Me revoilà ! ;)
Alors, ce chapitre est... Il a été dur à écrire, car il est plutôt triste. :(
Mais j'avais pas vraiment le choix, puisque cet évènement est l'essence même de l'histoire donc... ^^
M'en voulez pas trop, c'est pas fini, d'ici là il y a le temps à ce qu'il se passe encore plein de choses ! :P
Alors, bonne lecture...
Réponses aux non-inscrits :
Team Embry : Ha ha oui sacré Seth ! x) Oui, c'est vrai que Embry et Jessica sont mignons. :) Je tiens donc à m'excuser d'avance pour ce chapitre plutôt triste, mais comme je l'ai dit avant, ne t'inquiètes pas c'est pas fini ! ;)
Twilight-Forever : Ravie que ma fiction te plaise ! J'adore aussi Embry ! ;) Alors, voici la suite, qui ne te décevra pas j'espère ! :) (Malgré qu'elle soit plutôt triste ^^)
Chapitre 8 – Questionnement et ses conséquences…
Cette nuit, j'eus toutes les peines du monde à m'endormir. Je pensais beaucoup à l'imprégnation. Je n'arrivais pas vraiment à cerner ce phénomène. D'accord, brièvement, on pouvait appeler ça un « coup de foudre ». Et après ? C'est un phénomène propre aux loups garous, d'après ce que j'en avais compris, lorsqu'ils croisaient le regard de la personne qui leurs était destinée, c'était l'imprégnation. Mais n'étais-ce pas comme artificiel ? Ce serait leurs gènes de loups qui seraient à l'origine de cela ? S'ils n'étaient pas des loups garous, peut-être n'auraient-ils alors jamais éprouvé de sentiments pour la personne dont ils se sont imprégnés ! Mais alors, en appliquant cela à ma propre histoire avec Embry, cela voudrait dire que s'il n'était pas un loup garou, nous ne serions peut-être pas ensembles à l'heure actuelle… Cela voudrait également dire que ses sentiments pour moi ne seraient pas totalement naturels, qu'ils seraient comme forcés, bien que ce soit inconsciemment…
J'étais véritablement choquée par mes propres pensées. Elles remettaient tout en cause ! J'aimais Embry, là-dessus, aucuns doutes possibles ! Lui aussi m'aimait, seulement, cela était dû à l'imprégnation, et c'est cela qui me posait un problème… Un sacré problème…
Je bouillonnais intérieurement, pourquoi avait-il fallu que je me pose ces questions sur l'imprégnation ? N'aurais-je pas pu tout simplement garder le plus important, qu'Embry m'aimait ? J'aurais pu… Mais c'était sans compter sur mon esprit tordu si rationnel. Beaucoup trop rationnel ! Il en avait toujours été ainsi, toujours à me poser des questions sur tout. Des questions qui n'avaient pas lieu d'être dans l'esprit d'une personne normale… Ce qui me poussait à croire que j'étais tout sauf normale !
Au bout d'un moment, je remarquai que mes yeux s'embuaient peu à peu de larmes.
J'étais heureuse. Des amis que j'adorais. Un petit-ami que j'aimais plus que tout. Et voilà que mon esprit détraqué gâchait tout. Comment allais-je faire maintenant avec Embry, alors que j'avais eus l'horreur de penser que ces sentiments pouvaient être forcés par l'imprégnation, comme artificiels…
Le lendemain, lorsque je me réveillai, j'étais totalement perdue. Je ne savais pas quoi faire, là, maintenant… Je pouvais choisir d'ignorer tout cela, de continuer ma vie normalement, comme si de rien n'était. Ou alors… J'eus beau chercher mais je ne voyais pas du tout les autres choix qui s'offraient à moi…
La journée se passa ainsi, sans aucune amélioration dans mon moral. J'étais complètement amorphe… Ce que me fit d'ailleurs remarquer Paul. Mais puisque je ne lui répondis pas, il haussa les épaules, puis s'en alla. Il avait tout de même l'air inquiet, je devais avoir franchement mauvais allure.
Le soir, je m'allongeai sur mon lit, écoutant la musique. Tentative désespérée pour m'empêcher de trop réfléchir au sujet qui était responsable de mon état de quasi-déprime. Au bout d'un moment, j'entendis par-dessus la musique un bruit à ma fenêtre, quelqu'un qui frappait. Il n'y avait pas énormément de personnes à avoir déjà fait cela, ainsi, malgré que j'espérai me tromper, je me levais pour voir de qui il s'agissait. En reconnaissant Embry - j'avais malheureusement raison - mon cœur s'affola et mes larmes remontèrent à vitesse grand V. Mais je les retenus, bien que je su que je n'allais pas tenir longtemps. J'ouvris alors la fenêtre, et sortie.
- Jessica ? Qu'est ce qu'il se passe ?! me demanda t-il, d'une voix difficilement maitrisé où l'inquiétude dominait.
Je ne répondis même pas, me contentant de fixer un point dans le vide. J'étais complètement amorphe, incapable de réagir.
- Jessica ?
Là, il était de plus en plus inquiet, l'évènement qui suivit n'arrangea, d'ailleurs, pas les choses. Je fondis en larmes sans prévenir et me jetais dans ses bras. Ne sachant pas quoi faire, et ne comprenant sans doute rien à la situation, à part que je n'allais pas bien du tout, Embry se contenta de me serrer contre lui, en me frottant le dos. Au bout d'un moment, dont je ne saurais déterminer la longueur, mes sanglots se calmèrent enfin. Quant à mon moral, lui était toujours au plus bas… Embry hésita, puis se décida à me reposer la question qui lui mordait les lèvres. Il hésita probablement de peur que reparler de cela me rende encore plus mal, mais de toute façon j'étais déjà au plus mal, ça ne pouvait pas être pire…
- Qu'est ce qu'il se passe Jessica ? répéta t-il donc, son inquiétude toujours aussi présente.
Je ne savais pas quoi lui dire… Tout lui raconter ? Après tout, au point où nous en étions…
- C'est compliqué… C'est par rapport à l'imprégnation…
- Oui ? m'encouragea t-il.
- J'ai réfléchi sur le sujet hier. Et c'est les conclusions que j'en ai tiré qui… me mettent dans cet état… J'ai l'impression que l'imprégnation, c'est comme si l'on forçait quelqu'un à aimer une autre personne. Et j'ai aussi l'impression que si tu n'avais pas été un loup garou, et donc que tu ne te serais pas imprégné, jamais tu n'aurais fais attention à moi…
Aussitôt dites, je regrettais déjà ces paroles… Je ne voulais pas croiser le regard d'Embry, qui devait être accusateur. Après tout, en quelques mots, j'avais l'impression d'avoir tout détruit… Cependant, je tentais un regard vers lui, il avait le regard vide, semblait réfléchir. Puis dans une expression qui semblait… désolée ? il reprit :
- Je ne sais pas quoi te dire, Jessica…
Non ! Avais-je envie d'hurler. J'avais envie qu'il me dise que j'avais tort, qu'il me dise que j'avais tout gâché. Mais pas qu'il paraisse si indulgent, on aurait dit que c'était lui le coupable. Mais ce n'était en aucun cas lui ! On pouvait m'accuser moi, ou même l'imprégnation en elle-même, mais lui n'étais pas responsable de tout ça ! C'était juste moi, et mon esprit tordu les responsables… Personne d'autres ! Un silence pesant s'installa alors. Lui me regardait, enfin je crois. Quant à moi, je regardais le sol, le regard toujours aussi vide. C'est alors que je dis quelque chose, quelque chose que je regretterais vite, très vite…
- Embry, je crois que j'ai besoin de temps… Je t'aime, ça n'en doutes jamais, mais là, j'ai vraiment besoin de faire une pause, de réfléchir à tout ça…
- Oui, je comprends…
Néanmoins, mes paroles me donnèrent l'impression d'avoir réduit son cœur en miettes, car, aussitôt ses traits s'affaissèrent, bien qu'il essaya de masquer sa tristesse, elle était tout de même visible, et faisait terriblement mal à voir. Elle était probablement pire que la mienne, bien que je n'ose pas imaginer pire que ma propre souffrance, qui était déjà invivable… J'avais du sous-estimer les liens de l'imprégnation, ils étaient encore plus forts que je ne le pensais. En plus de mon immense tristesse, s'ajoutait maintenant une horrible culpabilité. Qui étais-je pour le faire souffrir ainsi ? Il ne méritait absolument pas ça. Je m'en voulais à un tel point, ainsi, je m'excusais, mais ces excuses étaient bien minces, bien pâles à côté de la souffrance qu'elles causaient.
- Je suis désolée Embry, vraiment. Je ne te mérite vraiment pas. Toi tout ce que tu as fait, c'est m'aimer. Et moi tout ce que j'ai fait, c'est aussi t'aimer, sauf que moi en plus de ça je te fais souffrir… Excuses-moi…
Mes paroles se finirent encore une fois en larmes. Je crois bien que je n'avais jamais autant pleurer de ma vie en une seule journée… Pour ne pas changer, Embry entreprit de me réconforter en m'enlaçant. Je le faisais souffrir, et il me réconfortait ? Je ne le méritais pas, mais alors pas du tout.
- Non Jessica, ce n'est pas de ta faute. C'est moi qui suis désolé. Désolé d'être un loup garou. Sans ça, ça aurait été plus simple. On aurait été deux humains qui s'aiment, tout simplement. Car, tu sais, même avant de m'imprégner de toi, je t'aimais déjà, seulement, j'étais trop timide pour te l'avouer…
Il voulait encore se faire porter le responsabilité de tout cela, alors que, encore une fois, il n'y étais pour rien… Il me relâcha de son étreinte, puis m'observa un instant. Il finit par m'embrasser, un baiser léger mais qui me brisa le cœur, puis s'en alla. Me laissant avec ma tristesse, ma culpabilité, et mon remord…
Voilà, triste, hein... ? :(
Laissez vos avis, à bientôt ! :) ^^
