Chapitre 26: Une visite et une décision.

Résumé : La vie de famille poursuit son cours avec la reprise du travail mais Rose et Joséphine tombent malades….

Southampton, comté de Hampshire Angleterre, 10 janvier 1912

Cela avait commencé l'après midi dernier juste avant que Jack n'aille prendre son tour de garde la nuit sur les chantiers. Ce dernier voyant avant de partir sa petite fille chérie en si mauvaise forme qu'il dit à sa femme qu'il enverrait le docteur en passant.

Bébé Joséphine avait pleuré toute la nuit sans presque aucune interruption. Elle avait du mal à avaler comme si la gorge était irritée. Ce n'était pourtant guère le moment pour qu'elle tombe malade mais on ne pouvait pas contrôler ces choses là.

Inquiète et seule dans le logis, le jeune Rose attend ait à en se ronger les ongles jusqu'au sang le verdict du praticien qui diagnostiqua un début de bronchite potentiellement imputable à l'humidité des lieux mais qui avait heureusement su être prise à temps.

-Je voudrais que cela soit le cas pour plus de personnes conclut le médecin.

Avec résignation mais le cœur remplit de gratitude quand à l'assurance que sa fille venait d'être occultée, serait traitée et visiblement bientôt sur pied, elle donna la somme demandé par le généraliste qui entamait sérieusement la bourse de leur économie pour l'Amérique.

La lumière du jour frappa Rose de plein fouet tant elle venait à peine de s'endormir. Les yeux encore piquants d'une trop mauvaise nuit. Par la grâce de Dieu, la petite Joséphine avait réussie à s'endormir peu avant la levée du jour. Maintenant huit heures et demie du matin sur le Hampshire, les rayons du soleil anglais se reflétaient sur la seule et modeste fenêtre ronde de la chambre de l'appartement deux pièces dans l'immeuble en briques.

Encore toute ensommeillée, elle songea que Jack ne tarderait pas à rentrer de sa nuit de travail et serait bientôt à la maison. Elle bougeait encore dans le lit, s'étirant et baillant à en jouer les paresseuses. Après tout le congé maternité aimablement octroyait par Rhonda pour pouvoir bien accueillir sa fille prenait fin dans deux jours.

Ce fut le moment choisi par la petite veilleuse de nuit pour manifester sa faim. Ce qui en soit était plutôt un bon signe.

Fatiguée, Rose essaya de rassembler toutes ses forces pour s'occuper de l'enfant mais des mains posées sur elles étaient déjà occupées à défaire les boutons de la chemise de nuit pour laisser y passer un sein Cette fois ci, elle fut rassurée et ne redoutait pas les cauchemars du passé. Elle avait reconnue la ferme main de Jack, venant tout juste d'arriver qui le caressait délicieusement en passant de son mamelon jusqu'à ses alcôve qui la fit soupirer de plaisir. Mais ce fut un picotement maintenant bien connu en même temps que la lumière d'un jour d'hiver et sa chaleur blanche qui semblaient ne pas vouloir désertaient la pièce ce matin. Mademoiselle Joséphine avait complètement oublié sa mauvaise santé d'hier et tirait allégrement et goulument sur le téton de sa mère qui cependant grimaçait avant de prendre le parti d'en rire. Jack aussi était visiblement soulagé que la petite aille mieux si rapidement. Une fois que Joséphine relâcha enfin l'absinthe du sein de sa mère après l'avoir suçotait à la mesure de sa faim.

Jack c'était déjà couché près de Rose et de leur bébé dans une dernière étreinte à tous les deux.

Rose se leva au bout de quelques minutes et reboutonna le haut de sa longue chemise de nuit en sortant de la chambre. Châle de laine à l'épaule, elle passa un coup de balai sous la table puis sur tout le plancher en bois avant d'aller se laver, de s'habiller et de prendre ensuite une tasse de café. Il lui restait à faire la vaisselle et à essayer de réparer l'unique paire de souliers de Jack au devant aussi ouvert qu'un bec d'oisillon devant la becquée de leur mère.

Jack avait mentionné la veille ou l'avant-veille qu'ils étaient irrécupérables et elle espérait lui prouver le contraire en les réparant sans qu'il le sache préalablement aussi bien pour lui faire plaisir et une surprise que pour l'état de leurs finances. Déjà que bientôt il faudrait racheter la garde de robe de Joséphine qui grandissait assez vite. Mais ce fut en vain, elle n'arriverait pas à le faire et il ne lui resta plus qu'à débattre si avant d'acheter une nouvelle paire il ne fallait pas mieux soumettre les fameuses chaussures aux cordonniers. La réponse lui vint vite et fut négative car tout bon cordonnier qu'elle n'était même pas sure de trouver en ville il n'était pas dit que la paire ne craque pas à nouveau après les réparations tant elle était usées. Un autre investissement serait donc nécessaire sous peu en tout cas elle ne voulait pas que son époux aille au travail en va nu pied mais cela entamerait encore plus leur cagnotte pour les Etats Unis.

Joséphine la sortit de ses sombres calculs car elle se mit à pleurer pour faire savoir qu'il était temps de la langer.

Et donc deux jours de plus avaient filé et il était temps pour Rose de reprendre le travail à la poterie et il était prévu que cet après midi elle passe prendre la café chez Amélie et elle espérait que cette dernière lui annoncerait des carnets de commande remplis car plus Amélie et elles vendaient, le plus elles étaient payées. Résultat de ce que Rhonda appelait « sa politique commerciale d'équité ».

Mais force est de constaté que ce ne fut pas le cas. Les nouvelles n'étaient pas bonnes, au contraire la boutique de la rue Cherry vivait des heures noires et sans doute même devrait' elle fermer. L'estomac de Rose se noua en pesant que si cela se faisait, elle n'aurait plus de quoi vivre et devrait chercher un autre emploi.

Elle promit à Amélie d'aider trouver une solution qui permettrait la survie du petit commerce.

-Nous verrons bien ! conclut une Amélie pour le coup inhabituellement défaitiste.

Non que cela, au contraire de Rose, le chamboule beaucoup sur le long terme, elle avait décidé d'essayer de réaliser son rêve de devenir infirmière et par conséquent décider de quitter le magasin à la fin du premier trimestre. De plus elle avait un mari qui ramenait l'argent à la maison, le plus dur serait de s'organiser avec ses deux enfants. Et quand on y réfléchissait bien, Rose aurait le même problème sous peu. Qui garderait Joséphine lorsqu'elle travaillerait ?

Pour le moment, la voisine Madame Frame avait aimablement accepté temporairement de garder Joséphine, une semaine durant contre 2 petits cents à peine. Et il faudrait faire avec cette offre qui avait l'avantage de parvenir d'une nouvelle maman dont l'un des jumeaux était mort né et possédait assez de lait pour Joséphine et son propre nourrisson. Les biberons étaient encore chers et le privilège d'une société aristocratique. En attendant d'autre propositions. Et toujours prendre garde à se faire réparer ni à attirer l'attention. Tout était encore très fragile. « Trop fragile même » n'osait se dire Rose pour conjurer le mauvais sort.

Il était évident dés que Jack se trouvait être dans leur chez eux qu'il souffrait d plus en plus du mal du pays. En ce moment il aimait plus que tout que pencher près de Joséphine endormie dans le panier d'osier et lui raconter le récit et les aventures de ce qu'il lui était arrivé durant ses voyages.

Son histoire préférée et celle de sa fille également parlait de comment il c'était perdu dans le jardin de Claude Monet et ses milles nénuphars colorés à Giverny, petit village normand dans le Nord Ouest de la France. Il lui racontait également son enfance dans les vertes plaines du Wisconsin trop vite achevées avec l'incendie qui ôta la vie à ses parents et qui l'avait conduit sur les mers et les routes d'Amérique puis d'Europe Il susurrait à sa fille qu'eux trois eux aussi vivraient des aventures extraordinaires maintenant. Ils traverseraient à nouveau l'océan. Jusqu'à présent, jusqu'à sa rencontre avec Rose, il pensait qu'il se suffisait à lui-même et que les voyages et aventures seraient son bonheur. Maintenant il réalisait à quel point cela se révélait faux et combien sa femme et sa fille avait comblé un vide laissé par sa famille il y a longtemps. Il espérait donner à sa famille tout l'amour qu'il avait eu pour encore plus que temps qu'il avait pu avoir. Il insufflerait à Joséphine son amour de l'art et l'amènerait avec Rose qui serait devenue une superbe actrice dans les plus grandes et belles villes du monde. Il voulait que son enfant aime et soi à l'aise autant avec son côté fougueuse héritait du Wisconsin que celui plus sophistiqué et pondéré de part ses origines britanniques qui l'avait vues naître.

Même si le bébé, suçant son pouce et écarquillant les yeux pour mieux comprendre le galimatias de son père, elle, ne souciait guère, pour le moment, des états d'âme et des espoirs tout paternel qui lui importait peu pourvu qu'elle ait régulièrement du lait à boire.

Et sur ces états de fait de gloire, passé ou à venir, l'embrassait longuement sur le front avant de la quitter pour aller sur les chantiers du port ou pour le lit s'il venait d'arriver de ces derniers. Rose prenait alors le relais et s'empressait de couvrir à nouveau sa progéniture de câlins.

Joséphine y répondait par des balbutiements de sons qui exprimaient sans équivoque tout son contentement et son plaisir. C'était un petit bébé agréable qui nous plongeait dans ses grands yeux et nous gardait prisonnier du temps qui passe. Même sa mère ne savait jamais à quelle heure elle avait commencé à la contempler ni d'ailleurs à quelle heure elle avait fini de le faire.

Dernier chaud dimanche de janvier rimait avec promenade et pique nique dans la forêt d'Emery et les Dawson profitèrent d'un trop court après midi d'hiver. Ils étalaient leur couverture grise dépoussiérée de quatre mains par leur soin sur un parterre qui captait la luminosité de les nues branches d'arbres renvoyait normalement au sol. Ils y avaient trouvé une clairière et un ruisseau au débit aussi fluet qu'un filet de panier à provisions mais en ce mois d'hiver, inconnu de la sécheresse, le ruisseau trouvait à son plus haut niveau et Jack s'amusait de donner un défi à mère nature en trempant les pieds dans l'eau glacée et cherchant vainement à trouver du poisson frais (même un petit ferait l'affaire) pour manger gratuitement ce qui ce serait avéré être une sensation des plus plaisantes et pas du luxe par les temps qui couraient. Alors que Joséphine, couchée sur la couverture exprimait toute la dextérité de ses membres en remuant vivement ses jambes potelées et ses mains graciles, Jack concentré à côté d'elle, maniait précautionneusement le canif et à partir de branche de bois ramassées et il en fit un petit hochet pour Joséphine avant de faire une petite sieste sur les genoux de Rose qui lisait un livre emprunté à Amélie. Déjà, il fut temps de rentrer à son réveil car il embauchait à huit heures de soir sur les chantiers jusqu'à huit heures du matin.

Force fut fait de constater que lorsqu'elle reprit le travail dans la petite boutique, cela se passa plus difficilement qu'elle ne le pensait. Tout d'abord, il y avait Joséphine qui lui manquait atrocement durant la journée. Il était cruel pour elle de penser qu'une autre femme lui donnait le sein et passait ses journées auprès d'elle alors que sa mère s'en allait travailler pour pouvoir fuir vers l'Amérique.

De temps en temps à la pause déjeuner elle courait à grandes enjambées pour l'embrasser chez cette nourrice improvisée et l'allaitait elle même. Et il arrivait que Jack le fasse aussi avant qu'il aille à port ou bien quand il le quittait même si lui était évidemment incapable d'allaiter.

L'ambiance au travail n'était pas au beau fixe tant chez l'un que chez l'autre de part les différents soucis matériels et pécuniaires qui s'accumulaient. Jack vendait son déjeuner à l'ouvrier le plus offrant pour se contenter d'une salade ou alors d'un morceau de bacon et le plus souvent il travaillait avec la faim au ventre. Rose, elle avait gérer avec le contraste du froid dans leur chez eux et du chaud devant le four à poterie et elle en fut quitte pour attraper une laryngite très aigue et douloureuse, ne pouvant plus avaler ni parler sans que l'irritation ne se fasses sentir. Puis vint la fièvre et les sueurs qui succédaient aux frissons. Jack passait toute la nuit sur les chantiers Elle alla frapper à la porte de Madame Frame et lui demanda si elle pouvait garder Joséphine pour la nuit car elle ne pouvait s'en occuper pour l'instant et si elle était contagieuse comme elle soupçonnait elle ne voulait surtout pas contaminait sa fille qui ne risquerait pas de rechuter si elle demeurer chez sa nourrice pour le moment. Même si cela devait briser le cœur de Rose de se séparer de son enfant même pour une courte durée. La bonne dame accepta l'affaire et Rose put regagner son chez elle et de s'enfoncer sous l'unique couverture en toussant tout son soul.

Jack quand il revint des quais prit l'affaire en main et en dépit des protestations de Rose alla chercher le docteur qui prescrit des médicaments onéreux qu'il fallait pourtant payer si on voulait guérir. Rose essayait de dire à Jack qu'elle irait mieux sans eux et de ne pas payer pour cela mais son époux fut catégorique et insista pour le contraire en lui épongeant son front brûlant.

Le docteur leur recommanda de quitter ces lieux trop humides et de déménager pour un endroit plus sain.

-Vous croyez qu'on a vraiment le choix ? Persiffla Jack, grinçant des dents qui ne demandait pas mieux mais qui trouvait également que c'était plus vite à dire qu'à faire. Surtout si les visites coutaient vingt sens chacune.

Amélie était venue lui rendre visite deux jours après à la sortie du travail alors qu'il commençait à faire noir pour s'enquérir de l'état de la patiente. Elle fit comme si elle était chez elle et lui servit dument un bol de soupe qu'elle avait elle-même amené.

-Ca te fera le plus grand bien tu verras.

Puis elle reprit :

-Rhonda dit que tu ne pourras pas être payée pour ces jours d'absence et encore moins maintenant que la caisse de la boutique est vide. Elle regrette mais su te reviens vite elle fera en sorte que tu aies un petit quelque chose.

-Rose ira travailler quand elle se sentira mieux mais pas avant répliqua Jack.

-Et je t'interdis de t'inquiéter pour l'argent. Je m'en occupe trancha t'il de sans donner le temps de permettre à Rose aucune autre contestation. Et elle en avait de toute façon pas la force Même solliciter un muscle devenait un effort constant. Ses dents claquaient de plus en plus fort.

Jack alla dans la petite cuisine et se saisit de la boîte à thé qu'il fit promptement infuser pour sa belle qui but docilement le breuvage avant de s'endormir sous la surveillance de son mari.

Au bout de trois jours, entre bref réveil et longues somnolences, elle se trouva un peu mieux même si elle n'était pas encore dans un grand pic de forme.

-Ou est Joséphine ? demanda t'elle dés que la conscience lui fut revenue.

-Chez sa gardienne. Je vais la voir tous les jours et tout va bien pour elle je ne t'en fais pas. Le docteur a dit que tu pouvais être encore contagieuse et qu'il faudrait encore un jour ou deux pour pouvoir reprendre Joséphine sans qu'il y ait aucun danger pour elle. La voisine accepte encore de la garder. Et Rhonda dit que tu pourras l'amener au magasin. J'irai faire une petite place pour son lit dans la réserve.

-Merci de prendre si bien soin de nous Jack.

-C'est la moindre des choses non ? fit' il avec un sourire entendu qui se voulait rassurant.

Rose dormit encore toute la journée, histoire de reprendre des forces. Mais elle indiqua auparavant à sa douce moitié qu'elle reprendrait le travail dés demain et que cette fois ci c'était à son tour de céder. Sans contestation possible.

La matinée fut longue et douloureuse. Elle tirait encore sur ses jambes en allant enfournée les vases, jarres et autres pots qu'ils fabriquaient de leurs mains ardues. Rose venait finir de se laver les mains pleines de glaies à l'atelier de l'arrière boutique lorsqu'elle entendit des cris d'un bébé qui pleurait. Des cris qu'elle reconnaitrait entre mille. Elle courut aussitôt dans l'étroit couloir et aperçut Jack avec un sourire indulgent aux lèvres tenait fièrement le petit bébé qu'il berçait précieusement avec fierté. Il laissa Rose arrivait jusqu'à eux et les serraient très fort comme si ils allaient s'envoler.

-D'habitude elle est plutôt sage mais là, je crois qu'elle me réclame sa mère. Tu lui as manqué, tu sais. Déclara-t-il doucement en ne quittant pas de l'œil sa progéniture.

Quand la petite Joséphine passa entre les mains de sa mère elle arrêta instantanément ses pleurs comme rassurée par une présence, une odeur familière. Et ses doigts furent noués à ceux de sa mère qui la caressait et cajolait avec une totale dévotion.

-Rentrons chez nous fit Jack

-Venez plutôt chez moi lança Rhonda sans sourcillait.

-Quoi ? S'exclamèrent en chœur les heureux parents, surpris de cette invitation.

-Ma maison est grande et on y est au chaud. Elle est surtout vide depuis que je suis veuve et que mes enfants sont partis. Je sais que vous êtes des gens vaillants et honnêtes Pourquoi n'y viendrez vous pas vous y installer. Ta petiote va finir par attraper une pneumonie si ça continue.

Le ton de sa voix et son mouvement d'épaule faisant penser à un simple mouvement d'humeur faisaient passer cette proposition comme la chose la plus naturelle au monde.

Rose mourrait d'envie d'accepter cette offre mais Jack, fier, fut prompt à répondre pour elle.

-Merci mais nous devrons en parler. Ma femme et moi.

-Sachez juste que ma porte vous êtes grand ouvertes et vous connaissez sans doute le chemin de la maison.

-Pourquoi as-tu dis non Jack lui reprocha Rose. Je n'ai pas envie que Joséphine retombe malade Ou toi. J'ai eu suffisamment peur merci. De plus sans les vingt livres du loyer ont aura réuni la somme nécessaire d'ici deux mois pour aller en Amérique.

-Je viens d'échanger ma montre contre un gros poêle et du bois. On a de quoi voir venir. Si on ne peut pad faire face. On ira chez Rhonda mais pas avant argua t'il. Je veux qu'on s'en sorte par nous-mêmes. Je crois qu'on a assez abusé de Rhonda il me semble.

-Mais Jack, c'était la montre de ton père pleura presque une Rose désolée pour lui.

-C'est le passé Rose. Et il faut toujours être à l'heure de l'avenir. Le futur nous attend en Amérique. J'en trouverai une autre comme celle-ci quand on sera la bas. Ne t'en fais pas.

La température de l'air avait changé. Tout dans la météo indiquait un renouveau et une Saint Valentin ensoleillée que Jack et Rose passèrent avec leur enfant bien couverte et qui se portait à présent comme un à se promener les pieds dans le sable de l'estuaire que l'eau venait chatouiller.

Le soir en rentrant dés lors que Joséphine fut lavée, langée, nourrie et enfin couchée, Jack et Rose s'essayèrent à émuler un magnifique diner aux chandelles qui tourna d'une façon navrante et dérisoire en parodie quand on donna le rôle des chandelles à deux petites bougies qui auraient fondues à la fin de la soirée si une fuite au plafond troué ne s'en était pas chargé avant.

-C'est pas vrai ! Se plaignit Jack qui se résignait un peu plus qu'à son ordinaire aux mauvais coups du sort.

Ceci était sans doute un signe pour qu'ils acceptent d'aller vivre chez Rhonda.

Ils se mirent d'accord pour mettre fin au bail à la fin du mois mais démanger (encore) chez la patronne de la poterie la semaine prochaine. Auparavant ils avaient vu le propriétaire et leur avaient signifiés leur départ à cause de l'insalubrité du plafond dont ils n'avaient pas été prévenus.

-Je trouverais bien quelqu'un d'autre s'enquit le prétentieux propriétaire sa bouteille à la main.

-Mais vous devrez d'abord faire des travaux ironisa Jack en claquant la porte.

Et ils s'installèrent donc chez Rhonda comme prévu. Avec tout leurs maigres bagages et affaires. Ce serait la dernière fois avant le grand voyage qu'ils souhaitaient entreprendre pour leur futur Outre Atlantique.

Jack et Rose ne savaient pas encore à quel point ils avaient eu raison d'accepter d'emménager chez Rhonda. Le lendemain de leur départ. On découvrit l'appartement resté vacant fouillé de fond en comble. Sans qu'on en prévienne ses anciens locataires.

Le lendemain le journal local anglais que la princesse d'Ecosse Ruth Dewitt Bukater revenait vivre dans sa grande demeure de Southampton. Rose ne vit pas cet entrefilet.

Fin de ce chapitre : Merci de l'avoir suivit. Le prochain va s'intituler : «La mort, la résurrection et la vie »