Aujourd'hui, j'ai nettoyé mon frigo. Je sais, ça n'a rien d'exceptionnel, à part le fait que j'avais jamais vu mon frigo aussi rempli -j'ai l'impression que mes parents se préparent à boycotter les supermarchés- et que si j'avais pas eu ça à faire, je vous aurais posté ce chapitre il y a une heure et demie. Oui, ça m'a pris une heure et demie de nettoyer mon frigo, entre les trucs à enlever, les trucs à remettre, le nettoyage des étagères, le nettoyage du congélateur, les gens qui sont arrivés entre temps, ceux qui sont partis, les parents qui galèrent avec l'ordinateur et qui ont besoin de mon aide, ma soeur qui a téléphoné, mon petit frère qui voulait aider et qui a sali toute la cuisine... du coup j'ai dû en plus passer la serpillère... Je commence à me dire que je vis dans une maison de fous. Tout ça pour vous dire que maintenant je vous poste mon chapitre.

Mais avant, les reviews et l'arbre généalogique (je sens que je vais galérer pour le faire...):

Papa et maman Lisbon ont eu 4 enfants:

-Teresa

-Jacob/Jake (marié à Lizzie). Ils ont 2 enfants: Anton et Michael/Mickey

-Matthew/Matt (marié à Jane). Ils ont 3 enfants: Douglas/Doug, Julia et Maddie

-Thomas/Tom (en couple avec Tina)

Eh oui, j'ai bien galéré... J'ai essayé de faire un joli petit dessin mais le logiciel l'accepte pas =='.

Zimra David: T'inquiète pas, il n'y a pas le fameux Patrick lol. J'aurais dû le faire intervenir mais ça m'a même pas traversé l'esprit lol. Si tu veux que Jane vienne passer noël chez toi, t'auras qu'à rajouter ton nom dans le mug l'année prochaine!

Allison71230: On dirait que tes frères sont un peu comme les miens! T'en as combien? Nous on est 4 en tout, alors je te dis pas les repas de famille, mes parents croient devenir dingues à chaque fois. Mais c'est marrant lol. Et je t'ai fait un arbre généalogique!

Zimra David (2): Jane a déjà commencé à faire opérer son charme sur Lisbon depuis un moment à mon avis :P.

Liz Jackson: Contente que ça t'ait fait sourire! C'était le but recherché =D. Dis, tu vas continuer Undercover? :D

Filament-de-lune: Je pense que la chaleur a dû m'inspirer, j'ai commencé à l'écrire pendant la vague de chaleur lol. Et on dit qu'il fait pas chaud en Bretagne! Bon, j'avoue, je viens d'un pays chaud, où en été on tourne autour de 40°... mais ici c'est plus lourd! (La faute aux Bretons, c'est toujours sympa de rejeter la faute sur quelqu'un).

Alexia: Découvre-le par toi même! Mais tu sais, Jane fait tout dans la subtilité ;).

MandyNormande: En décembre une fic à Hawaii? Je relève le défi! J'adore faire des trucs décalés. Pour le mug, j'ai hésité. Je me disais "il faut qu'ils mettent leurs noms dans un chapeau" mais je vois pas les agents débarquer au CBI avec des chapeaux et puis ç'aurait été franchement ridicule. Alors le mug, pourquoi pas. Pour la présentation de la famille, je voulais faire de Tom un personnage assez fougueux et avec l'insouciance de la jeunesse lol du coup c'est sorti tout seul! (Bon, j'avoue, il me ressemble un peu, c'est bien mon genre de m'emmêler moi-même les pinceaux en présentant ma famille). La prise de bec, bah c'était obligé, c'est Jane et Lisbon quand même! Et puis ils sont nombreux, normal que la bouteille ne fasse pas long feu lol. Même sans compter les enfants, ils sont 8! Pour les cadeaux, t'inquiète pas, j'y ai pensé!

Merci pour toutes vos reviews, ça fait plaisir :D. Bonne lecture!

Chapitre 3

Jane avala sa dernière bouchée de dinde. Son assiette, bien remplie au départ, avait été dévorée par un consultant dont les papilles gustatives jouissaient au contact du merveilleux repas de noël. Lisbon, assise à côté de lui, en avait encore pour longtemps. A force de parler, on prend du retard, se dit-il. Et puis, en regardant autour de la table, Jane se rendit compte qu'il avait été le seul à finir son assiette. Avait-il vraiment mangé si vite que ça ? C'était peut-être parce qu'il n'avait pas dit un mot pendant tout le repas. En même temps, il avait préféré garder son plaisir d'être au centre des discussions pour lui et laisser la famille Lisbon se retrouver, il devait bien ça à sa collègue pour tout ce qu'elle faisait pour lui. Il buvait une gorgée de vin rouge quand Matt, le troisième frère assis en face de lui, lui adressa la parole.

- Hey, Patrick, toi qui bosses avec notre sœur, tu dois savoir des trucs sur sa vie privée qui arrivent pas jusqu'à nos oreilles !

- Matthew ! Ca ne vous regarde pas ! s'exclama la jeune femme en fronçant les sourcils, craignant déjà la réaction de son collègue.

- Oh, Matt, répondit le blond. Tu sais, il n'y a rien à dire, ta sœur n'a pas de vie privée.

Lisbon se tourna vers lui et lui adressa un regard assassin, qui contrastait bien avec le sourire enfantin qui s'esquissait sur les lèvres du consultant.

- Quoi ? demanda-t-il le plus innocemment du monde. J'ai dit ça pour vous, je sais que si je parle de votre vie privée, vous allez me détester encore plus.

- Jane, vous n'avez pas à connaître ma vie privée, de toute façon.

- Patrick, rectifia-t-il. Jane, c'est votre belle-sœur. Et puis comment voulez vous que je ne connaisse pas votre vie privée alors que je connais tout sur tout ?

- Vous ne connaissez pas tout sur tout !

Jane fit un grand sourire et replia sa serviette avant de la reposer sur la table, prenant un malin plaisir à faire durer le suspens. Il se tourna vers Lisbon et la fixa, alors que celle-ci redoutait déjà son commentaire qui n'allait pas tarder.

- Non, Jane, ne ressortez pas cette histoire !

- Walter Mashburn ! s'exclama le consultant avec une joie non dissimulée.

- Le millionnaire ? s'enquit Jacob à l'autre bout de la table, soudain intéressé par la conversation.

- Le millionnaire Walter Mashburn, rectifia Jane. Il a été mêlé à une affaire par hasard et pendant toute l'enquête, il a tenté de vous séduire. Même devant sa petite amie qui avait la moitié de son âge ! s'amusa-t-il alors que sa patronne lui lançait un regard noir. Il vous en a mis plein les yeux, étalant sa fortune, montrant ses belles voitures, ses beaux bateaux, ses beaux costumes. Je lui ai conseillé de tenter le coup, expliqua-t-il à ses frères, mais non, notre Lisbon ne sort pas avec les hommes qui ont, ont eu ou auront un jour un lien même minime avec le CBI !

- Il était le suspect numéro un ! s'indigna la jeune femme.

- Mais il était innocent ! Vous auriez quand même dû vous lancer.

- Vous dites ça parce que vous vous cherchez une excuse.

- Une excuse ? Pourquoi ? demanda-t-il sans comprendre.

- Parce que vous vous avez tenté de séduire une meurtrière.

- Ah, il fallait que ça revienne sur le tapis ! Oui, je l'ai séduite, ça vous a rendue jalouse, j'ai arrêté.

- N'importe quoi ! Vous avez parié avec Rigsby, vous avez tenté de la séduire, elle vous a tourné en bourrique, vous avez perdu cent dollars, on l'a arrêtée. Vous ne l'avez pas séduite, vous ne m'avez pas rendue jalouse et vous n'avez rien arrêté du tout.

- Bon, d'accord. Mais Walter Mashburn !

- Quoi encore, Walter Mashburn ? commença à s'énerver Lisbon en tentant de surplomber le brouhaha qui régnait dans la maison. Arrêtez avec lui !

- Walter Mashburn a tenté de vous séduire, mais vous n'avez pas cédé ! Pareil qu'avec tous les shérifs de toutes les villes où on va.

- Dites pas n'importe quoi, tous les hommes ne tombent pas à mes pieds ! haussa-t-elle un sourcil, sceptique.

- Non, mais presque. Et vous les repoussez toujours.

Les trois frères de l'agent suivaient la conversation telle un match de ping-pong. Un coup chacun, avec une réelle intention des deux joueurs de gagner la partie. Jacob et Tom, assis plus loin autour de la table, avaient pris leurs chaises et s'étaient approchés du couple de collègues, laissant femmes et enfants de l'autre côté, ne voulant rater une seule miette de la scène. Décidément, ils se demandaient s'ils s'adoraient ou s'ils se détestaient. En tout cas, les deux options étaient plus que plausibles.

- Vous voulez quoi, que je me laisse séduire par tous les hommes des patelins paumés qui voient des femmes deux fois par an ? haussa-t-elle le ton, outrée par l'étrange attitude de Jane, qui donnait l'impression de vouloir la caser avec le premier venu.

- Mais non, Teresa, c'est pas ce que j'ai dit. J'ai juste dit que vous pourriez, et non pas que vous devriez, il y a une grande différence ! Walter Mashburn est un bon parti, vous vous seriez sûrement éclatée avec lui, et auriez été couverte de cadeaux, mais ça reste un homme qui aime essayer des trucs nouveaux tous les jours, et malheureusement les femmes en font partie. Il vous aurait laissée tomber au bout de quelques mois tout au plus, mais vous vous seriez bien amusée et vous vous seriez lâchée un peu, ça ne vous aurait pas fait de mal.

Lisbon ouvrit la bouche pour protester, mais Jane leva un doigt pour la faire taire, et continua sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit.

- Mais vous l'avez repoussé et je ne m'attendais pas à autre chose de votre part. Vous avez mis des années à forger cette carapace, il aurait été trop bête que vous la brisiez pour une amourette sans avenir. De plus, il y a un autre aspect, plus égoïste, qu'il faut prendre en compte également. Enfin, moi je le prends en compte. Dites-vous que ça serait bien dommage que vous cédiez aux avances d'un type comme ça, ça me désolerait de ne plus être le seul à tenter de vous séduire. Comme je disais à Hightower il y a quelque temps, quand vous êtes malheureuse, je suis moins heureux. Mais si vous êtes heureuse avec un autre homme, je serai également mois heureux. Vous savez que j'aime trop vous taquiner sur votre vie sentimentale déplorable, finit-il en se levant. Tom, la salle de bain ? demanda-t-il de son ton toujours aussi détaché alors que le jeune homme montrait le couloir derrière sa sœur, abasourdi par les paroles du consultant.