Chapitre 27 : La mort, la résurrection et la vie.

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez

Résumé : Plusieurs éléments perturbateur

Southampton 20 Février 1912 comté de Hampshire, Angleterre

Le confort s'était considérablement amélioré depuis que les trois Dawson avaient établis leurs quartiers chez la veuve Macleod. Rhonda n'hésitait pas à montrer un côté un peu plus doux quand elle était à la maison, avantageusement située .à deux pas de la boutique. Plus particulièrement avec Joséphine qu'elle adorait et qui tissait des liens touchants avec la vieille dame aux mains ridées. Rose se disait avec un sentiment diffus de tristesse qu'elle pensait qu'elle était sa véritable grand-mère. Rhonda avec ses grosses lèvres mais sans l'aide de ses dents qui claquaient lui avait montré comment faire du bruit avec sa bouche et avec sa langue lorsqu'elle se penchait derrière Rose (pas dupe !) qui berçait l'enfant. Joséphine du haut de ses maintenant deux mois ne demandaient pas mieux que d'essayait de les reproduire. A l'hilarité générale. Elle produisait beaucoup de sons différents et faisait bullait sa bouche quand elle ne voulait pas être dérangé. Elle craignait les chatouillis de papa dont elle aimait les bras forts et puissants. Elle aimait la voix de sa maman dont elle craignait qu'elle ne lui fasse plus des bisous et des câlins. D'un naturel plutôt calme pondéré mais aussi enjoué quand elle découvrait quelque chose de nouveau, elle possédait un petit rire qui lui donnait déjà un grand caractère affirmé pour son jeune âge. Elle dormait avec le nounours que lui avait confectionné Rhonda Joséphine gazouillait dans les bras de sa mère qui s'amusait à lui mordillait les pieds pour la faire rire. Son père préférait utiliser les chatouillis qui la faisaient rire aux éclats.

.Jack lui se débattait pour accéder la cadence de leur départ. Bientôt, ils quitteraient les lieux. Il était tout de même reconnaissant à Rhonda de ne rien demander pour leur hébergement. Mais il essayait de compenser l'argent qui ne lui apportait pas par en réparant des petites choses ici et là dans la maison. Mais il souhaitait faire plus. Surtout que le magasin était en danger. Il avait décidé de prendre une charge de travail supplémentaire et travaillait douze heures par jours. Des fois, il partait pêcher avec un collègue pour récolter du poisson qu'ils n'auraient pas à acheter par la suite.

Rose avait aidé Rhonda à établir une nouvelle politique dans le magasin. Elle s'activait à tout nettoyé et à faire briller pour attirer une nouvelle clientèle et conseilla à Rhonda de réarranger le magasin. Elle fit également refaire le comptoir et la devanture pour une plus belle exposition leur création dans la vitrine qui se devait de refléter l'exemplarité et le sérieux du commerce. De plus, le bouche à oreille fonctionnant très bien, surtout dans le voisinage, on sut très vite l'habileté de madame Dawson pour la poterie et la couture. Et Rose trouvait ainsi quelques travaux d'ajustage ou d'assemblage de chemise ou autres vêtements même si la plupart des femmes maniaient parfaitement la machine à coudre mais certaines avaient la bonté de confier à Rose de menues taches de base car il était chrétien d'aider son prochain. Pourtant elle recevait rarement des commandes de patrons ou de bâtissage de chemises qui vu l'ampleur de la tâche payaient plus cher. Il fallait toujours ce contenter de ce qu'on avait aurait dit le grand père de Jack qu'il n'avait pas connu.

Amélie et elle faisait également du porte à porte pour colporter et promouvoir les nouvelles améliorations de la boutique que le public qu'ils espéraient nombreux.

Rhonda toussait de plus en plus et s'affaiblissait quotidiennement mais voulait continuait avec son magasin, bon gré mal gré. Cette fois Rose et Jack s'interposèrent et allèrent chercher le médecin. Qui diagnostiqua une défaillance du poumon.

- Etes-vous sa fille ? demanda le médecin en aparté.

-Je suis sa nièce de Liverpool enjoliva Rose en précisant que ses supposés cousins n'habitaient plus en ville depuis un moment ce qui était vraie concernant les deux enfants de Rhonda.

-Dans ce cas, je vous conseille fortement de faire prévenir vos cousins ou cousines. Madame Macleod se meurt.

A cette terrible révélation Rose devient toute pâle et aurait voulu pouvoir éclater en sanglot comme une enfant mais la raison la retient Elle acquiesça la tête doucement au médecin pour montrer qu'elle avait bien compris l'urgence de la situation. Elle se mit immédiatement à la table de Rhonda et écrivit ce qu'il en était sur le papier à lettre de sa patronne, messager du deuil à venir et d'une plume à l'encre noir qui l'était tout autant fixant cet irrémédiable dans le futur réel et proche. L'affreuse missive n'en était que plus douloureuse à rédiger mais il fallait que les deux héritiers prennent dés à présent leur dispositions et puissent accourir au chevet de leur mère.

Un peu plus tard le soir, Rhonda fit appeler Rose à son chevet.

Dans la nuit qui s'obscurcissait sur le Hampshire comme dans le cœur de Rose qui se serra à la vue de la vieille dame dans ce qui serrait son lit de mort, l'incertitude planait. Mais pas chez celui de Rhonda qui elle en revanche dormait paisiblement. Comme sereine face à son destin qu'elle avait accompli et qui s'achevait. Rose veilla la patiente avec une angélique patience pour l'amener vers un ultime et long séjour chez les archanges.

Toute atteinte dans sa chair et son corps qu'elle fut Rhonda ne se laissait pas démonté. Elle exigea de Jack qu'elle l'amène au magasin une dernière fois Le jeune homme robuste prit la vieille dame dans ses bras.

-Comme une jeune mariée ! Plaisanta Jack pour détendre l'atmosphère.

-Et tu en sais bien quelque chose répliqua t'elle faiblement et ne pesant pas plus lourd qu'une plume.

Ils en rirent ensemble autant que faire ce pouvait en ces circonstances.

La tête de la vieille femme s'engagea doucement la pièce dont Jack lui faisait faire le tour de ses bras musclés (travaillant sur les chantiers du port, il eut soulevé bien plus que cette frêle personne) parcourir une dernière fois, l'émotion chez l'aïeule demeurait imperceptible.

Jetant un dernier regard sur ce magasin qui était l'œuvre de sa vie, elle acquiesça un mouvement de tête vigoureux qui ne pouvait cependant pas gommer ses lèvres qui se serraient et ses yeux qui de tristesse pleuraient.

La patiente fut reconduite dans sa chambre ou elle n'aurait plus qu'à attendre le moment de partir. Elle ne souffrait pas non plus particulièrement mais savait qu'elle n'en guérirait pas. Sa mort serait douce et parce que déjà annoncée, elle viendrait sans prévenir et ne la ferait pas languir encore bien longtemps.

Jack et Rose se relayaient à ses côtés et s'inquiétaient surtout de ne pas avoir des nouvelles de l'un ou l'autre des deux enfants de Rhonda qu'ils avaient pourtant contacté en expliquant bien l'urgence de leur situation.

Le nouveau projet de la boutique était de réaménager l'étage ou l'on stockait auparavant le matériel de poterie et d'y mettre leur plus belles créations pour exposer leur savoir faire.

Faute de place le matériel avait été transporté dans l'ancien appartement de Rose et Jack jusqu'à la fin du mois quand leur bail arriverait à expiation. Rose faisait moult aller retour en les amenant quand on en avait besoin et les ramenant lorsqu'ils n'étaient plus nécessaires.

Rose nettoyait l'étage de la boutique de long à large, balayant les moutons de poussières et faisait brillait le plancher à grand renfort de térébenthine résineuse après avoir passé la serpillère tellement partout que Cendrillon elle-même n'aurait pas été mécontente de la tâche accomplie si elle avait existée. Pendant ce temps on devait veiller sur bébé Joséphine mais Rose ne voulait plus la confier à la voisine alors elle trouva une astuce grâce à l'aide de la deuxième rouquine du magasin : Amé avait enseigné une astuce pour transporter Joséphine sans effort au moyen du grande écharpe qu'elle attachait à l'épaule et qui permettait de tenir son enfant tout au chaud contre son ventre dés lors que l'on l'y installé. Ainsi on l'emmenait partout avec soi et il nous suivait dans tous nos déplacements. La petite rue de Southampton prit ainsi l'habitude de voir la jeune rousse faire des allers venues avec une mandole dans les bras qu'elle couvait du regard à l'abri d'autres trop curieux.

La garniture de la modeste vitrine avait aussi été astiqué, chiffon en main et décorait avec les moyens du bord. Des fleurs sauvages envasées dans les pots que fabriquaient amoureusement la maison.

Quand la journée de travail était finie, elle se précipitait pour rentrer et préparer une soupe bien chaude pour la malade et son mari qui l'emportait dans une gamelle quand il devait docker sur le port.

Rose s'apprêtait à éviter la rue fourmillante de la poterie et emprunter le raccourci de la rue Galway quand elle entendit un bruit circonspect. Elle rebroussa chemin pour mieux y voir. Joséphine, exceptionnellement, n'était pas avec elle et restait avec Rhonda « qui plus bonne à rien l'était encore bien assez pour garder un bébé » malgré sa maladie. Rose avait placé avec soin le panier d'osier avec sa fille dedans dans la chambre de Rhonda sachant d'après le docteur que la maladie pulmonaire de Rhonda ne se trouvait en aucun cas contagieuse.

Trois femmes se trouvaient dans l'impasse. Deux plus âgées et les cheveux en chignons soutenaient une femme plus frêle, plus fragile qui s'appuyait sur leurs bras. Elle avait les cheveux noirs et Rose remarqua que l'un du trio tenait des béquilles en bois. La stupéfaction l'arrêta dans sa course vers elle quand elle réalisa que la femme en détresse était Olivia. Semblable à un chat qui braverait la noyade en nageant vainement dans une eau de plus en plus profonde. Dans son cas l'eau cédait la place au sang.

Elle se hâta encore plus en direction du trio, présentant le pire. La prostituée unijambiste était enveloppée d'une couverture et d'une serviette saignait abondamment dans l'impasse désertée à cette heure hormis ce petit groupe de femmes

-Je fais une fausse couche ! cria-t-elle quand elle fit le visage défait de Rose.

-Je vais chercher le docteur ! .Reste la implora t'elle.

Elle courut au cabinet du médecin qui ne fut pas ravi de ce travail supplémentaire lui qui avait déjà tant de patients à traiter.

-Qu'est-ce qu'il vous amène t'il encore Madame Dawson ?

Il avait accentué sur le encore et se montrait visiblement taciturne et de bon matin.

Tatillon et dédaigneux également lorsque Rose lui avoua qu'il s'agissait d'une prostituée. Visiblement, être une amie de ces filles de telle mauvaise vie était un crime dont il jugeait Rose aisément coupable.

- Aidez-la ! Le supplia cependant Rose ! Elle l'a fait pour moi un jour. Je lui dois bien ça.

On la conduisit au cabinet. Les deux autres filles de joies sur les talons et qui se chargeraient de rendre compte à Martha de ce qu'il en serait de la pauvre Olivia.

-C'est un bébé arrivé à terme mais qui ne survivra pas fut le cruel et définitif diagnostique du praticien.

-Va chercher Jack fit Olivia qui pliait le ventre de douleur.

-Ou est Maddie ? S'affola Rose qui s'étonnait de ne pas voir sa fidèle comparse.

-Disparue depuis deux semaines dit faiblement Olivia alors qui grimaçait sous le poids d'une douleur. Martha m'a dit qu'elle me cherchait. Et moi…aussi.

Rose courut à perdre haleine jusqu'aux docks brumeux. Elle y trouva Jack déchargeant une cargaison de caissettes en bois qui venait d'être débarquer.

-Olivia ne va pas bien du tout. Il faut que tu viennes Jack.

Et en moins de temps qu'il le faut pour le dire, tous les deux se retrouvèrent dans le cabinet du médecin. Olivia était allongée sur un divan à l'abri des patients, la tête posée sur un traversin blanc et vert criard. Elle gardait les yeux clos et devenait de plus en plus pâle mais réussi à agripper la main de Jack qui était déjà à genoux à son chevet.

-Merci de m'avoir dessiné si belle tu sais.

-Ne parles pas comme ça, tu vas t'en sortir essaya t'il vainement de la rassurer. Mais elle ne semblait pas convaincue.

-Je l'aurais vraiment aimé ce petit tu sais pleura t'elle dans ses bras devant le regard impuissant de Rose qui se sentait bien inutile. J'aurais aimé voir vôtre bébé aussi. Je vois que tu as accouché.

-Une merveilleuse petite fille de deux mois chuchota Rose à son oreille.

Le docteur se racla la gorge. Et d'un ton réprobateur :

-Je présume qu'il n'y a pas de mari ou de père à prévenir.

-Je n'ai pas travaillé depuis Cal chuchota Olivia dont les entrailles se déchiraient de plus en plus.

-Non ! Fit Jack prenant la parole pour son amie.

Elle finit par expulser le bébé mort, le bébé de la mort. C'était celui de Cal et il ne verrait jamais le jour. Cala la fit plus pleurer que de se savoir condamner.

-J'aurais voulu l'appeler Paul. Paul Christian Edward. Guichard serait son nom de famille.

Olivia expulsa le bébé mort, un petit garçon, qui fut aussitôt enroulé dans une serviette mais cela déclencha une hémorragie qui devait l'emporter à elle aussi. En un quart heuré de temps cela se fit. Elle devint de plus en plus fiévreuse, Rose lui épongeait vainement le front.

Elle se tourna une dernière fois vers ses deux amis, les râles se rapprochaient et devenaient de plus en plus forts au fil du temps et en aurez bientôt finit

-Ne prévenez pas Martha. Vous aurez des ennuis articula t'elle faiblement.

Les deux mains tenue par respectivement Rose et Jack, elle se pencha tremblantes sur l'épaule de ce dernier et dans un dernier soupir, rendit l'âme.

-Vous ne pouvez plus rien faire pour elle. Maintenant allez ouste !

-Quand pourrons-nous venir chercher le corps demanda faiblement Jack quand il eut finit de pleurer sa bonne amie française. Rose en faisait autant. Elle, qui c'était au début tellement trompée à son sujet. Elle demanda une dernière fois à l'âme d'Olivia qui planait sans doute au dessus d'eux de bien vouloir lui pardonner.

-Vous n'avez pas le droit de faire ça. Selon la procédure, on viendra chercher le corps et il sera enterrer dans la fosse commune.

-Etre amis avec des gens comme ça. J'vous demande un peu.

-Mais nous n'avons pas demandé ni votre avis ni vôtre approbation. Seulement de la soigner de vôtre mieux.

Désorientés, déçus et en colère, ils s'en allèrent.

On ne peut pas la laisser se larmoya Rose

-On va l'enterrer nous même Rose. Il faut les enterrer répéta t'il avec entêtement, force et conviction comme pour se motiver dans sa tâche à venir Il souhaitait qu'elle ait au moins une tombe décente.

A défaut d'avoir eu une vie décente se retint-il de dire. Mais Rose l'avait pensé.

Ils grimpèrent jusqu'à une petite butte de la ville. Y croisèrent des alouettes qui se perchaient sur l'arbre prés d'eux alors qu'ils creusèrent profondément la tombe d'Olivia en espérant qu'elle y reposerait en paix et celle plus petite pour on enfant afin qu'il git auprès d'elle. Avec des branches mortes que Rose ramassa puis noua entre elle, Jack fabriqua des croix en bois et une fois sa tâche finie, il grava aux couteaux les initiales de la prostituée et de son enfant. O. G et P.G

Jack se ressaisit et décida d'aller en ville louer une charrette et une mule chez le forgeron.

Ils revinrent au cabinet médical en suppliant pour qu'on leur laisse reprendre leur corps. Et celui du bébé mort-né.

On répondit sans ménagement que les deux cadavres étaient à présent dans une chambre mortuaire à la petite clinique de la ville. Ils s'y rendirent donc et chargèrent la mule du petit corps et de sa mère morte, tous deux drapés même s i les draps alloués ne laissaient guère de doute sur ce qui recouvraient.

-Beurk des croques morts ! Faisait' ton en s'écartant sur leur passage.

On leur avait dit de se dépêcher dans leur besogne avant que la chaire morte ne se pourrisse et que son odeur se montre trop irrespirable.

Sur les collines, ils glissèrent les deux mortuaires dans leur dernière demeure ou se passeraient leurs repos eternel. Alors qu'un n'avait même pas eu la chance de vivre. Tel était parfois la dure loi de la nature.

Le service qu'ils firent en mémoire de leur amie et son bébé fut bref. Rose récita une pieuse prière pour le repos de son âme. « Je suis la mort, la résurrection et la vie et tous ceux qui croient en moi ne mourront pas. » Ils restèrent encore un long moment devant les tombes chaudes et se retirèrent seulement quand la froideur du vent vint se s'engouffrer dans leurs cous et leurs joues qui rosèrent des basses températures.

Ils repartirent chez eux. Jack devait travaillait sur les docks la nuit et Rose s'engageait à veiller sur Rhonda et sur Joséphine.

Fin de ce chapitre le prochain s'appellera : « Parmi la foule »