Bonne lecture !


Chapitre 4 – Sentiments, quand vous nous tenez…

Voilà maintenant plus de deux semaines qu'Embry ne nous parlait plus, et une semaine pour Jacob. Nous avions un peu lâchés prises, Mary et moi, dans notre envie de comprendre. Mais Quil n'abandonnait pas, il voulait vraiment comprendre le fond du problème, seulement, moi, bien que je sois triste de cette situation, surtout par rapport à Embry, je n'en avais plus le courage.

On était aujourd'hui samedi, tandis que j'allais à l'épicerie, je vis alors Sam, Jared et Embry. Je n'essayai pas d'aller lui parler, bien que j'en meure d'envie. Je savais qu'il allait, soit m'ignorer, soit même partir ! Je rentrai donc dans l'épicerie, pour faire mes achats. Quand je ressortis, ils étaient toujours là. Je regardais Embry, me disait qu'il avait changé, physiquement, mais aussi moralement, il avait l'air, en ce moment là en tout cas, plus mûr, plus réfléchi. Soudain, il me regarda et nos regards se croisèrent.

Son regard changea d'expression, de l'indifférence, à l'étonnement, puis à une expression… une expression qui ressemblait à de la fascination. Et dans ce regard, je découvrais tout ce qui faisait que j'aimais Embry, et il me sembla l'aimer encore plus, le sentiment de manque certainement. Il ne me lâchait toujours pas du regard, gênée, je détournais le mien, puis repartit en direction de la maison. Ce moment m'avais vraiment troublée. J'en avais encore le cœur qui battait à une allure effrénée. Mais quelle idiote je faisais, à quoi bon un amour non partagée ? Ma conscience me souffla : « Qu'en sais-tu ? Peut-être qu'Embry t'aime ? ». Je la fis taire. On dit que l'espoir fait vivre, moi, je ne suis pas tout à fait d'accord, je préfère effacer tout espoir, celui-ci risquerait à la fin de me faire souffrir…

La journée reprit son cours, sans aucuns autres éléments troublants. Le soir arrivé, nous avions déjà dîné alors je décidai d'aller m'allonger sur mon lit écouter la musique, comme j'en avais l'habitude. Je me surpris à somnoler, quand je me réveillai alors de mon semi-sommeil, il était déjà minuit. Je décidai d'aller me mettre en pyjama, quand soudain un bruit à la fenêtre me fit sursauter, c'était comme si quelqu'un frappait à ma fenêtre, comme on frappe à une porte. Qui donc viendrait me voir à pareille heure ? Doucement, je m'approchais de la fenêtre et ouvris légèrement le rideau pour voir qui cela pouvait-il bien être. Embry ?! Il nous évitait, et voilà que soudain il venait frapper à ma fenêtre à minuit ? Hum… Pas logique tout ça… Le revoir me fit le même effet que tout à l'heure, mon cœur se remit à battre plus vite qu'à la normale. J'ouvris alors la fenêtre, encore tout étonnée.

- Embry, qu'est ce que tu fais ici ?!

- Oh, je me promenais dans le coin… Non bien sûr, je venais te voir, idiote !

- Ton dernier mot me va droit au cœur ! fis-je avec un grand sourire.

- Haha ! Ca te dit une balade nocturne ? dit-il en souriant.

Ouah, euh… Je rêvais où il venait vraiment de me demander ça ?! En plus, il continuait à me fixer avec ce regard qui me gênait tant, heureusement qu'il faisait nuit, parce que je devais certainement rougir !

- Hum… Pourquoi pas !

Sur ce, il me tendit la main pour m'aider à sortir par la fenêtre. Sa main était chaude, agréablement chaude. Je tachais de repousser ma fenêtre au maximum, elle ne se fermait pas de l'extérieur. Puis nous nous mîmes en route, moi, sans aucune idée de l'endroit où il m'emmenait. Il tenait toujours ma main, je ne m'en plaignis pas, après tout… Je profitais alors de ce moment pour lui demander cette question qui nous hante Mary, Quil et moi.

- Pourquoi vous nous évitez, Jacob et toi ? dis-je d'un air timide, de peur qu'il parte ou que sais-je encore !

- Oh… Je t'en parlerais, mais pas ce soir si ça ne te dérange pas. Par contre, Quil et Mary ne devront pas savoir, tu comprendras quand je t'aurait tout dit… Enfin, pour Quil, ça ne saurait tarder à ce qu'il 'apprenne… dit-il d'un air souda in triste, puis en remarquant mon regard il se reprit et sourit. Alors ? Comment ça va toi sinon ?

- Oh ça va. La routine ! Et toi ?

- On ne peut mieux !

Il paraissait tellement joyeux, que je ne pus que répondre à son sourire. Ce que je pouvais aimer Embry, rien qu'en cet instant…

M'interrompant dans mes réflexions, je vis que l'on arrivait à la plage. Pourquoi donc m'emmenait-il ici ?

- Tu n'as pas l'intention de me jeter dans l'eau, hein ? demandais-je en riant.

- Non, non ne t'en fait ! répondit-il en s'esclaffant.

Un silence s'installa alors, je décidai de le briser.

- C'est magnifique… dis-je en regardant le ciel.

En effet, ce soir, c'était la pleine lune, celle-ci en se reflétant dans le remous de l'eau créait un spectacle magnifique. Embry se contenta de me sourire. Je trouvais que ce moment était un moment que l'on partage entre deux personnes qui s'aiment. Ce que je voudrais que se soit d'ailleurs. J'étais tellement bien en cet instant, même si ça pouvait paraître débile de dire ça. Nous restions là, main dans la main à regarder le paysage pendant quelques minutes. Puis Embry rompit le silence.

- Tu veux peut-être rentrer, non ? Tu dois être fatiguée.

Je voulais répondre que non, et rester ici, mais il avait raison, j'étais fatiguée. Alors j'acquiesçais. Et nous reprîmes le chemin juste que chez moi. Une fois arrivés je le remerciai pour cette balade.

- Merci, pour la balade, chuchotais-je en souriant.

Puis, ne sachant pas trop comment il l'interpréterait je l'embrassai sur la joue. En rentrant, je remarquais qu'il souriait, puis il s'en alla. Il allait être dur de dormir après ce moment, j'étais encore toute chose, me souvenant de sa main dans la mienne, son regard, ses sourires… Je soupirai. Malgré moi, l'espoir que mes sentiments pouvaient être réciproque revint, je ne le fis pas taire cette fois, et, quand enfin je trouvais le sommeil, j'étais heureuse.


Voilà ! Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Là on commence à rentrer dans l'histoire (C'est pas trop tôt, me direz-vous !). Alors voilà, laissez vos avis ! :) ^^