupe se sépara aux marches de l'église en n'attirant pas plus que cela la curiosité des badauds.

A l'intersection, deux rues après l'église alors qu'ils faisaient un bout de chemin ensemble Bert Cartmell annonça son intention d'immigrer aux Etats Unis avec femme et enfant pour y tenter sa chance. Cora se disait ravie « d'aller vivre au pays de l'oncle Jack ».

-Et voila notre petite sorcière baptisée ! fit Jack en capturant Joséphine des bras de sa mère.

-Elle aurait droit au titre de princesse si on le demandait pour elle ? Demanda Jack comme un chuchotement tout en observant l'enfant attentivement qui faisait de même avec ses grands yeux bleu qui en ce moment ne voulaient pas dormir étant aussi ouverts et expressifs que ceux de son paternel.

Rose éclata alors de rire et lui répondit ironiquement que oui si seulement le mariage d'une altesse royale incognito en fugue et d'un roturier qui plus est vagabond et américain se révélait être acceptable aux yeux du peuple et de la haute société britannique réputée pour être autant distinguée que dangereusement snob.

-Je ne voudrais pas que plus tard elle me reproche de ne pas lui avoir donné toute les opportunités qui s'offraient à elle.

_Oh Jack! murmura t'elle un peu attendrie mais résolue. C'est exactement le contraire que tu fais. Elle n'aurait pas eu la possibilité de choisir au destin si on avait réclamé pour elle son pedigree aristocratique. Et franchement, je ne suis pas encore sûre que je veuille qu'elle sache que c'est une princesse alors. Peut être quand elle sera plus grande Je pense qu'il vaut mieux laisser nôtre lignée des Princesses d'Ecosse s'éteindre, cela ravirait sans nul doute mon cousin Elle sera une petite fille tout ce qui il y a de plus normale et toi et moi l'élèverons en Amérique avec tout l'amour dont elle a besoin. Et ça lui suffit, je t'assure que ça lui suffit sourit Rose pour rassurer son mari qui répliqua :

-Et puis elle est déjà et restera la princesse à son papa ma petite crapule de crevette.

-Mais je vais t'éloigner de ta jolie maison et de ta famille.

- Mais qu'est-ce que tu racontes? Nous n'avons jamais été une famille très unie (sauf moi et mon père qui nous adorions). Ce que nous serons avec Joséphine. Ma maison est là ou tu es. Et toi et cette enfant, vous êtes ma famille désormais. J'ai fait un choix que je ne regrette pas un seul instant.

Pour l'aider à s'endormir, les jeunes parents de Joséphine lui faisaient enrouler ses petits doigts autour des leurs comme ils le faisaient depuis sa naissance. Quand cela se révélait inefficace ou plus exactement insuffisant, Rose lui chantait une chanson pour que sa fille passe des nuits paisibles sans l'aide des bras de Morphée ou du marchand de sable. La voix mélodieuse d'une mère suffisait à sa fille qui l'identifiait déjà et cela lui permettait de savoir que blottit dans le lit contre ses deux parents elle ne craignait rien. La berceuse allait comme suit :

Chut, petit bébé, pas un mot
Maman t'achètera un bel oiseau bleu

Si cet oiseau retient son chant
Maman t'achètera une bague de diamant

Si cette bague roule sous l'armoire
Maman t'achètera un miroir

Si ce miroir casse en mille morceaux
Maman t'achètera un petit agneau

Si cet agneau n'est pas sage
Maman t'achètera un attelage

Si cet attelage tombe par malheur
Maman t'achètera un chien nommé Rôdeur

Si ce chien nommé Rôdeur part en cachette
Maman t'achètera un cheval et sa charrette

Si ce cheval et sa charrette s'écroulent par terre
Tu seras quand même le plus beau bébé de la terre.

Peu leur importait si le soir sur la table au moyen d'une faible lueur de la lampe à pétrole, ils comptaient les deniers qui achèteraient leurs billets pour l'Amérique et donc la liberté.

Fin de ce chapitre. Merci d'avance pour vos commentaires. Titre du prochain chapitre : « Une Visite et une décision ».