Bonsoir !

Me revoilà avec le chapitre 2 ! Je suis désolée du retard mais je voulais faire un chapitre consistant !

Donc je pense que je sortirais un chapitre toutes les 2 semaines ! ^_^

Maintenant je tenais à remercier toutes les personne qui sont venues lire ma fiction ! ça me fait énormément plaisir !

Un énorme merci à ceux qui ont laissé une review et qui ont mis "Mon médicament" dans leurs favoris !

Je vous bisoute tous très fort !

Maintenant voici les réponses à vos reviews !

Omoiyume : Merci beaucoup ! Je suis contente que le début t'es plut et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira aussi ! Bisous !

MahanaRead : Merci ! Oui j'essaye de faire ressortir ce côté "sensible" de Draco, montrer l'image d'un homme brisé qui tente de remonter la pente, à sa manière. Un Draco plus froid et arrogant n'est plus un Draco moi je dis ! x) Bisous !

Elise-Rose-Cullen : Merci beaucoup ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bisous !

Serdra : Merci beaucoup ! En espérant que la suite te plaira aussi ! Bisous !

Zifly974 : Merci beaucoup ! J'essaye de m'améliore dans l'écriture ! J'arrive pas à changer l'insulte, mais je prends note ! ;) je tenterais de mettre l'insulte qu'on a trouver dans le prochain chapitre ! Bisous !

Bonne lecture à tous !


Chapitre 2 : Cohabitation

C'était donc en ruminant dans sa barbe et en trainant des pieds qu'Harry arriva aux portes de la grande salle, Draco sur ses talons. Ils étaient les derniers à arriver. Leur entrée ne se fit donc pas très discrète, surtout quand on les voyait arriver ensemble. Tous connaissaient la relation que partageaient Draco et Harry, elle n'était plus un secret pour personne, tous savaient qu'ils ne pouvaient pas se blairer. Alors les voir entrer tout les deux, ensemble, dans la grande salle amena un long silence, tous les regards s'étaient tournés et posés sur les nouveaux arrivants.

Draco serra les poings, ça commençait bien… Il était à Poudlard depuis même pas trente minutes que l'attention était déjà portée sur lui… Lui qui voulait rester discret cette année, passer entre le mur et la tapisserie, c'était raté. Avant, bien sûr, il aurait été ravi de cette attention, que tous les regards se portent sur lui, qu'il soit le centre d'attention, mais ça s'était avant. Avant cette putain de guerre. Il soupira. Il prit une profonde inspiration pour calmer les battements de son cœur qui s'étaient mis à accélérer, passa une main dans ses cheveux qu'il ramena en arrière d'une main légèrement tremblante et releva le menton d'un air qu'il voulait plein d'assurance, un air hautain qu'on lui connaissait tous, et avança vers la table des Serpentard, plantant le Gryffondor à l'entrée de la salle.

Il alla s'asseoir près de ses camarades de septième années, enfin ce qu'il en restait… Parce qu'une fois la guerre fut terminée, tous les Serpentard ayant servis et aidés Voldemort furent renvoyés. Il n'était donc maintenant plus que six, dont ses amis, Zabini, Nott et Parkinson, s'il pouvait les appeler ainsi. Seule Pansy était vraiment son amie, elle se rapprochait même de la définition de meilleure amie. Elle était la jeune femme que ses parents avaient voulu qu'il épouse après ses études à Poudlard, mais ça, c'était avant qu'ils n'apprennent les vrais penchants sexuels de leur fils…ça avait été d'ailleurs donné lieu à une grosse dispute qui en avait fini aux mains…

Il s'assit près de la jeune femme et les salua d'un signe de tête. Pansy se pencha vers lui et lui déposa un baiser sonore sur la joue et lui offrit un grand sourire. Le blond remarqua d'un rapide coup d'œil qu'il lança à sa comparse qu'elle avait encore embelli pendant ces grandes vacances, mais qu'elle avait elle-aussi perdu du poids, et que quelques cernes entouraient ses beaux yeux bleus. La guerre n'avait épargné personne.

_ « Bravo pour ta nomination de préfet de chef Draco ! Lui lança-t-elle en posant une main amicale sur son épaule, la blonde avait toujours été très tactile, surtout avec lui.

_ Merci.

_ Ca remontra un peu l'image des Serpentard ! S'exclama Blaise en passant un bras sur les épaules de Théodore, son voisin de table, qui se contenta, lui, d'un petit rictus à l'intention de Draco.

_ En attendant je devrais supporter Potter…Soupira Draco, car même si dans son for intérieur il était assez content de pouvoir le voir plus souvent, il avait quand même un peu peur de comment ils allaient se comporter l'un vis-à-vis de l'autre une fois dans leur cohabitation commencée.

_ Pourquoi ? Demanda Pansy en se penchant pour appuyer ses coudes sur la table pour pouvoir mieux voir le visage de son ami.

_ On partage les mêmes appartements de préfets », avoua le Malfoy en se passant une main agacé dans ses cheveux.

Blaise partit dans un grand fou rire bruyant, appuyant sa tête sur l'épaule de son voisin. Son rire ricocha dans la grande salle, faisant retourner bon nombre d'élèves curieux et étonnés dans leur direction. Draco eut envie que le sol s'ouvre sous ses pieds pour s'y cacher.

_ « Tu rigoles ?! Demanda Théodore, sa curiosité piquée faisant briller ses yeux d'une lueur amusée.

_ J'ai une tête à rigoler ?

_ Non.

_ Donc tu as ta réponse », répondit le blond en soupirant.

Il fusilla du regard Blaise qui s'était remit à rire. Il n'aimait pas qu'on se moque de lui, mais il ne put lancer une réplique cinglante au métissé car la directrice McGonnagal fit son entrée dans la grande salle, avançant jusqu'à l'espace des professeurs pour pouvoir faire face à tous les étudiants de l'école. Elle lança l'habituel discours que faisait avant Dumbledore : Elle souhaita la bienvenue aux premières années et un bon retour aux restes des étudiants. S'en suivis ensuite de la répartition des premières années, les nouveaux Serpentard furent accueillis en silence, les préjugés à cause de la guerre encore récents en furent la cause. Ensuite la directrice rappela le règlement de l'école et présenta les nouveaux professeurs.

Ce discours, très familier pour Draco qui le subissait pour la septième fois, lui mis un peu de baume au cœur, ça avait un petit côté rassurant de se retrouver dans cette salle grouillante de vie, loin de l'horrible manoir des Malfoy où il avait passé trois horribles mois enfermé et dont la seule compagnie qu'il avait eu, avait été sa chouette et l'elfe de maison grincheux qui lui déposait ses repas avant de tout de suite disparaitre. Oui, c'était un gros contraste, un contraste que Draco savourait intérieurement, il se sentait mieux ici que là-bas. Comme beaucoup de monde, Poudlard était devenu sa seconde maison.

Son discours une fois terminé, McGonnagal claqua des doigts et les tables se remplir de mets plus succulents les uns que les autres. Tous les étudiants s'attaquèrent avec entrains aux plats, la bonne humeur au rendez-vous, se racontant leurs vacances et les derniers potins en vogue. Draco, qu'en à lui fixait la nourriture en face de lui d'une œillade noir. Autant de nourritures lui donnaient la nausée, faisant remonter de la bile dans sa bouche. Il inspira longuement pour faire disparaitre sa nausée, mais se fut une mauvaise idée, les effluves des plats lui firent tourner la tête. Il fut pris d'un haut le cœur, qu'il cacha en posant une main sur sa bouche.

Pendant ces trois mois il n'avait mangé que le strict minimum, juste ce qui lui permettait de resté en vie, de survivre. Ça se composait la plus part du temps d'une soupe, d'un morceau de pain et d'un pomme et encore, des fois c'était encore moins que ça. Alors tous ces mets en face de lui, le rendait malade. Il se sentit pris de sueur froide et se passa une main moite sur son visage pour se redonner contenance.

_ « Tu ne manges pas ? S'inquiéta la blonde car celle-ci avait remarqué la pâleur qu'avait pris le visage de son meilleur ami à la vue des plats.

_ Si si… »Répondit Draco en se servant un peu de salade verte dans un récipient tout proche.

Ses amis se regardèrent tristement. Ils avaient tous remarqué le changement qui s'était opéré chez Draco depuis la fin de la guerre. Sa pâleur, ses trais tirés, sa maigreur qu'il essayait de cacher avec des vêtements plus amples…tous ces éléments montraient que leur ami n'allait pas bien, mais ils savaient qu'ils ne tireraient rien du blond. S'ils lui proposaient leurs aides, il se braquerait et se refermerait comme une huître en disant qu'il allait bien et qu'ils devraient se mêler de leurs affaires. C'est donc avec un faible sourire que Pansy observa son meilleur ami ingérer une par une les feuilles de sa salade, jouant de temps à autres avec sa fourchette.

On venait de passer au dessert quand un cri retentit du côté des rouge et or, faisant se retourner bon nombre de têtes vers celui qui venait de briser l'ambiance. Un petit sourire moqueur s'étira sur les lèvres de Draco quand il vit qu'il s'agissait de Ronald Weasley, la belette, qui servait de meilleur ami à Harry Potter. Le rouquin c'était levé de son banc et le montrai du doigt. Le brun avait dû lui dire qu'il partagerait ses appartements avec lui. Cela fit sourire le Serpentard de voir Ron s'excité ainsi en brassant l'air de ses bras dans sa direction, le rouge montant sur son visage. Juste à côté de celui-ci, Hermione Granger l'observait, en silence, le fixant de son regard noisette, semblant l'analyser. Elle lui offrit un étrange sourire qu'il ignora en tournant sa tête de l'autre côté.

Bien que le débordement du Weasley ait quelque peu cassé l'ambiance, la fin du repas se passa bien. Draco, suite aux asseaux de Pansy pour qu'il mange plus, se força à manger une petite part de tarte aux pommes. Sa meilleure amie l'avait regardé faire les yeux humides. Il culpabilisait un peu qu'elle souffre ainsi à cause de lui mais c'était sa vie et il voulait qu'on le laisse tranquille.

A la fin du repas, Draco se leva et partit rejoindre le préfet de Serpentard, une petite sixième année aux longs cheveux bruns raides et aux allures nobles, qui avait abordé les premières années de leur maison. Quand il arriva à leurs niveaux, les gamins dont l'excitation les avait gagnés, se turent dès qu'il se plaça en face d'eux, droit comme un « i », le blond les surplombaient de toute sa hauteur et de toute sa prestance, un masque hautain installé sur le visage, ses yeux pâles transperçant les nouveaux élèves. Draco put voir sur leurs visages aux rondeurs infantiles qu'ils savaient qui il était, ils le regardaient avec un mélange de peur, d'admiration, de respect et de haine. Etrangement, le regard que lui portaient ces gamins le blessa un peu, certes avant il aurait apprécié de voir que sa simple présence suffisait à terroriser des élèves, mais la guerre était passée, et il en avait marre des préjugés qu'on lui portait.

Il écarta cette pensée et se concentra sur les premières années, ils étaient quatorze, huit garçons et six filles. La moitié était de familles de sang pur qu'il reconnut pour les avoir croisé lors de soirées mondaines. Mais le reste devait être des sangs-mêles ou des nés-moldus, ça faisait du bien de voir que le monde évoluait. Il refit un petit tour des visages et commença son discours d'une voix grave et froide on ne se refaisait pas.

_ « Je vous souhaite la bienvenue dans la grande maison des Serpentard, lança-t-il. Je m'appelle Draco Malfoy et je suis préfet en chef. Sachez que notre maison est reconnu pour son excellence, quelle soit scolaire ou comportementale, je vous demanderai donc de ne pas dérogé à cette image et de la faire perdurer ! Sinon, comme vous le savez tous, Voldemort est mort, amenant dans sa tombe sa horde de mangemorts, je souhaiterais donc aucuns comportements déplacés. Si j'entends parlés ne serait-ce que d'une bagarre ou d'un conflit avec les autres maisons comme celle des Gryffondors par exemple, vous pouvez être certain que vous passerez un sale quart d'heure. Me suis-je bien faire comprendre ? »

Les jeunes élèves secouèrent vivement la tête en signe d'affirmation. Draco leur expliqua quelques autres informations qu'ils devaient savoir en tant que Serpentard et leur distribua leurs emplois du temps.

_ « Maintenant je vous laisse avec Madeline Parcket, la préfète de Serpentard, elle va vous conduire à la salle commune de notre maison et vous montrez vos dortoirs. Je vous souhaite une bonne soirée. »

Les premières années le remercièrent vivement, n'osant pas le regarder dans les yeux et suivirent la préfète qui les fit quitter la grande salle. Le blond soupira et se passa une main dans ses cheveux. Il avait terrorisé ces gosses. Si Severus avait été là, il aurait été fier de lui.

Se fut donc avec un petit sourire en coin dû à cette pensée pour son défunt parrain qu'il se dirigea d'un pas rapide vers la table des professeurs d'où la directrice venait de se lever.

_ « Comment avez vous trouvé ces nouvelles années Monsieur Malfoy ? Demanda McGonnagal une fois qu'il arriva à côté d'elle.

_ Il y a du potentiel je pense, répondit-il. C'est bien qu'il y est de la diversité de sang chez les Serpentards si vous me permettez le terme, ça permettra de casser les préjugés qui ont fait leur temps à mon avis.

_ Vous avez totalement raison mon garçon, je suis même heureuse de vous l'entendre dire. »

Même s'il ne le montra pas, la remarque qu'avait faite son ancien professeur de métamorphose l'avait touché. Mais ils furent interrompus par le préfet de Gryffondor qui les avait rejoints, Harry Potter.

_ « Et vous Monsieur Potter que pensez-vous de ces nouvelles têtes ?

_ Ils ont tous voulu un autographe de moi, j'ai filé en les laissant entre les mains d'Hermione, avoua Harry en se pinçant l'arcade du nez. Je pensais qu'une fois la guerre finie ils allaient me laisser tranquille mais non…

_ Le Grand Harry Potter ne supporterait-il plus la célébrité ? Le nargua Draco qu'un petit sourire made in Malfoy.

_ Non et je ne l'ai jamais supporté. Je ne supporterai plus non plus une certaine personne si elle continue à me chercher des poux, menaça Harry en lançant une œillade noir au blond.

_ Bien, les coupa la directrice pur éviter une énième dispute. Et si vous alliez dans vos appartements de préfet ? »

McGonnagal claqua dans ses mains et un vieil elfe de maison apparu. Harry le salua vivement tandis que Draco se contentait d'un vague signe de tête. L'elfe leur demanda de le suivre et ils commencèrent à marcher dans les couloirs déserts, prenant plusieurs couloirs et virages dans le château jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent face à un grand tableau.

_ « Bobby à amener Monsieur Potter et Monsieur Malfoy à leur appartement, Bobby va s'en aller maintenant lança l'elfe en se courbant face aux deux sorciers. Bobby vous souhaite une bonne nuit. »

L'elfe de maison disparut en un « pop » laissant les deux jeunes hommes seuls face au tableau. Le silence régnait. Le tableau protégeant leur appartement était une vieille peinture d'un peintre faisant face à une toile de peinture encore vierge.

_ « Euh…Bonsoir ? Lança Harry en se rapprochant du tableau.

_ Qui me dérange pendant que je travaille ?! Tonna la voix grave du peintre qui s'était retourné vers les deux jeunes hommes.

_ Le préfet en chef et le préfet de Gryffondor, lâcha Draco en se rapprochant de la peinture. Maintenant vous ouvrez, je n'ai pas toute la nuit ! Et puis si je puis me permettre Sir Nicolas votre toile à toujours été vierge.

_ Excusez Malfoy, il ne connait pas ce qu'être aimable…Répondit Harry à l'homme qui avait pris un mine ouvrée et dont Draco fusillait du regard. Nous autorisez-vous à rentrer ? Nous devons nous lever tôt demain.

_ Oh oui bien sûr, grogna l'homme en se repositionnant sur le tabouret où il était assis et un ignorant le blond. Mais il faut que vous trouviez un mot de passe.

_ Tu veux quoi comme mot de passe Malfoy ?

_ M'en fiche.

_ Oh allez merde quoi c'est ton appart aussi alors donne ton avis !

_ Prison ?

_ Abrutis. Tu ne peux pas être sérieux deux secondes ?

_ Et bien le Grand Harry Potter a-t-il une suggestion à proposer peut être ? Se moqua Draco en croisant ses bras sur sa poitrine.

_ Chocogrenouille ?

_ Tu te fous de ma gueule ? Tu te la joues Dumbledore ?

_ Face de pet.

_ Fa…Face de quoi ?! Répète un peu Potter !

_ Tu m'as très bien compris Malfoy.

_ Je vais te…

_ Bon vous allez vous décider ?! Je n'ai pas toute la nuit, mon chef d'œuvre m'attend, lança le peintre

_ La ferme ! S'exclamèrent le blond et le brun en même temps avant de se fusiller du regard.

_ Ba voilà, ce n'était pas compliqué ! » S'exclama la peinture en claquant dans ses mains.

Un silence s'installa. Draco s'était transformé en marbre. Ce n'était pas possible, son mot de passe ne pouvait pas être « La ferme » ! Mais quelle honte ! Il espérait que personne en dehors de Potter et lui seraient au courant.

_ « Tu le répètes Potter et tu es mort, marmonna Draco en se refrognant.

_ On ne t'a jamais appris à ne pas marmonner quand tu parles à quelqu'un ?

_ Je vais te tuer et suspendre tes couilles su les branches du saule cogneur…

_ Votre langage mon garçon ! S'offensa la peinture.

_ Oh le tableau c'est ouvert ! » Fit diversion Harry en se glissant dans l'ouverture suivi de peu par Draco qui ruminait toujours contre le Gryffondor.

Les deux jeunes hommes se stoppèrent une fois le tableau de leur appartement franchis. Ils se trouvaient dans leur salle commune, une grande pièce chaleureuse, très semblable à celle des autres maisons et à celle dont ils étaient habitués jusqu'à maintenant. Elle se composait d'une grande cheminée entourée de deux fauteuils et d'un canapé, et d'une grande bibliothèque couvrant un mur entier. La seule différence entre cette pièce et celles des autres maisons, se portait sur la décoration. Ici Gryffondor et Serpentard cohabitaient sur les murs par des rappels de couleurs et d'écuissons. La porte face à l'entrée de l'appartement menait à la salle de bain commune que les deux jeunes hommes partageraient, et à chaque extrémité de la pièce se trouvaient les chambres des deux préfets. On devinait l'appartenance des chambres grâce aux banderoles suspendues au-dessus des portes. Celle de Draco se trouvait à gauche et celle d'Harry à droite.

Draco, encore irrité, contourna le brun qui s'était arrêté devant lui et alla s'asseoir dans un des fauteuils, croisant ses longues jambes et d'un coup de baguette alluma un feu dans la cheminée. Il vit Harry s'avancer et s'asseoir dans le fauteuil en face de lui.

_ « Potter.

_ Malfoy.

_ J'espère que tu n'iras pas divulguer notre magnifique mot de passe à tes petits amis les Gryffondor, lança Draco d'une voix froide.

_ Se serait rigolo mais je m'abstiendrais, répondit Harry par un petit sourire moqueur tout en se calant plus confortablement dans le fauteuil. Par contre j'aimerai qu'on instaure des règles.

_ Voyez-vous ça, et quelles seraient-elles Potter ? Se moqua le blond.

_ Respecter la vie privée de son colocataire en ne rentrant pas dans sa chambre sauf si l'on est invité, mais ça, je ne pense pas que ça arrivera.

_ En effet, lança Draco en faisant une petite mimique dégouté qui sembla amuser le brun. Moi aussi j'aimerai instaurer des règles, personne à part nous deux n'aura le droit de rentrer dans cet appartement, je n'ai pas envie de croiser miss-je-sais-tout et la belette quand je sors de ma chambre.

_ Et moi une horde de serpent, répondit Harry amusé. Ok, ça marche. Marché conclu ? »

Le Gryffondor s'était penché en avant sur son fauteuil pour se rapprocher de celui du Serpentard et lui tendit sa main en signe de marché. Draco fixa la main d'Harry comme si elle allait le mordre. Il n'était, mais alors pas du tout, habitué à autant de familiarité avec le brun, et ça, ça le décontenançait. La main qu'Harry lui tendait était large et accueillante, semblant douce au touché. Le blond n'osait pas la prendre. Il remonta son regard vers Harry qui l'observait et attendait.

_ « Je vais avoir une crampe si tu ne la sers pas maintenant Malfoy. »

Devant le petit sourire qu'affichait Harry, Draco sentit le feu prendre possession de ses joues et serra la main tendue un peu trop brusquement. Elle était aussi douce qu'elle en avait l'air.

_ « Marché conclu Potter. »


Noir. Tout était noir, les ténèbres l'englobaient, prenant possession du moindre petit centimètre encore vierge. Il ne savait plus depuis combien de temps il était enfermé dans cette cellule, il perdait la notion du temps. Aucune fenêtre ne lui permettait de se repérer, seules les torches enflammées qui brillaient derrière les barreaux de la porte de sa cellule lui amenaient juste le peu de lumière qui lui permettait de ne pas devenir fou. Sa cellule ne se comportait que d'une couche en bois aussi dure que de la pierre et d'une couverture trop petite et trop miteuse que même un elfe de maison n'en aurait pas voulue. Il était recroquevillé dans un coin, attendant la peur au ventre que ses tortionnaires arrivent. Il n'osait pas bouger, de peur d'attirer l'attention sur lui et qu'on se rappelle de sa présence.

Il n'aurait jamais dû se rebeller ainsi devant le mage noir, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il avait encore une fois refusé une mission qu'il lui demandait. Et ça avait été celle de trop, ne voulant pas le tuer à cause de son appartenance à la grande famille Malfoy, Voldemort décida de l'enfermer dans ce cachot pour lui apprendre qui était le maitre ici et qu'il lui devait allégeance. Plusieurs fois par jour, enfin, si c'était des jours, parce que Draco en perdait la notion du temps, des mangemorts venaient dans sa cellule pour le punir à coups de Doloris et de Sectumsempra. Aucuns soins pour ses blessures ne lui étaient prodigués et en l'absence de sa baguette, il ne pouvait faire cicatriser ses blessures. Il souffrait en silence, rongé par la fièvre dû à ses blessures infectées. C'était sa mère qui quand les mangemorts avaient le dos tourné venait à lui, mais Draco la renvoyait dans la minute qui venait, de peur qu'elle se fasse prendre et ne subisse le même sort que lui.

Soudain, les bruits de pas se firent entendre. Le sang du jeune homme se glaça en reconnaissant la démarche assurée et joviale de sa très chère tante Bellatrix. Elle était sa plus violente tortionnaire. La dernière fois qu'elle était venue dans sa cellule, il avait cru qu'il n'y survivrait pas. Elle l'avait laissé comme mort sur le sol trempé de son sang, une loque humaine. Des tremblements plus ou moins violents le prirent quand les pas s'arrêtèrent devant la porte de sa cellule. Sa dernière heure était venue. La porte s'ouvrit, faisant embraser la pièce avec la lumière des torches. Draco voulut se cacher encore plus dans le recoin où il avait trouvé refuge, collé aux murs recouverts de moisissures et de substances dont il ne préférait pas savoir la provenance. Il poussa un cri plaintif quand sa tante d'un léger mouvement de baguette l'arracha de sa cachette pour le jeter sans ménagement au centre de la pièce, à ses pieds.

_ « Draco, Draco, Draco, commença-t-elle en soupirant et en se rapprochant encore et toujours plus près de sa victime. Si ça ne tenait qu'à moi tu serais déjà mort. »

Voyant qu'il ne la regardait pas, préférant fixer le sol, Bellatrix lui lança un doloris. Draco sentit la douleur l'envahir comme si des milliers d'aiguilles s'enfonçaient dans son corps. Il serra les dents pour ne pas crier, se contentant de se tordre de douleur face au sortilège. Quand le sortilège cessa enfin, il n'eut même pas le temps de reprendre son souffle qu'il se prit un violent coup de pied dans le visage, brisant son nez dans un craquement sinistre. Il sentit le sang dégouliné sur son menton et venir s'écraser en compte goutte sur le sol poussiéreux. La douleur le vrillait de partout et il se retient de gémir de douleur pour ne pas donner satisfaction à sa tante. Une main empoigna avec force son visage et des ongles s'enfoncèrent dans sa peau pour lui faire redresser la tête, il grimaça de douleur.

_ « Le Maitre a vraiment été trop bon de te laisser vivre, j'espère que tu en as conscience ! Cracha-t-elle en le forçant à la regarder dans les yeux. C'est un immense honneur qu'il te fait là Draco !

_ Il peut se le mettre où je pense son « immense honneur »…, grogna le jeune homme en mettant les dernières miettes de courage qu'il lui restait dans ses paroles et son regard.

_ Tu n'es qu'un traitre à ton sang ! Tu nous fais honte ! Hurla sa tante en le jetant au sol, devenant de plus en plus hystérique, le mettant en joue de sa baguette. Même si je suis obligée de te garder vivant, je peux toujours te faire regretter d'être encore envie ! Sectumsempra ! »

Draco sentit sa peau s'ouvrir d'un coups à plusieurs endroits, faisant jaillir le sang. C'était comme si l'on passait des couteaux sur lui, tranchant sa peau comme si elle était du beurre. Cette fois-ci il hurla, il hurla à en perdre la voix, des larmes de douleur dégoulinant sur son visage, se mélangeant à son sang. Sa tante enchainait les sortilèges de torture sans s'arrêter. A chaque nouvel assaut, le jeune homme hurlait, encore et toujours plus fort que le précédent. La douleur était omniprésente, sa vue était trouble, noyé par les larmes et la douleur. Cette séance de torture était beaucoup plus violente que les autres. Il voulut mourir. Oh ça oui il avait voulu mourir ! Que la douleur s'arrête, mais elle n s'arrêtait pas, continuant sans relâche, le faisant hurler toujours et encore plus fort.

_ « co… »

La douleur avait envahis toutes les parcelles de son corps, tout son corps était une plaie, sa peau à vif, baignant dans son sang. Bellatrix s'arrêta un instant pour reprendre son souffle entre deux fous rires qui l'avait pris devant la torture et l'état de son neveu.

_ « aco… »

Elle recommença son petit jeu, lui hurlant qu'il n'était pas mieux que ces saletés de sang-de-bourbe. La douleur commençait à atteindre le limite du humainement possible.

_ « Draco… »

Dans son lit de sang, le jeune homme entendit quelqu'un l'appelé, mais il était trop faible pour se concentrer. Il voulait abandonner, se laisser tenter par les bras accueillants de la morts. Ça y est, la douleur avait dépassé la limite. Sa bouche était grande ouverte face à la douleur endurée mais plus aucuns sons ne sortaient, la douleur était inhumainement trop forte. Il avait l'impression qu'on venait de couper tous ses nerfs, la douleur était telle, qu'il ne ressentait plus rien…

_ « Draco ! »

La douleur disparaissait petit à petit, il abandonnait. Il lâchait les armes, il se rendait. Accueillant avec bénédiction la présence de la mort qui s'approchait au dessus de lui. Sa clé de sortie…

_ « Draco ! Bordel réveilles toi ! »

Il ouvrit les yeux d'un coup, remplissant ses poumons d'air. Il était complètement perdu, il sentait des larmes salées couler sur ses joues. Il chercha du regard sa tortionnaire mais tout ce qu'il vit fut un Harry Potter angoissé penché au dessus de lui. C'est là qu'il réalisa qu'il venait de faire un cauchemar, encore un, pourtant il avait pris sa potion de sommeil ! Il voulut dire à Harry de sortir, de le laisser tranquille mais quand il ouvrit la bouche, un sanglot lui prit la gorge et fut pris par une crise d'angoisse.

_ « Chut Draco, calmes toi, l'ordonna Harry en s'asseyant sur son lit. Tu es à Poudlard, tu ne risques rien. »

Ce dernier mot, enlevant les dernières brides restant de son cauchemar. Il était à Poudlard, dans sa chambre, avec Harry Potter. Attendez ! Harry était dans sa chambre ?! Prit d'un élan soudain, Draco se releva dans son lit avec difficulté et essuya avec rage les larmes qui continuaient à couler.

_ Qu'est ce que tu fais là ?! Lâcha-t-il rageusement en cachant son visage à son « ennemi », honteux qu'il le voit ainsi. A ce que je sache une des règles était de ne pas rentrer dans la chambre de l'autre sans y être invité !

_ De rien, répondit Harry, ignorant la dernière phrase du blond. Je t'ai entendu hurler et quand je suis rentré, tu étais en train de faire un cauchemar, plutôt violent d'ailleurs, alors j'ai tenté de te réveiller, tu commençais à faire de l'hyperventilation. »

Draco garda le silence, tentant toujours de regagner son sang froid et de calmer les battements de son cœur. Il détestait le fait que le Gryffondor l'est vu dans un tel état de faiblesse. Il se mordit la lèvre inférieure. Il vit du coin de l'œil qu'Harry n'avait pas bougé et qu'il le regardait avec un regard qui semblait ressembler à de la pitié. Son sang ne fit qu'un tour et perdit le peu de sang froid qu'il avait réussi à regagner.

_ « Ne me regardes pas comme ça ! S'exclama-t-il en fusillant le brun du regard.

_ Qu…Quoi ?! Bafouilla Harry ne comprenant pas la soudaine colère du blond.

_ Arrête de me regarder avec ce regard ! Ragea le Serpentard.

_ Quel regard ? Demanda le jeune homme complètement perdu.

_ Ne te moques pas de moi ! Ce regard plein de pitié ! Arrêtes de me le lancer !

_ Quoi ?! M…Mais non ! Tu te trompes complètement Malfoy ! s'exclama Harry. Certes nous ne sommes pas amis, mais nous ne sommes plus non plus des ennemis ! Si tu veux tout savoir je te regardais avec compassion ! Voilà. Tu es content maintenant ? »

Un silence prit place. Pendant leur dispute, Draco s'était retourné vers Harry pour lui faire face. Et maintenant il ouvrait et fermait la bouche, n'arrivant pas à trouver ses mots. Il se sentit tout un coup bête. Très bête même.

_ « Ca t'arrives souvent ? Reprit le brun d'une voix douce.

_ Tout les soirs…ça s'était calmé avec la prise de potions de sommeil mais on dirait qu'elles ne font plus trop effet, se moqua le blond avec un petit sourire triste.

_ Draco…

Il sursauta en entendant le Gryffondor l'appeler par son prénom et le fixa avec étonnement. Semblant se rentre compte de ce qu'il venait de dire, les joues d'Harry prirent une teinte rosée que même l'obscurité de la chambre n'arriva pas à cacher entièrement.

_ E…Enfin Malfoy… Bégaya le brun en fixant ses mains. Avec cette guerre, on est tous dans le même bateau…alors…si…si tu veux parler…pas obligé de te confier hein ! Se rattrapa-t-il en voyant une lueur glaciale traverser les yeux du blond. Juste parler…tu peux venir me voir…

_ Tu joues le bon samaritain Potter ? Se moqua Draco pour cacher le fait que les paroles d'Harry l'avaient touché.

_ On ne peut vraiment pas parler avec toi ! S'énerva le Gryffondor en se levant du lit et en se dirigeant vers la porte.

_ Potter ! Le héla le Serpentard alors que le brun allait passer la porte. Merci. »

Draco vit avec amusement la bouche du jeune homme s'ouvrir en un « o » d'étonnement et ses joues se colorées à nouveaux.

_ « B…Bonne nuit », dit-il avant de s'éclipser.


Draco n'avait pas pu se rendormir après le départ du Gryffondor. Il avait passé la nuit à se retourner dans son lit. Ça l'énervait de voir qu'il avait suffit d'être quelques heures à Poudlard pour que sa vie l'échappe. La présence d'Harry à son réveil l'avait désarçonné, surtout quand celui-ci lui avait proposé son aide. Mais merde quoi ! Il restait un Malfoy ! Bien que la proposition d'Harry d'être son confident l'ait touché, c'était sa fierté de Malfoy qui l'avait repoussé en se moquant de lui. Et contre toute attente, Draco avait envie de s'excuser ! Et c'est ça qui embêtait le blond ! Il pensait à ce que le brun pouvait ressentir à cause d'une de ses actions ! C'est ça qu'il ne comprenait pas ! Pourquoi se préoccupait-il d'Harry Potter ? Son « ennemi » de toujours ! Six ans qu'ils ne pouvaient pas se supporter ni s'encadrer ! Alors qu'est ce qu'il s'était passé pour que leur relation évolue ? Et ce, en quelques heures !

Certes Draco était attiré par Harry depuis à peut près un an, mais ce n'était que physique ! Et puis ça n'excusait pas le comportement d'Harry ! Il semblait plus gentil avec lui, même gêné ! Les rougeurs apparues sur les joues du brun en étaient la preuve ! Se furent donc toutes ces réflexions qui empêchèrent Draco de se rendormir. Il n'avait réussi à retrouver le sommeil que vers quatre heures du matin.

Le réveil fut donc plus que dure quand le blond se réveilla à six heures trente à cause de son réveil, un objet moldu que lui avait donné Blaise. Sur le coup, il aurait voulu l'envoyer dire bonjour au calamar du lac. Ignorant sa mauvaise humeur, il se leva en grognant, prit ses affaires et sortit de sa chambre pour aller dans la salle de bain. La salle commune était vide. Heureusement. Draco n'aurait pas voulu croiser Harry de bon matin. Ce qui était arrivé la veille le tourmentait encore et il ne savait pas comment il allait se comporter une fois qu'il serait en face du Gryffondor.

Il se dirigea d'un pas rapide vers la salle de bain et s'y enferma. Il se déshabilla rapidement, ne s'attardant pas à regarder son corps dans la glace, ne voulant pas voir la maigreur qu'il l'avait pris et ses cicatrices de guerre, porteuses de trop mauvais souvenirs, et se plaça sous le jais d'eau de la douche. Il mit l'eau chaude à fond et la laissa lui bruler la peau, le réveiller. Il se sécha ensuite et d'un coup de baguette enleva les pansements qui recouvraient tout son avant bras gauche. Là où se trouvait sa marque des ténèbres, marque indélébile qui s'était éclaircis depuis la mort de Voldemort, était recouverte de nombreuses striures, des cicatrices déjà cicatrisées et d'autres en voie de cicatrisation, plus où moins croutées. Draco en gratta une, enlevant par la même occasion la croûte. Le sang se mit à perler, contrastant avec la pâleur de sa peau. Le jeune homme lécha les gouttes de sang du bout de la langue et d'un coup de baguette refit un nouveau bandage. Ensuite il enfila son uniforme, veillant bien à ce qu'on ne voit pas trop qu'il a perdu du poids. Quand enfin, son corps fut caché sous ses vêtements, il accepta enfin à regarder son reflet dans le miroir.

Il était toujours beau certes, mais sa dépression avait fait des ravages. Sa beauté froide et sauvage qui faisait vibrer la gente féminine et masculine avant la guerre c'était transformé en une beauté mélancolique, sa perte de pois lui donnant des pommettes plus prononcées. Ses cheveux blonds clairs était un peu plus longs, lui tombant sur le front, bien que toujours aussi soyeux, ils étaient devenus un peu plus ternes. Ses perles grises perçantes qui faisant si peur et en même temps rêver étaient devenues de l'acier où se reflétaient toutes les horreurs qu'il avait vécu, même s'il tentait désespérément à les cacher. Et enfin sa peau parfaite avant la guerre que les filles lui enviaient, était devenue encore plus blanche contrastant terriblement avec les cernes violets qu'il avait sous les yeux. Il soupira et ramena ses cheveux en arrière. Il se lava les dents d'un geste automatique et quand il ouvrit la porte qui amenait à la salle commune, il tomba nez à nez face à un Harry Potter mal réveillé. Celui ouvrit de grands yeux quand il le vit. Harry ne put s'empêcher de l'admirer quand celui-ci apparu devant lui. Le Serpentard malgré une minceur prononcée évidente, était magnifique ainsi avec ses cheveux clairs humides dont des grosses gouttes dévalaient dans son cou et ses joues rosies par la douche. Le Gryffondor se gifla mentalement pour le trouver aussi beau. Voyant qu'il était observé. Enfin si observé était le mot…Draco avait plus l'impression d'être déshabillé du regard et venant de Harry Potter, c'était plus que étrange, voir étonnant, il se sentit mal à l'aise. Il se racla la gorge pour attirer l'attention du brun. Celui-ci sembla reprendre ses esprits et ses joues reprirent une teinte rosée.

_ « Euh…Bonjour, hasarda-t-il avec un petit sourire gêné.

_ La vue t'a-t-elle plut Potter ? Le nargua Draco exprès, s'amusant des rougeurs de son homologue.

_ Je ne vois de pas de quoi tu parles ! S'exclama-t-il rouge pivoine, en contournant le blond pour rentrer dans la salle de bain

_ Attends Potter !

_ Quoi ? Grogna-t-il mal à l'aise.

_ Promets moi que ce que tu as vu hier soir ne sortira pas de cet appartement ! Ordonna Draco d'une voix froide.

_ Promis », répondit Harry en s'étonnant de voir les joues du blond devenir légèrement roses.

Draco regarda encore quelques secondes Harry pour être sûr qu'il ne mentait pas, et voyant qu'il semblait sincère, lui tourna le dos et rentra dans sa chambre. Une fois dedans, il posa ses affaires et pris son sac de cours.


La grande salle était encore presque déserte quand Draco entra. Que quelques lèves tôt étaient déjà là. Le jeune homme se dirigea vers la table des Serpentards et s'assit en face de Théodore, le seul de ses amis présent.

_ « Bonjour, lança Draco.

_ Salut ».

Se fut tout. Le blond appréciait le Serpentard pour ses silences. Ils n'avaient pas besoin de parler, et ça, Draco appréciait énormément. Il se servit une tasse de café et commença à la siroter. Il était noir, sans sucre, comme il l'aimait. Il laissa l'arôme fort envahir son palais et rependre une douce chaleur dans son corps. Il vit que Théodore l'observait derrière le livre qu'il lisait. Il soupira en reposant sa tasse sur la table, tout compte fait, le silence, ça sera pour plus tard…

_ « Tu as quelque chose à me dire Théo ? Demanda Draco sans caché son début d'énervement.

_ Je ne faisais qu'observer.

_ Exprime le fond de ta pensée ! S'énerva le blond. Je vois bien que tu veux me dire quelque chose.

_ C'est bon tu as gagné, soupira Théodore en refermant son livre. C'est juste que Blaise, Pansy et moi on se fait du souci pour toi Drac'…

_ Je ne vois pas pourquoi…

_ Oh si tu vois très bien de quoi je parle Draco ! Lâcha le brun, irrité par le déni de son ami. Les autres ne le voient peut être pas, mais nous si ! On voit bien que tu ne vas pas bien !

_ Je vais très bien.

_ Draco…commença son voisin. Nous sommes tes amis, tu sais que tu peux nous faire confiance. On peut t'aider !

_ Je n'ai pas besoin d'aide. Le sujet est clos.

_ Quelle tête de mule...soupira Théodore. Essayes au moins de manger plus s'il te plait. Pansy en souffre vraiment de te voir comme ça, hier soir, Blaise a dû la consoler…

_ Tu veux me faire culpabiliser ? S'énerva Draco, perdant de plus en plus son sang froid.

_ Juste te faire prendre conscience de ton comportement Drac', c'est tout.

Draco grogna de mécontentement. Il voulait qu'on le laisse tranquille. Bien sûr les paroles de Théodore l'avait touché. Ça lui faisait mal de savoir que ses amis souffraient de son comportement. Surtout Pansy. Il soupira pour se calmer et prit une brioche qu'il s'obligea à manger sous l'œil soulagé de son ami. Il pouvait toujours faire quelques efforts…


On était lundi et selon son emploi du temps, il avait deux heures de potions, en commun avec les Gryffondor. Draco poussa un soupire résigné tout en se rendant dans les cachots. Il avait quitté la grande salle quand ses amis étaient arrivés, il n'avait pas eu envie de les confronter après la discussion qu'il avait eu avec Théodore. C'était donc la raison du pourquoi il se retrouvait seul à avancer dans les couloirs de Poudlard jusqu'à la salle de potion. Il était encore tôt et tous les élèves devaient être en train de se restaurer, le blond profita donc du silence qui régnait dans cette partie du château Il n'avait pas envie d'aller en cours de potion. Pas qu'il déteste cette matière, au contraire même ! Il l'adorait ! Il aimerait même faire des études pour devenir médicomage, une fois sa septième année terminée. Non ce qu'il ne voulait pas, c'était de voir que le professeur de ce cours ne serait plus jamais Severus Snape, son parrain.

Le jeune homme n'arrivait toujours pas à croire qu'il était mort… certes en héro de guerre, espion de l'Ordre contre Voldemort, mais le Serpentard avait perdu plus qu'un parrain, c'était son modèle et malgré le mauvais caractère qu'avait eu le maitre des potions, c'était lui qui s'approchai le plus de la figure paternel que Draco avait toujours voulu. Alors oui, il avait perdu, beaucoup perdu. Il chassa ce sentiment de solitude d'un grognement. Severus se moquerait de lui s'il le voyait déprimer ainsi. Il était un Malfoy ! Et les Malfoy sont forts, ils ne dépriment pas ! Ils vont de l'avant la tête haute ! ….Bon…D'accord, c'était plus facile à dire qu'à faire…

Il stoppa ces pas quand il arriva devant la grande porte en bois vieilli de la salle de classe. Draco frappa de deux coups brefs et entendit une voix grave lui dire d'entrer. Quelle ne fut pas sa surprise quand il rentra dans la salle, de voir le professeur Slughorn assit au bureau dédié au professeur.

_ « Draco Malfoy.

_ Bonjour professeur, lâcha Draco d'une voix froide car même si Slughorn avait prouvé sa loyauté durant la guerre en se battant conte Voldemort, le jeune homme n'appréciait pas ce vieil homme court sur patte qui profitait des autres pour se faire un nom. Toujours vivant à ce que je vois.

_ Que voulez-vous je pense que je suis marié à ce poste ! S'exclama le vieil homme en tapotant son ventre rebondis, arrachant une grimace de dégoût au blond. Je suis aussi redevenu le directeur de la maison des Serpentard ! Par contre j'ai entendu dire que vous étiez devenu préfet en chef, je ne sais pas où notre très chère directrice est allé pécher cette idée grotesque ! Le fils du bras droit du Mage Noir en préfet en chef ! Mais où va le monde !

_ Et un imbécile comme professeur de potion vous pensez que c'est mieux, Professeur ? Demanda Draco d'une voix froide, fusillant du regard l'homme en face de lui, serrant les poings jusqu'à ce que ses ongles s'enfoncent dans la chair de sa paume. A ce que je sache, si vous n'aviez pas parlé des horcruxes à Tom Jedusor la guerre aurait pu être évitée ! Ou du moins écourtée !

_ Je vous interdis de me parler sur ce ton mon garçon ! S'énerva Slughorn dont le visage commençait à prendre une couleur cramoisi.

_ Et pourquoi donc aurais-je du respect pour vous Professeur ? Vous me dénigrez alors que vous ne me connaissez pas ! Tonna le blond, sentant la colère lui ronger les entrailles. Ne me mettez pas sur le dos les délits de mon père ! Je ne suis pas lui !

_ Les Malfoy sont tous les mêmes, pourris jusqu'à la racine ! Continua sur sa lancée le professeur. Je ne comprends pas comment vous avez pu être gracié. Vous et votre catin mère devriez vous retrouver à Azkaban comme tous les mangemorts ! Là est votre place ! »

Draco attrapa sa baguette rangé dans sa robe de sorcier et la pointa sur le professeur qui avait blêmit à la vue du bâton de bois.

_ « Retirer vos paroles tout de suite ! Hurla le jeune homme, la mâchoire serrée par la colère. Que vous me rabaissiez passe encore, mais je vous interdis d'insulter ma mère !

_ V...Veuillez baisser votre baguette jeune homme! Vous dites être différent de votre père, mais pour l'instant vous me menacez de votre baguette. Vous n'êtes guère différent !

_ Je vais vous…

_ Draco ! » S'exclama une voix féminine dans son dos, qu'il reconnut comme étant celle de sa meilleure amie.

Il se retourna vers son ami mais il se gela sur place quand il vit la scène qui se passait derrière lui. Toutes les septièmes années de Gryffondor et Serpentard étaient là, ainsi que quelques curieux alertés par la dispute. Tous l'observaient lui et le professeur Slughorn. Ils avaient tous vus l'échange entre les deux hommes. Il s'était montré en spectacle, s'était ridiculisé. Il sentit la colère l'envahir et serra tellement les poings que ça ne l'étonnerait pas d'y retrouver du sang plus tard. Il fonça tels un missile vers la sortie.

_ « Dégagez ! Grogna-t-il d'une voix emplie d'une colère difficilement retenue en poussant les élèves qui lui bloquait la sortie. Laissez-moi passer ! »

Dès qu'il réussit à s'échapper de la foule qui s'était amassée devant la porte, Draco s'engagea d'un pas rapide dans un couloir sous les cris du professeur Slughorn qui lui demandait de revenir. Tant pis s'il allait se prendre une retenue ou un renvoi, il fallait qu'il aille se défoule sur quelque chose pour faire sortir sa rage.

De quel droit cet abruti se permettait-il de le juger ?! Il ne savait pas ce qu'il avait dû supporter pendant la guerre ! Certes son père était un tueur, ça, il ne le niera pas mais qu'on le compare à lui ! Ça non ! Jamais ! Il avait tout fait pour ne pas devenir comme lui ! Jamais il n'avait voulu se rabaisser jusqu'à lécher les pieds de Voldemort comme s'il était un dieu ! Il ne pouvait pas le supporter ! Il ne pouvait pas supporter le fait aussi qu'on insulte et rabaisse sa mère ! Elle aurait donné sa vie pour Draco ! Sans son mensonge sur la mort de Harry, Voldemort ne serait peut être jamais mort ! Qu'est ce qu'il les détestait ces gens qui parlaient d'eux sans les connaitre ! Il n'était plus cet enfant terrorisé qui se cachait derrière son père ! Avec la guerre il avait mûri !

De rage, il donna un coup de poing dans le mur en pierre, faisant sursauter les personnages des tableaux aux alentours ainsi que quelques élèves solitaires encore dans les couloirs.

_ « Qu'est ce que tu regardes ?! » Lâcha-t-il à une quatrième année de Serdaigle qui était venue voir s'il allait bien.

Il continua sa route et s'en alla vers la direction des appartements de préfet. Là-bas il serait tranquille ! En le voyant arriver, le vieux peintre le regarda soupçonneusement.

_ « La ferme, Murmura Draco en croisant les bras.

_ Vous ne devriez pas être en cours jeune homme ? Lança le peintre.

_ Mêlez-vous de vos affaires et ouvrez moi !

_ N'y a-t-il donc plus de respect de nos jours ? » Soupira le tableau en s'ouvrant.

Le jeune homme n'écouta pas le discours de la peinture et referma la porte d'un coup sec. Il jeta ensuite son sac et sa robe de sorcier sur le canapé et alla dans la salle de bain. Il mit ses mains en coupole et s'aspergea d'eau froide. Il appuya ensuite ses deux mains sur le lavabo. Il avait une tête horrible, sa mâchoire faisait contracter les muscles de ses joues, ses yeux étaient injectés de sang et auraient pu tuer d'un regard. Il poussa un soupir tremblant. Et dire que ce n'était que le premier jour…entre son cauchemar la veille et maintenant cette dispute ! Si toute l'année devait se dérouler comme ça, il ne savait pas comment il allait faire pour survivre. Une unique larme s'échappa de ses yeux qui le brûlaient. Une larme solitaire qu'il essuya d'un geste rageur.

Il ne comprenait pas le comportement de son professeur de potion, il était un bon élève dans cette matière et ne lui avait jamais rien fait personnellement. C'était sûrement dû à sa famille. Comme toujours…il soupira.

Ses yeux se posèrent sur son avant bras gauche, il ne connaissait qu'un seul moyen pour se soulager, même si l'effet ne serait que passager...

_ « Accio ciseaux », murmura-t-il d'un léger coup de baguette.

Quelques secondes plus tard, une paire de ciseaux atterrit dans ses mains. Le contact froid et familier du métal dans ses mains calma un peu sa colère. D'un geste rapide, il retroussa sa manches jusqu'au coude et défit le bandage qui le recouvrait. La vue de sa marque ramena sa colère. Non ! Slughorn ne savait vraiment pas ce qu'il avait enduré ! D'un geste expert, dû à l'habitude il fit glisser la lame aiguisée du ciseau sur sa peau blanche. Un coup sec, précis, et la peau s'ouvrit, accueillant la froideur du métal. Le sang perla puis commença à couler. Ça c'est pour Slughorn. Un autre coup, toujours aussi précis. Ça pour ma mère. Encore un autre. Pour mon père. Et un autre. Et pour ça pour tous les autres…Il regarda son bras ensanglanté, savourant la douleur, elle piquait, elle exorcisait sa colère…

Il glissa sur le sol, calant son dos sur le mur froid. Toujours la paire de ciseaux dans la main, il souleva son autre bras pour ramener son avant bras devant ses yeux. Il observa sans vraiment regarder ces petites bandes rouges qui faisaient éclater sur le sol des grosses gouttes de sang. Perdu dans cette scène, il n'entendit pas quelqu'un rentrer dans la salle commune. Il ne vit pas non plus malgré la porte grande ouverte de la salle de bain Harry s'avancer vers lui.

_ « Draco qu'est que tu… »


Et voilà ! Non ne me tuez paaaaaaaas ! XD J'ai fait exprès de couper ici pour vous gardez en suspens !

Allez-y dites moi ce que vous en pensez ? L'action se passe-t-elle trop vite ? Ou bien est-ce la relation entre Draco et Harry ?

Donnez moi votre avis ! Je l'attends avec impatience ! ^_^

La semaine prochaine j'aurai mon bac blanc donc je ne sais pas si j'aurais le temps d'écrire (j'écris déjà au lieu de réviser...*honte à moi*)

Je vous souhaite une bonne fin de weekend !

Bisous !